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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 07:19

Alors que le compte des noyés dans la Méditerranée, cette mer cimetière, s’accroît tous les jours, les médias tournent en boucle et assènent que les pays européens et leurs polices s’affairent à «sauver» les migrants irresponsables qui – non content d’enrichir des passeurs véreux – prennent des risques inconsidérés pour traverser les frontières sur des bateaux surchargés et dangereux.

Il n’en reste pas moins qu’ils sont toujours de plus en plus nombreux à se noyer et quand la police en intercepte, les «sauver» veut dire, au mieux, les enfermer et tenter de les expulser. La présentation sous les oripeaux de l’humanitaire du type de gestion qui leur est imposé n’est que le complément du contrôle des migrations, et ne sert qu’à amoindrir l’effet d’intolérable de la violence de ce qui se passe, à dépolitiser ce qui est en jeu. Si de très nombreuses personnes paient cher pour des traversées dangereuses et souvent mortelles, c’est parce que, pour eux, il n’est pas possible de traverser les frontières tranquillement et légalement. C’est donc bien le système de contrôle et de gestion des flux migratoires, dont l’humanitaire est un des rouages, qui est responsables de ces morts, de ces dettes et de ces épopées souvent tragiques.

Pendant ce temps, dans Paris, plusieurs groupes de migrants accompagnés par quelques associations humanitaires, et désormais soutenus par un grand nombre de voisins et militants, subissent un harcèlement policier intolérable. Si les migrants de La Chapelle et d’Austerlitz sont expulsés de leurs campements de fortune, arrêtés, mis en rétention, ou «dispersés» comme on fait de poussières indésirables, c’est parce que, comme aux frontières extérieures et intérieures de l’Europe, l’objectif est de les rendre invisibles, à fortiori dans la capitale, première destination touristique mondiale, eux qui contestent par leur existence même le bien fondé des politiques migratoires mises en œuvre en Europe depuis plusieurs dizaines d’années. Aux migrants dont la force tient principalement au fait qu’ils restent ensemble et agissent collectivement, il n’est proposé par les associations humanitaires et la plupart des partis politiques que des «hébergements précaires» (quelques nuits au maximum) et dispersés (on a même vu des bus emmener les migrants... nulle part).

Poser politiquement et collectivement les enjeux. Politiquement, vous avez dit politiquement ?

Face à cette situation, il est urgent de reprendre l’initiative et de s’organiser sur des objectifs précis élaborés collectivement pour obtenir des avancées réelles pour tous. En effet la gestion humanitaire et la gestion gouvernementale ont pour point commun d’empêcher de poser les enjeux politiques liés à la question des migrants et de contribuer à gérer leur invisibilité. Contre cette logique, à nous de les aider à rester ensemble et à accroître leur visibilité.

Comme dans toutes les luttes, un certains nombres de questions ou de problèmes se posent, il y a un certain nombre de choses à affronter. Pour permettre qu’un peu de tactique se dessine, que le rapport de force soit travaillé de manière plus fine et efficace, il faut que les migrants puissent discuter collectivement afin qu’ils soit en situation d’énoncer ce qu’ils veulent et faire en sorte de l’obtenir. Et c’est aussi cela qui permettra, en les articulant et en les posant de la manière la plus adéquate possible, de résoudre les problèmes multiples auxquelles leur situation les confronte (papiers, logement, amélioration des conditions de santé...).

Nécessaires et réciproques auto-organisations

Il est grand temps de commencer à gagner, et pour ça il faut sortir de la mauvaise urgence, du temps de l’humanitaire, pour rentrer dans le temps de la lutte, qui doit être un moment d’amélioration des conditions de vie de tous et de chacun. La lutte, il faut que ça commence à payer.

Pour ne pas laisser les migrants à la merci de la gauche, la meilleure chose que l’on puisse faire c’est de, nous aussi, être organisés, non pas pour montrer l’exemple mais parce qu’il nous faut également sortir de l’impuissance et trouver comment fonctionner pour sortir des relations de soutien interindividuelles.

Certains d’entre nous ont en mémoire qu’après l’expulsion de Saint-Ambroise lors du mouvement des sans-papiers de 1996, SOS Racisme (en tant que relais de la politique d’immigration du Parti Socialiste) avait déjà voulu sélectionner 50 sans-papiers qu’ils se proposaient «d’héberger» temporairement dans leur local, cherchant ainsi à casser la lutte par la dispersion de ses participants. Si ceux-ci ont pu refuser efficacement cette division très concrète, c’est parce qu’ils s’étaient déjà organisés dans la lutte, mais aussi parce qu’ils ont compris qu’ils pouvaient compter, hors de la logique humanitaire, sur l’aide et l’assistance de composantes de la lutte qui avaient des papiers.

Ne restons pas désarmés et ne nous laissons pas reléguer au rang de témoins des «réunions unitaires» qui sont en train de s’organiser. Pour ne pas laisser le monopole de l’organisation – et surtout de l’initiative – aux structures, partis et humanitaires, c’est un espace pour discuter, réfléchir, élaborer et agir qu’il faut commencer à construire. Un tel lieu permettrait par exemple de tirer le bilan croisé des tentatives des derniers jours parmi lesquelles l’occupation de l’ancienne caserne et des conditions dans lesquelles elle a été levée, ainsi que des premières arrestations et des mises en centre de rétention.

Nous, voisins bienveillants, militants têtus, passants assidus, nous les «irresponsables» qui empêchons Valls de «bien travailler avec Emmaüs et France Terre d’Asile», il nous appartient de trouver le moyen de nous organiser pour agir au côté des migrants dans cette lutte pour la liberté de circulation et d’installation pour tous.

Paris, le 16 juin 2015

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 17:36
Des puéricultrices manifestent à Reims

A Reims, 2 crèches sont gérées par le CCAS. Faute de moyen, la municipalité évoque une éventuelle privatisation.

Une trentaine de puéricultrices ont manifesté leur inquiétude ce jeudi ce matin à Reims. Elles se disent surchargées, en sous-effectif.

Pour l'heure, les négociations avec la municipalité n'ont pas abouti.

Les deux crèches pourraient rester fermées jusqu'à samedi prochain inclus.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 19:29

Ils étaient hier sur le site de la Scapest près de Châlons-en-Champagne. Ce matin, c'est sur le site de l'entrepôt Leclerc à Witry-lès-Reims que les routiers ont décidé de manifester, aux côtés des salariés grévistes de l'entrepôt.

Hier, lundi, les salariés de l'entrepôt Leclerc ont reçu une lettre d'huissier leur demandant de cesser le blocage des camions. Leur occupation étant illégale.

Objectif commun : peser sur les négociations salariales.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 19:07

Depuis un an que l'EPSM de Caen est en lutte contre un plan de redressement financier, celle-ci est devenue un symbole de la résistance aux politiques de restriction imposées par les différent-es ministres de la santé, pour faire payer aux hospitaliers la pénurie de moyens, et maintenant du refus de la criminalisation de l'action syndicale.

Ce n'est que grâce aux efforts consentis quotidiennement par les hospitaliers, que les hôpitaux continuent à fonctionner. Partout la même dégradation des conditions de travail (baisse des RTT, glissement de tâches, diminution d’effectifs, travail en 12h...), déqualification des personnels, remisés au rang de simple variable d’ajustement budgétaire. La qualité des soins, est reléguée au négligeable, face au rouleau compresseur totalitaire des protocoles et du process qualité. Pas question d'humanité, mais de rentabilité!  

Face à cette attaque frontale, les hôpitaux en lutte sont nombreux  (Sarlat, Angers, Beauvais, Digne, Sète, Saint-Avé, St Jean d’Angely, Marseille, Plaisir-Grignon, Korian, Maison Blanche à Paris, Guillaume Régnier à Rennes, Paul Guiraud à Villejuif, EPSM à Caen, CHUM en Martinique...) et chaque jour de nouvelles mobilisations voient le jour partout en France. Malgré la révolte qui gronde, les revendications des hospitaliers restent peu visibles. (...)

La suite dans Courant alternatif de n° 242 de juillet 2014

Interview de 2 salarié-e-s de l'EPSM de Caen

20140630 Luttes dans les hôpitaux
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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 19:49

Une manifestation a eu lieu devant la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) de Reims alors qu'avait lieu un conseil d'administration.

Une centaine de salariés de l'association des maisons de quartier, accompagnés par quelques usagers et bénévoles des structures, manifestent bruyamment alors que se déroule un conseil d’administration de la Caf. Ce piquet de grève fait suite à la décision de la Caisse de réduire de 25 % le montant de leur subvention sur fonds propres. Soit une baisse de 137  000 euros.

Salariés et bénévoles craignent des coupes dans les effectifs et une possible fermeture de structures.

Selon le directeur de la CAF, «Nous ne pouvons malheureusement pas faire autrement. Nos propres crédits sont également en baisse. Il faut aussi savoir que si la subvention en fonds propres est amputée, les financements de prestations de services ont eux quasi-doublé depuis 2007».

Mouvement de grève devant la CAF de Reims
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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 19:26

Grève des cheminots, grève des postiers, mouvements des intermittents et des précaires…

Des actions communes ont lieu, comme aujourd’hui à Roissy avec les intérimaires qui occupent l’agence Critt, ou demain devant l’assemblée nationale à l’appel des cheminots…

Un reportage sur la journée du 17 à Paris et une intervention en directe de l’AG unitaire à la Grande Halle de la Villette.

Pour info, une AG des intermittents a eu lieu à Reims ce matin.

21040623 Vers une convergence des luttes ?
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 08:07

Hier soir, les intermittents du spectacle, qui protestent contre la réforme de leur statut, se sont invités au concert de lancement des 25e Flâneries musicales de Reims.

Brandissant des feuilles blanches portant la mention "Etre en lutte", ils ont occupé la scène, retardant le début du concert.

Les intermittents du spectacle ont obtenu un rendez-vous ce vendredi matin avec le sous-préfet de Reims et l'après-midi avec Arnaud Robinet et Catherine Vautrin.

La quarantaine de manifestants a quitté la basilique Saint Remi au bout d'environ 45 minutes.

Les intermittents perturbent le lancement des Flâneries
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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 20:29

La direction de l’entreprise Tarkett vient de retirer la plainte qu’elle avait déposée vendredi soit contre le délégué Force ouvrière de Tecsom suite au blocage de son usine par une partie des salariés de Tecsom. Il devait comparaître cet après-midi devant le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières. Le blocage de Tarkett par une partie des salariés de Tecsom a été levé vendredi soir.

FO et la CGT de Tecsom ont participé ce matin à l’assemblée général de la CGT cheminots à Charleville-Mézières. Les deux organisations syndicales du fabricant de moquette de Glaire ont également décidé de rejoindre les actions des cégétistes cheminots. Une façon de leur renvoyer l’ascenseur : vendredi dernier, la CGT cheminots et la CGT de Tarkett avaient aidé les Tecsom à distribuer des tracts.

Les membres CFDT de Tecsom se sont réunis ce lundi à Sedan en présence des représentants de leur union régionale. L’ensemble des représentations syndicales de Tecsom a été ensuite conviée par la CFDT dans la salle commune de la Maison des syndicats.

La CFDT propose à FO et à la CGT de créer une intersyndicale, mais «uniquement» sur la base de ses propres revendications.

Par ailleurs, le représentant du personnel de Tecsom et délégué CFDT, invite l’ensemble des salariés à manifester demain à 13 heures devant les bureaux de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) à Charleville-Mézières.

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 12:51

Le délégué force ouvrière, le syndicat à la tête du mouvement de colère des Tecsom avec la CGT, est assigné à comparaître devant le tribunal de grande instance de Charleville-Mézières, lundi, avec mise en demeure de lever le blocus chez Tarkett.

Les salariés ont obtempéré hier aux alentours de 20 h 30.

Les Tecsom sont conviés à l’assemblée de la CGT cheminots, lundi matin. Ils décideront ensemble des actions à mener la semaine prochaine dans le centre-ville de Sedan.

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 21:06

Les délégués FO et CGT sont actuellement en réunion avec le nouveau directeur de l’usine et par téléconférence avec le gérant de G Groupe X et repreneur de Tecsom. FO et la CGT ont demandé à ce que la CFDT n’assiste pas à cette réunion. Le fossé se creuse toujours un peu plus entre d’un côté FO et la CGT et de l’autre, le syndicat majoritaire CFDT et la CFE-CGC. FO et la CGT reprochent à la CFDT d’être «trop proche» de l’ancien directeur de Tecsom.

Pendant ce temps, une partie des salariés continue de brûler le stock de moquette et l’usine Tarkett est toujours bloquée. Le CGT de Tarkett a d’ailleurs envoyé un tract de soutien à FO et la CGT.

Seule petite éclaircie : les 36 salariés identifiés par le plan de reprise ont reçu leur salaire de la fin mai.

La sous-préfecture vient d’annoncer qu’elle allait organiser une nouvelle de réunion de médiation ce vendredi après-midi dès 15 heures. «Tous les syndicats sont conviés», insiste de sous-préfet de Sedan. Pourtant d’après FO et la CGT, «les discussions avec l’État sont au point mort». «À chaque fois, je convie l’ensemble des syndicats aux réunions. CFDT et la CFE-CGC y participent. Si FO et la CGT ne veulent pas venir, c’est leur problème» Le sous-préfet assure continuer de dialoguer avec G Groupe X, le repreneur de Tecsom : «L’État discute avec tout le monde. Par ailleurs, l’État est très vigilant aux actions de FO et de la CGT. Nous veillons au respect de l’ordre public».

Une autre réunion est prévue le dimanche pour préparer l’accompagnement des 53 salariés de Tecsom qui vont être licenciées.

En fin d’après-midi, une partie des salariés Tecsom, emmenés par FO et la CGT et rejoints par la CGT cheminots et la CGT Tarkett, se dirige vers le centre commercial Leclerc. Ils vont y distribuer des tracts. Les manifestants ont installé un barrage filtrant.

Vers 18 h, le barrage filtrant est levé. D'autres actions sont envisagées, sans lieu ni date pour le moment.

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 09:44

Plusieurs salariés de Tecsom bloquaient jeudi soir les accès à l'usine Tarkett de Glaire. Une dizaine de camions de marchandises étaient bloqués dans l'enceinte de l'usine. Le mot d'ordre était de ne laisser entrer ni sortir aucun véhicule.

Depuis 6 heures ce vendredi matin, une partie des salariés de Tecsom ont commencé à brûler le stock de moquettes et de tapis de leur entreprise. Ils continuent de bloquer depuis jeudi soir, l'accès au parking et à l'enceinte de l'usine Tarkett. 

FO et la CGT menacent toujours de bloquer la ligne de TGV qui passe derrière l'usine Tecsom.

Tecsom : les stocks brulent
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 19:00

Mardi, le syndicat SDU (Syndicat démocratique unitaire) collectivités territoriales, qui fédère 130 des 350 employés de la Ville de Sedan, lance un préavis de grève illimitée qui aurait dû frapper les restaurants scolaires dès aujourd’hui.

En cause : les conséquences de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires sur les conditions de travail des employés communaux dans les écoles maternelles. Depuis un an, de nombreuses réunions de travail avaient été organisées, réunissant élus et représentants du personnel pour dessiner les contours de la nouvelle organisation. «On nous a remis un document en comité technique paritaire (CTP) le 6 juin qui ne tenait pas compte de tout ce travail. On n’a pas compris».

C’est le sort de deux catégories d’agents qui a ému le syndicat : les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), qui accompagnent les enfants tout au long de la journée, et les agents de restauration chargés de faire fonctionner les cantines.

Selon le syndicat, dans le scénario présenté le 6 juin, les Atsem assuraient désormais des journées continues, comprenant la prise en charge des enfants durant les repas et les nouvelles activités périscolaires. Ceux-ci démarraient leur journée à 8 h 15. «Impossible. Les enfants arrivent à 8 h 20. Ça ne laisserait que cinq minutes pour préparer les classes». Et pendant les vacances, ils étaient amenés à intervenir dans les crèches et les accueils de loisirs. Une aberration aux yeux du SDU. «C’est comme demander à un maçon de faire de la plomberie».

Même constat pour les agents de restauration, qui héritaient des tâches de ménages des salles de classe, dont on aurait délesté les Atsem. «Il fallait pour ça réduire le temps en cuisine. Ça revient à considérer qu’ils peuvent faire autant en moins de temps»/

Hier, le dossier devait à nouveau être évoqué lors de deux réunions : l’une le matin avec les Atsem, l’autre l’après-midi avec les syndicats et les agents de restauration. Des rencontres placées sous la menace d’un mouvement de grève pour le lendemain. «Nous n’étions pas conviés à la première, mais nous nous y sommes invités». Présence acceptée par les représentants de la municipalité.

Et les échanges ont été fructueux, puisque dans l’après-midi, le préavis de grève était levé.

Si la journée continue des Atsem reste d’actualité, avec une pause, ces derniers commenceront leur journée à 8 heures et non 8 h 15. Ils ne devraient finalement pas être amenés à travailler dans les crèches et les centres de loisirs durant les vacances scolaires. En ce qui concerne les agents de restauration, selon le syndicat, il ne serait plus question de leur faire faire le ménage des classes.

«Tout cela sera acté lors du prochain CTP, le 30 juin».

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