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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 12:36

Les 25 salariés ouvriers employés en «production» au sein de la fonderie Nicolas, à Nouzonville, ont décidé de débrayer hier matin à l'appel du syndicat CGT. Un mouvement de grogne qui fait suite à l'échec des négociations salariales, la proposition de + 2 % de la direction ayant été jugée insuffisante par les élus du personnel, qui expliquent que les plus anciens ouvriers (même avec 20 ou 30 ans d'ancienneté) sont désormais «rattrapés» par le Smic.

Les grévistes se plaignent aussi du non-remplacement des départs à la retraite, des «conditions de vie» dans l'entreprise (réfectoire, douches et WC dans un état «déplorable»), des risques au niveau de la sécurité (fuites dans la toiture, inondation à chaque grosse pluie, trou béant dans la dalle).

La fonderie Nicolas est la dernière fonderie de Nouzonville et l'une des dernières unités industrielles de la localité ; elle est spécialisée dans la production de petites pièces mécaniques, destinées notamment au matériel ferroviaire.

En plus des 25 ouvriers en CDI, on compte huit intérimaires et des employés dans les services administratifs et commerciaux.

La fonderie Nicolas appartient au groupe Delachaux.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 10:27

bosal-20120214"Depuis mardi, on reste là jour et nuit. On va faire des tours de garde durant tout le week-end, mais aucun camion ne rentrera chercher des pièces dans l'usine tant que nous n'aurons pas obtenu satisfaction dans nos revendications. Nous réclamons 30.000 euros par salarié de prime supra légale, le groupe ne veut en mettre que 18.000 euros bien que notre direction se batte pour qu'on obtienne plus. Il nous a fait savoir que mardi serait la réunion de la dernière chance. Où ça casse, ou çà passe".

En attendant aucune galerie ni attelage sort de l'usine marnaise et il semblerait que Renault et Peugeot commencent à tirer la sonnette d'alarme.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 10:13

Ils réclament de meilleures conditions de travail. La réorganisation imposée par la direction ne convient pas dans ce bureau où il est plus difficile qu'ailleurs d'exercer .

Les trois guichetiers du bureau de poste Poincaré à Reims n'en sont pas à leur premier arrêt de travail. Ni à leur dernier puisqu'un autre jour de grève est encore prévu la semaine prochaine.

La réorganisation implique d'orienter la clientèle vers des machines mais, à Orgeval, beaucoup d'usagers d'origine étrangère maîtrisent moyennement le français et préfèrent s'adresser au guichetier plutôt qu'à un robot.

La direction ne semble pas décidée à céder.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 17:10

bosal-20120214Les jours se suivent et se ressemblent sur le site industriel Bosal le Rapide. Le site du sous-traitant automobile est toujours totalement bloqué par des dizaines d ouvriers. Plus rien n'est rentré ni n'est sorti du site manufacturier depuis hier matin et une réunion du comité entreprise qui a tourné court.

Hier, le directeur du site s'est rendu à Paris pour un échange avec des responsables du groupe pour tenter de trouver une piste de sortie. Le groupe propose une prime susbstantielle de 8 000 euros, très loin des attentes des 93 ouvriers menacés par le plan de licenciement.

«Nous attendons des réponses demain matin lors d'une nouvelle réunion avec les responsables de notre site. Tant que nous n'aurons rien obtenu, nous continuerons à dormir ici et à bloquer toute entrée et toute sortie de marchandise».

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 16:33

Ce mercredi, les conseillers prud'homaux de Soissons se penchent sur le sort de dix salariés de l'hôpital de Villiers-Saint-Denis.

En juin 2011, le personnel de l'établissement s'était massivement mobilisé (114 grévistes déclarés plus ceux qui sont venus sur un jour de repos ou après leurs heures de travail) à l'appel des trois syndicats (CGT-GIS UNSA et CFDT). Ils reprochaient, entre autres, à la direction «son manque de dialogue et d'écoute des instances représentatives».

D'où la grève. Mais ce jour-là, la direction ne l'avait pas entendu de cette oreille, et avait «réquisitionné» du personnel (21 personnes en tout parfois sur leur piquet de grève).

«Une réquisition, c'est le préfet qui l'ordonne via un arrêté motivé. Le directeur de l'hôpital de l'époque n'avait pas à agir de la sorte». Dix salariés épaulés par la CGT ont donc saisi les Prud'hommes.

«Nous sommes dans une période de transition, notre directeur a été remercié mais nous resterons toujours vigilants sur l'offre de soins dans le sud de l'Aisne car notre secteur est en carence nette par rapport à la moyenne nationale».

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 16:24

bosal-20120214«La direction nous propose un chèque de 8 000 euros, une prime transactionnelle. Ce qui est grandement insuffisant. Mais la plaisanterie va plus loin. Si les ouvriers acceptent ce chèque, ils doivent également s'engager à signer un texte qui les dispense d'attaquer la direction de l'entreprise après le licenciement. C'est 8 000 euros pour se taire, en clair, sans parler des primes supra-légales. C'est une forme de chantage inadmissible et c'est bien pour cela que nous avons quitté la table», expliquent plusieurs représentants de l'intersyndicale aux portes du site marnais. «La conséquence est simple, ils ont voulu se foutre de nous, ils en paient les conséquences, ils restent à l'intérieur de l'usine tant qu'ils ne sont pas revenus sur leurs propositions. Ça pourrait durer longtemps».

Hier après-midi, un nouveau cycle de discussions a repris. «La direction présente sur le site a contacté le groupe, ce dernier ne veut pas lâcher, ni revenir sur ses propositions. Ils sont prêts à ce que rien ne sorte de l'usine

Hier soir, un des responsables du site a pu partir. Les ouvriers, eux, restent sur place toute la nuit. Et comptent bloquer le site jusqu'à nouvel ordre.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 17:45

bosal-20120214La situation est bloquée chez Bosal le Rapide à Beine-Nauroy dans la Marne. Les salariés séquestrent le directeur du site dans la salle où se tenait le comité d'entreprise depuis la fin de la matinée. Les négociations du jour portaient notamment sur les primes supra-légales. 

Sur les 142 employés marnais de l'équipementier automobile, 93 postes sont touchés par le plan social. Une partie de l'activité doit être délocalisée en Hongrie.

La direction du groupe à fait savoir qu'elle ne ferait pas de meilleure proposition. Le directeur est "libre" de se déplacer dans les ateliers de l'usine.

Les salariés bloquent le site, aucune marchandise et personne n'entre ou ne sort de l'usine. Toutes les machines sont à l'arrêt.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 17:35

La société Atal fabriquait des meubles de bureau. Le site laonnois d'Atal était le plus important du groupe. Il a compté jusqu'à 244 personnes. La fabrication de meubles y était assurée, ainsi que la logistique et l'expédition des armoires et autres coffres. Le site industriel est toujours en friche.

Ils attendaient cet épilogue judiciaire depuis sept ans. Soixante-dix-neuf ex-salariés d'Atal viennent d'apprendre la bonne nouvelle. Ils vont enfin être indemnisés à la suite de leur licenciement. L'affaire n'était pourtant pas jouée d'avance. Le conseil de prud'hommes les a déboutés, la Cour d'appel d'Amiens aussi. Mais la Cour de cassation a renvoyé leur affaire devant la cour d'appel de Douai. Laquelle vient de leur donner raison.

Il y a eu en fait trois plans sociaux successifs qui ont touché 140 personnes.

Le montant global accordé s'élève à 3 750 000 euros. Ce qui fait une moyenne de 50 000 euros par salarié en fonction de leur âge, leur ancienneté, leur fonction dans l'entreprise.

«Si la décision survenue le 31 janvier était arrivée il y a sept ans, chacun de vous aurait touché 115 000 €. Aujourd'hui, grâce à Raffarin, vous ne pouvez toucher au maximum que 65 000 €. Parce qu'il a fait adopter un texte, en plein mois d'août, qui diminue le plafond d'indemnisation des AGS (le régime de garantie des salaires) à 65 000 € maximum ! Ce qui fait qu'une fois que vous avez déduit les sommes déjà reçues, certains vont se retrouver avec quelques milliers d'euros…»

Les salariés, qui ne s'étaient pas lancés dans la procédure qui vient de s'achever pour les 79, ont toujours une possibilité de rejoindre ce combat. Malgré le délai qui était marqué sur leur lettre : un an pour affaire appel. Là, la justice permet de passer au-dessus de ce délai. Cet appel ne concerne pas ceux qui avaient commencé la procédure et ont laissé tomber… Pour eux, c'est définitivement terminé.

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 07:16

Depuis mercredi 13 heures les salariés de l’entreprise Spartech à Donchery étaient en grève.

On apprenait jeudi en fin de matinée que le vice-président américain de la société avait pris l’avion pour négocier lui-même. Dès son arrivée vendredi 10 sur le site son intention était de licencier illico tous les grévistes ! Le directeur de la Direccte et le sous-préfet de Sedan, présents sur le site et aux négociations, lui expliquent que le droit de grève était inscrit dans le droit français. Il refuse d’avoir devant lui les 3 délégués syndicaux et c’est le Directeur du Travail qui effectue les liaisons entre le patron américain et les délégués. Un véritable scandale d’autant plus que la menace de fermer le site est évidemment avancée. En début d’après-midi le patron accepte de verser 20% d’un mois de salaire ce qui représente environ 300€, prime versée uniquement pour 2012. Le patron, sans doute un peu fatigué de voir la détermination des grévistes, accepte, enfin, de rencontrer les délégués. Les délégués rendent compte aux salariés de l’avancée des discussions, avancée que les grévistes refusent unanimement. Ils décident de réclamer 600€ à verser en juin (prime de vacances), prime reconduite tous les ans et si accord de lever immédiatement le piquet de grève.

30 minutes plus tard , les délégués ont obtenu : 600 € en prime de vacances, prime reconductible tous les ans ; -2,5 % en augmentation générale ; prise en charge de 20% de plus par le patron de la mutuelle ; investissements et pérennisation du site de Donchery ; jours de grève récupérés.

A noter que le délégué CFTC, pendant ce temps la, travaillait.

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 12:26

Un mouvement de grève a été déclenché, hier à partir de 14 heures, au sein de la société Spartech, implantée à Donchery, spécialisée dans la production de granulés plastique destinés au marché automobile.

Les grévistes (tout près de 80 % du personnel), entendent ainsi manifester leur mécontentement après s'être vu refuser par la direction l'obtention d'un treizième mois qu'ils réclament depuis 2008.

Les salariés mécontents ont dressé un piquet de grève devant les portes de l'entreprise empêchant ainsi les camions de pénétrer sur le site ou de le quitter. Le directeur de Spartech Donchery, a d'ailleurs fait appel à un huissier pour qu'il constate cette situation de blocage.

Selon les syndicats, le directeur aurait joint, hier après-midi, la haute direction du groupe Spartech dont le siège se trouve aux États-Unis (le groupe est coté en bourse), afin de lui exposer la situation.

Hier, à 19 heures, les salariés maintenaient toujours leur piquet de grève tout en espérant avoir des «nouvelles» en provenance d'outre-Atlantique dans les heures à venir. Ils espéraient notamment l'ouverture de négociations.

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 10:35

Au moment où la direction du groupe Courlancy, dont ils dépendent, présente son projet pour 2016 de clinique géante sur le site de Bezannes avec le regroupement des unités de Courlancy et de Saint-André, (un investissement de 100 millions d'euros pour 500 lits sur 9 hectares à Bezannes), les personnels de plusieurs établissements du groupe ont fait connaître hier leur mécontentement.

Hier en fin de journée, assurés que des négociations allaient être entamées avec leur direction dès cette semaine et qu'au titre de rattrapage de salaire (par rapport à Courlancy) les salariés des Bleuets et de Saint-André toucheraient 15 € de plus mensuellement, le préavis de grève a été levé.

Pour marquer son mécontentement, une grosse partie du personnel des polycliniques Les Bleuets et de Saint-André a boudé hier soir la réunion au cours de laquelle le PDG du groupe a présenté un film sur le projet de regroupement des unités de Courlancy et de Saint-André sur neuf hectares à Bezannes. Après avoir fait part de leurs revendications, à la demande des syndicats FO et CGT, un tiers des personnes présentes aurait quitté la salle. Une façon de bien montrer que s'ils ont suspendu leur préavis de grève, les salariés sont prêts à arrêter le travail si les négociations n'avançaient pas cette semaine.

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 14:31

A l'appel de la Cgt, et par rapport à des revendications salariales, les employés de l'usine Lu de Vervins sont appelés à débrayer ce lundI.

L'heure des négociations salariales a sonné au mois de décembre, au sein de l'usine. La première, le 13 décembre, s'est achevée sur une proposition de la direction d'augmenter les salaires de 1,4 %. Une recette trop légère selon la CGT. Quant à la deuxième réunion, début janvier, elle n'a rien donné non plus. La proposition de la direction était pourtant plus généreuse : plus 1,7 % sur les fiches de paie des 148 ouvriers mais le régime n'était pas encore assez salé pour le syndicat.

Selon le délégué syndical et secrétaire du comité d'établissement et du CHSCT pour la CGT, majoritaire, ce n'est pas être glouton que de demander 3 % d'augmentation des salaires, et 100 euros de revalorisation de la grille salariale. D'autant plus à l'heure où l'usine Lu vervinoise augmente son tonnage et où le groupe Kraft, propriétaire des lieux, croque de savoureux bénéfices… À Vervins, la production a augmenté de 28 % en trois ans.

Si le syndicat ne nie pas l'évolution de l'activité des salariés, il conteste cependant une certaine idée de l'attribution des postes : «La ligne Cracotte a perdu trois postes en 2011. Auparavant, sept personnes composaient chacune des trois équipes. Aujourd'hui, ils ne sont plus que six. Ces personnes sont, certes, venues renforcer une autre ligne, celle de la panification.»

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