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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 07:59

Hiver 2016, des températures glaciales contraignent l’État à débloquer des hébergements pour des exilés. À l’automne 2017, il a fallu que des exilés occupent le campus de l’université à Croix-Rouge pour être logés. Début 2019, peu après un démantèlement, il a fallu la mort d’une vieille dame, dans le froid. Courant été 2019, c’est la chaleur infernale de la canicule qui oblige les autorités à une mise à l’abri… Les mêmes causes produisent les mêmes effets, et des camps se reconstituent sans cesse, toujours aussi misérables. Aujourd’hui plus de cinquante personnes – un nombre sans cesse croissant – survivent sous des bâches, ou pour les plus chanceux des abris de fortune près du terrain de football avenue Henri Paris, face à l’Armée du salut.

Nous dénonçons une absence de volonté des États (français mais aussi européens et américain) à donner la priorité aux droits humains sur les logiques d’exclusion. Cela prend la forme de lois de plus en plus restrictives (en particulier la Loi Asile et immigration), mais aussi de pratiques de moins en moins conformes à la législation (alors que « toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence », (Code de l’action sociale et des familles). Tant qu’aucune solution durable – pas au cas par cas – n’est apportée, à la fois en termes d’hébergement et d’intégration, des situations similaires se reproduiront. Pour cette raison nous appelons à un rassemblement

Contre toutes les mesures qui aggravent la répression contre les exilés ! Contre les pratiques discriminatoires ! Réquisition des logements vides ! Des papiers pour tous ! Liberté de circulation !

Mardi 10 septembre à 16h30

Place Royale

(devant la sous-préfecture)

Collectif Sövkipeu (sovkipeu@lists.riseup.net)

Signataires : ATMF, Femmes relais 51, FSU 51, Génération.s, GMI 51, LFI, OCL, RUSF 51, Solidaires 51

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 07:22
IMPULSIVE EXPULSION

L’expulsion du foyer "Sövkipeu" a été menée tambour battant avec un maximum de forces de police et un minimum d’humanité.

Jeudi 11 juillet dès 5 heures du matin un impressionnant dispositif policier se met en place autour du foyer réquisitionné depuis avril par le collectif Sövkipeu . Le quartier est bouclé par des barrières métalliques et des bandes tricolores, des policiers en armes "sécurisent" le périmètre. Un passant ignorant se demande s’il s’agit d’un opération antiterroriste, une autre voudrait rejoindre la rue David, "il faut contourner" lui répond calmement un policier. Mine navré, un troisième trouvera tout de même que "c’est dégueulasse".
L’intrusion policière a eu lieu au petit matin avant l’heure légale, le bélier a défoncé la porte d’entrée, les chambres ont été brusquement vidées de leurs occupants, toutes ces familles de réfugiés et de demandeurs d’asile doivent descendre rapidement, rassembler leurs affaires personnelles et embarquer dans des voitures pour être déplacées vers l’armée du salut avant d’être transférées à Charleville, à Châlons, à Epernay, à Troyes. Ils ne peuvent garder que le strict minimum, le reste sera embarqué dans un camion de déménagement. On aperçoit quelques visages connus aux traits marqués par la fatigue, la peur ou le tristesse. Le responsable de cette opération s’efforce d’apaiser les réfugiés, il va même jusqu’à mettre la main à la pâte en portant quelques sacs. Le camion de déménagement s’engage dans la rue de Cernay qui n’a jamais aussi bien porté son nom. Un fonctionnaire de police, dégage la barrière pour la manœuvre du camion. Il est un peu gêné par son flashball en bandoulière, le camion passe enfin, la barrière est remise en place et le policier municipal reprend fièrement la pose.
Aux alentours de 8 heures l’expulsion s’achève. Les bénévoles demandent encore un entretien avec un responsable, l’officier de policier qui dirige l’opération contacte le jeune cadre préfectoral. Nous pouvons enfin glaner quelques informations et intercéder pour qu’un réfugié puisse accéder à l’immeuble afin de récupérer ses papiers. Mais tout a été vidé, il faut suivre le camion.
A l’armée du salut les expulsés doivent trier leurs affaires. Les hôtels imposent une règle : une seule valise ou un sac de voyage pas plus par personne. On est maintenu à l’extérieur de ce lieu d’accueil et prié instamment de repasser derrière les grilles "parce qu’il y a déjà assez de monde comme ça" déclare une employée. Même la journaliste de l’Union sera assez offusquée de ces pratiques. On restera sur place jusqu’à 14 heures avant les derniers départs en voiture vers les villes voisines et la gare de Reims. Moments difficiles, accolades, embrassades, larmes, adieux et promesses de se revoir, de ne pas se lâcher. Plusieurs mois d’entraide et des liens profonds qui s’achèvent ainsi , une fois encore, sur un trottoir. Lieu finalement symbolique puisque nombre de ces personnes hébergées avaient été rencontrées dans les rues, les parcs, les halls de gare et tous ces lieux où l’on est censés ne pas "exister" réellement.
On a acheté en vitesse du pain et quelques viennoiseries. D. et M. font des aller-retours pour offrir aux bénévoles un café. Eux, au moins, ont compris la valeur "d’accueil" inscrite sur la façade de l’armée du salut. La direction de cet établissement devrait faire le trottoir un peu plus souvent afin de lire et méditer ce message.:Nous devons encore attendre le retour d’une famille embarquée au poste de police pour un contrôle de situation, contacter les réfugiés qui n’étaient pas au foyer et qui ont par conséquent tout perdu, papiers d’identité compris, organiser un garde-meuble pour les bagages "superflus". Par ailleurs de nouveaux arrivants demandent où dormir, il faudra installer une nouvelle tente sur le terrain de foot voisin.

Bilan de l’opération : l’hébergement des demandeurs d’asile est enfin appliqué. Avec plusieurs mois de retard l’Etat applique la loi, rien de plus . On peut se demander pourquoi sont-ils tous transférés dans d’autres villes ? Les familles, les enfants ou adolescents scolarisés devront recommencer à zéro, tisser d’autres liens... ;stratégie d’usure ou saturation du dispositif d’accueil ? Ce foyer vacant auquel le collectif avait restitué sa fonction première sera donc rendu à ses propriétaires et remis sur le marché de la spéculation immobilière. Il avait sans doute également le défaut d’être trop implanté dans le cœur de la ville, trop de visibilité "couvrez cette misère que je ne saurais voir" Les tartufes de la mairie et du foyer rémois vont pouvoir reprendre leurs petites affaires, poursuivre l’obsessionnel ouvrage de technicien de surface en recouvrant tout ce qui peut heurter le regard des nantis et des bien-pensants. Grilles métalliques et dalles de béton ciré, terrasses chics de bar à vins fins délicatement ombragées par des bambous jaunâtres emprisonnés dans des bacs d’un gris sale. Apprécier la vie qui se déroule, simple et tranquille, cultiver l’élégance et jouir de la tranquillité des gens de biens en contemplant le ciel sans nuages, les squares sans enfants et les volets clos des immeubles vides.

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 20:44
Urgence Sovkipeu

Des dizaines de personnes en situation de détresse (essentiellement des demandeurs d’asile, parmi lesquels 22 mineurs, dont huit enfants de moins de trois ans et un isolé), logent dans un immeuble réquisitionné d’urgence.

Or, ce jour (7 mai) une lettre du tribunal d’instance a été reçue, ordonnant l’évacuation immédiate des lieux avec menace d’usage de la force publique, sans délai et sous des prétextes fallacieux : troubles du voisinage, alors que rien de tel n’a été signalé ; troubles liés à l’insalubrité, alors que rien de tel n’a été établi et que des enfants vivent sur place ; dégradations, alors qu’aucune dégradation n’a eu lieu et que personne n’est entré dans les lieux pour le constater.

Les personnes se retrouveraient alors sans logement, au mépris de toute forme d’humanité. Elles doivent être relogées dans l’immédiat, conformément au Code de l’Action Sociale et des Familles : "Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence".

infos sovkipeu@riseup.net

Rassemblement jeudi 9 mai à 19h devant l'hôtel de ville de Reims.

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27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 09:10
Trois militants «solidaires» des migrants placés en détention

Partie du village italien de Clavière, à deux kilomètres de la frontière, cette manifestation du dimanche 22 avril avait rassemblé cent soixante personnes, en majorité des Italiens et des Français. Elle a permis l’entrée en France de trente à quarante migrants, «qui étaient bloqués à Clavière depuis plusieurs jours».

ls ont franchi la frontière en marchant sur les pistes de ski encore enneigées, le long de la route qui relie Turin à Briançon. Puis, sur la route, ils ont passé un cordon d’une vingtaine de gendarmes dans une grande bousculade, avant de continuer sur les onze kilomètres qui descendent à Briançon. Dans la soirée, alors que «la manifestation était dispersée», Bastien, Théo et Eleonora ont été arrêtés dans la rue, sur la base, semble-t-il, de photos prises par la police lors de la manifestation d’arrivée à Briançon. Ils ont été placés en garde à vue. Celle-ci a été prolongée jusqu’à la comparution immédiate, tenue à Gap mardi 24 avril.

Les trois jeunes gens, âgés de 23 à 26 ans, sont poursuivis pour «aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire national et en bande organisée». Ils encourent une peine allant jusqu’à 10 ans de prison et 750.000 euros d’amende avec une interdiction de pénétrer sur le territoire français. Bastien et Théo sont suisses, Eleonora italienne. Le parquet a requis la détention provisoire, «en raison de l’insuffisance des garanties de représentation et pour prévenir toute réitération des faits». La requête a été suivie par les juges. Théo et Bastien sont transférés à la maison d’arrêt de Gap. Eleonora a rejoint le quartier des femmes de la prison des Baumettes, à Marseille. Jeudi 26 avril, les deux Helvètes ont été transférés également aux Baumettes, «pour des raisons de sécurité». Le parquet craint un rassemblement de soutien annoncé devant la maison d’arrêt de Gap ce vendredi soir. Les prévenus sont en attente de leur procès, qui se tiendra le 31 mai.

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 18:06
MANIFESTE DE L’ENFANT ÉTRANGER NON ACCOMPAGNÉ

MOI, ÈTRANGER, MINEUR, ISOLÉ et INCOMPRIS

Les mineurs présents sur le territoire français ne relèvent-ils pas tous des mêmes lois et juridictions, quelle que soit leur nationalité ? La justice des mineurs concerne à la fois les enfants en danger (dans le cadre de la justice civile au titre de l'art 375 du code civil relatif à l'assistance éducative) et les enfants ayant commis des actes de délinquance (dans le cadre de la justice pénale, au titre de l'ord. n° 45-174 du 2 févr. 1945 relative à l'enfance délinquante).

Ces textes ne font aucune référence à la nationalité des enfants.

Cependant, force est de constater qu'au tribunal pour enfants, les MIE ne sont pas traités de la même façon que les autres enfants, que ce soit en assistance éducative, ou au pénal. En pratique, devant le tribunal pour enfants, les MIE constituent bien une catégorie de justiciables «à part» qui subissent, en raison de leur extranéité et de leur isolement, un traitement défavorable par rapport aux autres enfants. Cet état de fait est d'autant plus choquant que la situation des MIE les rend particulièrement vulnérables et les expose aux abus et à la maltraitance (traite des êtres humains, ateliers clandestins de culture de cannabis, prostitution, etc.), ce qui devrait au contraire inciter le parquet des mineurs et les juges des enfants (JE) à les protéger au moins autant, sinon plus, que les enfants «non isolés».

Au lieu de quoi, on inflige aux MIE des maltraitances supplémentaires et ce, au mépris des principes édictés par la Convent ion internationale des droits de l'enfant (CIDE).

 

La suite dans le document joint que nous a fait parvenir un avocat rémois.

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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 09:29
UN TOIT, UN LYCEE, DES PAPIERS...

20 novembre : journée internationale des droits de l’enfant

 

ÉGALITÉ DES DROITS

POUR TOUS LES JEUNES !

 

UN TOIT, UN LYCÉE, DES PAPIERS...

Faisons respecter les droits de l’enfant !

 

RASSEMBLEMENT LE

20 NOVEMBRE

entre 12 h et 14 h

à proximité du Conseil départemental

de Châlons-en-Champagne

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 11:08
Hébergement des demandeurs d’asile : le campus Croix-Rouge fermé pour “conditions de sécurité” (?)

Tou-te-s sont demandeurs d’asile et attendent une réponse à leur requête mais l’État ne leur propose aucune solution de logement, comme le prévoit pourtant la loi. Installé-e-s dans un premier temps devant le CADA, ils sont évacués par les forces de l’ordre. Des solutions temporaires d’hébergement pour quelques familles sont trouvées. Les autres s’installent de l’autre côté de la rue, dans le parc Saint-John-Perse. De quelques personnes, ils se retrouvent rapidement à plus d »une quarantaine. Même cause, mêmes effets. L’Etat n’a toujours pas de solution d’hébergement.

 

Vendredi, le maire Arnaud Robinet demande «l’évacuation et le démantèlement du camp» à cause des «conditions d’hygiène déplorable» et des «risques de heurts avec les riverains», alors qu’une pétition  circule. Interrogée par l’AFP, la mairie de Reims répond que «les conditions sanitaires ne permettaient plus à ces gens de vivre sereinement (dans le parc). Il ne s’agit pas de migration et d’émigrés syriens ou irakiens fuyant un conflit : il s’agit ni plus ni moins de familles qui sont les victimes de passeurs et à qui on fait miroiter un passage à Reims pour un avenir meilleur».

 

Si l’on comprend bien, il n’a que les émigrés syriens ou irakiens qui subissent des persécutions et méritent d’être reconnus comme réfugiés… Les autres ne seraient que des réfugiés économiques victimes de vilains passeurs…

 

Face à l’expulsion imminente, une décision collective d’associations d’aide aux réfugiés et des réfugiés d’installer un groupe de réfugiés sur le site du Campus Croix-Rouge est prise dimanche.

Un arrêté pris dimanche après-midi par le  président de l’Université de Reims, Guillaume Gellé, stipule que «l’accès aux locaux de l’université situés sur le campus Croix-Rouge est interdit jusqu’à rétablissement des conditions de sécurité», cela à partir de dimanche 17 septembre, 21 heures. Il explique les raisons de l’arrêté mis en place dimanche soir : «Vis-à-vis de cette occupation illégale de l’université je ne pouvais plus assurer la sécurité de tous, et j’insiste bien sur la sécurité de tous : vous voyez que sur ce camp il y a des enfants, des mineurs. Le fonctionnement de l’université normale ne pouvait pas être établi.». Conditions de sécurité pour qui ? Les réfugié-e-s ou les étudiant-e-s, les enseignant-e-s et autres personnels de l’université ?

 

Le président de l’université de Reims - en concertation avec les autorités compétentes - a saisi le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Ce dernier devra statuer sur le caractère irrégulier ou non de l’occupation du campus. L’audience est programmée ce mercredi 20 septembre à 14 heures. Si le juge estime l’occupation irrégulière, il aura alors la possibilité de solliciter le préfet, qui de son côté pourra faire recours ou non à la force publique. «Sans évolution significative d’ici là, précise le communiqué, le campus Croix-Rouge restera fermé».

 

Hier soir, le 115 a pris en charge 2 familles arméniennes. Quid pour les 35 autres personnes ?

 

En soutien aux migrants installés sur le campus Croix-Rouge, manifestation aujourd'hui, mardi 19 septembre devant la sous-préfecture de Reims

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 09:55
Refus de soins pour une sans papier à l’hôpital de Reims

Agée de 76 ans, une arménienne est contrainte de fuir son pays suite au décès de son mari. Elle arrive en France le 13 août. Après une nuit passée sur un banc devant le centre d'aide aux demandeurs d'asile (Cada) de Reims, elle se sent mal. Armée d'un certificat de passage, elle se rend à l'hôpital Maison-Blanche, où elle subit une première batterie de tests : prises de sang, radio, échographie. L'équipe hospitalière la libère dans la soirée. Elle se retrouve au camp de réfugiés de Saint-John Perse.

 

Durant quelques jours au camp, Marianouch refuse de boire et de s'alimenter. Il n'y a pas de toilettes sur le camp, et se baisser lui est douloureux. Son état de santé s'aggrave. Elle est conduite au CHU où elle est prise en charge. Après diverses analyses, le diagnostic est sans appel : Marianouch souffre de calculs dans la vésicule, qui se seraient aggravés lorsqu'elle a refusé de boire durant plusieurs jours.

 

Lundi dernier, la septuagénaire a été reconduite au camp de réfugié Saint-John Perse, après une semaine de prise en charge par les services hospitaliers. "Un médecin du service gériatrie m'a dit sèchement au téléphone : 'je ne prendrai plus de sans-papiers. On ne l'opèrera pas, elle n'est pas à un an près'", indique une bénévole de l'association Solidarité réfugiés. Illégal ? Il semblerait que si le pronostic vital d'une personne n'est pas engagé, le médecin peut choisir de ne pas aider une malade.

 

Son prochain rendez-vous avec un médecin est prévu le 2 octobre prochain. En attendant, Marianouch a rendez-vous avec le Cada pour tenter de régulariser sa situation. Si elle a pu bénéficier de quelques jours d’hôtel, se pose toujours le problème de son hébergement.

 

Pour l’instant, le CHU reste muet.

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 16:29
Mort de Denko : plainte classée sans suite

Le 6 janvier, un jeune homme d’origine Malienne, Denko Sissoko, trouvait la mort en chutant du 8e étage du foyer Bellevue, deux mois après son arrivée à Châlons.

 

Fin mars, les parents du jeune homme, arrivé en France en novembre, déposaient une plainte contre X pour homicide involontaire, mise en danger de la vie d’autrui, délaissement et non-assistance à personne en danger. Les recherches menées depuis sous la direction du parquet ont trouvé leur conclusion ce mercredi : «L’enquête a permis d’exclure toute intervention d’un tiers dans la survenue de son décès. » Le procureur de la République précise toutefois que «l’enquête n’a pas permis de trancher entre l’hypothèse d’un suicide ou une chute accidentelle». Le dispositif de prise en charge des jeunes mineurs isolés, s’il «peut encore être amélioré» permet néanmoins «d’assurer leur prise en charge et leur hébergement de manière suffisante», rajoute encore le procureur.

 

Faute d’infraction relevée, la plainte de la famille de Denko Sissoko a été classée sans suite.

La copie du dossier de la procédure a été sollicitée afin de prendre connaissance des mesures d'investigation diligentée. Une plainte avec constitution de partie civile va être déposée.

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 15:44
Des migrants évacués à Reims pour faire place «propre» lors d’une inauguration d’un bailleur

Les réfugiés faisaient-ils mauvaise image pour le bailleur social Reims Habitat ? C’est en tout cas ce que peut laisser penser la demande d'évacuation de ce camp que le bailleur a formulé auprès des forces de l'ordre.

Installés depuis plusieurs mois et suivi par des associations, les réfugiés, une douzaine au total en provenance d’Albanie, Arménie et Tchétchénie, ne posaient visiblement pas de problèmes. Une situation transitoire pour ces familles avec des enfants, en attente d'un hébergement d’urgence.

Le bailleur social rémois, visiblement agacé par la présence de ce camp, a donc demandé, quelques jours avant la date de l’inauguration de son nouveau centre d’affaire, l'évacuation de ce camp par la police nationale. Hier matin, les forces de l'ordre sont intervenues pour évacuer le camp, boulevard Eisenhower, le jour même de l’inauguration de ce bâtiment, prévue à 16h.

Ils logeaient près du CADA et de grosses pierres ont remplacé la pelouse...

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 08:28
L’accueil des mineurs isolés étrangers dans la Marne

Le 6 Janvier 2017, un jeune malien de 16 ans, Denko Sissoko, est découvert mort au pied de l’immeuble du SAMIE. Ce décès ne sera rendu public que le lundi 9 janvier. Pour le Conseil Départemental et la gouvernance de la Sauvegarde ce ne peut être qu’un suicide, son accueil dans la Marne n’est en rien responsable de ce geste désespéré… Fermez le ban !

(…)

Mobilisons-nous !

Cinq mois après cette mort d’un jeune de 16 ans, les conditions d’accueil n’ont pas fondamentalement changé :

- Ce ne sont pas des travaux de rafistolage qu’il faut, mais le déménagement de ce SAMIE dans un lieu d’accueil digne de ce nom, strictement réservé aux MIE.

- 4 éducateurs pour plus de 70 jeunes est en soi un scandale ! La « gouvernance » de la Sauvegarde a accepté cette commande du Conseil départemental qui tend à prouver que ce n’est pas (ou plus) une association à but non lucratif mais une entreprise en recherche de marchés acceptant tout et n’importe quoi des donneurs d’ordre.

- Un encadrement médical de mineurs en difficultés sanitaires et psychologiques doit se mettre en place.

- Un encadrement éducatif, pédagogique et juridique doit être assuré.

- La hiérarchie du SAMIE ne doit pas être l’auxiliaire de police. Elle n’a pas pour fonction de fouiller les chambres des jeunes, ni de renseigner la police permettant leur expulsion, ni d’ordonner aux équipes éducatives de le faire.

Nous devons donc nous mobiliser pour imposer ces changements.

Le Conseil départemental ne manquera pas de nous rétorquer que tout cela coûtera trop cher ! En 2016, il a consacré 3 millions d’euros aux mineurs isolés étrangers sur un budget de 500 millions (soit 0,6 %). Mais, nous ne savons rien sur le détail de ces dépenses. Par exemple, il mène un travail juridique de suspicion généralisée au sujet de la minorité de ces jeunes. Il paie ainsi (certainement grassement) un cabinet d’avocats rémois pour tenter d’éliminer le maximum de jeunes de cet accueil en mettant en cause (la plupart du temps sans preuve réelle) l’authenticité des documents d’état civil produits. A cela peuvent s’ajouter des examens médicaux voulant soi-disant prouver que le jeune a plus de 18 ans alors que le résultat de ces examens a une marge d’erreurs d’environ 18 mois.

C’est de l’argent public, le Conseil départemental doit donner le détail de ses comptes !

Comité Denko Sissoko, ne tournons pas la page

(le tract complet en pièce jointe)

Deux évènements à Reims le samedi 20 mai 2017

Samedi 15h Rencontre avec Olivier Favier Médiathèque Jean Falala

Samedi 19h Ciné-débat « J’ai marché jusqu’à vous » (52 min), auteur, réalisateur Rachid Oujdi, musique HK,  Maison de quartier « Maison Blanche », 41 boulevard des Bouches du Rhône.

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 13:31

Les immigrés albanais qui avaient pris position place de la Libération lundi 10 avril au soir devant la préfecture de l’Aube ont été délogés par la police mardi dans l’après-midi.

 

Il y a plusieurs mois de cela, ils avaient dressé leurs tentes sur le terre-plein central du boulevard Jules-Guesde. Avec femmes et enfants, ils tentaient de survivre. En restant à proximité de ceux qui pouvaient les aider, au local de la Croix-Rouge.

 

Depuis, on ne les voyait plus. Certains avaient trouvé refuge à l’hôtel, d’autres dans les locaux de certaines associations. Mais las de ne pouvoir obtenir d’hébergement pérenne, en attendant la décision finale s’agissant de l’asile qu’ils réclament, ils ont décidé de se montrer.

 

Au nombre de plusieurs dizaines – dont quelques enfants – ces ressortissants d’Albanie entendaient protester, réclamant une décision, un règlement de leur cas.

 

«Ils ont passé la nuit là. Ils étaient encore sur leur carré de verdure à 15 h, mais vers 17 h, ils étaient partis », témoigne un riverain.

 

Une procédure pour tentative de création d’habitation temporaire en réunion a été ouverte par le parquet.

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