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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 11:30
Mystérieuses dégradations sur les gaines du combustible et autres incidents en série à la centrale de  Chooz B2

Le vendredi 12 février à 22h00, les équipes de la centrale de Chooz procèdent à la mise à l’arrêt de l’unité de production n°2 afin d’effectuer le rechargement d’une partie de son combustible et de réaliser quelques opérations de maintenance dans le cadre d’un Arrêt pour simple rechargement (ASR).

Une opération qui se déroule en 7 étapes :

- L'arrêt du réacteur consiste à refroidir et dépressuriser progressivement le circuit primaire. L'eau du circuit, initialement à 155 bars de pression et 300°C, retrouve en quelques jours des conditions ambiantes.

- Pour accéder au combustible, le couvercle de la cuve du réacteur doit être dévissé à l'aide d'une machine spécifique.

- Une fois extrait de la cuve, le combustible est entreposé dans la piscine du bâtiment combustible.

- Il n'y a plus de combustible dans la cuve, les circuits sont vidangés afin de procéder aux différentes opérations de maintenance programmées.

- Le combustible, dont 1/3 est neuf, est transféré de la piscine du bâtiment combustible vers la cuve du réacteur.

- La cuve est refermée.

- Après avoir effectué les essais de fonctionnement et obtenu l'accord de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le réacteur peut être redémarré. A l’issue de ces sept étapes, l’unité de production n°2 sera ensuite reconnectée au réseau national et produira de l'électricité décarbonée en toute sûreté

La date prévisionnelle de reconnexion de l’unité de production n°2 de Chooz au réseau national d’électricité prévue le 30 juin 2021 est repoussée au 31 août 2021, voir même plus tard. Pourquoi ?

Lors du déchargement du réacteur, il a été constaté des traces blanchâtres sur certains assemblages de combustible. De mystérieuses dégradations ont été constatées sur les gaines du combustible au sein du réacteur. L’anomalie détectée est une première en France. Des expertises techniques sont en cours pour déterminer la nature et l’origine des traces observées sur quelques assemblages. Depuis quatre mois, EDF et l’autorité de sûreté nucléaire le maintiennent à l’arrêt par précaution le temps des expertises. Pas de danger, assurent-ils.

Par ailleurs, ont été réalisées des extractions de crayons combustibles des assemblages, afin de les expertiser. Lors d’une de ces extractions, deux crayons de combustibles se sont rompus, alors qu’ils étaient toujours sous eau. Les opérations d’extraction ont été réalisées sous eau et il n’a été constaté aucune augmentation de la radioactivité dans l’eau de la piscine, ni dans le bâtiment. Il ne s’agit donc pas d’un événement présentant un risque pour la sûreté de l’installation.

On apprenait aussi que le dimanche 6 juin 2021 aux alentours de 19h30, l'ouverture de soupapes situées en salle des machines (dans la partie non nucléaire des installations) a occasionné du bruit susceptible d'être entendu aux abords du site durant une dizaine de minutes. Ces soupapes permettent d'évacuer le trop plein de vapeur dans une partie annexe de la salle des machines.

Le 30 mars 2021, les équipes de la centrale de Chooz réalisent des prélèvements sur les effluents d’une station d’épuration desservant des bâtiments administratifs du site, afin de contrôler la qualité de l’eau. Après analyses par un laboratoire externe, les échantillons prélevés révèlent un rendement de traitement de 57,5 % pour un attendu fixé par la réglementation supérieur à 60 %. Les investigations pour déterminer l’origine de ce manque de rendement sont en cours. Dans l’attente d’un nouveau prélèvement de contrôle, des boues «activées biologiquement», boues permettant d’optimiser le traitement de la station d’épuration, ont été ajoutées.

Dans la nuit de mercredi 09 décembre au jeudi 10 décembre 2020, vers 3h30 et dans l'après-midi du vendredi 1er janvier 2021, vers 15h40, une sirène d’alerte PPI située sur la commune de Chooz s’est déclenchée de façon intempestive. Il n’y aurait aucun risque pour la population, ni d’alerte PPI. Un diagnostic technique est en cours afin de déterminer l’origine du dysfonctionnement de cette sirène.

 

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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 17:34
Procès des opposants à Cigéo pour association de malfaiteurs les 1, 2 et 3 juin à Bar-le-Duc

Les 1, 2 et 3 juin 2021 aura lieu au Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc le procès des sept prévenu-es de l'instruction* en association de malfaiteurs ouverte à l'encontre des opposant-es au projet Cigéo, en juin 2017. Il s'agira du point final d'une longue instruction de quatre ans au cours de laquelle la répression du mouvement en lutte contre le projet d'enfouissement des déchets nucléaires Cigéo à Bure a atteint son paroxysme.

Contrairement aux élucubrations parfois proférées, les prévenu-es ne sont pas poursuivi-es pour les événements liés à la manifestation du 18 février 2017 devant l'Andra, ni pour ceux concernant l'affaire de l'hôtel/restaurant du Bindeuil du 21 juin 2017. Le procès portera uniquement sur la manifestation du 15 août 2017 à Bure où des centaines d'opposant-es avaient participé. La présence extrêmement disproportionnée des forces de l'ordre avait mené à des affrontements au cours desquels un manifestant avait été gravement mutilé après avoir reçu une grenade sur le pied. Du côté des parties civiles, les gendarmes déplorent quant à eux des acouphènes.

Les opposant-es au projet Cigéo, dans leur ensemble et toute leur diversité ont fait de ce procès celui de la lutte contre le projet Cigéo et du nucléaire.

Un rassemblement est prévu durant les trois jours et se prolongera si les audiences venaient à se poursuivre au-delà du 3 juin. La programmation sera consacrée à la lutte contre la poubelle nucléaire et son monde.

Une manifestation en soutien aux personnes mises en examen est prévue dans les rues de Bar-le-Duc le 1er juin à 14h, au départ de la Place Saint-Pierre.

Un dossier de presse a été réalisé pour l'événement, à retrouver ci après**. Figurent dans ce dossier des informations pratiques, un avant-propos des prévenu-es à l'attention de la presse, une recontextualisation du procès et un rappel de l'historique de la lutte contre le projet Cigéo. Il renvoie vers des sites internet et des communications nécessaire à la compréhension de ce qui se jouera lors du procès des 1, 2 et 3 juin, en particulier vers des éléments d'informations importants sur "l'association de malfaiteurs", l'historique complet de l'instruction, et la répression policière et judiciaire autour de Bure. Les personnes-ressources, les soutiens (différentes tribunes ont été publiées depuis quelques semaines) et le programme y sont également intégrés.

Un point presse sera installé à proximité de stand de la Coordination Stop Cigéo sur la place Saint-Pierre et sera matérialisé par un panneau. Des dossiers de presse y seront distribués. Les médias sont invités à venir s'y présenter et pourront être mises en contact avec des personnes acceptant de répondre à leurs questions, notamment concernant la lutte contre le projet Cigéo.

Une conférence de presse aura lieu le 1er juin aux environs de 13h lors de la suspension de l'audience, sur le perron du Tribunal de Grande Instance. Les personnes poursuivies seront présentes accompagnées de leurs avocats.

En savoir plus :

Mail : 123proces@riseup.net

Site : https://noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org/

*Historique de l'instruction et recontextualisation des charges :

https://noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org/antecedents-familiaux/

**Dossier de presse :

https://noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org/files/2021/05/dossier_de_presse_123proces-1.pdf 

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22 avril 2021 4 22 /04 /avril /2021 11:32
C’est qui les «malfaiteurs» ? Relaxe pour les inculpé.e.s !

La criminalisation de nos luttes

1.2.3 juin à Bar-le-Duc

contre Cigéo, le nucléaire et la criminlisation de nos luttes !

Après 4 années d’instruction pour « association de malfaiteurs », des milliers d’heures d’écoutes par la gendarmerie, un dossier de 15.000 pages, des mètres cubes de matériel saisi, un harcèlement policier omniprésent dénoncé par la Ligue des Droits de l’Homme, l’heure de la mascarade judiciaire a sonné. Les 1er, 2 et 3 juin au Tribunal de Bar-le-Duc se tiendra le procès des sept « malfaiteurs » de la lutte à Bure. Des ami.e.s luttant contre le projet de méga-poubelle atomique Cigéo, ont été privé.e.s de leur liberté de circuler et empêché.e.s de se parler pendant de longues années. Cette procédure a constitué une peine et a tenté de paralyser tout un mouvement de résistance. Ce qu’on musèle chez ces personnes, c’est leur engagement antinucléaire, leurs convictions et leur liberté d’expression.

Nous sommes toutes des malfaiteurs !

Il n’y a toujours aucun déchet nucléaire à Bure. Pour autant, nous sommes à un moment charnière car Cigéo pourrait bientôt être reconnu d’utilité publique : expropriations, défrichement du Bois Lejuc et premiers chantiers pourraient voir le jour d’ici 2022. Nous ne nous laisserons pas faire. Ce « procès des malfaiteurs » sera surtout le procès de CIGEO et du nucléaire.

Il est temps de dénoncer l’association de malfaiteurs comme outil de criminalisation de nos luttes. Cet outil juridique, issu des lois dites « scélérates » et de l’antiterrorisme, est utilisé pour tenter de paralyser toutes les formes d’auto-organisation partout en France et ailleurs : contre des Gilets Jaunes, des personnes des quartiers populaires, des antifascistes, des écologistes…

Leur justice en carton-pâte ne nous fait pas peur : le 1er, 2 et 3 juin, réunissons-nous à Bar-le-Duc devant le tribunal. Soyons nombreux.ses à affirmer notre opposition au nucléaire, à soutenir nos ami.e.s, à célébrer toutes nos luttes et à dénoncer cette instruction.

C’est le moment d’enterrer CIGEO !
RDV le 1er juin à partir de 9h à Bar-le-Duc sur la place Saint-Pierre

Tous les jours du procès : rassemblement devant le tribunal

Mardi 1er juin 14h : cortège festif ! 
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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 09:06
La centrale nucléaire de Fessenheim à l'arrêt

Le dimanche 5 avril "à 10H32, l'unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) et dernier réacteur en service a été déconnectée temporairement du réseau électrique national. Objectif : réaliser une intervention de courte durée sur un robinet situé dans la zone nucléaire de l'installation et sur lequel a été constaté un dysfonctionnement", a indiqué EDF dans un communiqué diffusé sur le site Internet dédié à la centrale.

Le robinet en question est situé "sur un circuit d'air", a précisé un porte-parole d'EDF. "Cette opération est sans impact sur la sûreté de l'installation et sur l'environnement", a insisté EDF. "L'unité de production sera reconnectée au réseau électrique quand le robinet sera de nouveau opérationnel". Selon le porte-parole d'EDF, le réacteur devrait être reconnecté "mardi". D'ici là, la centrale n'injectera plus d'électricité sur le réseau

Le réacteur mis à l'arrêt dimanche est en effet le dernier encore en fonction à Fessenheim, doyenne des centrales nucléaires françaises, après l'arrêt définitif du premier réacteur le 22 février. Le deuxième sera débranché le 30 juin 2020.

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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 21:22
Chooz : Le remplacement d’une pièce provoque une panne sur le réacteur 1

Le 15 février 2020, les équipes de la centrale de Chooz procèdent au remplacement d’une sonde de température sur l’une des deux pompes du circuit d’alimentation de secours des générateurs (ASG) de vapeur de l’unité de production n°1. Ce système de sauvegarde permet de réalimenter en eau les générateurs de vapeur en cas de défaillance du circuit normal d’alimentation. Les générateurs de vapeur sont des échangeurs thermiques entre l’eau du circuit primaire, portée à haute température et à pression élevée dans le cœur du réacteur, et l’eau du circuit secondaire, qui se transforme en vapeur et alimente la turbine. Le système d’alimentation de secours des générateurs de vapeur assure cette alimentation pendant les phases de mise en service et de mise à l’arrêt du réacteur ainsi qu’en situation accidentelle.

Le capteur de température est remplacé le 16 février.

Le 19 février, un essai périodique de fonctionnement  du système ASG est réalisé sur cette même pompe. Durant l’essai, une fuite d’huile se produit au niveau de la sonde remplacée quelques jours auparavant. Après analyse, il s’avère que l’écrou de serrage utilisé lors du remplacement de la sonde était différent du joint d’origine et ne garantissait pas l’étanchéité du circuit.

Selon EDF, dès la détection de cet événement, les équipes de la centrale ont immédiatement remplacé l’écrou inétanche, permettant de retrouver l’entière disponibilité du circuit. Cet événement n’a pas eu de conséquence pour la sûreté de l’installation, ni pour la sécurité des intervenants. La seconde pompe était quant à elle pleinement disponible.

Cette inétanchéité n’ayant pas été détectée dès le remplacement du matériel, elle a rendu l’une des deux pompes de secours indisponible durant près de 5 jours. Or, le délai de remise en conformité requis pour ce matériel étant de 3 jours, la Direction de la centrale de Chooz a déclaré cet événement à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) le 24 février 2020 comme significatif pour la sûreté au niveau 1 (anomalie) de l’échelle INES qui en compte 7. Ce classement au niveau 1 a été confirmé par l‘ASN le 4 mars.

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 16:01
Festival les BURE’LESQUES
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26 juin 2019 3 26 /06 /juin /2019 16:07
Incident à la centrale nucléaire de Cattenom

Le centre nucléaire de production électrique (CNPE) de Cattenom dispose de quatre réacteurs nucléaires à eau pressurisée (REP) d'une puissance de 1 300 mégawatts électriques chacun.

Dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 juin 2019, l' opérateur de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) a procédé à la mise à l’arrêt de l’unité de production n°4. Une mesure prise  "en application des consignes d’exploitation" selon le communiqué officiel d'EDF.

Toujours selon le laconique communiqué de l'opérateur,  "Cet arrêt est lié à la perte de l’alimentation électrique d’une armoire électronique. Les règles d’exploitation en vigueur  prévoient dans cette situation l’arrêt de l’unité de production concernée. Cet arrêt est sans impact pour la sûreté des installations et les équipes réalisent en ce moment le changement de l’alimentation électrique en vue de redémarrer l’unité de production".

Depuis le samedi 11 mai 2019 l’unité de production n°1 est en arrêt "programmé pour maintenance et renouvellement du combustible."   

Les unités de production n°2 et n°3  sont en fonctionnement et alimentent le réseau électrique national.

 

Autres incidents en 2019

L’exploitant de la centrale nucléaire de Cattenom a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire

- le 2 janvier 2019, un événement significatif relatif à la sûreté concernant l’indisponibilité d’un des deux groupes électrogènes de secours à la suite du blocage d’une vanne empêchant le démarrage du moteur.

- le 12 février 2019, un événement significatif relatif à la sûreté concernant la détection tardive de l’indisponibilité d’une des deux voies du circuit d’injection de sécurité du réacteur 4.

- le 26 février 2019, un évènement significatif relatif à la radioprotection concernant le dépassement du quart d’une limite de dose individuelle annuelle.

 

Anomalies génériques 2019

EDF a déclaré à l’ASN le 8 février 2019 un événement significatif pour la sûreté nucléaire relatif à un défaut de résistance au séisme des vannes du système de ventilation du bâtiment réacteur à l’arrêt et du système de surveillance atmosphérique de l’enceinte de confinement des réacteurs en fonctionnement des centrales nucléaires de Belleville-sur-Loire, Blayais, Cattenom, Chinon, Chooz, Civaux, Cruas-Meysse, Dampierre-en-Burly, Flamanville, Golfech, Gravelines, Nogent-sur-Seine, Paluel, Penly, Saint-Alban, Saint-Laurent-des-Eaux et Tricastin.

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 08:46
Deux anomalies à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine

Chaque centrale nucléaire devrait être équipée de deux groupes électrogènes de secours à moteur diesel1. En cas de perte des deux sources électriques externes, ces groupes permettent d’alimenter en électricité et assurer le fonctionnement des systèmes de sauvegarde qui seraient mis en œuvre en cas d'accident. Ces groupes sont redondants, situés sur deux voies indépendantes (A et B) séparées physiquement l’une de l’autre. En cas d’accident, un seul groupe électrogène est suffisant pour assurer l’alimentation des matériels de sauvegarde du réacteur. Certains éléments de ces diesels sont flexibles et rattachés au génie civil. Ces éléments véhiculent l’eau, l’huile, le carburant et l’air nécessaires au bon fonctionnement du diesel.

 

Par un communiqué d’EDF du 7 mai 2017, on apprenait que plusieurs tranches de centrales nucléaires, dont Nogent-sur-Seine, faisaient l’objet d’anomalies au niveau des groupes électrogènes de secours à moteur diesel.

 
Défaut de résistance au séisme d’ancrages des systèmes auxiliaires des groupes électrogènes de secours à moteur diesel des réacteurs d’EDF

Par un communiqué de l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire), on apprenait qu’ EDF avait déclaré en 2017 un événement significatif pour la sûreté portant sur l’absence de démonstration de résistance au séisme des ancrages dans le génie civil de systèmes auxiliaires des groupes électrogènes de secours à moteur diesel (diesels de secours) de de ses réacteurs électronucléaires de 1300 MWe. L’ASN avait classé cet événement au niveau 2 sur l’échelle INES. L’évènement recouvre à la fois des problèmes de conception génériques à l’ensemble des réacteurs concernés et des problèmes locaux liés à un mauvais état ou à un mauvais montage des ancrages. L’ASN a classé aussi au niveau 2 de l’échelle INES cet événement significatif pour 11 réacteurs supplémentaires : les réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire du Blayais, 1 à 6 de la centrale nucléaire de Gravelines, 1 et 2 de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux et 2 de la centrale nucléaire de Chinon.

Cet événement est par ailleurs classé au niveau 1 de l’échelle INES pour les réacteurs 3 et 4 de de la centrale nucléaire du Blayais, 2 de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly, 1 de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, 1, 3 et 4 de la centrale nucléaire de Chinon et 1, 2, 3 et 4 de la centrale nucléaire du Tricastin car ils sont également affectés par cet écart mais à un degré moindre.

Les contrôles complémentaires ont également révélé de nouveaux défauts de résistance au séisme pour les réacteurs de la centrale nucléaire de Paluel, de Saint-Alban, de Belleville-sur-Loire et pour le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. Pour ces réacteurs, les défauts sont de même nature que ceux ayant déjà fait l’objet des notes d’information précitées.

 

Non tenue aux séismes de flexibles de diesel de secours

Fin 2018, la centrale du Tricastin a mis en évidence un risque d’interaction de certaines parties solidaires des diesels (flexibles) avec le génie civil ou avec des parties fixées à celui-ci. Suite à ce constat, un programme de contrôles a été déployé pour tous les réacteurs du parc nucléaire en exploitation.
Selon le nombre de voies concernées, la nature du génie civil environnant et le niveau de séisme considéré (SMHV ou SMS)2, le risque en cas de séisme n’est pas le même pour tous les réacteurs.
Par ailleurs, pour EDF, même si un constat a été identifié, il n’est pas certain que les flexibles seraient inopérants. Ces matériels sont en effet armés et intrinsèquement robustes. Une perte de fonctionnalité temporaire serait sans incidence. Toutefois, par prudence et de manière très pénalisante, cette déclaration considère la perte effective et définitive de la fonction de chaque flexible pour chaque cas d’interaction possible entre ce flexible et la structure fixe environnante. Chaque constat a été aussitôt traité, à l’exception de ceux présents sur la voie A du réacteur n°4 de Paluel, actuellement à l’arrêt.

Le 6 mai 2019, à défaut d’avoir pu démontrer le maintien du bon fonctionnement de ces flexibles en cas de séisme de niveau SMHV sur les deux diesels de secours, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un événement significatif générique au niveau 2 de l’échelle INES pour les réacteurs de Gravelines, de Paluel et de Civaux.

Les constats identifiés ont également conduit à déclarer un événement significatif générique classé au niveau 1 de l’échelle INES pour les réacteurs de Cruas, Nogent sur Seine et le réacteur n°3 de Tricastin (pour ces réacteurs, EDF a démontré qu’au moins un des deux diesels resterait fonctionnel en cas de séisme de niveau SMHV) et au niveau 0 sous l’échelle INES pour les réacteurs de Fessenheim, Saint Laurent des Eaux B, n°3 de Dampierre, n°2 de Tricastin et n°1 de Blayais. Pour ces réacteurs, EDF a démontré qu’au moins un des deux diesels resterait fonctionnel en cas de séisme de niveau SMS.

 

Ceci concerne la 1ère anomalie. Mais pour la 2nde anomalie, rien ne transparait pour l’instant. Celle-ci est-elle liée à la visite décennale de l’unité de production nº 1, débutée en avril, temps fort du grand carénage qui doit permettre d’allonger la durée de vie à 60 ans ?

 

1 EDF ayant déclaré rencontrer des difficultés pour installer ces groupes électrogènes de secours, l’ASN a décidé de modifier le calendrier de mise en service des groupes électrogènes à moteur diesel d’ultime secours (DUS). L’ASN a assorti ce rééchelonnement, qui s’étend jusqu’au 31 décembre 2020, de prescriptions relatives au contrôle de la conformité des sources électriques existantes.

2 Le dimensionnement des systèmes d’une centrale nucléaire implique la définition de deux niveaux de séisme de référence : le séisme maximal historiquement vraisemblable (SMHV) qui est supérieur à tous les séismes s’étant produit au voisinage de la centrale depuis mille ans, et le séisme majoré  de sécurité (SMS), séisme hypothétique d’intensité encore supérieure.

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 15:01
HISTOIRES ET TÉMOIGNAGES DES LUTTES À BURE, DE 1994 À AUJOURD’HUI.

Reims, Maison de Quartier le Flambeau, 13 rue de Bétheny, bus 8. 10. 11 arrêt Sébastopol.

Le Samedi 23 février à 19 heures.

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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 16:09
Arrêt de la tranche 1 de la Centrale de Chooz

L’eau est une ressource stratégique pour les voisins belges et leurs activités économiques : industriels, acteurs du tourisme, collectivités locales, etc. La centrale doit donc s’assurer qu’ils disposent en permanence d’une ressource en eau suffisante pour le fonctionnement de leurs activités. Depuis quelques semaines, le niveau de l’eau est scruté avec attention. Avec les conditions climatiques, le fleuve a soif et ne dispose pas d’un débit suffisant.

Or, un accord transfrontalier stipule que : «Lorsque la moyenne sur 12 jours glissants du débit aval journalier de la Meuse descend en dessous de 22 m³/seconde, une unité de production doit être arrêtée. Si le débit sur 12 jours glissants passe sous les 20 m3/seconde, les deux unités de production doivent être arrêtées».

Le débit de la Meuse est de nouveau passé en dessous du seuil de 22 m3/seconde. Les équipes de la centrale nucléaire de Chooz ont donc momentanément cessé l’activité de la tranche 1 dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 octobre 2018.

Selon EDF, ce débit de la Meuse n’entrave pas la sécurité de la centrale qui n’aurait besoin que de 6 m3/seconde de débit pour garantir le refroidissement des installations.

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 14:08
BURE ET LONGWY AU TEMPS DES CERISES
A l'initiative du Comité "Brut de Bure" et l'EGREGORE
 
BURE ET LONGWY 
s’invitent
AU TEMPS DES CERISES
Jeudi 28 juin 2018
 

14 h : RENCONTRE avec Sébastien Bonetti. Présentation du dernier document Bure en Lutte.

La période qui sera évoquée s'attache à la prise collective du Bois Lejuc tout proche de Mandres en Barrois (Meuse), le 19 juin 2016, son occupation durant trois semaines, la première expulsion spectaculaire, l'implantation par l'ANDRA d'un mur de béton de plus d'un km et sa mise à terre par la vague "Bure de Merlin" les 14 et 15 août 2016... L'occupation de la forêt durant un an et demie... jusqu'à l'expulsion militaire le 22 février 2018.

L'idée c'est de consacrer deux heures depuis la présentation de l'extrait du doc et puis la discussion qui s'en suivra ensemble.

 

Ce qui nous mène avec Steve Bingham pour les présentations et la transition ...ainsi, nous évoquerons l'érosion des bassins industriels de sidérurgie comme l'avènement de l'industrie nucléaire. 

 

16 h : Rencontre avec Steve Bingham, auteur réalisateur du film Longwy.

Nous évoquerons ce qui a marqué et déterminé son départ des Etats Unis pour l'Europe, ses engagements multiples et notamment auprès des Blacks Panthers comme avocat, ce qui fît de lui une cible du chef du FBI Edgar  Hoover.

Le contexte social en lorraine dans ces années de fer 79-84, où tout semble  encore possible !!? 

 

18 h : Le film Longwy, suivi d'une discussion sur la période et les liens à établir avec le mouvement social actuel, la détermination de l'Etat à anéantir toute contestation par toute une palette de stratégies qui vont de la propagande, du dénigrement, au mépris et à la violence sans limites contre les classes dangereuses.

 
20h : Repas collectif au Temps des Cerises 
A prix libre! 

 

Plus d’infos dans l’Emission L’Egrégore,

tous les lundis 19 h sur Radio Primitive, 92,4 MH

 

Dans son film, Steve Bingham raconte tout : les dures conditions des sidérurgistes (liées à la nature de leur travail et à ses horaires), leur amour de leur métier, les solidarités qu’ils ont construites… Mais aussi la grève des loyers observée par les immigré-e-s pendant un an dans le foyer Sonacotra deMont-Saint-Martin ; le travail des ouvrières aux Faïenceries de Longwy, jusqu’à leur fermeture à l’hiver 1981 et à leur occupation pendant plusieurs mois avec le soutien de syndicalistes CFDT et CGT. Et encore la difficulté d’organiser la vie quotidienne (notamment la garde des enfants, qui empêche les femmes de militer autant qu’elles le voudraient), pendant ces mois d’effervescence ; les répercussions du plan «acier» gouvernemental sur l’économie régionale, avec la disparition des commerces et d’autres entreprises…

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6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 15:47
Bure au Temps des cerises

Samedi 12 mai 2018 à 16h

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