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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 09:06
La centrale nucléaire de Fessenheim à l'arrêt

Le dimanche 5 avril "à 10H32, l'unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) et dernier réacteur en service a été déconnectée temporairement du réseau électrique national. Objectif : réaliser une intervention de courte durée sur un robinet situé dans la zone nucléaire de l'installation et sur lequel a été constaté un dysfonctionnement", a indiqué EDF dans un communiqué diffusé sur le site Internet dédié à la centrale.

Le robinet en question est situé "sur un circuit d'air", a précisé un porte-parole d'EDF. "Cette opération est sans impact sur la sûreté de l'installation et sur l'environnement", a insisté EDF. "L'unité de production sera reconnectée au réseau électrique quand le robinet sera de nouveau opérationnel". Selon le porte-parole d'EDF, le réacteur devrait être reconnecté "mardi". D'ici là, la centrale n'injectera plus d'électricité sur le réseau

Le réacteur mis à l'arrêt dimanche est en effet le dernier encore en fonction à Fessenheim, doyenne des centrales nucléaires françaises, après l'arrêt définitif du premier réacteur le 22 février. Le deuxième sera débranché le 30 juin 2020.

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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 21:22
Chooz : Le remplacement d’une pièce provoque une panne sur le réacteur 1

Le 15 février 2020, les équipes de la centrale de Chooz procèdent au remplacement d’une sonde de température sur l’une des deux pompes du circuit d’alimentation de secours des générateurs (ASG) de vapeur de l’unité de production n°1. Ce système de sauvegarde permet de réalimenter en eau les générateurs de vapeur en cas de défaillance du circuit normal d’alimentation. Les générateurs de vapeur sont des échangeurs thermiques entre l’eau du circuit primaire, portée à haute température et à pression élevée dans le cœur du réacteur, et l’eau du circuit secondaire, qui se transforme en vapeur et alimente la turbine. Le système d’alimentation de secours des générateurs de vapeur assure cette alimentation pendant les phases de mise en service et de mise à l’arrêt du réacteur ainsi qu’en situation accidentelle.

Le capteur de température est remplacé le 16 février.

Le 19 février, un essai périodique de fonctionnement  du système ASG est réalisé sur cette même pompe. Durant l’essai, une fuite d’huile se produit au niveau de la sonde remplacée quelques jours auparavant. Après analyse, il s’avère que l’écrou de serrage utilisé lors du remplacement de la sonde était différent du joint d’origine et ne garantissait pas l’étanchéité du circuit.

Selon EDF, dès la détection de cet événement, les équipes de la centrale ont immédiatement remplacé l’écrou inétanche, permettant de retrouver l’entière disponibilité du circuit. Cet événement n’a pas eu de conséquence pour la sûreté de l’installation, ni pour la sécurité des intervenants. La seconde pompe était quant à elle pleinement disponible.

Cette inétanchéité n’ayant pas été détectée dès le remplacement du matériel, elle a rendu l’une des deux pompes de secours indisponible durant près de 5 jours. Or, le délai de remise en conformité requis pour ce matériel étant de 3 jours, la Direction de la centrale de Chooz a déclaré cet événement à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) le 24 février 2020 comme significatif pour la sûreté au niveau 1 (anomalie) de l’échelle INES qui en compte 7. Ce classement au niveau 1 a été confirmé par l‘ASN le 4 mars.

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 16:01
Festival les BURE’LESQUES

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26 juin 2019 3 26 /06 /juin /2019 16:07
Incident à la centrale nucléaire de Cattenom

Le centre nucléaire de production électrique (CNPE) de Cattenom dispose de quatre réacteurs nucléaires à eau pressurisée (REP) d'une puissance de 1 300 mégawatts électriques chacun.

Dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 juin 2019, l' opérateur de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) a procédé à la mise à l’arrêt de l’unité de production n°4. Une mesure prise  "en application des consignes d’exploitation" selon le communiqué officiel d'EDF.

Toujours selon le laconique communiqué de l'opérateur,  "Cet arrêt est lié à la perte de l’alimentation électrique d’une armoire électronique. Les règles d’exploitation en vigueur  prévoient dans cette situation l’arrêt de l’unité de production concernée. Cet arrêt est sans impact pour la sûreté des installations et les équipes réalisent en ce moment le changement de l’alimentation électrique en vue de redémarrer l’unité de production".

Depuis le samedi 11 mai 2019 l’unité de production n°1 est en arrêt "programmé pour maintenance et renouvellement du combustible."   

Les unités de production n°2 et n°3  sont en fonctionnement et alimentent le réseau électrique national.

 

Autres incidents en 2019

L’exploitant de la centrale nucléaire de Cattenom a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire

- le 2 janvier 2019, un événement significatif relatif à la sûreté concernant l’indisponibilité d’un des deux groupes électrogènes de secours à la suite du blocage d’une vanne empêchant le démarrage du moteur.

- le 12 février 2019, un événement significatif relatif à la sûreté concernant la détection tardive de l’indisponibilité d’une des deux voies du circuit d’injection de sécurité du réacteur 4.

- le 26 février 2019, un évènement significatif relatif à la radioprotection concernant le dépassement du quart d’une limite de dose individuelle annuelle.

 

Anomalies génériques 2019

EDF a déclaré à l’ASN le 8 février 2019 un événement significatif pour la sûreté nucléaire relatif à un défaut de résistance au séisme des vannes du système de ventilation du bâtiment réacteur à l’arrêt et du système de surveillance atmosphérique de l’enceinte de confinement des réacteurs en fonctionnement des centrales nucléaires de Belleville-sur-Loire, Blayais, Cattenom, Chinon, Chooz, Civaux, Cruas-Meysse, Dampierre-en-Burly, Flamanville, Golfech, Gravelines, Nogent-sur-Seine, Paluel, Penly, Saint-Alban, Saint-Laurent-des-Eaux et Tricastin.

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 08:46
Deux anomalies à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine

Chaque centrale nucléaire devrait être équipée de deux groupes électrogènes de secours à moteur diesel1. En cas de perte des deux sources électriques externes, ces groupes permettent d’alimenter en électricité et assurer le fonctionnement des systèmes de sauvegarde qui seraient mis en œuvre en cas d'accident. Ces groupes sont redondants, situés sur deux voies indépendantes (A et B) séparées physiquement l’une de l’autre. En cas d’accident, un seul groupe électrogène est suffisant pour assurer l’alimentation des matériels de sauvegarde du réacteur. Certains éléments de ces diesels sont flexibles et rattachés au génie civil. Ces éléments véhiculent l’eau, l’huile, le carburant et l’air nécessaires au bon fonctionnement du diesel.

 

Par un communiqué d’EDF du 7 mai 2017, on apprenait que plusieurs tranches de centrales nucléaires, dont Nogent-sur-Seine, faisaient l’objet d’anomalies au niveau des groupes électrogènes de secours à moteur diesel.

 

Défaut de résistance au séisme d’ancrages des systèmes auxiliaires des groupes électrogènes de secours à moteur diesel des réacteurs d’EDF

Par un communiqué de l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire), on apprenait qu’ EDF avait déclaré en 2017 un événement significatif pour la sûreté portant sur l’absence de démonstration de résistance au séisme des ancrages dans le génie civil de systèmes auxiliaires des groupes électrogènes de secours à moteur diesel (diesels de secours) de de ses réacteurs électronucléaires de 1300 MWe. L’ASN avait classé cet événement au niveau 2 sur l’échelle INES. L’évènement recouvre à la fois des problèmes de conception génériques à l’ensemble des réacteurs concernés et des problèmes locaux liés à un mauvais état ou à un mauvais montage des ancrages. L’ASN a classé aussi au niveau 2 de l’échelle INES cet événement significatif pour 11 réacteurs supplémentaires : les réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire du Blayais, 1 à 6 de la centrale nucléaire de Gravelines, 1 et 2 de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux et 2 de la centrale nucléaire de Chinon.

Cet événement est par ailleurs classé au niveau 1 de l’échelle INES pour les réacteurs 3 et 4 de de la centrale nucléaire du Blayais, 2 de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly, 1 de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, 1, 3 et 4 de la centrale nucléaire de Chinon et 1, 2, 3 et 4 de la centrale nucléaire du Tricastin car ils sont également affectés par cet écart mais à un degré moindre.

Les contrôles complémentaires ont également révélé de nouveaux défauts de résistance au séisme pour les réacteurs de la centrale nucléaire de Paluel, de Saint-Alban, de Belleville-sur-Loire et pour le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. Pour ces réacteurs, les défauts sont de même nature que ceux ayant déjà fait l’objet des notes d’information précitées.

 

Non tenue aux séismes de flexibles de diesel de secours

Fin 2018, la centrale du Tricastin a mis en évidence un risque d’interaction de certaines parties solidaires des diesels (flexibles) avec le génie civil ou avec des parties fixées à celui-ci. Suite à ce constat, un programme de contrôles a été déployé pour tous les réacteurs du parc nucléaire en exploitation.
Selon le nombre de voies concernées, la nature du génie civil environnant et le niveau de séisme considéré (SMHV ou SMS)2, le risque en cas de séisme n’est pas le même pour tous les réacteurs.
Par ailleurs, pour EDF, même si un constat a été identifié, il n’est pas certain que les flexibles seraient inopérants. Ces matériels sont en effet armés et intrinsèquement robustes. Une perte de fonctionnalité temporaire serait sans incidence. Toutefois, par prudence et de manière très pénalisante, cette déclaration considère la perte effective et définitive de la fonction de chaque flexible pour chaque cas d’interaction possible entre ce flexible et la structure fixe environnante. Chaque constat a été aussitôt traité, à l’exception de ceux présents sur la voie A du réacteur n°4 de Paluel, actuellement à l’arrêt.

Le 6 mai 2019, à défaut d’avoir pu démontrer le maintien du bon fonctionnement de ces flexibles en cas de séisme de niveau SMHV sur les deux diesels de secours, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un événement significatif générique au niveau 2 de l’échelle INES pour les réacteurs de Gravelines, de Paluel et de Civaux.

Les constats identifiés ont également conduit à déclarer un événement significatif générique classé au niveau 1 de l’échelle INES pour les réacteurs de Cruas, Nogent sur Seine et le réacteur n°3 de Tricastin (pour ces réacteurs, EDF a démontré qu’au moins un des deux diesels resterait fonctionnel en cas de séisme de niveau SMHV) et au niveau 0 sous l’échelle INES pour les réacteurs de Fessenheim, Saint Laurent des Eaux B, n°3 de Dampierre, n°2 de Tricastin et n°1 de Blayais. Pour ces réacteurs, EDF a démontré qu’au moins un des deux diesels resterait fonctionnel en cas de séisme de niveau SMS.

 

Ceci concerne la 1ère anomalie. Mais pour la 2nde anomalie, rien ne transparait pour l’instant. Celle-ci est-elle liée à la visite décennale de l’unité de production nº 1, débutée en avril, temps fort du grand carénage qui doit permettre d’allonger la durée de vie à 60 ans ?

 

1 EDF ayant déclaré rencontrer des difficultés pour installer ces groupes électrogènes de secours, l’ASN a décidé de modifier le calendrier de mise en service des groupes électrogènes à moteur diesel d’ultime secours (DUS). L’ASN a assorti ce rééchelonnement, qui s’étend jusqu’au 31 décembre 2020, de prescriptions relatives au contrôle de la conformité des sources électriques existantes.

2 Le dimensionnement des systèmes d’une centrale nucléaire implique la définition de deux niveaux de séisme de référence : le séisme maximal historiquement vraisemblable (SMHV) qui est supérieur à tous les séismes s’étant produit au voisinage de la centrale depuis mille ans, et le séisme majoré  de sécurité (SMS), séisme hypothétique d’intensité encore supérieure.

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 15:01
HISTOIRES ET TÉMOIGNAGES DES LUTTES À BURE, DE 1994 À AUJOURD’HUI.

Reims, Maison de Quartier le Flambeau, 13 rue de Bétheny, bus 8. 10. 11 arrêt Sébastopol.

Le Samedi 23 février à 19 heures.

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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 16:09
Arrêt de la tranche 1 de la Centrale de Chooz

L’eau est une ressource stratégique pour les voisins belges et leurs activités économiques : industriels, acteurs du tourisme, collectivités locales, etc. La centrale doit donc s’assurer qu’ils disposent en permanence d’une ressource en eau suffisante pour le fonctionnement de leurs activités. Depuis quelques semaines, le niveau de l’eau est scruté avec attention. Avec les conditions climatiques, le fleuve a soif et ne dispose pas d’un débit suffisant.

Or, un accord transfrontalier stipule que : «Lorsque la moyenne sur 12 jours glissants du débit aval journalier de la Meuse descend en dessous de 22 m³/seconde, une unité de production doit être arrêtée. Si le débit sur 12 jours glissants passe sous les 20 m3/seconde, les deux unités de production doivent être arrêtées».

Le débit de la Meuse est de nouveau passé en dessous du seuil de 22 m3/seconde. Les équipes de la centrale nucléaire de Chooz ont donc momentanément cessé l’activité de la tranche 1 dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 octobre 2018.

Selon EDF, ce débit de la Meuse n’entrave pas la sécurité de la centrale qui n’aurait besoin que de 6 m3/seconde de débit pour garantir le refroidissement des installations.

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 14:08
BURE ET LONGWY AU TEMPS DES CERISES
A l'initiative du Comité "Brut de Bure" et l'EGREGORE
 
BURE ET LONGWY 
s’invitent
AU TEMPS DES CERISES
Jeudi 28 juin 2018
 

14 h : RENCONTRE avec Sébastien Bonetti. Présentation du dernier document Bure en Lutte.

La période qui sera évoquée s'attache à la prise collective du Bois Lejuc tout proche de Mandres en Barrois (Meuse), le 19 juin 2016, son occupation durant trois semaines, la première expulsion spectaculaire, l'implantation par l'ANDRA d'un mur de béton de plus d'un km et sa mise à terre par la vague "Bure de Merlin" les 14 et 15 août 2016... L'occupation de la forêt durant un an et demie... jusqu'à l'expulsion militaire le 22 février 2018.

L'idée c'est de consacrer deux heures depuis la présentation de l'extrait du doc et puis la discussion qui s'en suivra ensemble.

 

Ce qui nous mène avec Steve Bingham pour les présentations et la transition ...ainsi, nous évoquerons l'érosion des bassins industriels de sidérurgie comme l'avènement de l'industrie nucléaire. 

 

16 h : Rencontre avec Steve Bingham, auteur réalisateur du film Longwy.

Nous évoquerons ce qui a marqué et déterminé son départ des Etats Unis pour l'Europe, ses engagements multiples et notamment auprès des Blacks Panthers comme avocat, ce qui fît de lui une cible du chef du FBI Edgar  Hoover.

Le contexte social en lorraine dans ces années de fer 79-84, où tout semble  encore possible !!? 

 

18 h : Le film Longwy, suivi d'une discussion sur la période et les liens à établir avec le mouvement social actuel, la détermination de l'Etat à anéantir toute contestation par toute une palette de stratégies qui vont de la propagande, du dénigrement, au mépris et à la violence sans limites contre les classes dangereuses.

 
20h : Repas collectif au Temps des Cerises 
A prix libre! 

 

Plus d’infos dans l’Emission L’Egrégore,

tous les lundis 19 h sur Radio Primitive, 92,4 MH

 

Dans son film, Steve Bingham raconte tout : les dures conditions des sidérurgistes (liées à la nature de leur travail et à ses horaires), leur amour de leur métier, les solidarités qu’ils ont construites… Mais aussi la grève des loyers observée par les immigré-e-s pendant un an dans le foyer Sonacotra deMont-Saint-Martin ; le travail des ouvrières aux Faïenceries de Longwy, jusqu’à leur fermeture à l’hiver 1981 et à leur occupation pendant plusieurs mois avec le soutien de syndicalistes CFDT et CGT. Et encore la difficulté d’organiser la vie quotidienne (notamment la garde des enfants, qui empêche les femmes de militer autant qu’elles le voudraient), pendant ces mois d’effervescence ; les répercussions du plan «acier» gouvernemental sur l’économie régionale, avec la disparition des commerces et d’autres entreprises…

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6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 15:47
Bure au Temps des cerises

Samedi 12 mai 2018 à 16h

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 21:37
20171204 Meuse, terre des déchets ?

Extraits de la première émission de Ziradio à Bure : "Des déchets de 14-18 à ceux du nucléaire"

Avec des invité-e-s belges, dont :

Isabelle Masson-Loodts est journaliste et réalisatrice belge, membre rédactrice du collectif Huma. Titulaire d’un Master en archéologie préhistorique (Université de Liège), et après 7 ans de travail dans ce domaine, elle est devenue journaliste indépendante par intérêt pour l’environnement, Elle mène depuis 7 ans une grande enquête sur l’héritage environnemental de la Première Guerre mondiale, qui a donné lieu à une série de publications (parmi lesquelles le livre «Paysages en Bataille», Ed. Nevicata, 2014), et se trouve en ce moment au cœur de www.paysagesenbataille.be, un projet documentaire transmédia en cours de réalisation.

«Bouli» Lanners, est un comédien, scénariste, metteur en scène et réalisateur belge francophone

Isabelle nous parle entre autre de 2 villages meusiens encore pollués par les déchets chimiques de 14-18 : Sprincourt, zone rouge après la guerre 14-18 et Muzeray

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 16:46
Bure, la bataille du nucléaire

Bure, la bataille du nucléaire

Gaspard d'Allens et Andrea Fuori

(éditions du Seuil)

 

Un sarcophage gigantesque censé tenir des dizaines de milliers d'années ! C'est au nom de ce projet fou qui serait le plus grand chantier d'Europe que Bure entre Meuse et Haute-Marne, se transforme en zone grillagée et quadrillée de gendarmes. Pour l'industrie nucléaire, ce territoire relégué serait l'exutoire ultime des déchets radioactifs qui s'accumulent et dont elle ne sait que faire. Sur place, les habitants sont de plus en plus nombreux à s'insurger contre la transformation de leur région en «poubelle atomique». Depuis deux ans, des dizaines de personnes s'installent sur plac, occupent une forêt, bloquent les travaux.  La nouvelle bataille du nucléaire est lancée pour empêcher de croire que cette industrie peut continuer sans risque, réinventer des manières de vivre et lutter, imaginer d'autres possibles pour ce pays. Dans cette enquête où l'engagement vécu se mêle au regard journalistique, Gaspard d'Allens et Andrea Fuori n'écrivent pas un livre de plus sur le nucléaire, mais l'histoire en train de se vivre d'une rébellion déterminée contre la violence du monde industriel. Ils révèlent aussi les méthodes manipulatrices des nuc1éaristes, et la façon dont l’Etat achète les consciences pour imposer le si1ence. Le combat vaut d'être mené : ce récit impétueux et pourtant réfléchi convainc qu'il est possible de faire reculer les puissants. Plutôt que la contamination radioactive, parier sur la contagion joyeuse d'une force de résistance.

Gaspard d'Allens est journaliste. Il a déjà publié Les Néo-paysans (Seuil-Reporterre), avec Lucile Leclair, un livre qui a révélé l’importance d'une passionnante mutation agricole, et qui connaît un grand succès. Andrea Fuori s'est installé à Bure il y a plus d'un an, complètement bouleversé par ce qui s’y jouait. Il écrit occasionnellement pour Reporterre et des médias autonomes.

En vente : 12 € (vous ouvez nous le demander)

 

 

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 21:46

De Bure à la loi Travail

Nous ne sommes pas les poubelles du Capital! Rencontrons-nous, .organisons-nous.

 

Nous vous parlons depuis Bure, où depuis près de 25 ans de nombreuses personnes résistent à l'implantation d'une méga-poubèlle nucléaire et la transformation du territoire en désert social. Depuis quelques années, plusieurs dizaines de personnes se sont installées dans les villages alentours pour renforcer le combat. Nous occupons une forêt pour bloquer les travaux, retapons des maisons dans les villages, cultivons des terres agricoles, participons à la vie culturelle locale, avec tous-tes les habitant-es qui refusent la mort de leur territoire.

 

Ce que nous ressentons, depuis Bure, ce sont les contradictions d'un modèle de développement arrivé à bout de souffle. D'un côté, les villages déserts, les maisons en ruine, des agriculteurs sans cesse moins nombreux, les usines qui ferment les unes après les autres, et autant de drames humains ... De l'autre, une nucléarisation du territoire sous couvert de promesses d'emploi et de subventions massives - Cigeo à Bure, EDF à Velaines, SOCODEI à Saint-Dizier, etc. Les chiffres sont sans appel : en 20 ans, malgré des centaines de millions d'euros distribués, à peine 500 emplois ont été créés, Le ratio investissement/emploi se situe entre 400 000 et 1,2 M d'euros. Cette mono-industrie est une arnaque qui promet de faire revivre le tissus économique local mais en approfondit la destruction et la dépendance.

 

À Velaines, les salariés de SODETA ont tenté de reprendre leur usine en SCOP depuis deux ans, mais aucun financement conséquent ne les a accompagné. Le nucléaire finance une machine-outil par-ci, une maison de retraite par-là, mais sûrement pas l'auto-organisation des travailleurs et travailleuses. Depuis l'usine a fermé, et EDF s'apprête à racheter le bâtiment vide : la boucle est bouclée.

 

Le projet CIGEO à Bure, comme la loi travail XXL sont les deux facettes d'un même système capitaliste qui transforme en déchet tout ce qui s'oppose à sa marche forcée. Le capitalisme version Macron ne s'embarrasse plus d'aucune médiation et sacrifie, à coup de bottes, de matraques, de procès, de loi scélérates, des millions de vie sur l'autel du profit. «En Marche», ou crève. «Ceux qui ne sont rien», pour Macron, c'est nous tous-tes: qui luttons contre le patronat dans la. rue à Bar-le-Duc et partout en France, qui luttons pour défendre la paysannerie, qui luttons et s'installons à Bure pour qu'un territoire vive.

                                 .                                                                            

À Chooz, dans les Ardennes, en 1980, les sidérurgistes en lutte de Vireux s'étaient alliés aux antinucléaires pour affirmer leur volonté de vivre au pays. Aujourd'hui, à Nantes, les habitant-e-s de Notre-Dame-des-Landes et les travailleurs-euses de la CGT Vinci, Aéroport Grand Ouest, Nantes Métropole, etc., font front commun contre le projet d'aéroport, et commencent à prendre la rue ensemble lors des luttes sociales. Idem à Rennes et dans d'autres villes. Face à l'offensive générale qui nous est faite, il est temps de dépasser la méfiance mutuelle. Partout, rencontrons-nous directement, au-delà des étiquettes, apprenons à nous connaître pour relier nos vies et nos luttes face au rouleau compresseur qui s'annonce dans les temps à venir !

 

À très bientôt,

 

Quelques habitant-e-s de Bure et des environs.

 

Nos vies, nos activités, nos territoires ne sont pas les poubelles du capitalisme !

 

Contact : bureloitravail@riseup.net

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