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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 20:44
Urgence Sovkipeu

Des dizaines de personnes en situation de détresse (essentiellement des demandeurs d’asile, parmi lesquels 22 mineurs, dont huit enfants de moins de trois ans et un isolé), logent dans un immeuble réquisitionné d’urgence.

Or, ce jour (7 mai) une lettre du tribunal d’instance a été reçue, ordonnant l’évacuation immédiate des lieux avec menace d’usage de la force publique, sans délai et sous des prétextes fallacieux : troubles du voisinage, alors que rien de tel n’a été signalé ; troubles liés à l’insalubrité, alors que rien de tel n’a été établi et que des enfants vivent sur place ; dégradations, alors qu’aucune dégradation n’a eu lieu et que personne n’est entré dans les lieux pour le constater.

Les personnes se retrouveraient alors sans logement, au mépris de toute forme d’humanité. Elles doivent être relogées dans l’immédiat, conformément au Code de l’Action Sociale et des Familles : "Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence".

infos sovkipeu@riseup.net

Rassemblement jeudi 9 mai à 19h devant l'hôtel de ville de Reims.

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27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 09:10
Trois militants «solidaires» des migrants placés en détention

Partie du village italien de Clavière, à deux kilomètres de la frontière, cette manifestation du dimanche 22 avril avait rassemblé cent soixante personnes, en majorité des Italiens et des Français. Elle a permis l’entrée en France de trente à quarante migrants, «qui étaient bloqués à Clavière depuis plusieurs jours».

ls ont franchi la frontière en marchant sur les pistes de ski encore enneigées, le long de la route qui relie Turin à Briançon. Puis, sur la route, ils ont passé un cordon d’une vingtaine de gendarmes dans une grande bousculade, avant de continuer sur les onze kilomètres qui descendent à Briançon. Dans la soirée, alors que «la manifestation était dispersée», Bastien, Théo et Eleonora ont été arrêtés dans la rue, sur la base, semble-t-il, de photos prises par la police lors de la manifestation d’arrivée à Briançon. Ils ont été placés en garde à vue. Celle-ci a été prolongée jusqu’à la comparution immédiate, tenue à Gap mardi 24 avril.

Les trois jeunes gens, âgés de 23 à 26 ans, sont poursuivis pour «aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire national et en bande organisée». Ils encourent une peine allant jusqu’à 10 ans de prison et 750.000 euros d’amende avec une interdiction de pénétrer sur le territoire français. Bastien et Théo sont suisses, Eleonora italienne. Le parquet a requis la détention provisoire, «en raison de l’insuffisance des garanties de représentation et pour prévenir toute réitération des faits». La requête a été suivie par les juges. Théo et Bastien sont transférés à la maison d’arrêt de Gap. Eleonora a rejoint le quartier des femmes de la prison des Baumettes, à Marseille. Jeudi 26 avril, les deux Helvètes ont été transférés également aux Baumettes, «pour des raisons de sécurité». Le parquet craint un rassemblement de soutien annoncé devant la maison d’arrêt de Gap ce vendredi soir. Les prévenus sont en attente de leur procès, qui se tiendra le 31 mai.

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 09:33
Ramassage à Bure le 15 août 2017

Ramassage à Bure le 15 août 2017

L'arsenal du ministère de l'Intérieur sera bientôt doté d'un gros stock de grenades. La Place Beauvau a, en effet, lancé un appel d'offres pour l'achat de 1,2 million de «grenades de maintien de l'ordre et de moyens de propulsion à retard», pour un montant total de 22 millions d'euros. L'information a été publiée dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics, et relevée par Le Canard enchaîné dans son édition du 30 août.

 

Ce stock important est destiné à équiper les CRS, gendarmes mobiles et effectifs de la police nationale. En prévision d'une rentrée agitée sur le plan social ? «Ça n'a rien à voir, répond la Place Beauvau. Il s'agit simplement d'un renouvellement d'appel d'offres arrivé à son terme.»

 

Cette importante commande, qui se divise en cinq lots de différentes références (grenades assourdissantes, lacrymogènes et fumigènes, cartouches-grenades, lanceurs), porte en réalité sur quatre ans. De quoi réalimenter le stock. Et pour cause : il était vide. D'après Le Canard enchaîné, les équipes de maintien de l'ordre n'avaient plus de munitions en prévision des prochains débordements. Conséquence d'un quinquennat Hollande particulièrement actif dans la répression des mouvements sociaux. «Il y a eu Notre-Dame-des-Landes, Sivens, Calais, les manifs contre la loi travail… On n'a pas arrêté de grenader», lance ainsi un représentant des forces de l'ordre dans l'hebdomadaire satirique. Rien qu'à Calais, jusqu'au démantèlement de la jungle à l'automne 2016, les CRS ont tiré 22 000 grenades sur les migrants.

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 18:10
2 anti-BISON convoqués à la gendarmerie de Joinville

Le 14 octobre 2016 naissait l’association “Gudmont dit non” en présence de 85 personnes (sur les 313 recensées en 2013) s’opposant au projet d’usine nucléaire BISON de la multinationale Derichebourg.

Le 21 octobre, les anti-BISON étaient présents au conseil municipal.

Deux membres de l’association Gudmont-Dit-Non (Xavier et Emmanuel) sont convoqués pour une audition à la gendarmerie de Joinville ce samedi 5 novembre à la suite d'une plainte déposée par la mairie de Gudmont-Villiers.

Le collectif Gudmont-Dit-Non est solidaire avec ses membres, ses adhérents et tous les anti-BISON. Il dénonce une mesure d'intimidation de la mairie de Gudmont-Villiers qui ne supporte pas l'opposition des citoyens contre le dangereux projet d'usine radioactive de la multinationale Derichebourg

Ces auditions laissent à penser que la mairie, dépassée par les événements, a définitivement rompu le dialogue avec les citoyens.

Du fait que ce Conseil ne représente plus la majorité des habitants, les anti-BISON renouvellent leur demande formulée quelques minutes avant la tenue du Conseil municipal du 21 octobre : le vote NON au BISON ou la démission immédiate du conseil municipal et de Madame le maire Dominique POUGET

Un rassemblement de soutien aura lieu ce samedi 5 novembre à 9h devant la gendarmerie de Joinville, 22 rue Coquelicots

Que tous les opposants au projet BISON viennent avec banderoles et casseroles (et de quoi faire du bruit), impriment et apportent l’une ou l’autre des affiches.

2 anti-BISON convoqués à la gendarmerie de Joinville

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 19:49
20161024 De Calais à Amiens

Aujourd’hui, c’est le jour de l’image, celui où sont présent-e-s des centaines de journalistes, celui où peuvent enfin partir les personnes qui attendaient parfois depuis des semaines ou des mois, ayant fait le choix souvent par défaut de rester en France, une précieuse place dans un Centre d’Accueil et d’Orientation.

L’expulsion et la destruction à proprement parler ne commenceront que demain, la scène d’aujourd’hui est celle de personnes qui veulent partir, par choix ou par peur de la suite. Simplement, ce départ éclair pour raison d’expulsion rend des images de foules et d’exode, on a l’impression que des conditions plus dignes auraient pu être offertes dans un cadre plus apaisé…

https://passeursdhospitalites.wordpress.com/

En seconde partie, nos impressions sur le procès en appel des 8 de Goodyear.

http://lechatnoir.perso.sfr.fr/radio/20161024-De-Calais-a-Amiens.mp3

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 11:45
Procès de deux opposants ant-Cigéo reporté

Les deux prévenus avaient été interpellés le 16 juillet en marge d'une manifestation dans la forêt de Mandres-en-Barois, près de Bure, et avaient refusé que leur ADN soit versé au fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

Hier devaient se dérouler leur procès devant le TGI de Bar-le-Duc. Plusieurs dizaines de militants anti-nucléaires étaient venus les soutenir.

"Ce fichage pose d'énormes problèmes au niveau légal, il permet de connaître bien plus d'éléments que nécessaire. Il n'y aucune charge contre eux, on veut les faire rentrer de force dans le fichage, c'est une façon de réprimer les militants", a estimé leur avocat, Me Etienne Ambroselli.

A la demande du procureur, le tribunal a renvoyé le procès au 30 janvier, demandant un délai d'examen supplémentaire. L'un des prévenus a lui-même déposé plainte le mois dernier contre l'Agence nationale de gestion des déchets radioactifs pour coups et blessures, affirmant avoir été passé à tabac lors de son interpellation par les vigiles qui l'avaient remis aux gendarmes.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 10:22
PROCÈS DU HIBOU DU BOIS LEJUC

Le 7 juillet 2016, les gendarmes mobiles et les CRS évacuent les opposants à CIGEO occupant le Bois Lejuc à Mandres-en-Barrois. Une personne est blessée, une autre interpellée. Il lui est proposé une comparution immédiate le 8 juillet, qu’elle refusé. Le procès est reporté au 3 Août. Placée sous contrôle judiciaire jusqu’au 3 Août, elle est interdite de se rendre ou de circuler en Meuse et en Haute-Marne.

Finalement, le procès aura lieu le 12 septembre à 15h au tribunal de grande instance de Bar-le-Duc.

Rendez-vous de solidarité le 12 septembre à 14h45 devant le TGI.

Rappel : Le 19 juin lors du pique-nique d’occupation certains manifestant-es portaient un masque de hibou pour tourner en dérision le cynisme de l’exposition «découverte en forêt» de l’Andra. Ce masque est repris depuis lors de chaque manifestation aux abords de la forêt.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 09:29
PROCÈS LE 6 SEPTEMBRE 2016 DE 2 OPPOSANTS A CIGEO

DEUX OPPOSANT-ES AU PROJET CIGEO à BURE

comparaissent pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement ADN

RDV le mardi 6 septembre 2016 à 8h45 devant le tribunal de Bar-le-Duc

A BAS LES MURS ! A BAS LE FICHAGE !

À Bure comme ailleurs, nous refusons le prélèvement et la mise sous scellé de notre ADN.

Dans les semaines, les mois à venir, des militant-es contre le projet CIGEO et son monde vont encore être jugé-e-s devant un tribunal pour avoir refusé d’ajouter leur ADN aux millions de fichiers du FNAEG.

Ça suffit.

Cette répression a trop duré !

Nous sommes de celles et ceux qui voulons vivre dans un monde libéré de toutes formes d’oppression qu’elle soit institutionnelle ou morale.

Nous sommes depuis trop longtemps témoins des dérives administratives autoritaires de l’État.

Nous sommes de celles et ceux qui apprenons à nous libérer de leur emprise sur nos vies.

Nous sommes de celles et ceux qui subissons la répression par le contrôle, le fichage à outrance, par la matraque, les grenades et la privation de liberté.

Nous appelons à l’insoumission face à toute forme de fichage et discrimination.

Nous soutenons et appelons à soutenir toutes les personnes qui le refusent en mettant leur propre liberté en jeu.

Ce procès n’est pas celui de deux militant-es mais celui du fichage par l’ADN et de la répression policière, judiciaire et politique, permanente, illégitime et illégale.

Malgré le bouillon sécuritaire perpétuel, faisons entendre nos voix, celles qui refusent de sacrifier leurs libertés sous le prétexte d’anti-terrorisme. Nous ne sommes pas dupes de la volonté de l’utiliser contre toutes et tous pour faire taire toute contestation.

Mettons un coup d’arrêt au fichage et son monde !

C’est pourquoi plusieurs avocat-es de nos groupes de soutien juridique (Bure, Nancy, Paris) plaideront lors de ces procès en argumentant sur notamment 3 aspects : juridique, scientifique et politique.

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 20:21

Dans le cadre de l'état d'urgence décrété par le Président de la République et prorogé par le Parlement, Isabelle Dilhac, préfète de l’Aube et le préfet de la région Champagne-Ardenne, préfet de la Marne, ont décidé d’interdire, par arrêté préfectoral, toutes les manifestations festives ou revendicatives de voie publique dans l’Aube et la Marne, prévues entre le samedi 28 novembre 0 heure et le lundi 30 novembre à minuit.

Les marchés de Noël dans l’Aube et la Marne ne sont pas visés par ces arrêtés. Pas plus que le match de football Reims-Rennes programmé au stade Delaune ce samedi. Cependant, toutes les marches ou défilés à cette occasion et durant cette période, sont, quant à eux, concernés par l’interdiction.

Ces arrêtés sont justifiés par les préfets par la menace à laquelle le pays est actuellement confronté et l’ouverture ce week-end à Paris-Le-Bourget de la Conférence internationale sur les changements climatiques qui sollicitent très fortement les unités de forces mobiles pour assurer la sécurisation générale du territoire, le contrôle aux frontières qui a été rétabli, la gestion de la crise migratoire et la sécurité de la conférence elle-même, à laquelle participeront 158 chefs d’État et de gouvernement dont il est indispensable d’assurer la protection.

Pour information, l’article 13 de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence modifiée par la loi 2015-1501 du 20 novembre 2015 prévoit un emprisonnement de 3 ans et 7 500 € d’amende en cas de non respect des arrêtes préfectoraux (article 5, 1° et 2°) et l’article 6 prévoit que le ministre de l’intérieur peut prononcer l’assignation à résidence, dans le lieu qu’il fixe, toute personne et à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics...

Dans ce cadre, 58 personnes supposées, selon la police, avoir participé dimanche 22  au rassemblement parisien en soutien aux migrants font l'objet de convocations en vue de pousuites.

Une manière d’étouffer toute contestation sociale !

PS : Les préfets des Arsennes et de la Haute-Marne ont pris les mêmes décisions

PS 2 : Malgré de mêmes arrêtés en Eure et Loir et en Ile de France, les marches sur la COP ont été autorisées à aller jusque Saclay.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 08:55
Deux militants présumés des «Anonymous» interpellés

Deux militants présumés des «Anonymous» (Anonymous est un mouvement hacktiviste, se manifestant notamment sur Internet) sont soupçonnés d’avoir lancé quatre attaques contre des sites web institutionnels. Les deux hommes ont été interpellés mercredi à Reims et à Laxou, près de Nancy. Ils ont passé 48 heures en garde à vue, puis ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, vendredi, dans l’attente de leur jugement le 9 juin prochain.

Le plus jeune des deux suspects, étudiant de 19 ans à Reims est soupçonné d’avoir pris part aux quatre attaques informatiques mais se dit «étranger à celle visant le ministère de la Défense», a précisé Virginie Girard, procureur adjoint à la Juridiction inter-régionale spécialisée à Nancy.

Le plus âgé, bénéficiaire du RSA de 40 ans, ne se voit reprocher que les attaques contre les deux collectivités locales lorraines.

Les auteurs présumés avaient décidé d’agir en deux temps. Une première salve d’attaques visait les sites du conseil général de la Meuse, du conseil régional de Lorraine, et de l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra). Leurs auteurs avaient saturé les serveurs concernés, ce qui avait perturbé l’accès aux sites web. Des actions revendiquées sur les réseaux sociaux par des «Anonymous» se disant opposés au projet de stockage souterrain de déchets nucléaires à Bure (Meuse).

Seconde attaque, le 6 janvier dernier. La cible : le site du ministère de la Défense. Elle avait été revendiquée par un groupe Anonymous disant vouloir «venger» la mort, le 26 octobre, du militant écologiste Rémi Fraisse, opposé au barrage de Sivens.

Ils sont poursuivis pour «accès et maintien frauduleux» dans un système informatique «mis en œuvre par l’Etat», et pour «entrave ou altération du fonctionnement» d’un tel système. En outre, le parquet a retenu la circonstance aggravante que les faits auraient été commis en «bande organisée», ce qui, en vertu d’une loi votée en novembre dernier, double la peine encourue. Elle est désormais de 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende.

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 12:02

Après un marathon judiciaire, la cour d’appel de Paris a relaxé, le 7 novembre, les six Ardennais soupçonnés de violences et de dégradations du local UMP, en 2010.

Les manifestants étaient poursuivis pour des violences faites aux forces de l’ordre et des dégradations commises envers la permanence de l’UMP, lors des grandes manifestations hostiles à la réforme des retraites, à l’automne 2010. Si les faits reprochés sont avérés (vitre brisée, gendarmes et policiers pris sous une pluie de pavés…), la vidéo tournée ce jour-là par la police ne suffit pas à identifier leurs auteurs.

«C’est une décision exceptionnelle. La Cour de cassation avait cassé la décision de relaxe de la cour d’appel de Reims. Dans ces conditions, il est rarissime que la cour d’appel qui statue de nouveau, ose relaxer encore une fois». Autrement dit : «Nous avions 99 % de risque d’être condamnés !»

Ignorant encore la motivation des juges, seule la copie du jugement ayant été adressée, les trois avocats des manifestants, le collectif de soutien aux manifestants, qui rassemble des partis politiques (PCF, EELV), des syndicats, les Anciens salariés de Lenoir-et-Mernier LCAB ou encore la Ligue des droits de l’homme sont comblés. Si, en théorie, un nouveau pourvoi est possible, ce dernier est fort peu probable, après l’ultime relaxe prononcée.

Une question reste en suspens : pourquoi ce 28 octobre, alors que tout laissait penser, après des semaines de conflit dur, que le local UMP serait visé, les autorités ont-elles préféré positionner une caméra juste en face, plutôt que modifier l’itinéraire du cortège ?

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:13

«La sanction est rude, on a déjà fait des grèves plus dures que cela et nous n’avons jamais été sanctionnés plus que la perte de nos jours de grève». Les salariés visés par une procédure disciplinaire, pour la plupart contractuels, refusent de témoigner à visage découvert.

La réponse cinglante de la direction de La Poste à leur mouvement du 19 mai au centre de Laon les a laissés sans voix. De quinze jours à un mois de mise à pied, voilà ce qu’ils risquent pour avoir retardé d’un peu plus d’une heure le départ de véhicules postaux du centre de Laon.

«Aujourd’hui, cette sanction est pire que disproportionnée, elle n’a pas lieu d’être». Le secrétaire départemental de la CGT-Fapt en est persuadé, c’est l’action syndicale qui est menacée. «Cette sanction n’est pas anodine. Les grévistes sanctionnés, outre la perte de salaire, verront leur note annuelle impactée», poursuit le secrétaire fédéral, lui-même concerné par cette mesure disciplinaire.

Ce qui peut avoir des conséquences importantes pour la suite de leur carrière. Les deux hommes n’ont pas l’intention de baisser les bras, en plus de l’aide apportée à chacun individuellement, ils n’excluent pas des actions plus importantes lors des conseils de discipline prévus à Amiens, à partir du jeudi 28 août. Ils rappellent que leurs camarades n’ont «rien dégradé, ni brûlé la moindre palette» Les deux responsables syndicaux demandent maintenant que soient levées les sanctions. Ils refusent de croire que leur sévérité ait un lien avec les élections professionnelles prévues à la fin de l’année.

La direction de La Poste rappelle que : «Lors du mouvement du 19 mai à la Plate-forme de préparation et de distribution du courrier de Laon, 11 agents grévistes sur 20 recensés, ont bloqué l’entrée et la sortie des véhicules postaux. Malgré une information du directeur d’établissement sur les risques encourus liés au blocage d’un site, cette démarche a empêché 180 agents non-grévistes de partir en distribution. Cet acte illégal, constaté par un huissier, constitue une entrave à la liberté du travail des agents non-grévistes. Il est considéré comme une faute lourde». La Poste confirme qu’une procédure disciplinaire est en cours à l’encontre des grévistes qui ont bloqué la plate-forme.

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