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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 06:46
Passage de CASTOR mercredi à Reims

Selon nos informations, des déchets radioactifs suisses entreposés à l’usine de retraitement de combustible de Sellafield (Grande-Bretagne) devraient revenir dans leur pays la semaine prochaine en passant par la France. Le chargement de déchets devrait partir d’Angleterre dimanche et arriver au port de Cherbourg le lundi 14 septembre, puis être acheminé au terminal ferroviaire de Valognes (Manche) d’où il partirait le mercredi 16 vers trois heures du matin en direction de Bâle. Ce convoi serait composé de trois wagons.

Si ce train emprunte le même itinéraire que des convois similaires, il pourrait passer par Caen, Rouen, Amiens, Reims, Strasbourg et Colmar et arriver à Bâle mercredi en fin de soirée.

Si on se réfère aux horaires de passage du CASTOR de 2011, il devrait passer à Reims mercredi vers 11h30

Ce nouveau "train CASTOR" contient des substances du même niveau de dangerosité que celles transportées par les convois qui ont circulé entre la France et Allemagne en novembre 2010 et 2011. Il s’agit des déchets les plus radioactifs issus du "retraitement" du combustible nucléaire (activité polluante et inutile, d’ailleurs abandonnée par de nombreux pays). Le Réseau "Sortir du nucléaire", qui a adressé plusieurs demandes sur l’inventaire radioactif du convoi, appelle à rendre publiques les mesures de radioactivité qui seront effectuées à son départ : sur de précédents transports contenant les mêmes matières, on pouvait détecter les radiations des conteneurs à plusieurs dizaines de mètres de distance !

De tels convois font l’objet d’une législation très laxiste, avec des seuils règlementaires extrêmement élevés qui entrent en contradiction avec les principes de base de protection des populations. Celui-ci représente donc un risque d’irradiation réel pour les cheminots et les policiers qui l’accompagnent. Par ailleurs, il n’est pas exclu qu’il traverse les gares de zones densément peuplées à des heures de forte affluence, au mépris de la protection des voyageurs.

En dépit du danger de ce convoi, aucune information n’a été fournie aux élus des communes traversées. En cas d’accident, comment ceux-ci pourraient-ils gérer correctement la situation ? Pourtant, des déraillements de convois radioactifs se sont déjà produits ces dernières années, le dernier ayant eu lieu à Drancy en décembre 2013 !

Les pérégrinations de ces déchets entre la Grande-Bretagne, la France et la Suisse illustrent l’absurdité d’une industrie mondialisée et à hauts risques, dont le fonctionnement impose la circulation de matières dangereuse dans toute l’Europe. Une sortie du nucléaire au niveau européen constitue une urgence pour arrêter de produire des déchets ingérables et protéger les citoyens. De même que la France se devrait de fermer ses centrales vieillissantes, la Suisse, qui compte le plus vieux réacteur au monde encore en fonctionnement, devrait arrêter les siennes !

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 17:29

"Je déposerai en septembre une nouvelle proposition de loi sur la question des conditions de stockage, de la réversibilité et du droit à l'expérimentation de la récupérabilité des déchets", a déclaré le député socialiste de Meurthe-et-Moselle, Jean-Yves Le Déaut, lors d'une interview au magazine L'Usine Nouvelle publiée ce lundi.

Le projet Cigéo, piloté par l'Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra), doit accueillir les déchets les plus radioactifs à 500 mètres sous terre, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue. "Je souhaite que cette proposition de loi (...) soit inscrite au calendrier législatif de janvier 2016", a ajouté le député, qui s'est dit favorable à "un débat public""Après 25 ans de débat, il faut trancher. Il serait coupable et inacceptable de ne rien faire", estime-t-il.

Le gouvernement avait intégré le projet Cigéo à la loi Macron pour avancer sur ce projet de stockage géologique des déchets nucléaires. Mais le Conseil constitutionnel a censuré mercredi soir l'article en question, jugeant qu'il était sans rapport avec l'objet du projet de loi.

Ce projet situé à la frontière entre la Haute-Marne et la Meuse pose questions dans de nombreux domaines et les opposants ont d'ailleurs commencé à structurer leur "combat". Son coût notamment a été révélé par une commission d'enquête parlementaire. Les sommes annoncées seraient de l'ordre de 30 milliards d'euros, soit deux fois plus qu'initialement prévu. "La Cour des Comptes situe le coût global du projet entre 13 et 35 milliards d'euros", a précisé pour sa part M. le Déaut.

Le calendrier du projet prévoit un décret d'autorisation en 2018 et une mise en service industrielle en 2025. La construction des installations de stockage pourrait débuter à l'horizon 2020.

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 17:27

Mercredi 5 août, un essai était programmé à la centrale nucléaire de Chooz. Il devait permettre de tester le bon fonctionnement de l’alimentation de secours des générateurs de vapeur, pour une unité de production alors en fonctionnement.

Le test a échoué. Et la cause en est un simple marchepied. Posé au mauvais endroit, il empêchait la manœuvre d’un des robinets. Le marchepied en question avait été déplacé pour faciliter une éventuelle intervention des pompiers durant l’été. Il a été repositionné ailleurs immédiatement. Mais ne pas avoir su qu’il était là constitue la «détection tardive du mauvais positionnement du matériel», un événement de niveau 1 sur l’échelle INES, déclaré par la direction de la centrale de Chooz auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire vendredi 7 août.

L’INES est l’échelle internationale des événements nucléaires, qui va de 0 à 7. Le niveau 1 constitue une «anomalie», qui «n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations» selon un communiqué d’EDF.

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 08:51

Tous les employés de l’entreprise ICPE (Installation Classée pour la Protection de l'Environnement) DAHER à Épothémont sont en grève. DAHER est un sous-traitant de l’Andra. L’entreprise est spécialisée dans le transport et le conditionnement des déchets faiblement radioactifs.

Ils manifestent pour leurs conditions de travail, la mise à jour des différents statuts des salariés, l’amélioration des conditions de travail et une augmentation du salaire de base.

Des négociations sont actuellement en cours avec des membres de la direction.

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 08:29
L'enfouissement de déchets radioactifs à Bure approuvé dans la loi Macron

L’Assemblée nationale a approuvé jeudi 9 juillet le projet d'enfouissement des déchets radioactifs Cigeo (Centre industriel de stockage géologique) situé à Bure (Meuse).

Le gouvernement a accepté un amendement du sénateur mosellan Gérard Longuet (Les Républicains), entérinant ce laboratoire géré par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), et le texte a été intégré dans la loi Macron qui a été adoptée sans vote jeudi par l'Assemblée.

C’est un "insupportable coup de force" du gouvernement qui a fait adopter ce texte - et l'amendement - en utilisant la procédure contraignante du 49-3 alors que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ont émis de "nombreuses réserves".

Cet "insupportable coup de force" serait dû, selon le court débat qui a eu lieu à la commission des amendements de l’Assemblée nationale, au démantèlement d’AREVA et la reprise par EDF d’une partie de ses activités.  

En 2009, l'Andra a évalué le coût du projet à 35,9 milliards d'euros dans une étude qui n'inclut pas de scénario prenant en compte le stockage des combustibles usés.

Cigeo serait financé par les producteurs de déchets, à hauteur de 78 % par EDF, de 17 % par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et de 5 % par Areva, selon l'Andra.

Le Centre industriel de stockage géologique (Cigeo) de Bure doit accueillir à partir de 2025 les déchets radioactifs les plus dangereux, qui seraient stockés dans des couches d'argile situées à 500 mètres sous terre.

Ils représentent 3 % du volume des déchets produits par les réacteurs français mais concentrent 99 % de la radioactivité et doivent rester confinés pendant 100 000 ans avant de ne plus être dangereux pour l'homme.

Après une centaine d'années d'exploitation, le tombeau sera refermé, confinant dans la roche quelque 70 000 m3 de déchets de moyenne activité (MAVL) et 10 000 m3 de déchets vitrifiés de haute activité (HA).

L'enfouissement de déchets radioactifs à Bure approuvé dans la loi Macron

Pas moins de 3 amendements ont été déposés concernant Cigéo par des députés : le numéro 21 présenté par M. Le Déaut, Mme Le Dain, M. Bataille (à l’origine des lois du 30 décembre 1991 et du 28 juin 2006 sur la gestion des déchets radioactifs)  et M. Jean-Louis Dumont ; le numéro 98 présenté par M. Brottes et le numéro 175 présenté par M. Pancher. Ils ne diffèrent que dans l’écriture, mais sont identiques sur le fond. Ils instaurent l’article 54 BIS AA dans la loi Macron.

Dans les motivations de ces amendements, on peut lire :

«L’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) est en retard dans la procédure de demande d’autorisation de création du site et ne sera en mesure de finaliser une demande qu’en 2017. Le calendrier fixé par la loi du 28 juin 2006, dont l’article 3 prévoit que la demande d’instruction soit inscrite en 2015, ne pourra donc pas être respecté. Le calendrier légal met en difficulté l’ANDRA, qui n’est pourtant pas responsable d’un tel retard – ce dernier s’explique notamment par le durcissement de la réglementation applicable aux installations nucléaires de base (INB) depuis la loi de 2006». (Amendement n° 98)

«Cet article fait suite au débat public qui s’est tenu en 2013 sur le projet de centre de stockage réversible en couche géologique profonde Cigéo. Il permet notamment de répondre à l’une des principales attentes exprimées lors du débat public consistant à intégrer, au démarrage de l’installation, une phase industrielle pilote qui doit permettre de tester la faisabilité des conditions de stockage et le cas échéant de les adapter. (…) Cet article définit la notion de réversibilité et précise que l’exploitation de l’installation de stockage en couche géologique profonde doit débuter par une phase industrielle pilote. (..) Cet article adapte également la procédure d’autorisation des centres de stockage en couche géologique profonde. Il reporte l'exigence de maîtrise foncière au moment de la mise en service afin de permettre des acquisitions progressives de terrains ou de tréfonds, en cohérence avec la progressivité du développement des ouvrages. Il prévoit des obligations de maîtrise foncière pour une installation nucléaire souterraine qui ne sont pas prévues jusqu'à présent, et étend à 10 ans le délai entre le débat public et l'enquête publique, qui est de 5 ans pour les installations en règle générale. Cet article définit un nouveau calendrier pour le projet CIGEO en prévoyant un dépôt de la demande  d’autorisation de création du centre en 2017, au lieu de 2015 comme cela était prévu dans la loi du 28 juin 2006. Cet article actualise les objectifs programmatiques et les échéances en matière de politique de gestion des déchets radioactifs fixés par les articles 3 et 4 de la loi n° 2006-739 du 28 juin 2006 de programme relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs.» (Amendement n° 175)

«Cet article comporte notamment deux dispositions strictement indispensables au dépôt de la demande d’autorisation de création (DAC) du centre de stockage géologique profond en 2017 : d’une part, le report de l'exigence de maîtrise foncière au moment de la délivrance de l’autorisation de mise en service, à l’horizon 2025, et, d’autre part, la limitation de l’exigence de maîtrise foncière aux seuls tréfonds pour les installations souterraines. En l’absence de l’adoption de ces dispositions, la demande d’autorisation de création ne pourra pas être déposée, ce qui aura des conséquences dommageables sur le plan financier. (…) La réalisation du projet de stockage géologique profond des déchets radioactifs conditionne la poursuite durable de la production d'électricité d'origine nucléaire qui constitue le socle de notre approvisionnement énergétique et une condition essentielle au maintien de la compétitivité de nos entreprises. Par ailleurs, ce projet aura un impact significatif au niveau économique et en terme d’emplois. (…) Enfin, la bonne fin de ce projet permettra à La France de valoriser son expérience unique en la matière, en exportant son savoir­ faire de réalisation et d'exploitation d’un centre de stockage géologique. (…) Cet article définit un nouveau calendrier pour le projet CIGEO en prévoyant un dépôt de la demande d’autorisation de création du centre en 2017, au lieu de 2015 comme cela était prévu dans la loi du 28 juin 2006. Cet article actualise les objectifs programmatiques et les échéances en matière de politique de gestion des déchets radioactifs fixés par les articles 3 et 4 de la loi n° 2006­739 du 28 juin 2006 de programme relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs.» (Amendement n° 21)

On ne sait quelle version a été retenue dans la loi, mais une chose est sure : La réalisation du projet de stockage géologique profond des déchets radioactifs conditionne la poursuite durable de la production d'électricité d'origine nucléaire qui constitue le socle de notre approvisionnement énergétique et une condition essentielle au maintien de la compétitivité de nos entreprises et La réalisation du projet de stockage géologique profond des déchets radioactifs conditionne la poursuite durable de la production d'électricité d'origine nucléaire qui constitue le socle de notre approvisionnement énergétique et une condition essentielle au maintien de la compétitivité de nos entreprises.

Arrêt immédiat du nucléaire !

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 09:33

L’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine a été mise à l’arrêt dans la nuit de vendredi à samedi, vers 3 h.

Il s’agirait d’un arrêt programmé de courte durée dans le but d’effectuer des contrôles réglementaires sur des matériels situés dans le bâtiment réacteur.

Cet arrêt devrait se terminer au cours du week-end.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 14:26

L’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire)  considère que le site de Nogent-sur-Seine a progressé dans les domaines du suivi en service des équipements sous pression nucléaires ainsi que de la maintenance. Elle note une augmentation importante des temps de chute des grappes de contrôle dans le réacteur 2 de la centrale de Nogent, liée à la déformation des assemblages. Le réacteur a été arrêté avant la fin normale de son cycle de fonctionnement, ce qui a permis de renouveler le combustible et d’améliorer les temps de chute de ces grappes. Les arrêts de réacteurs se sont déroulés dans de meilleures conditions que les années précédentes. Elle note toutefois quelques lacunes dans la préparation des activités et, ponctuellement, des manques d’appropriation de la documentation par les intervenants. Les dispositions de maîtrise des risques liés à l’incendie sont globalement satisfaisantes même si la gestion, le contrôle et le suivi des entreposages de matières combustibles restent perfectibles. En matière d’environnement, elle note l’engagement du site pour une diminution du volume de ses effluents mais un manque de robustesse de son organisation pour prévenir les rejets chimiques incontrôlés dans l’environnement ainsi qu’un retard pour la remise en conformité de certains puisards de collecte d’effluents potentiellement radioactifs.

Concernant le site Chooz, l’ASN note une augmentation du nombre d’événements significatifs pour la sûreté liés au pilotage des réacteurs. Elle note toujours la persistance d’erreurs de lignage des circuits ou de consignations des matériels ainsi que des manques de rigueur dans les comportements individuels. Elle constate une fragilité du renouvellement des compétences des personnels chargés de l’exploitation des installations. Elle note toujours des difficultés de communication  entre les services dans le traitement des affaires et des écarts nécessitant des compétences pluridisciplinaires. Une attention renforcée devrait être portée sur les analyses d’impact sur la sûreté des écarts ou des anomalies sur les installations. Elle considère enfin que les performances du site de Chooz en matière d’environnement rejoignent l’appréciation générale qu’elle porte sur EDF. L’exploitant a pris en compte le retour d’expérience lié aux déversements d’acide sulfurique dans la Meuse. Néanmoins, la préparation et le contrôle des activités qui mobilisent les matériels utiles pour la protection de l’environnement restent à améliorer. La centrale de Chooz est celle qui rejette le plus de tritium (2 fois plus que Civaux, site jumeau de celui de Chooz). Enfin, l’année 2014 a été marquée par la survenue de deux accidents du travail graves à la centrale de Chooz B au cours d’opérations effectuées sur des installations électriques.

Concernant le démantèlement du réacteur de Chooz A, les générateurs de vapeurs ont été évacués et l’ASN a donné son accord en 2014 pour le démantèlement de la cuve, conformément aux dispositions prévues par le décret autorisant les opérations de démantèlement. Les opérations de préparation de ce chantier ont débuté en décembre 2014 et se poursuivront en 2015. Dans le domaine de la radioprotection, l’ASN constate encore des défauts de surveillance des prestataires, en particulier sur la prévention des risques de contamination interne. Les efforts demandés à l’exploitant dans ce domaine en 2014 devront être poursuivis.

Concernant le Centre de stockage de déchets de Soulaines-Dhuys, l’ASN est favorable à ce que l’Andra dispose, en propre, de moyens de contrôles performants pour s’assurer de la qualité des colis reçus dans ses installations. La mise en exploitation de cette installation, prévue en 2016, nécessitera un accord de l’ASN. Par ailleurs au vu du retour d’expérience de l’exploitation des ouvrages de stockage, elle a donné son accord à l’évolution de leur conception et de leurs conditions de mise en œuvre pour la construction de la tranche n° 9 dont la mise en service est prévue début 2016.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 11:31
Centrale de Nogent : Deux événements de niveau 1 en avril

Le 16 avril dernier, un écart aux règles d'exploitation lors d'une opération de manutention d'assemblages combustible a été relevé. En effet, lors des opérations de manutention sur les assemblages combustible, réalisés dans le cadre de l’arrêt programmé de l’unité de production n°1, les règles d’exploitation prévoient l’arrêt de la ventilation normale du bâtiment combustible et la mise en service d’une ventilation spécifique permettant de filtrer la radioactivité. Si cette ventilation spécifique a bien été mise en service avant d’effectuer ces opérations, la ventilation normale n’a pas été stoppée.

Si cet événement n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations ni sur l'environnement, il a été déclaré, le 21 avril à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) au niveau 0 de l'échelle INES, échelle internationale de classement des événements nucléaires qui compte 7 niveaux, car il constitue un écart aux règles d'exploitation. Après échanges avec l'ASN, la direction de la centrale a décidé, le 5 mai, de reclasser l'événement au niveau 1 de l'échelle INES.

Par ailleurs, le 29 avril, lors des contrôles systématiques réalisés en sortie de zone nucléaire, une trace de contamination externe a été détectée sur un salarié prestataire. L’intervenant a immédiatement été pris en charge par le service médical de la centrale. Les traitements réalisés ont permis d'éliminer les traces détectées et l'intervenant a pu ensuite regagner son domicile. Les analyses ont permis d'estimer l'exposition reçue par l'intervenant sur la peau, inférieure à la limite annuelle d'exposition qui est de 500 mSv par an.

Cet événement, relevant de la radioprotection, a été déclaré à l'Autorité de Sûreté Nucléaire le 6 mai au niveau 1 de l'échelle INES.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 09:15
Le préfet approuve le PPI de la centrale de Chooz

Le préfet des Ardennes a approuvé lundi la révision du plan particulier d’intervention (PPI) de la centrale nucléaire de Chooz. Le PPI est révisé tous les 5 ans. Il ne concerne que les 15 communes françaises (Chooz, Ham sur Meuse, Rancennes, Fromelennes, Hargnies, Charnois, Montigny sur Meuse, Landrichamps, Givet, Vireux-Wallerand, Vireux-Molhain, Hierges, Fépin, Foisches et Fumay) et pas les communes belges situées à moins de 10 km de la centrale.

Ce plan décrit les actions à mettre en œuvre pour protéger la population en cas d’incident pouvant impacter un rayon de 10 km autour de la centrale, malgré les requêtes de certains élus. Le comité local d'information estimait que ce périmètre est obsolète au regard de l'expérience de Fukushima, et réclamait son élargissement à 80 kilomètres. 

Parmi les points de cette mesure : une nouvelle sectorisation qui prend en compte les délimitations communales ou l’ajout d’une partie dédiée à la gestion de la phase post-accidentelle qui succède à celle de l’urgence après la fin des rejets.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 08:55
Deux militants présumés des «Anonymous» interpellés

Deux militants présumés des «Anonymous» (Anonymous est un mouvement hacktiviste, se manifestant notamment sur Internet) sont soupçonnés d’avoir lancé quatre attaques contre des sites web institutionnels. Les deux hommes ont été interpellés mercredi à Reims et à Laxou, près de Nancy. Ils ont passé 48 heures en garde à vue, puis ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, vendredi, dans l’attente de leur jugement le 9 juin prochain.

Le plus jeune des deux suspects, étudiant de 19 ans à Reims est soupçonné d’avoir pris part aux quatre attaques informatiques mais se dit «étranger à celle visant le ministère de la Défense», a précisé Virginie Girard, procureur adjoint à la Juridiction inter-régionale spécialisée à Nancy.

Le plus âgé, bénéficiaire du RSA de 40 ans, ne se voit reprocher que les attaques contre les deux collectivités locales lorraines.

Les auteurs présumés avaient décidé d’agir en deux temps. Une première salve d’attaques visait les sites du conseil général de la Meuse, du conseil régional de Lorraine, et de l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra). Leurs auteurs avaient saturé les serveurs concernés, ce qui avait perturbé l’accès aux sites web. Des actions revendiquées sur les réseaux sociaux par des «Anonymous» se disant opposés au projet de stockage souterrain de déchets nucléaires à Bure (Meuse).

Seconde attaque, le 6 janvier dernier. La cible : le site du ministère de la Défense. Elle avait été revendiquée par un groupe Anonymous disant vouloir «venger» la mort, le 26 octobre, du militant écologiste Rémi Fraisse, opposé au barrage de Sivens.

Ils sont poursuivis pour «accès et maintien frauduleux» dans un système informatique «mis en œuvre par l’Etat», et pour «entrave ou altération du fonctionnement» d’un tel système. En outre, le parquet a retenu la circonstance aggravante que les faits auraient été commis en «bande organisée», ce qui, en vertu d’une loi votée en novembre dernier, double la peine encourue. Elle est désormais de 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende.

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 06:15

Samedi 4 avril, l’unité de production nº1 de la centrale nucléaire a été mise à l’arrêt.

À l’occasion de cet arrêt programmé appelé «visite partielle», les équipes de la centrale, appuyées par près de 2 000 intervenants supplémentaires, procéderont au remplacement d’un tiers du combustible contenu dans le réacteur. Des contrôles et des travaux de maintenance, comme le remplacement du rotor de l’alternateur et la rénovation de l’aéroréfrigérant, seront également effectués.

Tous les 16 à 18 mois, chaque unité de production est arrêtée pour effectuer le renouvellement partiel du combustible ainsi que pour réaliser des opérations de maintenance et des inspections sur les composants de l’installation.

Début mars, la production de l’unité n°2 avait été stoppée dans le cadre d’un arrêt programmé de courte durée. Le but de cette opération était d'effectuer des contrôles réglementaires sur des matériels situés dans le bâtiment réacteur. Mais les résultats ne s’avéraient pas conformes à l'attendu. L'arrêt a été prolongé pour permettre de mener les études complémentaires avant de relancer l'unité en question.

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 19:40
L'Andra gagne le procès sur les études géothermiques

Le tribunal de grande instance de Nanterre a débouté jeudi dernier six associations de défense de l’environnement qui accusait l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) d’avoir volontairement biaisé les résultats des études géothermiques, menées en 2007 et 2008 sur le site du projet Cigéo (Centre industriel de stockage géologique), à Bure (Meuse).

Selon les associations, les résultats des études avaient été interprétés de façon à dissimuler le potentiel géothermique du site. Un potentiel qui, s’il avait été avéré, aurait remis tout le projet en cause.

Toutes les demandes des associations ont été rejetées. Le tribunal de Nanterre a estimé qu’il n’y a pas eu de rétention d’information de la part de l’Andra, qu’aucune faute dans la mission d’information de l’Andra n’a été commise, qu’aucune infraction au droit de l’environnement n’a été commise et, enfin, que c’est aux autorités publiques d’apprécier le contenu de l’étude qui a conduit à l’appréciation du potentiel géothermique du site.

Les six associations, condamnés solidairement à verser 3 000 € de frais de justice à l’Andra, envisagent de faire appel.

Pour mémoire, en 2010, la «Zone d’Intérêt pour la Reconnaissance Approfondie» (ZIRA), cette zone choisie pour implanter le centre d’enfouissement Cigéo, avait été validée par l’État sur la base d’un avis rendu par l’IRSN en 2009. Cet avis se fondait lui-même sur les résultats présentés par l’Andra qui niaient la ressource géothermique de Bure, concluant donc que «le forage traversant le Trias réalisé au centre de la zone permettait de confirmer l’absence de potentiel géothermique exploitable à son aplomb». Depuis, suite au travail mené par les associations, de nouveaux rapports et expertises sont venus contredire cet avis. En 2013, l’IRSN lui-même est revenu sur ses affirmations en admettant que «la formation argilo-gréseuse du Trias inférieur présente donc un potentiel géothermique» et reconnaissant la possibilité de son exploitation.

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