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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 21:37
20171204 Meuse, terre des déchets ?

Extraits de la première émission de Ziradio à Bure : "Des déchets de 14-18 à ceux du nucléaire"

Avec des invité-e-s belges, dont :

Isabelle Masson-Loodts est journaliste et réalisatrice belge, membre rédactrice du collectif Huma. Titulaire d’un Master en archéologie préhistorique (Université de Liège), et après 7 ans de travail dans ce domaine, elle est devenue journaliste indépendante par intérêt pour l’environnement, Elle mène depuis 7 ans une grande enquête sur l’héritage environnemental de la Première Guerre mondiale, qui a donné lieu à une série de publications (parmi lesquelles le livre «Paysages en Bataille», Ed. Nevicata, 2014), et se trouve en ce moment au cœur de www.paysagesenbataille.be, un projet documentaire transmédia en cours de réalisation.

«Bouli» Lanners, est un comédien, scénariste, metteur en scène et réalisateur belge francophone

Isabelle nous parle entre autre de 2 villages meusiens encore pollués par les déchets chimiques de 14-18 : Sprincourt, zone rouge après la guerre 14-18 et Muzeray

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 16:46
Bure, la bataille du nucléaire

Bure, la bataille du nucléaire

Gaspard d'Allens et Andrea Fuori

(éditions du Seuil)

 

Un sarcophage gigantesque censé tenir des dizaines de milliers d'années ! C'est au nom de ce projet fou qui serait le plus grand chantier d'Europe que Bure entre Meuse et Haute-Marne, se transforme en zone grillagée et quadrillée de gendarmes. Pour l'industrie nucléaire, ce territoire relégué serait l'exutoire ultime des déchets radioactifs qui s'accumulent et dont elle ne sait que faire. Sur place, les habitants sont de plus en plus nombreux à s'insurger contre la transformation de leur région en «poubelle atomique». Depuis deux ans, des dizaines de personnes s'installent sur plac, occupent une forêt, bloquent les travaux.  La nouvelle bataille du nucléaire est lancée pour empêcher de croire que cette industrie peut continuer sans risque, réinventer des manières de vivre et lutter, imaginer d'autres possibles pour ce pays. Dans cette enquête où l'engagement vécu se mêle au regard journalistique, Gaspard d'Allens et Andrea Fuori n'écrivent pas un livre de plus sur le nucléaire, mais l'histoire en train de se vivre d'une rébellion déterminée contre la violence du monde industriel. Ils révèlent aussi les méthodes manipulatrices des nuc1éaristes, et la façon dont l’Etat achète les consciences pour imposer le si1ence. Le combat vaut d'être mené : ce récit impétueux et pourtant réfléchi convainc qu'il est possible de faire reculer les puissants. Plutôt que la contamination radioactive, parier sur la contagion joyeuse d'une force de résistance.

Gaspard d'Allens est journaliste. Il a déjà publié Les Néo-paysans (Seuil-Reporterre), avec Lucile Leclair, un livre qui a révélé l’importance d'une passionnante mutation agricole, et qui connaît un grand succès. Andrea Fuori s'est installé à Bure il y a plus d'un an, complètement bouleversé par ce qui s’y jouait. Il écrit occasionnellement pour Reporterre et des médias autonomes.

En vente : 12 € (vous ouvez nous le demander)

 

 

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 21:46

De Bure à la loi Travail

Nous ne sommes pas les poubelles du Capital! Rencontrons-nous, .organisons-nous.

 

Nous vous parlons depuis Bure, où depuis près de 25 ans de nombreuses personnes résistent à l'implantation d'une méga-poubèlle nucléaire et la transformation du territoire en désert social. Depuis quelques années, plusieurs dizaines de personnes se sont installées dans les villages alentours pour renforcer le combat. Nous occupons une forêt pour bloquer les travaux, retapons des maisons dans les villages, cultivons des terres agricoles, participons à la vie culturelle locale, avec tous-tes les habitant-es qui refusent la mort de leur territoire.

 

Ce que nous ressentons, depuis Bure, ce sont les contradictions d'un modèle de développement arrivé à bout de souffle. D'un côté, les villages déserts, les maisons en ruine, des agriculteurs sans cesse moins nombreux, les usines qui ferment les unes après les autres, et autant de drames humains ... De l'autre, une nucléarisation du territoire sous couvert de promesses d'emploi et de subventions massives - Cigeo à Bure, EDF à Velaines, SOCODEI à Saint-Dizier, etc. Les chiffres sont sans appel : en 20 ans, malgré des centaines de millions d'euros distribués, à peine 500 emplois ont été créés, Le ratio investissement/emploi se situe entre 400 000 et 1,2 M d'euros. Cette mono-industrie est une arnaque qui promet de faire revivre le tissus économique local mais en approfondit la destruction et la dépendance.

 

À Velaines, les salariés de SODETA ont tenté de reprendre leur usine en SCOP depuis deux ans, mais aucun financement conséquent ne les a accompagné. Le nucléaire finance une machine-outil par-ci, une maison de retraite par-là, mais sûrement pas l'auto-organisation des travailleurs et travailleuses. Depuis l'usine a fermé, et EDF s'apprête à racheter le bâtiment vide : la boucle est bouclée.

 

Le projet CIGEO à Bure, comme la loi travail XXL sont les deux facettes d'un même système capitaliste qui transforme en déchet tout ce qui s'oppose à sa marche forcée. Le capitalisme version Macron ne s'embarrasse plus d'aucune médiation et sacrifie, à coup de bottes, de matraques, de procès, de loi scélérates, des millions de vie sur l'autel du profit. «En Marche», ou crève. «Ceux qui ne sont rien», pour Macron, c'est nous tous-tes: qui luttons contre le patronat dans la. rue à Bar-le-Duc et partout en France, qui luttons pour défendre la paysannerie, qui luttons et s'installons à Bure pour qu'un territoire vive.

                                 .                                                                            

À Chooz, dans les Ardennes, en 1980, les sidérurgistes en lutte de Vireux s'étaient alliés aux antinucléaires pour affirmer leur volonté de vivre au pays. Aujourd'hui, à Nantes, les habitant-e-s de Notre-Dame-des-Landes et les travailleurs-euses de la CGT Vinci, Aéroport Grand Ouest, Nantes Métropole, etc., font front commun contre le projet d'aéroport, et commencent à prendre la rue ensemble lors des luttes sociales. Idem à Rennes et dans d'autres villes. Face à l'offensive générale qui nous est faite, il est temps de dépasser la méfiance mutuelle. Partout, rencontrons-nous directement, au-delà des étiquettes, apprenons à nous connaître pour relier nos vies et nos luttes face au rouleau compresseur qui s'annonce dans les temps à venir !

 

À très bientôt,

 

Quelques habitant-e-s de Bure et des environs.

 

Nos vies, nos activités, nos territoires ne sont pas les poubelles du capitalisme !

 

Contact : bureloitravail@riseup.net

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 09:59
Cigéo : procès de Jean-Pierre le 12 septembre

Le 12 septembre à Bar-le-Duc aura lieu le procès de Jean-Pierre Simon, poursuivi pour complicité dans la première occupation du Bois Lejuc. Nous serons des centaines à répondre à l’appel de la confédération paysanne en nous rassemblant devant le TGI dès 9h. A midi un repas et des stands sont prévus. Cela sera aussi l’occasion de rejoindre dans l’après-midi le cortège de lutte contre la nouvelle loi travail.

Rendez-vous le 12 septembre 2017 à partir de 9h00 devant le tribunal de Bar-le-Duc

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 15:32
Manif à Bure le 15 août 2017
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 09:06
Le nucléaire en Haute-Marne, des acteurs économiques commencent à douter ...

Il y a celles-ceux qui naviguent à courte vue, ne voyant en Bure-cigéo que des marchés et des emplois

Il y a les autres, clairvoyants et de plus en plus nombreux, qui alertent et dénoncent les tares géologiques, les risques techniques, les dommages éthiques… et, signe des temps, le monde économique lui-même réagit :

Le CEDRA vient en effet d’apprendre que des entreprises haut-marnaises et meusiennes commencent à se désolidariser de la politique économique des deux CCI (chambre de commerce et d’industrie).

En réponse à l’enquête de la CCI pour la rédaction de sa traditionnelle «note de conjoncture économique semestrielle» (la n° 35), l’une de ces entreprises locales vient de lui adresser sa prise de position : «en raison de la position de la Chambre de Commerce vis-à-vis du projet Cigéo et des accompagnements économiques très discutables en faveur de l’implantation de projets liés au nucléaire, vous me voyez dans l’obligation d’activer une certaine forme de droit de retrait dans la collaboration qui nous lie, en raison des dangers que cette politique fait peser sur toute l’économie Haut-Marnaise. Dans ce contexte et pour cette raison (…) mon entreprise se désolidarise de votre action en faveur d’un soi-disant développement économique.»

Le genre de prise de position qui fait tâche d’huile, car on apprend également que la grogne monte dans le monde du tourisme haut-marnais, ainsi que dans la filière viticole (Champagne…). Nous y reviendrons plus en détails.

Cigéo, du projet tout beau à la solution pipeau, les temps changent. Après Gudmont dont les populations viennent de faire capoter un zin-zin nucléaire et qui se lancent à présent dans des réflexions pour des réalisations positives, les temps sont mûrs pour sortir d’une mortelle nucléarisation du territoire. Et les élu-e-s de dimanche prochain sont attendu-e-s pour poursuivre cette évolution positive !

Cedra 52

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 18:21
Chooz : Accélération de la turbine du réacteur 1 suite à un mauvais réglage

À Chooz, la turbine d’alimentation électrique du réacteur 1 est restée indisponible pendant plus de 4 jours alors que les règles d’exploitation fixent un délai maximum de 3 jours. Celle-ci tournait trop vite en raison de mauvais réglages réalisés par l’exploitant.

Celui-ci ne s’est rendu compte de rien, le "bon fonctionnement avait été confirmé". Cet évènement significatif pour la sûreté de niveau 1 n’est annoncé qu’après le redémarrage du réacteur.

Le 21 mai 2017, alors que l’unité de production n°1 de la centrale de Chooz est en arrêt programmé dans le cadre de sa Visite Partielle, un essai de la turbine d’alimentation électrique de secours est mené après des travaux de maintenance. Les équipes détectent une accélération de la turbine plus importante qu’à l’attendu. Un réglage est immédiatement réalisé et permet de confirmer le bon fonctionnement de la turbine le 22 mai.

Le 27 mai, lors du contrôle périodique suivant, la turbine présente à nouveau une montée en vitesse plus importante que prévue. Les équipes de la centrale effectuent immédiatement de nouveaux réglages, et un nouvel essai est mené. Les résultats sont satisfaisants et la turbine est requalifiée dans la journée du 27 mai.

Cette indisponibilité de matériel n’a eu aucune conséquence sur la sûreté. Néanmoins, l’analyse approfondie de cet événement par les équipes de la centrale a mis en évidence que le réglage réalisé le 21 mai n’était pas approprié et remettait en cause la capacité de la turbine à fournir une alimentation électrique de secours en situation accidentelle. La durée totale d’indisponibilité de la turbine a finalement été supérieure à celle fixée par les règles d’exploitation (3 jours), ce qui constitue un écart.

L’événement a été déclaré par la direction de la centrale de Chooz le 7 juin 2017 à l’Autorité de sûreté nucléaire comme un événement significatif sûreté au niveau 1 de l’échelle INES qui en compte 7.

Le jeudi 8 juin à 14h40, l’unité de production n°1 de la centrale nucléaire de Chooz a été reconnectée au réseau électrique national. Elle avait été mise à l’arrêt le vendredi 24 février 2017 dans le cadre d’un arrêt programmé pour maintenance et rechargement du combustible.

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 13:22

Le procès de Loïc s’est tenu ce matin. Il a courageusement affronté la justice, en affirmant la légitimité de ces actions directes contre l’Andra.

 

Le marteau glacial de la justice politique s’est néanmoins abattu : 4 mois de prison avec sursis (5 ans de mise à l’épreuve) et 500 euros de préjudice pour la grille découpée.

 

Le tribunal administratif de Nancy a quant à lui déclaré, à propos de l’échange du Bois Lejuc, qu’«aucun des moyens formulés n’est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée». Traduction : nous avons perdu cette manche.

 

Plus d’infos à venir.

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 19:54
L'Andra n'a toujours aucune légitimité pour continuer à détruire la forêt !

CIGÉO/Bure : la Cour d'appel de Nancy confirme l'illégalité des travaux de l'Andra dans le Bois Lejuc

L'Andra n'a toujours aucune légitimité pour continuer à détruire la forêt !

 

Le 1er août 2016, suite à une assignation en référé à l’encontre de l’Andra par 8 associations et quatre habitants, le Tribunal de grande instance de Bar-le-Duc avait déclaré illégaux les travaux de défrichement menés par l’Andra dans le Bois Lejus. Celle-ci avait fait appel.

Ce 22 mai 2017, la Cour d’appel de Nancy a confirmé l’ordonnance de première instance. À ce jour, l’Andra n’a donc toujours aucune autorisation légale ni légitimité pour reprendre ses travaux.

 
En juin-juillet 2016, le Bois Lejus a été saccagé par l’Andra

En juin 2016, l’Andra avait commencé dans le Bois Lejus, près de Bure, des travaux en vue de la construction de CIGÉO sans disposer des autorisations nécessaires auprès des autorités compétentes et sans étude d’impact. En pleine période de nidification, 7 hectares de feuillus furent détruits et broyés, dont des chênes quasi centenaires et des jeunes arbres plantés suite à la tempête de 1999, pour lesquels la commune de Mandres-en-Barrois avait reçu des subventions et s’était engagée à une bonne gestion de la forêt. Le sol naturel a été arraché et recouvert de gravier. Sur ces parcelles défrichées et artificialisées, l’Andra a commencé l’édification d’un mur en béton de 2 m de haut et 3 km de long sans autorisation d’urbanisme.

Pour stopper cette destruction, 8 associations et 4 habitants de Mandres-en-Barrois ont assigné l’Andra en référé devant le Tribunal de grande instance de Bar-le-Duc. Lors de l’audience, qui s’était tenue le 28 juillet 2016, l’Andra s’était surpassée dans la mauvaise foi et les contradictions : tout en reconnaissant réaliser ces travaux dans la perspective de la construction de CIGÉO, elle prétendait n’effectuer que de simples travaux destinés à une « gestion durable » de la ressource forestière du Bois Lejus. Elle a également sorti de son chapeau un arrêté municipal grossièrement illégal prétendant valider ces travaux… daté du jour même !

 
Sanctionnée par le TGI de Bar-le-Duc, l’Andra est restée dans l’illégalité

Le 1er août 2016, le tribunal a déclaré illégaux les travaux de défrichement et ordonné leur suspension jusqu’à ce que l’Andra obtienne une autorisation (sous astreinte provisoire de 10 000 euros par are nouvellement défriché). Il a de même enjoint l’Andra, sauf autorisation obtenue dans un délai de 6 mois, de remettre les lieux en état, à savoir détruire le mur, enlever le gravier et le géotextile et replanter des arbres conformément au plan d’aménagement forestier arrêté par l’ONF.

L’Andra, qui a reconnu « une erreur d’appréciation », a fini par payer 42 000 € suite au défrichement sans autorisation, dans le cadre d’une transaction pénale. Mais elle n’a effectué aucune remise en état digne de ce nom, se contentant de la plantation de quelques arbustes au nord du Bois Lejus, en novembre 2016, avec des méthodes propres à faire sourire les forestiers.

Par ailleurs, près de 10 mois après le début de ses travaux, l’Andra n’a toujours obtenu aucune autorisation de défrichement. Le projet d’arrêté préfectoral rédigé suite à la demande de l’Andra n’est toujours pas publié et celui-ci souligne d’ailleurs qu’aucun défrichement ne peut intervenir avant la fin de la période de nidification fixée au 31 juillet – élément que l’Agence avait ignoré lors de ses précédents travaux. Quant aux arrêtés municipaux et préfectoraux successifs prétendant régulariser la construction du mur, ils ont tous été retirés.

 

La Cour d’appel confirme l’illégalité des travaux de l’Andra

L’Andra ayant fait appel de cette ordonnance du 1er août 2016, une audience a eu lieu le 27 février 2017 à la Cour d’appel de Nancy. Le 22 mai 2017, celle-ci a confirmé l’ordonnance du TGI de Bar-le-Duc : les travaux effectués par l’Agence dans le Bois Lejus demeurent un trouble manifestement illicite et la remise en état s’impose.

Les associations saluent cette décision et soulignent que l’Andra, bien que n’ayant ni régularisé ni remis en état dans les six mois suivant l’ordonnance, ne s’est toujours pas acquittée de l’astreinte financière prescrite par la Présidente du TGI de Bar-le-Duc.

Illégalité des travaux confirmée, absence d’autorisation de défrichement : à ce jour, l’Andra n’a donc aucun feu vert pour reprendre ses travaux dans le Bois Lejus !

Les associations et militant.e.s rappellent également que la propriété de l’Andra sur le Bois Lejus demeure contestée. Ce 22 mai 2017, 35 habitants de Mandres vont déposer un recours en référé et un recours au fond devant le Tribunal administratif de Nancy pour contester la légalité de cette délibération (certains conseillers étant en situation de conflit d’intérêt latent) et les termes de la cession. Tant que ces recours n’auront pas été examinés, l’Andra n’aura aucune légitimité pour expulser les militants et recommencer à détruire la forêt !

 

Dossier juridique : http://sortirdunucleaire.org/Bure-travaux-illegaux-bois

L'Andra n'a toujours aucune légitimité pour continuer à détruire la forêt !
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 09:20
300 000 pas vers Saint-Dizier
300 000 pas vers Saint-Dizier
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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 09:49
Bois-Lejuc : le procès de Jean-Pierre renvoyé au 12 septembre

Le procureur de la République a demandé mardi 2 mai 2017, à l'ouverture du procès, le renvoi de l'audience concernant Jean-Pierre Simon au 12 septembre 2017.

Il explique préférer attendre que le conseil municipal de Mandres (Meuse) régularise sa décision d'échanger le bois Lejuc contre une autre parcelle boisée. Cet échange a été jugé illégal dans sa forme par le tribunal administratif de Nancy qui a donné quatre mois à la commune de Mandres pour le régulariser.

Le procureur souhaite que tout le dossier de cession soit réglé et que le véritable propriétaire du Bois-Lejuc soit légalement identifié avant que le cas de Jean-Pierre Simon soit jugé.

Ce qui est reproché à l'agriculteur de Cirfontaines-en-Ornois (Haute-Marne) c'est d'avoir prêté un tracteur et une bétaillère aux opposants anti-nucléaires opposés au projet Cigeo à Bure (Meuse). Des faits qui remontent à l'été 2016 lors de l'occupation du Bois Lejuc.

Militant de longue date, Jean-Pierre Simon, est ouvertement opposé à l'enfouissement des déchets nucléaires dans le sous-sol de la Meuse et de la Haute-Marne. Il dénonce notamment l'accaparement des terres agricoles autour de Bure. Selon lui, les autorités locales les redistribuent aux agriculteurs à titre provisoire dans un seul but : pouvoir les leur reprendre plus facilement en cas de nécessité.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 14:20
Le Bois Lejuc est expulsable sans délais !

Malgré le rejet de la cession du Bois Lejuc par la commune de Mandres (Meuse) à l'ANDRA, le tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc a décidé mercredi 26 avril 2017, l'expulsion "sans délai" des occupants du Bois-Lejuc dont Sven qui s'était installé sur le site avec une vingtaine d'autres militants anti-nucléaires.

 

L'expulsion pourrait intervenir rapidement alors que le dossier va continuer de s'étoffer dans les prochaines semaines. et que de nouveaux travaux aux abords du site ont été constatés par les zadistes, la semaine dernière le long de l'ancienne voie de chemin de fer près d'Horville en Ornois, à quelques kilomètres à l'est de Bure (Meuse). De travaux d'aménagement routiers encadrés par des vigiles de l'ANDRA.

 

La réaction des opposants à CIGEO

 

Quelques mois après une expulsion brutale de l’occupation du Bois Lejuc survenue en juillet 2016, ce mercredi 26 avril le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc a tranché : le bois est à nouveau expulsable sans délais, la préfecture peut réinvestir les sous-bois à grands renforts de grenades et bruit de bottes !

Mais cela ne se passera pas de la même manière, depuis un an nous nous sommes renforcés : nous avons été des centaines à réinvestir cette forêt, à y manifester, y lutter, y construire, y vivre et apprivoiser chacun de ses reliefs.

Des dizaines d’opposant.es se sont installées au fil des mois dans les villages autour de Bure, nous avons remporté une série de victoires juridiques et fait perdre de précieux mois à un projet qui joue la course contre la montre. À plusieurs reprises nous avons bloqué les tentatives de l’ANDRA de pénétrer dans le Bois et de reprendre des travaux.

Dès à présent nous appelons à venir nous rejoindre, nombreu.ses, durant les jours et semaines à venir. Nous sommes déterminées à opposer une résistance farouche en cas d’expulsion du Bois Lejuc !

 

A venir sur le plan juridique

Jean-Pierre Simon, accusé de complicité dans la première occupation du bois Lejuc à l'été 2016, est convoqué le 2 mai 2017 devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc. La Justice soupçonne cet opposant déclaré au projet CIGEO, d'avoir librement fourni du matériel, dont sa bétaillère, aux zadistes.

Les associations anti-Bure et la Confédération paysanne nationale appellent à cette occasion à un rassemblement de soutien, le 2 mai à partir de 9h devant le Tribunal de Bar-le-Duc.

Sur le plan administratif

Invalidée par le tribunal administratif de Nancy, mardi 28 février 2017, la cession du Bois-Lejuc par la commune de Mandres à L'Andra doit faire dans l'objet d'une nouvelle délibération avant le 28 juin 2017 pour régulariser la vente du site.

 

Rejoignez la lutte !

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