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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 07:59

Un train de déchets nucléaires hautement radioactifs retraités par la société française Areva a quitté mercredi Valognes (nord) pour la Suisse.

Le retraitement consiste à séparer les différentes matières contenues dans les combustibles qui sortent des centrales nucléaires afin, selon Areva, de réduire le volume des déchets produits.

Quatre wagons (CASTOR) de déchets sont issus de combustibles qui ont servi à produire «l’équivalent d’environ 13 ans de consommation électrique d’une ville comme Zurich», a précisé le groupe nucléaire. Trois wagons comprennent des déchets vitrifiés, qui concentrent la quasi totalité de la radioactivité, et un quatrième des déchets dits compactés, moins radioactifs car issus des gaines métalliques qui contenaient les pastilles d’uranium du combustible, selon Areva.

Une fois ce convoi arrivé à destination, Areva aura retourné 83% des déchets vitrifiés suisses et 74% des déchets compactés.

Il s’agissait du 9e convoi de déchets vitrifiés à destination de la Suisse depuis en 2001, selon Areva qui a jusqu’à fin 2016 pour tout réexpédier en Suisse. En 2011, trois conteneurs CASTOR transportant des déchets suisses «traités» à l’usine Areva de La Hague ont quitté le terminal ferroviaire de Valognes pour rejoindre Würelingen en Suisse. En France, le train a successivement traversé les départements de la Manche, le Calvados, l’Eure, la Seine-Maritime, l’Oise, la Somme, l’Aisne, la Marne, La Meuse, La Meurthe-et-Moselle, la Moselle, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Trois ans après la destination est la même, on ne voit pas pourquoi le chemin emprunté aurait été radicalement différent.

Comme à l’accoutumée, les populations concernées sont laissées dans la plus totale ignorance des risques inconsidérés que ce type de transport de déchets nucléaires leur font courir. Aucune information officielle n’a été diffusée.

La Suisse a décidé de sortir du nucléaire après la catastrophe de Fukushima. Elle compte actuellement cinq réacteurs nucléaires qui doivent être mis peu à peu hors service d’ici à 2034.

La «forteresse roulante» pour la Suisse a-t-elle traversé la région ?
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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 17:07

Réuni en audience collégiale hier, le tribunal administratif a finalement confirmé la décision d’interdiction d’accès aux centrales nucléaires de l’ingénieur.

Ce sont les liens «qu’il entretiendrait avec un groupe terroriste djihadiste» qui ont motivé la décision. Prenant en compte, d’une part, «le risque de manipulation et donc de vulnérabilité d’un ingénieur ayant accès aux centrales nucléaires» et les impératifs de la sécurité nucléaire, d’autre part, le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, a jugé que «l’administration peut légitimement écarter, lorsqu’elle délivre des autorisations d’accès aux zones réservées, les personnes qui, en l’état d’informations précises, apparaissent engagées dans un processus de radicalisation politico-religieuse».

Et ce même si le casier judiciaire du requérant est vierge et que «les fichiers de police ne contiennent aucun élément établissant avec certitude son engagement personnel dans un islam violent».

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 10:25

"Agents Tnex en colère", pouvait-on lire mardi matin sur la banderole tenue par quelques salariés devant la centrale nucléaire. Ces salariés, ce sont ceux de la société Tnex, un sous-traitant qui s’occupe du nettoyage industriel. Ils sont une vingtaine à y travailler et tous étaient en grève ce mardi. La raison ? des conditions de travail qui se dégradent mais surtout, et c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, des CDD payés plus que les CDI qu’ils remplacent.

Alors, plus déterminés que jamais, les employés ont décidé d’agir. Aux environs de 7 h 15 mardi matin, ils se sont postés devant l’entrée de la centrale nucléaire. Pendant que certains tenaient des banderoles, d’autres se sont postés de chaque côté de la rue pour stopper les voitures. Pour la plupart des salariés d’EDF ou de sous-traitant venant commencer leur journée de travail. «Et ça se passe bien, les gens sont compréhensifs».

 

Mouvement de grève des salariés de Tnex

«Sans Tnex, la centrale sera vite handicapée car c’est eux, entre autres, qui lavent les tenues en zones protégées du personnel. Au bout de deux jours, c’est déjà un problème pour le fonctionnement du site».

Concrètement, ils demandent une égalité de traitement dans les taux horaires à qualification égale, une revalorisation des frais kilométriques (actuellement à 13,26 € pour tous), la transformation de la prime d’avantage acquis en 13e mois (ce dernier ne peut pas être supprimé au contraire de la prime), ainsi que le remplacement des salariés en congés, l’embauche de personnel et l’organisation d’élections de délégué du personnel.

«Et puis, ils ont des salaires à la ramasse. L’ancienneté n’est presque pas prise en compte. L’une des employées est là depuis 20 ans et touche 10,02 € de l’heure !»

Pour le délégué syndical, les revendications vont encore plus loin. Il aimerait une convention collective de site, unique pour chaque employé, sous-traitant ou non. Un point sur lequel la direction du site n’a pas souhaité s’exprimer. Par contre, elle rappelle avoir mis en place en 2013 un cahier des charges social. «C’est une base commune pour mieux encadrer le recours à la sous-traitance. Elles ne pourront pas se voir attribuer un marché si elles ne respectent pas certaines conditions sociales comme la prise en compte de l’ancienneté par exemple».

Juste après leur mouvement, les salariés Tnex ont rencontré leur directeur. Il s’est engagé à vérifier leurs affirmations notamment concernant l’égalité et les grilles de salaires. La prime de transport est quant à elle conventionnelle et devra être négociée en novembre lors des négociations annuelles obligatoires. La direction s’est également engagée à une meilleure communication sur le site au travers du chef de site.

Ils attendent les réponses concernant les salaires. Elles devraient arriver lundi.

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 21:09

Un ingénieur musulman, employé par un sous-traitant d'EDF, s'est engagé dans une bataille judiciaire pour regagner son autorisation d'accès aux centrales nucléaires, suspendue après un avis défavorable de la préfecture de l'Aube.

Employé depuis février 2012 par la même société, l'intéressé avait obtenu une autorisation d'accès aux sites nucléaires en 2012 et 2013. Mais en mars, il s'est vu refuser l'accès à la centrale de Nogent-sur-Marne suite à un avis défavorable de la préfecture de l'Aube.

En juin, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait toutefois estimé qu'il y avait "un doute sérieux sur la légalité de la décision" puisque "ni EDF, ni le préfet de l'Aube n'ont précisé quelles caractéristiques justifiaient l'interdiction d'accès". Le juge avait alors suspendu l'interdiction et l'ingénieur avait pu rentrer dans quelques centrales, selon son avocat.

Pour la préfecture de l'Aube, l'avis n'était pas motivé car il est "couvert par le secret défense", mais "il va de soi que le préfet n'a pas émis un avis défavorable en fonction de critères de religion ou de race. On juge sur des éléments liés à la sécurité".

En juillet, EDF lui a de nouveau refusé l'accès à un site en s'appuyant sur le même avis. Il a donc introduit un nouveau référé qui sera examiné lundi à 11H00, toujours à Châlons.

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 09:36

Le laboratoire du centre de stockage des déchets de faible et moyenne activité de Soulaines-Dhuys vient de perdre l’un de ses agréments.

Cette décision de l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) intervient après un test de mesures effectué par plusieurs laboratoires, dont le laboratoire aubois, sur la présence de transuraniens (plutonium, américium) dans les végétaux.

Les résultats des mesures de la radioactivité du laboratoire de l’Andra étaient trop éloignés de ceux attendus par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Ce retrait d’agrément ne concerne qu’un seul type de mesure à partir d’échantillons prélevés dans l’environnement. « Il s’agit là du retrait de l’un des 26 agréments. Cela n’empêchera pas la poursuite des mesures de ce type (moins de cinq par an) puisqu’elles seront confiées à un autre laboratoire agréé», indique l’Andra.

Le laboratoire du centre de stockage aubois pourra participer à un nouveau test inter-laboratoires d’ici mars 2015 et solliciter un nouvel agrément.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 10:21

EDF était convoqué ce mercredi matin devant le tribunal de police de Charleville-Mézières à la suite d'une plainte déposée par le réseau Sortir du nucléaire.

L'entreprise est poursuivi pour une série de rejets de produits dans la Meuse causée par la centrale nucléaire de Chooz.

Le réseau Sortir du nucléaire espère faire condamner l'entreprise pour ses différents incidents. Au sortir de l'audience, le réseau Sortir du nucléaire expliquait ne pas savoir à quoi s'attendre : "Les magistrats sont restés très neutres et n'ont pas posé beaucoup de questions. Quant au procureur, il n'a pas voulu se prononcer."

Le délibéré dans cette affaire, déjà renvoyée deux fois, sera connu le 30 juillet.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 19:43

Arrêtée depuis le 22 mars le temps de la recharger en combustible, l'unité de production n°1 de la centrale de Chooz a repris du service le 27 juin au soir.

13 millions d’euros ont été nécessaires pour assurer cette opération. Ce sont 20 000 heures de robinetterie et 2 500 heures de contrôles et examens qui ont été réalisées par les équipes EDF.

Cet arrêt a mobilisé environ 1 200 intervenants.

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 10:06

Lundi, la centrale nucléaire de Nogent a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif sûreté de niveau 1 sur l'échelle Ines - qui en compte 7 - pour un écart aux règles générales d’exploitation.

Dans le cadre du redémarrage de l’unité de production 1, après sa mise à l’arrêt du 1er avril au 8 mai, EDF a réalisé la montée en puissance de son réacteur. Pour effectuer cette opération, une vitesse maximale de montée en puissance de 3 % par heure est exigée. Or, jeudi dernier, après analyse, les équipes du site ont constaté que le 16 mai une vitesse de 7 % de puissance par heure avait été atteinte. Une vitesse observée pendant moins d’une heure.

Cet événement n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l’environnement, précise EDF.

Evénement de niveau 1 à la centrale de Nogent
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 09:39

Il aura fallu attendre, jeudi, la toute fin de l’assemblée générale de printemps de la CLI (Commission locale d’information) sur la centrale de Nogent-sur-Seine, pour que l’ancien maire de Nogent-sur-Seine fasse une annonce attendue : il en quitte la présidence.

«Vingt ans de présidence, je considère que c’est déjà un bon bail», a simplement déclaré le président de la nouvelle CLI depuis sa création en 1993. 

«Nous avons essayé de faire jouer à la CLI de Nogent le rôle qui lui revient : créer les conditions d’échanges. C’est ni rassurer, ni affoler mais informer le plus objectivement possible. C’est établir une relation de confiance entre l’exploitant et la Ville. C’est aussi exiger la transparence sans complaisance mais aussi sans excès.  Nous avons appris beaucoup de choses. Nous nous sommes enrichis. Nous ne sommes pas des spécialistes du nucléaire mais nous savons poser les questions. Travailler à la sécurité, c’est travailler à la pérennité des centrales, tout du moins leur assurer une vie longue et sans danger. Que notre centrale dure le plus longtemps possible dans les meilleures conditions de sûreté et de sécurité».

Le nouveau maire, présent dans la salle, a fait part de son souhait de présider la CLI à l’avenir : «J’accepte volontiers. La CLI de Nogent est importante et de renom. On ne faillira pas à nos missions».

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 09:34

Deux salariés d’entreprises prestataires de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine ont été très légèrement blessés vendredi.

Alors qu’il travaillait, baissé, en salle des machines de l’unité de production n°1, un homme de 50 ans s’est cogné à une poutre métallique en se relevant. Son casque s’est enfoncé sur sa tête et il s’est blessé au visage avec les lunettes intégrées au casque. Un incident qui a nécessité l’intervention du service médical du site puis des sapeurs-pompiers pour son transport à l’hôpital afin d’y effectuer des examens plus approfondis.

C’est dans le bâtiment de traitement des effluents qu’un homme de 25 ans, en manipulant une charge, s’est ouvert un doigt de manière suffisamment grave pour que le service médical du site décide d’appeler également les sapeurs-pompiers afin de le transporter à l’hôpital.

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 16:47

EDF vient de déclarer un événement significatif sûreté dit «générique» car commun à plusieurs unités de production au niveau 1 de l’échelle Ines qui en compte 7.

Dans certains locaux situés dans la partie nucléaire des installations d’une centrale nucléaire, des protections dites «biologiques» , principalement des matelas de plomb, ont été installées. Ces protections permettent de réduire l’exposition des intervenants et techniciens aux rayonnements ionisants.

En 2012, dans le cadre d’une analyse, il s’est avéré que, dans les centrales nucléaires de Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines, Le Blayais, Saint-Laurent et Tricastin, le chute de certaines protections que pourrait occasionner un séisme, risquerait d’endommager des matériels importants pour la sûreté situés à proximité. Cet écart a été déclaré à l’Autorité de sûreté.

Suite à ce constat, EDF a étendu cette analyse à l’ensemble de son parc. Il est alors ressorti que ce type de situation existait également sur d’autres unités de production, notamment à Nogent-sur-Seine.

En 2013, EDF a étendu sa déclaration initiale à l’ensemble des centrales nucléaires en raison du caractère générique de l’écart détecté. C’est à la suite d’échanges complémentaires avec l’Autorité de sûreté nucléaire, que l’entreprise a décidé de déclarer, le 15 mai dernier, un nouvel événement significatif sûreté «générique» de niveau 1. Celui-ci n’a eu aucune conséquence réelle sur la sûreté et le fonctionnement des installations. L’ensemble des écarts sera résorbé d’ici la fin de l’année 2015, assure EDF.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 19:03

Faut-il démanteler les centrales nucléaires ? Et les trimardeurs du nucléaire la-dedans ?

Interviews réalisés par Vive la sociale sur FPP

Et aussi la vidéoprotection à Attigny (08) et Reims

20140519 : Trimardeurs du nucléaire et démantèlement
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