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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 13:33
Le coût de Cigéo contesté en Conseil d'Etat

La bataille concernant le coût global du Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) à Bure, entre Meuse et Haute-Marne, continue. Le projet Cigéo doit accueillir les déchets les plus radioactifs (3% du total) à 500 mètres sous terre à Bure, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue.

Ce projet hautement polémique avait fait l'objet de chiffrages divergents. EDF, Areva et le CEA l'avaient estimé à 20 milliards d'euros. L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) l'avait chiffrait à 34,5 milliards d'euros. Quant à l'Autorité de sûreté nucléaire, elle jugeait optimiste l'estimation de l'Andra.

Mi janvier, la ministre de l’Ecologie et de l’Energie Ségolène Royal tranchait en fixant par arrêté ce projet à 25 milliards d’euros. "Un montant largement sous-estimé", pour cinq associations environnementales (le réseau Sortir du nucléaire, France Nature Environnement, Les Amis de la Terre, MIRABEL-Lorraine Nature Environnement et BureStop55).

Dans un communiqué, elles estiment que "le coût arrêté par la ministre ne permettra pas de constituer des provisions suffisantes pour faire face aux frais entraînés par la gestion de ces déchets le moment venu. Ce choix aboutira à faire payer par les générations futures les sommes non provisionnées".

Pour ces cinq associations, l'arrêté signé en janvier par la ministre de l'Ecologie "constitue une infraction à la réglementation européenne". "L'article 9 de la directive 2011/70/EURATOM impose en effet aux États-membres de se doter d'un cadre national garantissant que des ressources financières suffisantes seront disponibles le moment venu pour la gestion de leurs déchets".

Elles jugent aussi "choquante" la méthode employée. Le coût de Cigéo "a été arrêté à la suite d'un jeu tripartite entre l'Etat, l'Andra et les exploitants nucléaires. Alors que cette décision comportera des impacts sociétaux et environnementaux majeurs, à aucun moment le public n'a eu son mot à dire dans cette procédure", relèvent-elles.

Selon les associations, en s'exonérant de la participation du public sur cette "question cruciale de la fixation des coûts" de Cigéo, Mme Royal a agi "en violation de l'article 10 de la directive Euratom et de l'article 7 de la charte constitutionnelle de l'environnement".

Pour ces différentes raisons, ces cinq associations attaquent devant le conseil d'Etat l'arrêté pris par Ségolène Royal.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:52
PEM (suite)

Dans le plan national de gestion des matières et déchets radioactifs 2013-2015, on trouve :

Les stockages historiques sur site recensés dans l’Inventaire national à fin 2013

Les puits d’expérimentations du PEM - polygone d’expérimentation de Moronvilliers (51) : Il existe une centaine de puits contenant les résidus des expérimentations qui ont été menées au Polygone d’Expérimentation de Moronvilliers. Ces puits ont été comblés et obturés. Dans le cadre du recensement des sites et sols pollués, le CEA a déclaré le site du PEM dans la base de données BAsOl en mai 1997. L’ensemble du site, y compris la centaine de puits, fait l’objet d’une surveillance environnementale renforcée dont les résultats sont régulièrement transmis par l’ASND (1) au Préfet. Enfin, la cartographie radiométrique du site réalisée par hélicoptère a permis de confirmer la maîtrise du référentiel radiologique de ce site.

Dans le 2ème bilan d’avancement des études menées concernant les stockages historiques des déchets radioactifs au CEA (2) daté du 19 décembre 2014, il est écrit :

  1. Le CENTRE de Bruyères-le-Châtel et PEM

(…) Il a existé sur le PEM plusieurs fosses (4) qui ont toutes été assainies et les déchets évacués vers les centres de stockages de l’Andra. Une campagne de magnétométrie a identifié une nouvelle fosse qui sera également assainie.

Ces fosses ne contiennent plus de déchets, elles ne relèvent plus d’un classement en stockage historique.

Il existe également une centaine de puits contenant les résidus des expérimentations qui y ont été conduites. Ces puits ont été comblés et obturés, ils relèvent d’un classement en stockage historique.

Dans le cadre du recensement des sites et sols pollués, le CEA DAM Ile de France a déclaré le site du PEM dans la base de données BASOL (3) (fiche N° 51.0021) en mai 1997. A ce titre l’ensemble du site, y compris la centaine de puits précédemment cités, fait l’objet d’une surveillance environnementale renforcée dont les résultats sont régulièrement transmis par le DSND (4) au Préfet. De plus, des campagnes d’assainissement et de remédiation des surfaces polluées sont prévues à court terme. Enfin, la couverture réalisée par HELINUC (5) permet de confirmer la maîtrise du référentiel radiologique.

BASOL a remis à jour sa fiche 21.0021 le 10 février 2016. Le seul élément marquant est que le CEA a constaté et signalé le 21/05/1997 la présence de traces de pollution radioactive dans l'enceinte du site, avec une mise en sécurité, un diagnostic approfondi et évaluation détaillée des risques le 14/10/1999 et des travaux de traitement le 31/12/1999. Plus de 2 ans pour réagir ! On peut aussi y lire : Rapports sur la dépollution du site : Aucun document n'a été transféré pour le moment.

 

  1. Autorité de Sûreté Nucléaire de Défense
  2. La version 1 date du 18 juillet 2012
  3. Base de données sur les sites et sols pollués ou potentiellement pollués appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif.
  4. délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la Défense
  5. Le système de cartographie γ héliportée Hélinuc® permet d'établir en quelques heures un diagnostic radiologique dans une zone de quelques dizaines à quelques centaines de km². Hélinuc® est capable d'identifier les radionucléides présents avec une sensibilité allant du niveau de la radioactivité naturelle à celui d'une situation accidentelle grave.
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:52
Retour sur le polygone d'expérimentation de Moronvilliers

Dans une enquête diffusée le 6 février 2016, France 3 Champagne-Ardenne dévoile que des fûts de déchets radioactifs sont stockés à Pontfaverger-Moronvilliers.

Moronvilliers est situé à une vingtaine de kilomètres de Reims. Il a donné son nom à un massif de sept plateaux constituant les Monts de Champagne. A la fin de la Première guerre mondiale, le terrain, truffé d’obus, n’avait pu être rétrocédé aux civils. La commune de Moronvilliers a été supprimée en 1950. Symboliquement, son nom a été accolé à celui de la commune voisine de Pontfaverger (située à environ 4 km au nord de l'ancien village) pour former Pontfaverger-Moronvilliers. C’est une zone militaire.

(...)

Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) cherche un terrain dans une zone militaire, aux environs de 150 km de Paris, avec un profil topographique accidenté, pour pouvoir effectuer des essais de détonique, qui ne peuvent pas se réaliser dans l'environnement urbain du centre de Vaujours, sans casser trop de carreaux dans les villages environnants et une densité d’habitants identique à celle du Sahel. Le lieu est trouvé. Ce sera 1/5ème du terrain militaire (soit 500 hectares sur 2 664) situé à Moronvilliers. Le terrain militaire dans son ensemble est une ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique). 1 511 ha sont en zone Natura 2000.

(...)

La fermeture du polygone d'expérimentation de Moronvilliers, programmée en 2009, est effective depuis fin 2013 et les activités ont été transférées à Valduc (Cote d’Or).

(...)

L'article complet et ses annexes en pièces jointes.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 16:52
Éboulement mortel sur le site du laboratoire de Bure

Un technicien de la société Eiffage a trouvé la mort et un de ses collègues a été légèrement blessé dans l’effondrement ce mardi à 12h20 d’une galerie sur le chantier du laboratoire souterrain de l’Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra), site controversé d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Meuse). Une autre personne, choquée, a été orientée vers les services médicaux.

L’éboulement est survenu dans une galerie en cours de forage où étaient effectués des relevés géophysiques, a indiqué la préfecture de la Meuse dans un communiqué, où intervenaient des salariés d’une entreprise prestataire lors d’une opération de boulonnage, a indiqué de son côté l’Andra.

Les déblaiements sont encore en cours, et une cellule psychologique a été mise en place pour les employés. L’Andra analyse actuellement les causes de cet accident, et, sous la direction du parquet de Bar-le-Duc, une enquête de gendarmerie a été ouverte.

C’est la deuxième fois qu’un accident mortel se produit sur ce site, fortement contesté par les associations antinucléaires, qui doit accueillir dans le cadre du projet Cigéo les déchets les plus radioactifs à 500 mètres sous terre, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue.

Le laboratoire souterrain n’accueille pas de déchets radioactifs et «n’en accueillera pas», précise l’Andra. Il s’agit d’un laboratoire de recherches et d’expérimentations pour la conception du futur centre de stockage, Cigéo, qui sera physiquement séparé du laboratoire.

S’il est entré en phase de conception industrielle, il reste plusieurs étapes décisives avant la mise en service de Cigéo, prévue en 2025. Il doit notamment être validé par le Parlement. Le gouvernement a annoncé l’an dernier qu’un texte spécifique serait présenté en 2016, après avoir tenté de faire avancer le dossier via un article de la loi Macron, finalement censuré par le Conseil constitutionnel. Un accord des députés aurait permis au mieux à la construction des installations de stockage de débuter à l’horizon 2020. Récemment, le ministère de l’Ecologie et de l’Energie a estimé à 25 milliards d’euros le coût du projet Cigéo.

Un des deux types de déchets qui doivent être stockés par le Cigéo sont dits de «haute activité vie longue», HA-VL (principalement des résidus hautement radioactifs issus du traitement des combustibles usés, dégageant de la chaleur). Le volume de déchets HA est estimé à environ 10.000 m3, dont 30 % sont déjà produits. Les autres déchets prévus sont dits «de moyenne activité à vie longue» (MA-VL), et seraient stockés les premiers. Leur volume est estimé à 70 000 m3, dont 60 % déjà produits.

Ces deux types de déchets représentent 3 % du volume total des déchets radioactifs produits en France, mais concentrent plus de 99 % de la radioactivité, dont 96 % rien que pour les HA-VL (0,2 % du volume).

Les associations antinucléaires dénoncent «une gigantesque poubelle atomique de 300 ha en surface et 15 km2 de galeries souterraines», et pointent l’obsolescence des matériaux devant servir à contenir ces déchets. Ces dernières avaient intenté une action en justice contre l’Andra. Elles lui reprochent d’avoir sous-estimé volontairement la richesse du sous-sol de Bure - des nappes souterraines d’eau chaude - pour faciliter l’implantation du futur centre dans cette zone rurale (à cheval sur quatre petites communes totalisant aujourd’hui quelques centaines d’habitants). Elles ont été déboutées fin mars 2015, mais ont fait appel.

Le Cedra (collectif contre l'enfouissement des déchets radioactifs) a réagi dans un communiqué appelant à "stopper cette folie".

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 13:09
Stockage des déchets radioactifs à Bure : doublement de la facture

Enfouir nos déchets nucléaires dans les sous-sols de Bure pourrait coûter bien plus que prévu. Le projet Cigéo, piloté par l'Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires, doit accueillir les déchets les plus radioactifs (3% du total des déchets nucléaires) à 500 mètres sous terre à Bure, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue.

Chiffré en 2004-2005 entre 13,5 et 16,5 milliards d'euros, le coût global du projet Cigéo d'enfouissement des déchets radioactifs à Bure a été réévalué lundi à 32,8 milliards d'euros par l'Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra), soit le double des évaluations antérieures.

Dans des documents remis au gouvernement, l'Andra évalue la partie investissement du projet (c'est-à-dire la construction des installations) à 19,8 milliards d'euros, tandis les coûts d'exploitation de l'infrastructure pendant plus d'un siècle (jusqu'en 2144) sont chiffrés à 8,8 milliards, à quoi s'ajoutent 4,1 milliards d'impôts et taxes. Soit un total de 32,8 milliards d'euros.

Ce doublement de la facture était cependant attendu : des estimations divulguées par une commission d'enquête parlementaire sur les coûts de la filière nucléaire tournaient déjà autour de 30 milliards d'euros.

Dans un courrier commun au ministère de l'Ecologie et de l'Energie, EDF, Areva et le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) ont cependant contesté ce nouveau chiffrage de l'Andra, expliquant avoir proposé conjointement "de considérer pour ce projet un coût objectif (hors risques) de 20 milliards d'euros". EDF, Areva et le CEA soulignent notamment que l'Andra n'a pas tenu compte "d'optimisations" identifiées depuis fin 2012, et a retenu pour son chiffrage certaines estimations de coûts qui "s'écartent de manière significative de notre retour d'expérience".

Le gouvernement voulait profiter de la loi Macron pour autoriser sur ce projet. Mais le Conseil constitutionnel avait censuré en août l'article concernant le projet, considérant qu'il était sans rapport avec la loi. Dans la foulée, le gouvernement avait indiqué qu'il déposerait un projet de loi spécifique sur Cigéo en 2016.

Le calendrier du projet prévoit un décret d'autorisation en 2018 et une mise en service industrielle en 2025. La construction des installations de stockage pourrait débuter à l'horizon 2020.

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 19:34

Ce mercredi 6 janvier, à 11 h 10, un salarié de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine a constaté un dégagement de fumée sur un ventilateur situé dans la salle des machines (partie non nucléaire des installations) de l’unité de production nº2.

Conformément aux procédures du centre nucléaire de production d’électricité, les équipes d’intervention du site se sont rendues sur place, rapidement rejointes par les pompiers de Nogent-sur-Seine.

Le ventilateur en question a été arrêté pour inspection et les pompiers ont pu confirmer l’absence de départ de feu dès 11 h 50.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 20:32
20160104 La fièvre acheteuse de l'ANDRA

Du 1er au 10 aout 2015, se tenait prés de Bure dans la Meuse,une rencontre internationale autour des enjeux environnementales et politiques.l’idée de cette rencontre et de pouvoir crée des passerelles et des énergies communes entre les luttes.plusieurs thèmes débattus : sexisme, capitalisme, le racisme et le colonialisme, contre les logiques sécuritaire et les grands projets d’aménagement urbain qui les accompagnent. Et bien sur les questions environnementales et comme nous sommes a Bure, la question du nucléaire. Dans ce lieu,un projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaire.

Un débat c’est tenue le 6 aout a Bonnet, prés de Bure, sur l’avenir des terres agricoles et du foncier. Nous en avons fait une série de trois émissions.

Dans cette première émission, il sera question de cet organisme - agence nationale pour la gestion des déchets radioactives - qui est le maitre d’œuvre sur le projet de centre d’enfouissement et comment elle procède pour l’achat et la revente des terres agricoles.

Enregistrement effectué par L'actualité des luttes sur FPP.

Et en fin d'émission, l'actualité immédiate à Notre-Dame-des-Landes.

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 20:49

Un arrêt automatique réacteur s’est produit aujourd'hui sur l’unité de production n°2 de la centrale de Nogent-sur-Seine à 15 h 19.

D’après la communication du site, le bruit d’un relâchement de soupape pour libérer de la vapeur d’eau a pu être entendu à ce moment-là.

Les investigations sont en cours pour déterminer les raisons de cet arrêt qui n’aurait aucun impact sur la sûreté des installations.

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 21:04

Un colis suspect a été détecté sur le parking de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. Le Peloton spécialisé de protection de gendarmerie (PSPG) s’est immédiatement rendu sur place pour faire une reconnaissance de l’objet suspect et établir un périmètre de sécurité.

Les salariés présents à proximité ont été évacués.

Une équipe de démineurs de la sécurité civile a été mobilisée pour prendre en charge le colis suspect. Ces derniers ont confirmé le caractère non dangereux du colis. Il s’agissait d’un outil enroulé dans un tapis de voiture. L’ensemble des activités et les accès sur site ont pu reprendre normalement

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 11:08
EDF n’est pas prêt à sortir du nucléaire

"Nous devons devenir un groupe tout nucléaire et tout renouvelable". EDF n’est pas prêt à sortir du nucléaire, ni même à en réduire la voilure. Si le plan stratégique CAP 2030 prévoit un doublement des capacités du groupe dans les énergies renouvelables en Europe (à plus de 50 gigawatts) à l’horizon 2030, ses dirigeants comptent bien maintenir la puissance installée de son parc nucléaire à son niveau actuel de 63,4 GW.

30, 35 ou 40 EPR NM ?

EDF projette un déploiement de "plusieurs dizaines" de réacteurs EPR NM (nouveau modèle), avec le soutien éventuel de partenaires extérieurs, a déclaré vendredi 23 octobre son PDG. "A partir de 2028, 2030, ce n'est pas une science exacte, nous allons commencer à installer en France des EPR nouveau modèle. (...) Et puis en 2050, 2055, on n'aura plus de réacteurs de la génération actuelle. On aura les EPR NM : on en aura 30, 35 ou 40. On aura plusieurs dizaines qui seront le produit de remplacement du parc actuel".

La Champagne-Ardenne, où deux centrales nucléaires fonctionnent l’une à Nogent-sur-Seine (2 réacteurs), dans l’Aube, l’autre à Chooz (2 réacteurs), dans les Ardennes, sera-t-elle concernée ? La centrale ardennaise est l’avant-dernière à avoir été mise en service.

En janvier déjà, la ministre de l'Energie, Ségolène Royal, avait estimé nécessaire de construire une nouvelle génération de réacteurs en remplacement des anciens.

EDF travaille actuellement avec le français Areva, dont il prévoit le rachat de l'activité réacteurs (Areva NP), sur un nouveau modèle d'EPR de même capacité (1 650 mégawatts), mais censé être plus compétitif, plus rapide et moins coûteux que son grand frère, dont la construction accumule les déboires à Flamanville et en Finlande.

Avant de commencer à renouveler son parc nucléaire, EDF prévoit d'investir environ 50 milliards d'euros pour prolonger jusqu'à 60 ans la durée de vie de la plupart de ses 58 réacteurs actuels, répartis dans 19 centrales. La loi sur la transition énergétique stipule que la capacité du parc nucléaire français est désormais plafonnée à 63,2 gigawatts. EDF doit aussi dégager 16 milliards pour ses deux EPR britanniques (24,5 milliards d’euros, hors coûts de financement, construits avec l’électricien China General Nuclear Power Corporation (CGN)).

Pour assurer le financement d'un tel déploiement, estimé à 200 milliards d’euros, le géant de l'électricité pourrait s'associer à des partenaires. "Est-ce qu'EDF a les moyens aujourd'hui de reconstruire pour 60 gigawatts de nucléaire sur son bilan actuel ? Je pense que non. Je pense que la question se posera le moment venu de faire entrer des partenaires", a dit le PDG. Pour rappel, les dettes d’EDF s’élèvent à 37,5 milliards d’euros.

Si rien n’exclut, comme au Royaume-Uni, que des industriels et des investisseurs chinois interviennent, M. Lévy reconnaît qu’une telle décision “relève de l’Etat actionnaire”. Pour “partenaire”, le dirigeant d’EDF n’a cité que son concurrent Engie.

Doubler le parc renouvelable

Mais au-delà de l'atome, EDF mise aussi sur les énergies renouvelables, surtout l'éolien et le photovoltaïque, pour assurer son développement sur les quinze prochaines années.

Le plan stratégique Cap 2030 d'EDF prévoit de doubler le parc renouvelable de 28 à plus de 50 GW, principalement en dehors d'Europe où, contrairement au Vieux Continent, la consommation d'énergie est sur une pente ascendante. "Le pourcentage de nos actifs qui est aujourd'hui de 5% hors d'Europe, il faudra qu'il soit à deux chiffres".

En Europe, l'énergéticien veut "optimiser son portefeuille d'actifs" et combler son "retard" dans le domaine des services d'efficacité énergétique hors de l'Hexagone, où il compte par ailleurs "se battre pour garder toutes ses concessions hydroélectriques".

Dans tous les cas, EDF ne prévoit pas de grandir au moyen d'acquisitions majeures, mais plutôt grâce au développement de projets de production. "Aujourd'hui, on n'a pas les moyens d'aller dépenser des milliards et des milliards d'euros pour acheter des opérateurs électriques à droite et à gauche". Dans les services à l’énergie, après avoir repris la part de Veolia dans Dalkia en France, il pourrait toutefois se développer via de petites opérations. Il a déjà annoncé en septembre le rachat de ZEC, en Pologne, qui emploie 421 personnes et réalise 36,5 millions d’euros de chiffre d’affaires.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 21:54
Centre de stockage de déchets FA-VL : l'étau se resserre autour du Soulainois

En 2008, le ministère de l’Écologie missionne l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) à trouver un site pour accueillir par l’implantation potentielle en 2019 d’un centre de stockage de déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FA-VL) et d’instruire le dossier. Plus de 3 000 communes intéressent alors le ministère de l’Écologie.

L’Andra cherche un terrain de très faible perméabilité essentiellement de type argileux ou marneux, pour conditionner de 100.000 à 200.000 m3 de déchets graphites et radifères de faible activité, mais dont la durée de vie est supérieure à 30 ans. Ces déchets proviendraient du démantèlement de réacteurs EDF, et de résidus de minerais exploités pour la fabrication de pots catalytiques, de composants électroniques, etc. Ces résidus sont actuellement entreposés sur des sites industriels, et l’Andra veut pouvoir les stocker en «subsurface», soit supérieure ou égale à 50 mètres.

Le lancement de la recherche de site est alors prévu en juin 2008 en vue d’une demande d’autorisation de création du centre de stockage fin 2013 et d’une mise en service envisagée en 2019.

Parmi la trentaine de communes qui se sont portées candidates, l’Andra ne retient, en juin 2009, que 2 communes auboises : Auxon (230 habitants) et Pars-les-Chavanges (75 habitants). Finalement, ces 2 communes vont retirer leurs candidatures. Il va falloir rechercher un nouveau site !

Suite à cet échec, il est décidé qu’il serait préférable que ce site de stockage se trouve dans une zone accueillant déjà des activités nucléaires.

Début 2013, le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie a donné à l’Andra ses orientations pour la poursuite du projet. Il demande à l’Andra de poursuivre les travaux de recherche de site de stockage, tant auprès des sites accueillant déjà des installations nucléaires que des territoires où des communes s’étaient portées candidates en 2008, comme l’a préconisé le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire.

La Communauté de communes de Soulaines dans l’Aube fait partie des territoires concernés. L’Etat demande à l’Andra d’y mener des investigations scientifiques pour évaluer la faisabilité d’un stockage pour des déchets FA-VL, auquel pourrait être associé un stockage pour les déchets de très faible activité. Cette démarche est conditionnée, conformément à la demande des élus locaux, à la mise en place préalable, avant toute présence sur le terrain, d’une démarche de concertation et d’information.

Retour donc dans l’Aube où se trouvent les 2 premiers sites se stockage : Soulaines et Morvilliers. Car c’est uniquement là que l’Andra va concentrer ses investigations.

On vient d’apprendre que les élus du Soulainois ont autorisé l’Andra à poursuivre ses investigations géologiques sur une zone de 10 km2. Dans un rapport remis à l’État, l’Andra indique que le sous-sol du canton présente un «caractère favorable» à un stockage de faible profondeur.

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 18:02
Le CASTOR suisse est passé dans la Marne

Le train CASTOR est passé à 15h35, avec près de 4h retard sur l’horaire prévu. Ce qui signifie qu’il s’est arrêté entre Amiens et Reims.

Il est arrivé à Châlons en Champagne à 16h15 où il s’est arrêté où on note une présence policière massive. A 20h, il s’y trouve toujours.

Le convoi se compose de trois colis TN 81, qui contiennent chacun 28 conteneurs CSD-V de déchets vitrifiés. Ces conteneurs contiennent des produits de fission dans une matrice de verre, au sein d’un conteneur métallique. Il s’agit de déchets radioactifs de haute activité à vie longue. L’activité totale du convoi est d’environ 1 150 PBq (1 150 millions de milliards de becquerels !), soit 383 PBq par colis TN 81 en moyenne (source : ASN).

Si CIGEO entre un jour en service, il faudra s'attendre à 1 à 2 convois similaires par semaine pendant des décennies.

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