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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 11:10
L'Andra veut soigner son image de marque

Sondage Andra

Pour la sixième fois, l'Andra interroge les riverains de ses centres afin de mieux connaître leurs perceptions vis à vis des activités de l'Agence et d'identifier leurs attentes en matière d'information. Cette étude, réalisée par téléphone, est confiée à l'Institut de sondage Ifop.

Du 29 novembre au 12 décembre, un échantillon de 600 personnes est sondé dans l'Aube, la Haute-Marne et la Marne. Deux panels de taille identique sont interrogés autour du Centre de Meuse/Haute-Marne et du Centre de stockage de la Manche.

Les résultats de cette enquête seront connus en début d'année prochaine.

Réunion publique de la Clis à Soulaines

Une réunion publique aura lieu mercredi 14 décembre, à 10 h, à la salle des fêtes de Soulaines-Dhuys. Elle sera consacrée à l’enfouissement des déchets radioactifs dans l’Aube, en particulier au centre de stockage de l’Aube (CSA) basé à Soulaines. Cette réunion se tiendra dans le cadre de l’assemblée générale de la commission locale d’information de Soulaines.

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 09:05
Cigéo : une démarche à haute qualité environnementale

Des associations locales de protection de la nature ont été récemment invitées à une première réunion organisée par l'Andra qui fait mine de se préoccuper des «Milieux naturels et de la Biodiversité». Et les nucléocrates n'ont pas froid aux yeux car ils ont par exemple convié des associations opposées à l'enfouissement nucléaire ou ayant porté le recours contre le défrichement dans le Bois Lejuc.

La première réunion sera justement consacrée à cette forêt communale extorquée aux habitant-e-s de Mandres. Puis, après l'avoir défrichée et expulsé ses occupant-e-s, creusé, remblayé, érigé un mur en béton de 2 m de haut, c'est maintenant que l'Andra s'inquiète des impacts de ses travaux!

Rappelons que lorsque que nous avons voulu prospecter le bois de Mandres le 23 juillet dernier, nos camarades "moins naturalistes" que nous avaient été empêché-e-s d'entrer dans la forêt. Et le groupe qui y a été autorisé s'était vu imposer un trajet assez précis en même temps qu'une escorte de gardes mobiles (gendarmes en armure et armés).

Il s'agit encore une fois pour l'Andra de rendre Cigéo acceptable aux populations :

- en saucissonnant le projet en tranches pour poser seule le cadre des débats, éviter les questions fâcheuses (par exemple les risques liés aux transports et à l'entreposage des déchets radioactifs avant enfouissement) et rendre plus difficile l'arrêt du processus une fois que plusieurs phases sont réalisées (comme dans le cas de Syndièse).

- en lâchant un peu de lest face aux réserves des structures officiellement représentantes de la protection de la nature en faisant des concessions (par exemple des mesures compensatoires comme pour les lignes grandes vitesse ou à Notre-Dame-des-Landes) et sans remettre en cause la totalité du projet. Ca permet de présenter le projet comme soumis à débat et de lui donner une caution verte et démocratique.

Comme pour le débat public de 2013, tout est ficelé d'avance et les structures qui participeront aux réunions «Milieux naturels et la Biodiversité» de l'Andra ne peuvent que cautionner Cigéo.

Notre colère n'est pas réversible!

Boycottons et empêchons la tenue de ces réunions!

Des Naturalistes en Lutte contre Cigéo et son monde

En pièce jointe, l'invitation du directeur de Bure

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 18:10
2 anti-BISON convoqués à la gendarmerie de Joinville

Le 14 octobre 2016 naissait l’association “Gudmont dit non” en présence de 85 personnes (sur les 313 recensées en 2013) s’opposant au projet d’usine nucléaire BISON de la multinationale Derichebourg.

Le 21 octobre, les anti-BISON étaient présents au conseil municipal.

Deux membres de l’association Gudmont-Dit-Non (Xavier et Emmanuel) sont convoqués pour une audition à la gendarmerie de Joinville ce samedi 5 novembre à la suite d'une plainte déposée par la mairie de Gudmont-Villiers.

Le collectif Gudmont-Dit-Non est solidaire avec ses membres, ses adhérents et tous les anti-BISON. Il dénonce une mesure d'intimidation de la mairie de Gudmont-Villiers qui ne supporte pas l'opposition des citoyens contre le dangereux projet d'usine radioactive de la multinationale Derichebourg

Ces auditions laissent à penser que la mairie, dépassée par les événements, a définitivement rompu le dialogue avec les citoyens.

Du fait que ce Conseil ne représente plus la majorité des habitants, les anti-BISON renouvellent leur demande formulée quelques minutes avant la tenue du Conseil municipal du 21 octobre : le vote NON au BISON ou la démission immédiate du conseil municipal et de Madame le maire Dominique POUGET

Un rassemblement de soutien aura lieu ce samedi 5 novembre à 9h devant la gendarmerie de Joinville, 22 rue Coquelicots

Que tous les opposants au projet BISON viennent avec banderoles et casseroles (et de quoi faire du bruit), impriment et apportent l’une ou l’autre des affiches.

2 anti-BISON convoqués à la gendarmerie de Joinville
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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 16:29
Bar-le-Duc : procès le 18 octobre de 2 artistes peintres

Venez découvrir la nouvelle pièce de théâtre écrite par l’Andra et mise en scène par la Justice : l’histoire rocambolesque de nos deux artistes peintres en bâtiment arrêté-es au lendemain des 200 000 pas, le 6 juin 2016, par la gendarmerie rurale au terme d’une étrange affaire d’art incompris sur une gare en ruine appartenant à l’ANDRA. Illes sont  inculpé-es pour “refus de signalétique” et de “dégradation ” en réunion.

C’est le troisième procès de la répression de l’été d’urgence, après le renvoi du 6 septembre sur 2 camarades arrêtés lors de la manif’ de réoccupation du 16 juillet, et le 12 septembre le procès du camarade interpellé lors de l’expulsion ! Contre la répression qui met la pression, divise, isole, la solidarité est notre arme.

Retrouvons-nous nombreux-euses devant le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc le mardi 18 octobre à 9h.

Résultat du procès : 800 € d"amende et 2 mois avec sursis...

 

Bar-le-Duc : procès le 18 octobre de 2 artistes peintres
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 09:23
EDF prie pour que l’hiver soit doux

Avant l'été, sur les 58 réacteurs nucléaires français (dans 19 centrales), 18 ont en effet été identifiés comme pouvant présenter des anomalies dans le forgeage de générateurs de vapeur. La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) a dû arrêter le 13 juin son réacteur n° 2 (jusqu’au printemps 2017) pour procéder à des contrôles sur un générateur de vapeur, après la découverte d'anomalies à l'usine du Creusot d'Areva. Sur les 18 réacteurs concernés par la mise en garde de l’ASN, six ont pu redémarrer après inspection. Sept autres (Bugey 4, Civaux 2, Dampierre 3, Gravelines 2, Saint-Laurent-des-Eaux B1 et Tricastin 1 et 3) sont en cours d’inspection et en attente de redémarrage. Les cinq réacteurs supplémentaires pour lesquels l’ASN vient de prescrire une accélération des contrôles porteraient à douze le nombre de «tranches» à l’arrêt. «Ces douze réacteurs sont équipés de générateurs de vapeur forgés au Japon, sur lesquels de premières analyses font état de concentrations en carbone plus élevées que sur les autres».

Ségolène Royal demande le 10 octobre à Jean-Bernard Lévy «d'anticiper d'éventuelles demandes de l'ASN conduisant à des indisponibilités supplémentaires de certains réacteurs». Ce qui ne manque pas d'arriver huit jours plus tard. Au moment où la lettre est écrite, les cinq restants (Fessenheim 1, Tricastin 2 et 4, Gravelines 4 et Civaux 1) tournent encore normalement.

EDF a annoncé ce vendredi qu'il allait étaler jusqu'à la mi-janvier la fermeture temporaire de cinq réacteurs nucléaires en France demandée par l'Autorité de sûreté nucléaire pour des vérifications sur des équipements clés présentant une teneur en carbone excessive.

Pour éviter la répercussion de ces fermetures sur le marché de gros et "des effets spéculatifs", EDF a également demandé au gouvernement de prendre "toutes les mesures nécessaires", jusqu'à "la suspension temporaire du dispositif" qui oblige EDF à revendre à ses concurrents une partie de son électricité nucléaire.

Douze réacteurs nucléaires en moins, c'est une perte de 11 000 MW qui oblige RTE (filiale d’EDF qui gère les lignes à très haute tension  -THT-) à tirer sur d'autres ressources, qui ne sont pas illimitées : le renouvelable (éolien et solaire) et l'hydraulique (rivières, barrages, usines marémotrices). Mais également des importations en provenance d'Allemagne, de Suisse, d'Italie, d'Espagne et de Grande-Bretagne (pour une capacité maximale de 12 000 MW). 1oC de température en moins représente 2 400 MW d'électricité consommée en plus.

Actuellement, 21 réacteurs (sur un total de 58) sont arrêtés pour une maintenance ordinaire (10), des incidents (4) ou une vérification des Générateurs de Vapeur  (7).

Ces indisponibilités ont déjà conduit à "une hausse brutale" des prix de gros de l'électricité depuis mi-septembre, selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), alors que l'atome produit environ trois quarts de l'électricité en France. 

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 09:26

Quelque 130 personnes ont été évacuées d’un bâtiment administratif et de formation à la centrale de Nogent-sur-Seine, lundi après-midi.

Vers 14 h 50, un salarié a, en effet, signalé une odeur de brûlé. Selon la procédure en vigueur, le bâtiment a été évacué et une équipe de la centrale et les sapeurs-pompiers sont intervenus sur place.

Après que ces derniers eurent constaté l’absence de départ de feu, ils ont cherché l’origine de l’odeur de brûlé qui provenait d’un coffret électrique alimentant une VMC (ventilation mécanique contrôlée).

Vers 16 h 15, le personnel a pu regagner le bâtiment.

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 15:16
Alerte nucléaire à Gudmont

Exemple unique en France, la «Communauté de Communes du Bassin de Joinville-en-Champagne» (59 villages pour 13 500 habitants) se trouve délimitée et enclavée par deux poubelles nucléaires majeures. Si Bure (à l’est) et Soulaines-Mortvilliers (à l’ouest) empoisonnent l’image de la région, et donc l’attractivité tant recherchée, une nouvelle installation nucléaire se trame à Gudmont (Haute-Marne).

Cette verrue n’aurait pour seule fonction que de diminuer le volume de ces matériaux en les reconditionnant avant leur transfert vers le CIRES, la poubelle nucléaire de Morvilliers, qui va d’ailleurs augmenter de volume.

Questionné par le Cedra, le chef de la division régionale de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) assure que ses services n’ont été saisis d’aucune demande d’autorisation pour un tel dossier. Curieux, car on parle pourtant bien là de matières radioactives. Interrogée à son tour, c’est l’antenne départementale de la DREAL qui lèvera le voile : oui, il y a bien un projet dans le Bassin de Joinville-en-Champagne, dans le petit village de Gudmont précisément, dans la scierie Roux-Lambert abandonnée depuis quelques années. Un projet en lien avec les installations nucléaires du pays, avec réception de matériaux radioactifs, tri, conditionnement, pour envoi en recyclage et/ou en décharge. Pas une usine à bisounours, ce serait une très grosse installation et elle serait classée (ICPE), l’environnement nécessitant d’être protégé.

L’opérateur est le géant DERICHEBOURG spécialiste de la gestion des déchets y compris les nucléaires :

Et ce n’est pas tout, un second Morvilliers va être construit en même temps que la poubelle FA-VL. Bref, on attend 3,5 millions de m3 de déchets à 12 km de la Route du Champagne !

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 10:55
Bure : condamné pour avoir mordu un gendarme

La salle d’audience du tribunal correctionnel de Bar-le-Duc est largement occupée par les militants anti-Bure lundi après-midi, venus en soutien pour le procès de l’un des leurs. Le prévenu devait répondre d’avoir, le 7 juillet dernier, mordu un gendarme à l’occasion de l’expulsion des anti-nucléaires qui occupaient le bois Lejuc à Mandres-en-Barrois, site choisi par l’Andra pour le projet Cigéo. On lui reproche également d’avoir refusé un prélèvement ADN afin d’être inscrit au FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques).

Après une heure de délibération, le prévenu a été condamné à 6 mois de prison avec sursis avec l’interdiction de pénétrer dans le département de la Meuse pendant deux ans. Il devra également verser sa victime la somme de 1 800 euros et payer une amende de 400 euros pour refus de prélèvement ADN.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 11:45
Procès de deux opposants ant-Cigéo reporté

Les deux prévenus avaient été interpellés le 16 juillet en marge d'une manifestation dans la forêt de Mandres-en-Barois, près de Bure, et avaient refusé que leur ADN soit versé au fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

Hier devaient se dérouler leur procès devant le TGI de Bar-le-Duc. Plusieurs dizaines de militants anti-nucléaires étaient venus les soutenir.

"Ce fichage pose d'énormes problèmes au niveau légal, il permet de connaître bien plus d'éléments que nécessaire. Il n'y aucune charge contre eux, on veut les faire rentrer de force dans le fichage, c'est une façon de réprimer les militants", a estimé leur avocat, Me Etienne Ambroselli.

A la demande du procureur, le tribunal a renvoyé le procès au 30 janvier, demandant un délai d'examen supplémentaire. L'un des prévenus a lui-même déposé plainte le mois dernier contre l'Agence nationale de gestion des déchets radioactifs pour coups et blessures, affirmant avoir été passé à tabac lors de son interpellation par les vigiles qui l'avaient remis aux gendarmes.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 10:22
PROCÈS DU HIBOU DU BOIS LEJUC

Le 7 juillet 2016, les gendarmes mobiles et les CRS évacuent les opposants à CIGEO occupant le Bois Lejuc à Mandres-en-Barrois. Une personne est blessée, une autre interpellée. Il lui est proposé une comparution immédiate le 8 juillet, qu’elle refusé. Le procès est reporté au 3 Août. Placée sous contrôle judiciaire jusqu’au 3 Août, elle est interdite de se rendre ou de circuler en Meuse et en Haute-Marne.

Finalement, le procès aura lieu le 12 septembre à 15h au tribunal de grande instance de Bar-le-Duc.

Rendez-vous de solidarité le 12 septembre à 14h45 devant le TGI.

Rappel : Le 19 juin lors du pique-nique d’occupation certains manifestant-es portaient un masque de hibou pour tourner en dérision le cynisme de l’exposition «découverte en forêt» de l’Andra. Ce masque est repris depuis lors de chaque manifestation aux abords de la forêt.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 09:29
PROCÈS LE 6 SEPTEMBRE 2016 DE 2 OPPOSANTS A CIGEO

DEUX OPPOSANT-ES AU PROJET CIGEO à BURE

comparaissent pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement ADN

RDV le mardi 6 septembre 2016 à 8h45 devant le tribunal de Bar-le-Duc

A BAS LES MURS ! A BAS LE FICHAGE !

À Bure comme ailleurs, nous refusons le prélèvement et la mise sous scellé de notre ADN.

Dans les semaines, les mois à venir, des militant-es contre le projet CIGEO et son monde vont encore être jugé-e-s devant un tribunal pour avoir refusé d’ajouter leur ADN aux millions de fichiers du FNAEG.

Ça suffit.

Cette répression a trop duré !

Nous sommes de celles et ceux qui voulons vivre dans un monde libéré de toutes formes d’oppression qu’elle soit institutionnelle ou morale.

Nous sommes depuis trop longtemps témoins des dérives administratives autoritaires de l’État.

Nous sommes de celles et ceux qui apprenons à nous libérer de leur emprise sur nos vies.

Nous sommes de celles et ceux qui subissons la répression par le contrôle, le fichage à outrance, par la matraque, les grenades et la privation de liberté.

Nous appelons à l’insoumission face à toute forme de fichage et discrimination.

Nous soutenons et appelons à soutenir toutes les personnes qui le refusent en mettant leur propre liberté en jeu.

Ce procès n’est pas celui de deux militant-es mais celui du fichage par l’ADN et de la répression policière, judiciaire et politique, permanente, illégitime et illégale.

Malgré le bouillon sécuritaire perpétuel, faisons entendre nos voix, celles qui refusent de sacrifier leurs libertés sous le prétexte d’anti-terrorisme. Nous ne sommes pas dupes de la volonté de l’utiliser contre toutes et tous pour faire taire toute contestation.

Mettons un coup d’arrêt au fichage et son monde !

C’est pourquoi plusieurs avocat-es de nos groupes de soutien juridique (Bure, Nancy, Paris) plaideront lors de ces procès en argumentant sur notamment 3 aspects : juridique, scientifique et politique.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 22:47
Bure : chute d’un symbole

Le 1er juin, un référé su TGI de Bar-le-Duc juge illégal la déforestation du Bois Lejuc à Mandes-en-Barrois, ordonne l’arrêt des travaux (construction d’un mur sur près de 4 km) et ordonne la remise en état des lieux.

La destruction du mur a débuté vers 13 h, lorsque 400 manifestants environ ont fait irruption à l’entrée du site après une marche organisée depuis la place de la mairie de Mandres-en-Barrois. Nombre de participants sont venus chargés de plants de tomates, de potirons ou d’arbres.

À l’orée de la forêt, pas d’uniformes de gendarmerie ou de présence des vigiles de l’Andra. Les militaires sont là, mais déployés à l’écart. La préfecture de la Meuse a préféré laisser le champ libre à la manif.

«Nous agissons ainsi car l’Andra a poursuivi le défrichement du bois après la décision judiciaire. Ils ont réalisé une tranchée de 15 mètres au cœur de la forêt et des remblais ont été déposés sur le sol».

De l’enceinte de 2 m de hauteur qui doit s’étirer sur 3,8 km, un bon km avait déjà été effectué. C’est à cet obstacle que la colère antinucléaire s’est attaquée ce dimanche à l’aide de cordes, de masses, de béliers ou de pioches. Même l’encadrement du portail d’accès au périmètre a servi d’outil pour détruire une cloison de béton dont l’alignement n’a guère résisté face à la détermination des militants.

À chaque fois qu’un panneau de béton du mur de la discorde est jeté à terre, une ovation secoue les frondaisons du bois Lejuc. Sous un soleil de plomb, un autre chantier, mais de démolition cette fois a commencé. Tout un symbole.

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