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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 09:39

Les membres du conseil d'administration de la Mutualité française des Ardennes ont enfin pris connaissance du détail des premières grandes lignes du plan social. Une procédure destinée à redresser la situation déficitaire de l'organisme, chiffrée à 430.000 euros pour l'exercice 2010.

Pour rendre pérenne l'association qui regroupe 372 salariés dans quatorze structures implantées dans six communes ardennaises (Charleville-Mézières, Sedan, Bogny-sur-Meuse, Revin, Givet et Rethel), les dirigeants ont donc supprimé le service d'aide à domicile qui totalise quarante et un employés ainsi que le cabinet dentaire « Thiers » à Sedan, lequel fonctionnait avec quatre salariés.

Par ailleurs, les deux maisons de retraite de type Ehpad qui posaient problèmes en raison d'un taux d'occupation trop faible - Léon Braconnier à Revin (65 lits) et Les Perdrix dans le quartier de la Ronde-Couture à Charleville-Mézières (30 lits) - devraient selon nos sources passer toutes les deux sous la coupe d'Orpéa, un organisme qui se serait engagé à reprendre les personnels en place.

La Mutualité fonctionne grâce à des fonds versés par différentes mutuelles regroupant cinq types de services. Dans les Ardennes, l'organisme regroupe quatre maisons de retraite type Ehpad - dont Le Pré du Sart à Charleville-Mézières et la résidence Marcadet à Bogny-sur-Meuse - le centre d'hébergement et de réinsertion sociale, cinq cabinets dentaires, un cabinet d'optique et d'audition et un pôle à domicile comprenant le service d'aides à domicile (41 lits) qu'on savait sur la corde raide, les soins infirmiers (40 employés) et l'hospitalisation à domicile (20 personnes).

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 09:45

Une trentaine de salariés d'Icoa, à Crancey, ont débrayé pour protester contre la procédure disciplinaire engagée à l'encontre d'un cadre élu au CHSCT.

Le personnel en grève craint que ce salarié protégé soit licencié pour un motif qu'il juge futile. La direction indique qu'«aucune décision n'est prise à ce jour».

Un nouveau mouvement de grève pourrait avoir lieu lundi.

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 13:38

En janvier 1963, une première usine (fabrication d'attelages et de galeries pour automobile) est fondée sur la commune de Beine-Nauroy dans le nord de l'arrondissement rémois. Elle se situe en plein cœur du village. Elle compte une cinquantaine de salariés. Puis la firme se développe, dépasse le cap de la centaine d'ouvriers, son chiffre d'affaires explose.

1996 : les élus locaux ne peuvent rien faire d'autre que céder au chantage exercé par la firme. En effet, cette dernière menace de quitter le village pour un site axonais si la commune ne la soutient pas financièrement.

1997 : l'usine Bosal s'étend. 30 millions de francs sont investis pour un site flambant neuf de 1 000 mètres carrés.

2001 : Bosal investit 17 millions de francs, 12 pour 8 000 mètres carrés supplémentaires et 5 pour l'outil industriel. Le site emploie alors 260 salariés et n'a que très peu recours au travail intérimaire.

Fin 2009 : l'entreprise a recours à des procédures de chômage partiel devant des commandes pas assez importantes. Le chiffre d'affaires a chuté de 25 % par rapport à l'année précédente. 170 salariés sont concernés.

Octobre 2011 : après quatre années de déficit consécutif, l'entreprise supprime 93 emplois sur les 144 de l'usine.

Lundi, les salariés se réuniront dans le cadre d'un comité d'entreprise extraordinaire où ils obtiendront de premiers éléments sur leurs conditions de reclassement. En colère, le collège ouvrier annonce déjà un débrayage le temps de la réunion.

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 12:38

Comme le reste des filiales françaises du groupe Hollandais Circle Printers, le site de Mary-sur-Marne a été placé en redressement judiciaire en février 2011.
La branche française du groupe multinational dont l'activité principale est l'imprimerie employait un millier de salariés en France, dont une grande partie en Seine-et-Marne.

Le groupe comprenait trois sites de production et deux entités administratives. A Mary-sur-Marne, Circle Printers employait 460 personnes dans l'imprimerie géante Didier Mary (ex-Quebecor) rachetée en 1995 avec le groupe Jean Didier. A Lizy-sur-Ourcq, il s'agit d'une structure économique.

A Pontault-Combault (Seine-et-Marne), le groupe détenait deux sites : Graphic Brochage, spécialisé dans le brochage et le façonnage, et BHR, la filiale de routage de presse magazine. Celle-ci n'a pas été touchée par la mesure de redressement judiciaire. Enfin, le groupe détenait en Seine-et-Marne, l'imprimerie Fécomme à Claye-Souilly.

Pour terminer, la plus ancienne imprimerie du groupe, Hélio Corbeil Essonne, employait environ 150 salariés à Corbeil-Essonnes (Essonne).

La décision douloureuse pour l'imprimerie de Mary- sur-Marne a été connue à l'issue de 7 mois de période d'observation, le 6 octobre. A cette date Le tribunal de commerce de Meaux a surmonté ses «réticences sur la capacité financière et la pérennité de l'entreprise» en désignant H2D comme repreneur.
Cependant cette reprise ne s'est pas faite sans «casse» : plus de 200 salariés ont été « remerciés ». Le plan social mis à exécution est un coup dur pour le bassin d'emploi de la région Château-Thierry. Plus de la moitié des employés axonais font les frais de ces licenciements économiques.

Les fonds dégagés par la société qui les employait sont en effet assez minces. Le montant total alloué au plan de sauvegarde de l'emploi (reclassement) est très faible : 350 000 euros. Après calcul, cela représente 1 750 euros par salarié. Tout juste de quoi payer un bilan de compétence. Un peu mince pour se former à un nouvel emploi…

Le travail de reclassement a été confié au cabinet Anthéa. La cellule castelle fonctionne depuis cette semaine.

«57 % des personnes concernées ont plus de 45 ans. C'est une population qui a des compétences techniques, mais très spécifiques, et est souvent peu diplômée. La nécessité d'avoir un bilan professionnel précis s'impose».

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 15:22

Ce n'est plus 41, mais 37 emplois qui seront supprimés chez SGPI Condren (02) d'ici la fin de l'année.

«En plus de cela, nous avons obtenu des mesures d'âge qui sont de 56 ans et qui pourraient concerner 14 personnes. Si ces 14 partent, il resterait 23 salariés à reclasser.»

Mais là où ça coince encore, c'est sur la prime de mobilité. Pour l'instant, les propositions faites par Saint-Gobain ne conviennent pas aux employés et puis, ils estiment que s'il y a beaucoup de postes de reclassement au sein des ouvriers, il y en a trop peu pour la maîtrise et les cadres.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 15:09

Le nouveau directeur du site Bosal-le-Rapide à Beine-Nauroy, fraîchement arrivé au début du mois, n'aura pas tardé à mettre à exécution son funeste plan.

Plus de 90 postes supprimés sur 144 salariés.

Une partie du traitement des produits finis part en Hongrie, mais cela ne concerne que quelques postes. Quant aux ateliers majeurs, ils partent pour l'Allemagne !

«Nos carnets de commandes étaient tellement pleins que nous ne pouvions pas les tenir. On nous a chargés la mule pendant des mois. Il fallait une excuse à notre direction pour annoncer des suppressions de postes, c'est chose faite. Et je ne vois pas comment, avec 93 emplois en moins, les salariés qui resteront sur le site pourront continuer à travailler dans des conditions pérennes. J'ai peur qu'à moyen voire à court terme, on arrive à la disparition pure et simple de l'entreprise Bosal-le-Rapide.»

Dans ce plan, l'ensemble des salariés sont touchés y compris les cadres et une partie du comité de direction. Grand balayage sur l'emploi à tous les étages.

Comment une manufacture qui sous-traite pour des entreprises comme PSA ou Renault peut survivre avec près de 100 emplois de moins ?

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 14:41

Depuis le printemps, 22 associations de l'ADMR (aide à domicile en milieu rural) sont en redressement judiciaire ainsi que la fédération de l'Aube.

Pour aider cette structure qui compte 800 salariés à se tirer d'affaires, le conseil général a nommé un administrateur provisoire. Celui-ci a esquissé  devant les élus ce qui devrait être son plan de sauvetage.

Comme la structure disposait de réserves, celles-ci devraient permettre d'éponger les déficits depuis 2008. «L'ADMR ne devrait donc avoir besoin que d'équilibrer son compte d'exploitation».

Il a estimé qu'il va lui falloir trouver pour cela entre 500 000 et 600 000 euros d'économies. Il n'estime pas la tâche insurmontable. «Ce n'est que 4 à 5 % de son chiffre d'affaires».

Pour trouver des économies, il va faire appel à un autre opérateur pour le téléphone (ce qui réduira la facture de moitié), mutualiser le personnel entre plusieurs associations, renégocier les contrats de travail afin que les heures supplémentaires ne se transforment plus l'année suivante en heures obligatoires.

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 09:18

Le tribunal de commerce a jugé l'affaire, le redressement judiciaire a été converti en état de liquidation judiciaire.

La quarantaine d'employés de l'entreprise Bathoux à Saint-Memmie va être licienciée «pour motif économique».

«Le jugement du 13 octobre n'ayant pas autorisé la poursuite de l'activité de la SAS Daniel Bathoux, je vous dispense de vous rendre sur votre lieu de travail».

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 13:33

Si les facteurs laonnois avaient le sourire après trois jours de grève, la joie d'avoir obtenu l'intégralité de leurs revendications se teintaient d'un brin d'incompréhension, voire un soupçon de colère contre le chef d'établissement.

La réforme dans l'organisation des tournées (environ 90 sur le secteur de Laon) va être préparée en groupe de travail, où tous les facteurs vont être associés. Elle ne rentrera en fonction que le 21 février prochain, temps nécessaire pour adapter l'ensemble des tournées.

Deux salariés de La Poste en contrat successif depuis plusieurs années pour une, vont être embauchés en CDI.

Hier midi, la reconduite de la grève avait été votée. Elle est maintenant suspendue.

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 13:26

Le tribunal de commerce a accordé un sursis de 15 jours, soit jusqu'au jeudi 27 octobre prochain, à Eurl Oxame à Revin pour trouver une solution.

Bonne nouvelle : hier, Oxame recevait, dans la journée, une commande s'élevant à 40 000 euros.

«On n'avait pas cet élément pour le dire au tribunal de commerce dans la matinée. L'usine a maintenant les moyens pour tenir jusque-là fin du mois d'octobre. Nous pouvons payer nos fournisseurs».

Le compte à rebours a donc commencé pour sauver cette usine qui est, somme toute, viable.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 14:42

Cinq salariés du groupe Robaille Transports ont effectué le déplacement depuis Troyes jusqu'à Chamery, afin de demander des comptes à leur directeur.

Robaille transports, qui exploite la franchise Ulysse, transporte des personnes à mobilité réduite, notamment pour le compte du centre Chanteloup de Sainte-Savine.

Ces salariés aubois du groupe marnais ont tout simplement peur de perdre leur emploi : ils sont payés avec de nombreux jours de retard depuis plusieurs mois. La situation dure depuis longtemps.

Leurs revendications portent désormais sur le paiement du solde des heures complémentaires (Une trentaine par mois, non versées depuis août) et sur le maintien de leur emploi. La société Robaille transports a en effet dénoncé le contrat qui la lie avec le centre Chanteloup.

Tant que les salariés n'auront pas de réponse, ceux de l'antenne troyenne comptent «maintenir la pression».

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 11:29

Des représentants des salariés devaient rencontrer le nouveau directeur des transports urbains de Reims afin de lui demander l'organisation d'un comité d'entreprise extraordinaire pour tirer au clair l'histoire d'un déficit qui s'élèverait à 6 M€ pour l'exercice 2011.

«Les diverses rencontres avec la direction depuis cette annonce n'ont pu aboutir. M. Lemaitre affirme qu'il n'est pas en mesure de nous présenter quoi que ce soit sur les comptes».

La riposte des élus ne s'est pas fait attendre. Cela passera par le recours à un référé devant  le tribunal de grande instance de Reims dont le résultat devrait rapidement être connu.

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