21 mars 2012
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13:00
Sauf miracle, pour la fête du Travail le 1er mai, il pourrait y avoir 36 chômeurs de plus sur le secteur de
Vendeuvre-sur-Barse.
Hier matin, les représentantes du personnel de l'entreprise Vendeuvre Sous Vêtements (VSV) n'ont attendu
que quarante-cinq minutes avant d'entendre le tribunal de commerce de Troyes prononcer la sentence. «Absence de perspective de cession», «Vendeuvre Sous Vêtements est voué à
disparaître», «Ce n'est pas judicieux de poursuivre»… En quelques minutes, la conversion du redressement judiciaire en liquidation judiciaire est pliée, avec poursuite de l'activité
jusqu'au 30 avril.
Après soixante d'existence sur Vendeuvre, les jours de l'entreprise de textile sont comptés. Au début des
années soixante-dix, alors sous bannière Absorba-Poron, la société est divisée en deux, une partie aux Vingt-Ponts, une autre à Bellevue avec près de 200 employés en tout.
En 1995, à son rachat, l'entreprise est concentrée sur Bellevue avec plus que 120 salariés. FO dépose un
premier droit d'alerte en 2010, puis un second en 2011. En septembre de la même année, un plan social conduit à la porte 18 salariés. La chute n'est pas freinée.
Hier matin, le tribunal a néanmoins accordé un délai afin de boucler l'encours, soit 70 000 pièces (body,
tee-shirts, culottes…) pour le groupe Zannier, quasi mono-client.
La CGT entend profiter des cinq prochaines semaines pour faire entendre sa solution de reprise du
sous-traitant par son groupe Zannier «au travers d'une expertise économique pour montrer que VSV est viable ! C'est un choix politique. Les élus sont prévenus. Nous attendons leurs
réactions.»
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21 mars 2012
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12:50
Informés début février que la direction de leur entreprise hollandaise Hans Anders central division,
implantée depuis 2007 à Reims, allait fermer son siège social rémois et son usine de montage de verres optiques entraînant le licenciement de 19 personnes, les salariés ont décidé de se
défendre.
Hier matin, accompagnés par leur avocate, les salariés ont demandé au Tribunal de grande instance de Reims
de suspendre ce plan social et de le reprendre à zéro pour plusieurs raisons.
Ils reprochent à la direction de leur entreprise le lunettier Hans Anders basé à Reims de "ne pas avoir
respecté les procédures légales en matière de consultation des délégués du personnel."
Ils accusent la firme hollandaise de "refuser de communiquer ses résultats économiques depuis trois ans
alors qu'elle justifie son départ de Reims pour des problèmes de compétitivité."
Dans l'impossibilité de demander l'annulation de ce plan, car ils appartiennent à une filiale de moins de
cinquante salariés, les salariés, dont le groupe affiche pourtant 1 700 salariés, voudraient pouvoir bénéficier de toutes procédures existantes qui puissent notamment leur garantir un contrat de
sécurisation professionnelle avec des possibilités de reclassement.
Le tribunal a mis l'affaire en délibéré au vendredi 6 avril, trois jours avant la date annoncée des
licenciements.
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21 mars 2012
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12:33
Le conseil des prud'hommes de Charleville était saisi lundi des actions de contestation de leur
licenciement économique initiées par une quarantaine d'anciens salariés de Raguet (Monthermé) en 2010, lors de la reprise par Forgex, et d'une trentaine d'anciens employés d'Enia (Glaire) en
2010, également lors de la reprise de leur société, en l'occurrence par Tecsom.
Dans sa plaidoirie, l'avocat des anciens Raguet, a estimé que "l'obligation de reclassement n'avait pas
été effective, ce qui est synonyme de non respect du plan de sauvegarde de l'emploi. Les recherches de reclassement ont été effectuées après les licenciements" (alors que la loi impose
qu'elles aient lieu avant). Enfin, les propositions de postes ne précisaient pas le montant du salaire.
Sur un autre plan, l'avocat a dénoncé "la collusion entre le repreneur et la société reprise pour faire
supporter la charge des licenciements à la collectivité avant le jugement de reprise".
Pour ce qui est des anciens Enia, l'argument de la défense des salariés a été également que "le
dispositif de reclassement était largement insuffisant notamment pour non respect du plan de sauvegarde de l'emploi".
Le jugement a été mis en délibéré au 20 avril.
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18 mars 2012
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10:35
Fin de l'histoire. Jeudi après-midi, le directeur de Vendeuvre Sous Vêtements à Vendeuvre-sur-Barse
(sous-traitant du groupe de textile Zannier), accompagné d'un représentant de l'administrateur judiciaire, apprend la nouvelle aux salariés : sauf surprise de dernière minute, ils devraient
finalement demander la mise en liquidation judiciaire mardi prochain au tribunal de commerce de Troyes.
Après le plan social de l'automne pourtant, les salariés pensaient que le couperet n'était pas passé loin.
Mais en début d'année, de nouvelles craintes se murmuraient jusqu'à cette annonce officielle jeudi après-midi.
Deux scénarios semblent se nouer. Le premier, radical, entraînerait une liquidation immédiate, avec
fermeture automatique du site. Le pire scénario, mais inconcevable, selon les représentants syndicaux. Ils penchent plutôt pour une seconde piste, celle d'un délai de quelques semaines pour
liquider l'encours, honorer les ultimes commandes auprès des clients.
La solution Pôle emploi, c'est 37 licenciements dès le début du printemps. Tout le monde la redoute, mais
tout le monde l'a à l'esprit.
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18 mars 2012
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09:47
Le patron d'IMF (Industrie Mécanique Française), spécialisée dans la grosse boulonnerie, filiale de Bolding
Group 43, qui emploie encore neuf salariés à Charleville, a demandé au tribunal de commerce de procéder à la… liquidation directe de la société qu'il dirige. Ceci sans passer par l'étape
intermédiaire du redressement judiciaire.
L'affaire a été mise en délibérée. Le jugement sera rendu le 22 mars pour cette PME qui avait été créée en
1964 avant de passer en 2000 dans le giron de GB 43.
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18 mars 2012
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09:36
Une nouvelle page s'ouvre à la Mutualité française Ardennes, après un premier chapitre douloureux :
confrontée à un passif de près de 6 millions d'euros, la Mutualité a procédé à un plan social qui a affecté au final 44 agents, la plupart travaillant au Service d'aide à domicile, au siège,
ainsi qu'au cabinet dentaire de la rue Thiers, à Sedan. Les personnes licenciées ont été prises en charge par la cellule de reclassement Sodie. Une minorité (trois ou quatre seulement) a trouvé
un poste dans des associations ardennaises d'aide à domicile.
La grande maison séculaire doit cependant encore tailler dans ses effectifs (372 agents avant le plan
social). Raison pour laquelle elle s'apprête à céder au groupe Orpea (la signature doit intervenir très prochainement), deux de ses quatre maisons de retraite : Les Perdrix à Charleville et
Léon-Braconnier à Revin (les résidences Marcadet à Bogny et Pré du Sart à Charlevile ne sont pas concernées).
Les deux résidences présentent chacune, pour la Mutualité, un inconvénient majeur. La première est trop
petite (30 lits) et génère des coûts de fonctionnement trop élevés par rapport au nombre de résidents (23 actuellement). La seconde est en mauvais état et sa rénovation nécessite des millions…
que la Mutualité n'a pas. Les deux établissements totalisent 65 agents.
Si Orpea est retenu au final pour reprendre les deux EHPAD, il réserve toutefois, selon nos informations,
son lot de surprises aux résidents. À Revin par exemple, le géant (20 000 agents et 400 établissements en Europe), songe à démolir le bâtiment actuel, pour en reconstruire un nouveau, soit au
même endroit, soit sur un autre site revinois. À Charleville, dans le quartier de la Ronde-Couture, le groupe envisage cette fois de se débarrasser de la résidence. Le plan consiste à rapatrier
les résidents route de Monthermé, à l'autre bout de la ville, dans la résidence Patrice-Groff (à ce jour le seul établissement ardennais géré par Orpea). Charge alors à Habitat 08, propriétaire
des murs des Perdrix, de trouver une nouvelle vocation au bâtiment de la rue des Mésanges.
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16 mars 2012
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17:05
Les 29 salariés de la Sernam, entreprise située à La Chapelle-Saint-Luc, ont manifesté leur colère, hier,
dans les rues du centre-ville de Troyes. Société nationale spécialisée dans le transport express de colis et palettes, la Sernam (Service national des messageries), a quitté le giron de la SNCF
en 2005 pour être privatisée.
Le 30 janvier, elle a été placée en redressement judiciaire. Une seule offre de reprise a été présentée. Le
groupe Géodis, filiale de la SNCF, ne propose de reprendre que 826 salariés sur les 1 600 que compte l'entreprise, sans parler des emplois liés indirectement. Sur les 29 salariés chapelains,
seuls 11 conserveraient leur emploi.
Des salariés qui n'étaient pas en grève mais qui ont manifesté sur leur temps de pause, «par respect pour
nos clients».
Rappelons que Géodis est la filiale transport routier de la SNCF et est le premier transporteur routier
européen...
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16 mars 2012
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16:44
Vers 11 heures, neuf camions poubelle ont pris la direction du siège de la communauté d'agglomération de
Châlons-en-Champagne à vive allure. Un cortège inhabituel, formé par des employés excédés, pour ne pas dire ulcérés. 27 rippeurs en tenue de travail ont immédiatement pénétré dans le hall du
bâtiment.
Le service emploie près de 40 personnes, remplaçants compris. Sa mission s'étend à l'ensemble des communes
de la communauté d'agglomération. Un dispositif spécial est en place sur La Veuve. Seul le ramassage des «sacs jaune» (les emballages) serait pour l'instant sous-traité.
«Nous sommes ici pour parler du rééquilibrage des tournées, des primes bloquées ou non-attribuées, des
vêtements mal adaptés et d'autres choses. Notre activité n'est pas comparable à des horaires de bureau, les remplaçants sont toujours appelés au dernier moment, ils sont condamnés à vivre à côté
du téléphone, sans prime, sans rien».
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16 mars 2012
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16:34
Appelé à repasser devant le tribunal de commerce deux mois après la mise en redressement judiciaire de la
Sarl Jeantils-Gillet, son gérant a été autorisé à continuer l'activité mais contraint aussi à ficeler avant juillet un plan de redressement passant obligatoirement par une nouvelle saignée au
sein du personnel en place (36 salariés).
C'est le prix à payer après la rechute qui a frappé l'entreprise carolomacérienne spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation de menuiseries PVC, de volets roulants et de portes sectionnelles industrielles.
«Ça peut être 5, 10 ou 20 licenciements… La situation paraît en tout cas très compliquée. Il faudra
faire des analyses financières en profondeur de tous les rouages de l'entreprise d'autant qu'on a parfois vendu nos produits au ras des pâquerettes. Mais on va tout faire avec les représentants
du personnel afin que tout se passe au mieux pour des gens qui se sont tués à la tâche pour sauver leur outil de travail. Et dont certains vont être sacrifiés».
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16 mars 2012
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16:25
87 employés du centre d'appels T-Systems France (TSF), sous-traitant de Volkswagen France, manifestaient
hier matin, devant le siège du géant automobile à Vilers-Cotterêts. TSF vient en effet de perdre le marché.
Il est prévu de transférer les contrats de travail vers B2S, société spécialisée dans la relation client à
distance, laquelle vient de remporter le marché. Sauf que les salariés dénoncent ce transfert automatique. Les négociations ouvertes à la demande de l'intersyndicale (CGT, FO, CFDT, CFE-CGT) avec
TSF, ne les ont pas satisfaits. Pour l'instant, une reconversion par leur ancienne société n'est pas envisagée.
Après avoir rencontré des représentants syndicaux de B2S, ils craignent la perte des avantages et un gel
des salaires, «compte tenu de la politique salariale en vigueur chez le repreneur, bien inférieure à celle de TSF». Ils évoquent aussi une incertitude quant au maintien du site.
L'intersyndicale n'exclut pas de dénoncer le transfert des contrats devant les tribunaux et se prépare à de
nouvelles actions prochainement.
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16 mars 2012
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16:14
Aujourd'hui, ce sera la dernière visite dans leur entreprise pour 86 des 144 salariés du sous-traitant automobile Bosal Le Rapide à Beine-Nauroy.
En effet, malgré une forte mobilisation des salariés, la visite de plusieurs candidats à l'élection
présidentielle, le plan social prévu par le constructeur hollandais de galeries et de crochets d'attelages pour automobiles ira à son terme. Malgré mardi le vote défavorable du CHSCT sur le plan
de sauvegarde de l'entreprise (PSE), malgré mercredi un autre défavorable du PSE par le comité d'entreprise.
Car c'est aujourd'hui en présence de l'avocate du CE que 86 salariés sur 144, - c'est un peu mieux que les
94 licenciements annoncés - sont convoqués par la direction de Bosal qui va leur dire s'ils sont ou pas licenciés ainsi que le contenu de leurs clauses individuelles.
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15 mars 2012
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Profitant de la visite de Nicolas Sarkozy à Châlons-en-Champagne, les salariés du site Sernam (ex SERvice
NAtional de Messagerie de la SNCF), situé à Reims, interpellent le président de la République sur la sauvegarde des 1 600 emplois de leur société.
Après les différentes annonces faites depuis le 31 janvier, date de placement en redressement judiciaire de
leur société, les salariés Sernam sont tous inquiets pour leur avenir. Geodis, seul repreneur, a annoncé le vendredi 9 mars la reprise partielle de Sernam avec un effectif de 826 salariés sur 1
600 et la fermeture de certains sites. Le tout sous certaines réserves, conditionnées par la commission européenne de Bruxelles.
Les salariés veulent que soient préservés plus d'emplois qu'annoncés et que ces emplois soient garantis,
pas comme à «Cool jet».
«Nous montrons notre mécontentement sans pour autant pénaliser nos clients. Nous continuons de
travailler et de les servir malgré les circonstances».
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