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10:33
Les vingt-deux salariées de l'association d'aide aux mères et aux familles à domicile à Soissons ont été
fixées, hier, sur leur sort après la liquidation judiciaire.
Elles ne retourneront pas dans les familles auprès desquelles elles réalisaient des prestations.
La décision n'a surpris personne. Elles se savaient en sursis depuis des mois. Au moins un an puisque, en
mars 2011, un redressement judiciaire avait été officialisé dans cette même juridiction. En juin dernier, certaines avaient même reçu une lettre pour un entretien préalable à licenciement, des
départs volontaires leur ayant finalement permis de rester. Six postes, rappellent les représentantes du personnel, avaient alors été supprimés.
Elles percevront bien leur salaire de janvier avant d'être reçues dans les délais légaux puis Pôle
emploi prendra le relais.
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3 février 2012
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10:09
Pour la deuxième fois en l'espace de quinze ans, la société Arden Metal a déposé son bilan. Ce qui a amené
le tribunal de commerce de Sedan à ouvrir une procédure de redressement judiciaire envers cette PME, spécialisée dans la ferronnerie et la fonderie d'art, la menuiserie en bronze et la
serrurerie.
Réputée pour les produits de luxe qu'elle conçoit et vend à travers le monde (95 % du chiffre d'affaires
réalisé à l'export), l'entreprise emploie treize salariés sur deux sites. A Rethel (cinq personnes), sur la zone de Pargny-Resson, dans un atelier plus spécialement axé sur la bronzerie d'art et
à Reims (huit employés) qui accueille le département ferronnerie.
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1 février 2012
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16:35
Les Saoudiens d'Al-Babtain sont les nouveaux propriétaires de l'entreprise dryate Petitjean. C'est la
décision prise hier par le tribunal de commerce de Troyes, tout en l'autorisant à licencier le personnel non repris, soit 49 personnes. Sur les 508 salariés que compte Petitjean, les Saoudiens
s'engagent à reprendre 459 personnes dont neuf jeunes en contrat d'alternance. Cela représente huit emplois de plus que l'offre des Allemands qui, pourtant, avaient déjà revu leur offre à la
hausse.
À périmètre social quasiment égal (huit emplois de plus côté saoudien), les arguments industriels et
surtout financiers ont été déterminants. Outre la complémentarité des produits et des marchés, les Saoudiens gardent l'intégralité de l'usine là où les Allemands confiaient les ateliers de
galvanisation à leur partenaire belge, Fontaine.
Mais surtout le poids financier des Saoudiens a été prépondérant. Pour reprendre Petitjean, Al-Babtain a
mis 7,5 millions d'euros sur la table, alors que les Allemands apportaient 5 M€. Et ils promettent d'investir, sans argent public, plus de 10 M€ dans les trois ans.
Un argument de poids pour le représentant des créanciers chargé d'éponger au mieux une dette qui dépasse
les 40 millions d'euros : l'offre des Saoudiens permet de dégager plus d'argent pour rembourser certains créanciers au premier rang desquels le Fonds de garantie des salaires qui a avancé 2
millions d'euros pour payer les salaires.
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31 janvier 2012
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12:09
Europoles tient à reprendre Petitjean à Saint-André-les-Vergers et tient à le faire savoir alors que la
concurrence avec le groupe saoudien Al-Babtain s'annonce serrée. Europoles, basé en Bavière, appartient au même groupe, VTC, depuis ses origines.
En cinq ans, le groupe a doublé de taille, tant en chiffre d'affaires qu'en nombre de salariés.
La galvanisation, aujourd'hui à l'arrêt, serait reprise par Fontaine, un partenaire historique du groupe.
En attendant la mise aux normes de l'unité, qui prendra au moins un an, Europoles est prêt à reprendre les 35 salariés. «Ils travailleront chez Petitjean en attendant».
«C'est vrai, il y aura un plan social, mais notre business plan nous permet d'être optimiste et
d'envisager de nouvelles embauches dès 2014.»
Au total, Europoles reprendrait donc 421 personnes pour le futur Petitjean et 35 personnes seraient
reprises par Fontaine. Sur un total aujourd'hui de 499 salariés.
«Nous avions en vue la construction d'une nouvelle usine en Pologne pour fabriquer des grands mâts
quand l'opportunité Petitjean s'est présentée. Nous sommes absent du marché français alors que Petitjean y est très présent avec des produits innovants et une capacité d'innovation importante. Ça
permettrait d'enrichir notre panel et notre portofolio de produits. La marque Petitjean, à la renommée internationale, serait évidemment conservée.»
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31 janvier 2012
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11:13
La papeterie de Cepap - La Couronne, à Gauchy dans le Saint-Quentinois, veut licencier 17 personnes sur un
effectif total de 105. L'annonce a eu lieu, il y a deux semaines, à Angoulême, au cours du comité central d'entreprise. Le site charentais devrait perdre, pour sa part, 42 emplois.
Créée en 1922 à La Couronne en Charente, la Compagnie européenne de papeterie (Cepap) appartient au groupe
espagnol Tompla Deforges.
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29 janvier 2012
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Depuis l'ouverture du Center parcs au parc de l'Ailette, dans l'Aisne, le ménage des 800 cottages était
assuré par une société extérieure et de nombreux conflits sociaux s'y étaient déroulés.
Center parc reprend à son compte à partir du 1er février les 176 salariés de GSF et embauche soixante
personnes supplémentaires, tous en CDI. Il souhaite, par la même occasion, améliorer les conditions de travail. A suivre.
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28 janvier 2012
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14:37
L'intersyndicale FO-SNB-CGT-CFDT a appelé l'ensemble du personnel du Crédit Mutuel-CIC à faire grève le
mardi 31 janvier.
A l'origine de ce mouvement, qui reste un phénomène relativement rare dans l'histoire du groupe, il y a
d'abord une revendication salariale non satisfaite. Les syndicats demandaient une augmentation générale de 2,9 %, avec un plancher annuel de 1 000 euros et une prime annuelle de 1 000 euros. Or,
la direction n'a accordé que 1,2 %.
Autres motifs de mécontentement qui traduisent incontestablement un ras-le-bol latent, l'intersyndicale
réclame aussi «l'adéquation des effectifs à la charge de travail sans cesse en augmentation, la limitation des campagnes commerciales, l'arrêt des pressions individuelles sur les objectifs
commerciaux» et demande «le retrait des mesures visant à réduire le nombre de congés et de RTT».
Un rassemblement régional aura lieu le mardi 31 janvier à 10 heures à la Maison des syndicats à
Reims.
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27 janvier 2012
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16:12
Le tribunal de commerce de Sedan a eu, hier après-midi, à rouvrir le dossier Tecsom suite à une requête
déposée par l'entreprise visant à la vente de ses actifs immobiliers au syndicat «Synergie Ardennes» afin de récupérer de la trésorerie pour à la fois assurer le développement du site de Glaire
et y assurer le maintien de 150 emplois.
«Synergie Ardennes», créée en 2008, dont le siège est basé à Carignan et qui regroupe la communauté de
communes des Trois Cantons et les villes de Glaire et Donchery a pour vocation d'accompagner les créateurs et repreneurs d'entreprises ainsi que les investisseurs recherchant des bâtiments ou
terrains pour s'installer dans les Ardennes.
L'idée, présentée récemment et en toute transparence au comité d'entreprise, est donc de revendre les
bâtiments de Tecsom pour une somme qui avoisinerait les 4,7 millions d'euros.
Le tribunal de commerce a décidé de mettre cette affaire en délibéré au lundi 30 janvier.
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25 janvier 2012
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12:56
Le contrat de sécurisation professionnelle (CSP), créé en septembre 2011, est-il oui ou non le dispositif à
conseiller aux salariés licenciés pour motif économique ?
Le CSP, qui remplace la CRP (convention de reclassement personnalisé) ou le CTP (contrat de transition
professionnelle) est applicable aux procédures de licenciement pour motif économique engagées à compter du 1er septembre 2011 dans les entreprises qui ne sont pas soumises au dispositif du congé
de reclassement (entreprises dont l’effectif tous établissements confondus est inférieur à 1000 salariés ou entreprises en redressement ou liquidation judiciaire sans condition
d’effectif).
Le CSP doit être proposé par l’employeur à tout salarié dont il envisage le licenciement économique, quelle
que soit son ancienneté. A défaut, le salarié se verra proposer le CSP par son conseiller Pôle emploi, et l’employeur sera redevable d’une contribution spécifique, correspondant soit à deux mois
de salaire brut si le salarié refuse le CSP, soit à trois mois de salaire incluant l’ensemble des charges patronales et salariales si le salarié l’accepte.
Le salarié va toucher 80 % de son salaire brut durant douze mois contre 57,4 % dans le régime commun. Et le
13e mois, il retourne à 57 %.
Le salarié licencié a droit à une formation qui dure en moyenne 206 heures, mais il doit abandonner ses
deux mois de préavis et son droit individuel à la formation (DIF - 120 heures).
Avec le CSP, le salarié est dans une totale insécurité juridique. On ne sait pas s'il pourra ou non
contester son licenciement. La législation ne le précise pas. Alors qu'avec la CRP, la cour de cassation avait estimé que c'était possible.
Le CSP, c'est juste un dispositif de sécurisation patronale.
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18 janvier 2012
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Le bassin d'emploi rémois va encore perdre plus d'une trentaine d'emplois. 34 salariés de Plastique
Technique Champenois ont reçu leurs lettres de licenciements. Une coupe sombre dans une entreprise qui abritait jusqu'alors 117 salariés. La crise a encore frappé.
Hier, les 34 salariés licenciés ont été réunis en deux temps afin de mettre en action une cellule de
reclassement dans les plus brefs délais. Certains ouvriers avaient plusieurs dizaines d'années d'expérience chez PTC ; la moyenne d'âge est élevée, le reclassement promet d'être très compliqué
pour nombre d'entre eux.
Cependant, Plastique Technique Champenois compte bien redresser la barre rapidement. Deux clients
importants devraient venir remplir les carnets de commandes désespérément maigres. Il y a quelques mois, PTC s'était rapproché d'un autre site industriel, à Dieuze, en Moselle. Et ce sont les
anciens clients de l'usine mosellane qui auraient la possibilité de sauver des dizaines d'emplois pour la manufacture marnaise.
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18 janvier 2012
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13:10
Des salariés de l'usine Johnson & Johnson de Sézanne ont bloqué les accès au site hier après-midi. Ils
ont installé des piquets de grève aux deux entrées de l'usine.
80 % des ouvriers de l'usine, selon les syndicats, avaient cessé le travail hier dès le début de
l'après-midi. Ils réclament des augmentations de salaires. Le mouvement de grève devrait se poursuivre aujourd'hui.
Les salariés protestent également contre le nombre d'intérimaires présents dans l'usine, nombre qu'ils
jugent excessif. «Il y a en moyenne 50 intérimaires par mois dans l'usine». Le site sézannais de Johnson & Johnson compte actuellement 215 salariés.
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18 janvier 2012
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12:54
«2011 a été une année économique difficile. 2012 ne sera pas une année économique facile» a
déclaré hier matin le procureur en ouvrant par ses réquisitions l'audience solennelle de rentrée du tribunal de commerce à Sedan.
Et d'étayer son affirmation par des données chiffrées : solde des emplois industriels entre 2009 et 2001 (1
779 suppressions pour 498 créations), solde net d'évolutions des sites industriels (62 suppressions pour 19 créations). «On a donc détruit deux fois plus d'emplois industriels qu'on en a
créés. La tendance à la désindustrialisation du territoire est particulièrement marquée chez nous».
Une activité judiciaire «qui n'a pas fléchi» avec la tenue de 304 audiences. Soit une progression de 19 %
par rapport à 2010. 4 832 décisions ont été rendues dont 792 décisions en matière de procédures
collectives et 742 jugements en contentieux général (630 en 2010) avec un délai moyen d'évacuation des affaires de 100 jours. 604 jugements hors ouverture, 1 704 ordonnances de juge-commissaire
et 990 injonctions de payer complètent ces statistiques.
Au cours de ses réquisitions, le procureur a dit son intention de saisir plus souvent que par le passé le
tribunal de commerce afin que des «sanctions soient prononcées contre ceux qui ne sont plus des entrepreneurs mais qui deviennent des prédateurs sociaux et qui se désintéressent totalement du
sort de leur entreprise après l'ouverture de la procédure collective».
Et, ces dernières années, à travers des dossiers comme Thomé-Génot, Lenoir-et-Mernier et Artis, les
Ardennes n'ont pas été épargnés par ce fléau.
Estimant que c'est le rôle du ministère public devant la juridiction commerciale «de faire le tri entre
le débiteur diligent et réactif face à ses difficultés et celui qui se désintéresse de la situation ou qui a commis des agissements empreints de malhonnêteté», le procureur a souligné que
son rôle était donc de veiller à ce que le débiteur défaillant ne recommence pas deux, trois fois ou plus les mêmes errements en laissant les organismes sociaux et les fournisseurs
impayés.
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