25 février 2012
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Le dossier de l'usine Porcher, fermée depuis plusieurs mois par décision de son actionnaire, le groupe
international Ideal Standard, n'est pas achevé. Loin s'en faut. Outre le suivi des actions de reclassement des personnels, il demeure la question de la dépollution du site, et celle de
l'amiante.
Les élus du CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail), dont le licenciement a été
refusé par l'inspection du travail justement pour leur permettre de surveiller les opérations, ont été réunis mercredi.
La direction d'Ideal Standard les a informés que les opérations de désamiantage allaient démarrer.
«Mais il ne nous a pas été délivré de calendrier !»
«La direction d'Ideal standard nous a proposé de déménager le CHSCT dans un hôtel de la ville. Ce qui
prouve à quel point l'amiante est partout ! Mais pas question de réunir cette instance dans une chambre ou une salle d'hôtel. Nous allons rester sur place et le CHSCT ne sera pas tenu à
l'écart.»
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24 février 2012
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16:25
Le site de Sandvik Chauny est à vendre et les soixante-sept salariés s'interrogent sur l'avenir.
L'entreprise Sandvik de Chauny est spécialisée dans la fabrication de machines pour les mines et les carrières, entre autres. Ses marchés sont l'Europe mais aussi le Moyen- Orient.
En début d'année, les soixante-dix employés ont subi une période de chômage partiel. L'entreprise tournait
la moitié du temps. Une petite lueur d'espoir est arrivée en ce mois de février, puisque la société a pu reprendre son activité normale car les carnets de commandes permettent de faire travailler
tout le monde en mars et avril.
La maison mère, située en Suède, souhaite se séparer de son entité axonaise mais à quelles conditions ?
«Nous ne savons pas, le cahier des charges n'est pas défini. Le droit d'alerte des syndicats est toujours en vigueur, mais nous ne sommes toujours pas fixés sur ce qui va réellement se faire.
Si c'est une vente des bâtiments, nous sommes fichus. Pour bien faire, il faut que l'activité soit reprise. Cela, nous le saurons lorsque nous aurons le cahier des charges de la
vente.»
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21 février 2012
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10:24
Ils redoutaient l'expulsion, elle est arrivée. Installés depuis trois mois au bout du parking de l'ancienne
usine VMC, rue de Reims à Saint-Brice-Courcelles, une trentaine de nomades ont été obligés de quitter les lieux après l'intervention de la police hier après-midi.
Requis par le préfet, les policiers ont agi en vertu d'une décision obtenue auprès du juge des référés par
le propriétaire du terrain, la société américaine O.I.
Comprenant environ 30 personnes (dont 14 enfants), les familles, au nombre de cinq, résident en permanence
sur l'agglomération rémoise. «Il n'y a aucun endroit pour nous accueillir. Avant, nous étions à l'aire des gens du voyage de Bétheny mais nous avons été obligés de la quitter après sa
destruction. Le terrain de Bétheny est fermé, Cormontreuil aussi car il est saccagé, Neuvillette est plein. Il n'y en a pas d'autres alors que les villes de plus de 5 000 habitants doivent avoir
des aires d'accueil des gens du voyage. On fait comment ?».
Sur un écriteau posé à l'entrée du parking, les familles avaient annoncé leur intention de ne pas partir
sans solution de rechange. Leur but était de tenir jusqu'au 15 mars, date de la réouverture de l'aire de Bétheny. Les voilà désormais à la recherche d'un nouvel emplacement.
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21 février 2012
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10:17
KME, leader mondial de la production de produits semi-finis en cuivre et en alliage de cuivre envisage de
reconfigurer une nouvelle fois son usine de Fromelennes abandonnant la production de tube pour le bâtiment au profit exclusif de la production de tube industriel (climatisation, air
conditionné-réfrigération).
Un audit est prévu pour l'aménagement du site. Il s'agit pour le groupe d'optimiser son outil de
production, face à un marché du tube en baisse en spécialisant chacun de ses sites anglais, allemands, français et italiens. Le comité central d'entreprise de la société KME France s'est ainsi
réuni le mercredi 15 février pour informer les représentants du personnel de ce projet qui devrait engager un investissement de 10 millions d'euros sur le site ardennais.
Selon le groupe, cette décision n'aurait aucune conséquence sur l'emploi. Au contraire, la nouvelle
fonderie de Givet Fromelennes nécessiterait l'embauche d'une quinzaine de salariés.
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19 février 2012
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15:13
Alors que les délégués syndicaux discutaient avec le porte-parole des employeurs au siège de l'Union des
maisons de champagne, à Epernay, dans le cadre des négociations salariales annuelles, quelque soixante-dix salariés faisaient le pied de grue, dans le calme, devant le bâtiment.
L'an dernier, à l'occasion de ces mêmes négociations, la CGT n'avait pas jugé nécessaire de faire une telle
démonstration. Mais il faut dire que cette fois-ci, les pierres d'achoppement entre employeurs et employés risquent d'être encore plus difficiles à résorber, pour cause de crise. Les
syndicalistes évoquent ainsi la revalorisation des salaires : «On nous a proposé 1,8 %, alors que notre demande initiale était de 3,5 %.» À cela s'ajoutent des revendications sur les
garanties maladie ou encore les aménagements de fin de carrière.
Tous ces points concernent quelque 4 000 salariés au total.
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19 février 2012
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14:59
En réquisitionnant vingt-trois salariés en juin 2011, pour assurer un service dit «minimum» alors qu'un
mouvement de grève avait été déclenché à l'appel des trois syndicats, la direction de l'hôpital de Villiers-Saint-Denis a, selon la défense, effectué «un coup de force» en recourant à «la
réquisition» et non à l'assignation.
«La réquisition doit être faîte par le préfet et non le directeur de l'hôpital, sinon c'est illégal.
Une réquisition (elle a été lancée la veille de la grève peu avant 18 heures), c'est un ordre auquel on doit obéir instamment sous peine de sanctions, elle a aussi privé les salariés d'une voie
de droit. Ils auraient pu saisir le tribunal administratif pour faire suspendre la réquisition.»
La «réquisition» était disproportionnée par rapport aux besoins réels de la structure. Pour mémoire, 114
grévistes ont été comptabilisés sur 600 salariés. «La réquisition a servi à assurer un service normal et non indispensable comme les urgences.»
En face, la direction a plaidé «l'erreur de langage».
Pour cette «entrave au droit de grève», la défense a réclamé 10 000 euros de dommages et intérêts pour
chaque salarié. La direction a, quant à elle, réclamé 2 000 euros à chacun d'entre eux.
Le délibéré ne sera rendu que le 18 avril mais d'ores et déjà l'optimisme règne dans le rang des
salariés.
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17 février 2012
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Le jugement que le tribunal correctionnel de Laon devait rendre hier, dans le dossier opposant les
Transports Papin à l'Etat via la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) ne sera finalement pas connu avant une semaine.
Pour mémoire, le tribunal correctionnel en formation de juge unique avait examiné le 13 janvier une épaisse
procédure dressée non sans difficultés depuis 2007 par des agents contrôleurs spécialistes des transports. Dans cette somme de procès-verbaux, une dizaine d'infractions, deux délits, vingt et une
périodes de conduite sans enregistrement réglementaire…
Le procureur de la république a requis dans ce dossier 2 000 euros d'amende contre Jean-Marc Papin, 3 000
contre son frère Philippe et 10 000 euros contre leur société. Jugement donc le 23 février à 9 heures.
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16 février 2012
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16:47
A Gauchy, l'entreprise Vinolux maintiendra son activité jusqu'au mois de septembre au moins et selon la
décision du tribunal de commerce de Saint-Quentin, il y a deux semaines.
A Reims, quatre salariés sur sept viennent, quant à eux, d'être licenciés. Les trois «rescapés» devraient
être reclassés dans les entrepôts de Gauchy, où l'activité de livraison des cafés et des restaurants est toujours en veille et est assurée par 28 ouvriers.
Et à Hirson ? Fin septembre, la société a été placée en redressement judiciaire. Dès lors, les ateliers
livraient seulement quelques fois par jour les sites de Reims et de Gauchy. Plus d'embouteillage depuis 2005 et plus de négoce avec les cafés et les restaurants depuis peu. Ce qui pouvait laisser
présager la fin de l'activité. C'est chose faite.
Des 17 salariés, il n'en reste plus que trois dans les locaux de l'entreprise. Les 14 autres ont reçu leur
lettre de licenciement, mercredi dernier. Après proposition de l'employeur, Jean-François Lefranc, d'en reclasser cinq d'entre eux à Gauchy : un chauffeur, trois préparateurs et une secrétaire.
Cinq salariés qui ont refusé de verser tout leur salaire dans des frais de déplacement.
Les trois salariés qui demeurent sont des délégués du personnel. Qui s'apprêtent eux aussi à boucler leurs
valises. S'il n'a pas été licencié avec les autres, c'est que la procédure habituelle n'est pas arrivée à son termeo Lindekens. «Demain (jeudi), le comité d'entreprise se réunit pour
voter notre licenciement ou pas. Quelque soit le résultat, les dés sont jetés de toute façon. Nos entretiens individuels ont déjà eu lieu. Et nous attendons l'inspection du travail pour recevoir
nous aussi notre lettre.»
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16 février 2012
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16:38
Une dizaine de "courageux" n'a plus supporté d'être exploité par la SA Saint-Gobain Emballages, à la
verrerie de Vauxrot, en missions sans cesse renouvelées sur des mois, voire des années, alors que ces missions successives leur ouvraient droit à des CDI. Quand les salariés précaires ont voulu
faire valoir leurs droits, l'entreprise a tout simplement cessé le renouvellement de leurs missions.
La cour d'appel d'Amiens a rendu, mardi, un arrêt qui leur a donné raison. Cette décision confirme celle
déjà rendue par les Prud'hommes de Soissons le 25 février 2009. Ils avaient condamné la société Saint-Gobain Emballages à payer aux salariés précaires différentes sommes à titre d'indemnités, de
congés payés ou encore de dommages et intérêts.
Leurs CDD et contrats d'intérim avaient été requalifiés en contrat à durée indéterminée. La fin des
contrats de ces dix salariés produisait dès lors les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Par exemple, l'un des dix salariés a travaillé au sein de la société lors de 175
contrats de missions ou de CDD successifs entre mai 2005 et décembre 2006 !
L'entreprise doit maintenant verser près de 176 000 euros aux salariés. Soit en moyenne 17 000 euros par
personne. Ils ne seront pas réintégrés, la loi ne le prévoit pas.
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11 février 2012
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13:35
Partagés entre dégoût et révolte, les 94 licenciés aubois de Paru Vendu ont, hier encore, exprimé leur ras-le-bol devant un plan social qu'ils
estiment au rabais.
«Le plan social est financièrement insuffisant pour que les licenciés puissent se former et se reconvertir.
Le cabinet Sodie chargé du reclassement n'est là que pour six mois. Et cela coince aussi à Pôle emploi : beaucoup de formations ne sont pas financées. Une deuxième cellule de reclassement a été
mise en place par l'AFPA-Transition, mais on ne voit pas bien ce qu'elle va nous apporter en plus. Ce que l'on attend, ce sont surtout des mesures nationales avec des indemnités de licenciement
plus élevées et des contrats de sécurisation professionnelle (CSP) prolongés sur 24 mois comme pour les licenciés d'Aérospace à Reims. Cela nous donnerait plus du temps pour rebondir.»
Sur la quarantaine de commerciaux qui œuvraient pour Paru Vendu à Reims et dans le département de la Marne,
une proportion intéressante de ces commerciaux a, soit retrouvé un emploi, soit effectué le choix de prendre la CSP, un dispositif qui propose, pendant un an, des formations.
Les 1 650 salariés licenciés de ParuVendu manifesteront le 6 mars prochain à Paris.
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8 février 2012
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12:27
«Une réorganisation des services» - comme on dit pudiquement en pareilles circonstances - passe rarement
comme une lettre à la Poste.
Le centre courrier de Givet n'échappe pas à la règle. En ce moment, les neuf facteurs qui y sont employés -
pour assurer la distribution des lettres et autres colis à Givet, Rancennes, Fromelennes, Chooz, Charnois et Landrichamps - sont ainsi particulièrement remontés.
Car dans moins de quinze jours maintenant, une tournée - celle du centre-ville - va purement et simplement
être supprimée. Depuis le départ en retraite du titulaire du poste, en mai dernier, celle-ci était effectuée chaque matin par des «remplaçants».
A compter du 21 février, la charge de travail sera désormais répartie entre les facteurs «titulaires», en
plus de leur tournée respective. «Ce qui va encore nous occasionner un surplus de travail».
Conséquence collatérale de cette réorganisation en interne : le parcours des différents circuits a été
modifié, ce qui aura forcément un impact sur la distribution du courrier.
Au-delà de cette redistribution des cartes, une autre «nouveauté» interpelle les salariés de la Poste. En
l'occurrence, le passage imminent aux casiers de tri «hybrides modulables», censés leur faire gagner du temps chaque matin. «Mais dans l'immédiat, il nous faudra bien un ou deux mois avant
qu'on arrive à l'utiliser correctement. Résultat : le courrier risque, là encore, d'être dispatché beaucoup plus tard que d'habitude. Et nous, on n'en sera en aucun cas responsables
!»
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3 février 2012
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17:15
Prévue en mars, la fermeture définitive du site Bonna Sabla de Bar-sur-Seine est, à nouveau, repoussée au
mois de novembre prochain.
Comme il s'agit de la deuxième fois que la fermeture est décalée, cette annonce laisse des espoirs à la
vingtaine de salariés.
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