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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 10:43

sodimédical septembre 2012La ministre a reçu hier les représentants du comité d'entreprise et leurs avocats durant deux heures. Pas pour un entretien de courtoisie, mais pour prendre des mesures efficaces et concrètes. La ministre était entourée hier de plusieurs conseillers, mais aussi du directeur des affaires civiles du ministère, du magistrat référent pour les relations entre les justices allemande et française ou encore d'un conseiller diplomatique.

«La ministre s'est engagée à apporter son soutien technique pour obtenir le plus rapidement possible le jugement d'exequatur devant le tribunal de Coblence. Elle a été très étonnée et choquée d'apprendre que le procureur de la République avait appuyé la demande de liquidation de Sodimédical. Elle a promis d'y mettre bon ordre. C'est un message fort qui a été adressé. Elle a dit qu'elle ferait le nécessaire auprès du procureur».

Pour un des avocats, «La bataille de l'emploi, ce n'est plus la question. Celle-là, on l'a gagnée. La question, aujourd'hui, c'est le respect de l'État de droit. Si, demain, le tribunal de commerce de Troyes prononçait la liquidation, cela permettrait à L & R d'échapper à tout : au paiement des salaires, au versement d'indemnités, à la réindustrialisation… Bref, ce serait la fin de l'État de droit et cela donnerait des idées aux autres multinationales et, ça, aujourd'hui, tout le monde l'a compris».

«Tout le monde a aussi été très étonné qu'il n'y ait pas de poursuites engagées contre les gérants de Sodimédical sur le non-paiement des salaires ou sur l'entrave au fonctionnement du comité d'entreprise». L'avocat avait initié une procédure de citation directe qui s'était terminée par une condamnation des gérants à des peines d'amendes très symboliques. À l'audience, ce jour-là, le parquet n'avait pas formulé de réquisitions. C'était l'année dernière.

Depuis le parquet a indiqué avoir reçu mensuellement des procès-verbaux de l'inspection du travail concernant le non-paiement des salaires. Sans prendre de décision dans un sens ou dans l'autre. «Nous allons relancer une procédure de citation directe. Nous allons faire le boulot du procureur», annonce l'avocat. Il veut poursuivre cette fois non seulement les gérants de Sodimédical, Dominique Richard et Wolfgang Sussle, le grand patron de L & R Allemagne, mais aussi L & R France et L & R Allemagne.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 15:40

sodimédical septembre 2012Lors d'une audience surréaliste hier après-midi, le tribunal a tranché : Sodimédical pourrait être placée en liquidation mardi prochain.

«Je demande une audience en chambre du conseil fin septembre, début octobre», commence l'avocate de Sodimédical et donc de Lohmann & Rauscher. Sa position est logique, il lui faut obtenir ce passage par la chambre du conseil pour obtenir la liquidation judiciaire de la société plancéenne. Le président du tribunal acquiesce, commence à chercher une date : «Le 18 septembre, le 25…».

Pour l'avocat des salariés, «Votre décision, Monsieur le président, est contraire à votre jugement du 10 janvier !». Coup de tonnerre. Le tribunal de commerce a en effet jugé le 10 janvier : «Le tribunal surseoira à la demande d'ouverture de la procédure de liquidation judiciaire dans l'attente des arrêt [sic] de la Cour de cassation». Effectivement, la Cour de cassation est bien saisie des deux premières demandes de liquidation judiciaire, la première refusée le 14 mars et le deuxième refusée le 25 octobre par la cour d'appel de Reims. Et, le 3 juillet dernier, la Cour ne s'est prononcée que sur la première.

Pour le procureur de la République, «Ce dont vous êtes saisi, ce n'est ni de la première, ni de la deuxième demande, mais d'une troisième. Nous sommes dans une procédure distincte. Il faut purger les choses et arrêter une position quelle qu'elle soit. Nous n'avons que trop perdu de temps». Le sens de ses réquisitions de mardi prochain ne fait aucun doute : «Nous fixer sur l'état du droit», ajoute-t-il en référence à l'arrêt de la Cour de cassation du 3 juillet. Le tribunal se retire et rend sa décision sur le siège : l'audience en chambre du conseil aura lieu mardi 18 septembre à 8 h 30.

Pour l'avocat à la sortie de l'audience : «Deux informations. La première, c'est que nous avons rendez-vous demain avec Christiane Taubira, ministre de la Justice, pour évoquer avec elle la grave question de l'application des décisions de justice. La seconde, c'est que le tribunal de commerce ne respecte même pas les décisions de justice qu'il a lui-même rendues. Même le Parquet ne voit rien, c'est grave». Pour lui, le tribunal vient tout simplement de réaliser une «auto-opposition» à son jugement.

Il rappelle que «Super Parrain», comprenez le président de la République, «n'a pas fait grand-chose». Fera-t-il quelque chose ? La réponse tombera au plus tard mardi prochain en chambre du conseil.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 19:33

sodimedical-septembre-2012.jpgFaut-il liquider Sodimédical ? Le tribunal de commerce de Troyes va à nouveau se poser la question cet après-midi à 15 h. Une séance cruciale pour les 52 salariés de Sodimédical qui se battent depuis maintenant plus de deux ans pour sauver leurs emplois.

Pour mémoire, le tribunal a été saisi de trois (quatre même si l'on compte celle avortée de décembre 2010) demandes de liquidation de la société de Plancy-l'Abbaye. La première fois, en février 2011, il l'avait refusé, constatant qu'il s'agissait d'un abus de droit du groupe Lohmann&Rauscher qui cherchait ainsi à échapper à toute responsabilité dans la fermeture de l'usine plancéenne (la juge au civil a interdit les licenciements en février 2011, faute de «cause économique»).

La seconde fois, en août 2011, il l'avait accepté « pour en finir ». Cela permettait aussi de faire intervenir le fonds de garantie des salaires. Mais les salariés, eux, voulaient obtenir justice. La cour d'appel de Reims a donc logiquement cassé cette décision, revenant à la première analyse.

En janvier 2012, revoilà Lohmann&Rauscher demandant exactement la même chose. Prudent, le tribunal avait préféré botter en touche et attendre la décision de la Cour de cassation.

Depuis, la Cour s'est prononcée (sur la première demande de liquidation) et son arrêt du 3 juillet est très clair. Pour elle, Sodimédical doit être liquidé et peu importe qu'il s'agisse d'une fraude éhontée. Ce qui revient à fossoyer le code du travail grâce au code de commerce, mais les juges estiment qu'il n'appartient pas au tribunal de commerce de se poser la question du «mobile» de la déclaration de cessation de paiement.

L'affaire est-elle entendue alors ? Pas si sûr. D'abord parce que l'arrêt de la cour de cassation n'est pas définitif. L'affaire est renvoyée devant la cour d'appel de Paris qui pourrait très bien se rebeller et reposer à la cour de cassation la grave question de l'abus de droit. Ensuite parce que, depuis, la cour d'appel de Reims a jugé le 11 juillet dernier qu'il y avait un responsable dans cette histoire : le groupe Lohmann&Rauscher dans son ensemble. Ce dernier est condamné à payer les salaires et pratiquement jugé co-employeur des 52 salariés de Sodimédical. Où est donc l'état de cessation de paiement avancé par les représentants de L&R, par ailleurs gérants de Sodimédical ? Le tribunal de commerce risque donc d'avoir de forts maux de tête en se penchant sur le dossier.

Les salariés de Sodimédical, malgré onze mois sans salaires, sont prêtes à tenir quelques semaines de plus. L'appel aux parrainages (un parrain avance 1 000 € par mois à chaque salarié) a fonctionné et ils peuvent aujourd'hui faire face aux urgences. L'argument humanitaire s'est ainsi éteint. Le tribunal doit donc dire le droit.

Aujourd'hui, il peut renvoyer l'affaire jusqu'à la décision définitive de la Cour de cassation. Il peut aussi constater l'état de cessation de paiement et renvoyer l'affaire en chambre du conseil où sera appréciée la situation de l'entreprise. L'inflexion prise aujourd'hui sera déterminante. Une chose néanmoins est sûre. Quelle que soit la décision, il y aura appel. L'affaire n'est pas finie. Loin de là.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 16:30

Avant ils s'en doutaient, maintenant ils savent. Le contrat tramway signé entre Mars et Reims Métropole pour une durée de 34 ans sera fatal à Transdev. C'est une certitude pour les leaders CGT de la compagnie rémoise de bus.

«On a mené suffisamment d'expertises économiques pour bien connaître la situation. Nous avons un déficit structurel annuel de 10 millions. Si rien n'est fait, le bout du tunnel est la faillite pure et simple de la société qui gère le réseau Citura».

Les syndicalistes ont décidé de réagir avant qu'il ne soit trop tard. «Il faut d'abord supprimer du contrat toutes les clauses commerciales irréalisables». A chaque fois que Transdev n'atteint pas les chiffres fixés par ces clauses, elle peut être pénalisée financièrement.

Deuxième point, et pas des moindres, à obtenir de Reims Métropole : une hausse de la subvention annuelle. «Son montant est équivalent à ce qu'on recevait en 2007 alors qu'on a un tram en plus et un deuxième dépôt à gérer. Il nous faut 4 ou 5 millions d'euros de plus par an. Il faut également s'assurer que cette somme supplémentaire soit bien versée à l'exploitant Transdev et non au concessionnaire Mars. Il ne s'agit pas qu'elle profite à des actionnaires».

Enfin, la CGT préconise une reconfiguration du réseau. Fréquences de nuit, lignes sous-utilisées, parkings relais…

«La CGT est en ordre de marche. Nous avons prévu un mouvement le 21 septembre, au moment de la semaine de la mobilité».

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 16:25

La ministre du Logement, a présenté hier un projet de loi relatif à la mobilisation du foncier public en faveur du logement et au renforcement des obligations de production de logement social. Pour faire face à la flambée des prix (+110 % entre 2000 et 2010 pour l'ancien, +90 % pour le neuf sur la même période en moyenne nationale), la mise en œuvre de logements sociaux doit s'intensifier. Or, «le coût d'acquisition du foncier représente entre 14 et 24 % du coût de revient d'une opération de logement social, empêchant dans certains cas les opérations». Du coup, l'Etat va permettre «la cession gratuite du foncier public pour construire de tels logements et renforcer l'objectif de logement social par commune de 20 à 25 %».

930 terrains appartenant à l'Etat ont été retenus dans ce cadre. Quatorze sont situés en Champagne-Ardenne, dont huit dans la Marne.

Reims se taille la part du lion avec sept sites, soit 28 hectares au total. Sont concernés des terrains pour lesquels des projets étaient déjà envisagés, comme les locaux de l'ancien Sernam, ou des opérations déjà engagées, comme l'ancienne caserne Colbert. Néanmoins, des zones font leur apparition : des terrains ferroviaires entre la zone Sernam et le boulevard des Tondeurs (rue de la 12e-Escadre-d'Aviation et rue de Brimontel) ainsi que la zone «tir aux pigeons», entre Bétheny et le quartier des Epinettes.

A Epernay, l'autre ville marnaise concernée, 9 hectares, une zone ferroviaire là aussi, sont concernés sur le Quai de la Marne. Ce sont les anciens locaux des Ateliers SNCF exactement, là où la Ville a abandonné en juillet dernier son projet de plateforme emploi formation en raison d'inquiétudes sur sa rentabilité.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 11:46

Taux de pauvretéPour la première fois en France, le bureau d'études Compas établit le taux de pauvreté local des cent plus grandes villes, basé sur les statistiques de l'INSEE (Institut National de la statistique et des études économiques) de 2009.

Le taux de pauvreté calculé par Le Compas correspond au pourcentage de ménages qui, dans une ville donnée, perçoivent moins de 60 % du revenu médian national après prestations et avant impôts (soit 954 euros). En 2009, la France comptait 4,5 millions de personnes pauvres en fixant le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian et 8,2 millions en utilisant le seuil de 60 % (contre 7,8 millions en 2008). Toujours en 2009, l’estimation du nombre de «travailleurs pauvres» allait, selon la définition retenue, de 1,5 million à 7 millions d’individus.

On le voit, la pauvreté n’est pas réductible à un seul indicateur et chaque outil de calcul en donne une nouvelle image.

Les données du Compas montrent que la pauvreté se concentre dans les villes de grande taille – qui rassemblent un tiers des ménages précaires alors qu’elles ne regroupent qu’un cinquième de la population – et non pas en zone périurbaine. En analysant par typologies de communes, on constate que la pauvreté est très forte dans les villes des départements d’outre-mer (Saint-Pierre à La Réunion : 46 %) et dans celles souffrant de la désindustrialisation (Calais : 32 %). Viennent ensuite les communes périphériques des grandes agglomérations (Vénissieux : 32 % ; Bondy : 28 %), où l’emploi peine à se développer, et certaines villes du Sud de la France particulièrement touchées par le chômage (Avignon : 30 % ; Nîmes : 29 %). Des villes comme Marseille (26 %) et Lille (27 %) affichent une situation plus contrastée : «On y trouve une pauvreté importante et un dynamisme économique», note le directeur du Compas.

Des villes qui concentrent la majorité du parc de logements sociaux de leur agglomération affichent un taux de pauvreté supérieur à la moyenne. A l’inverse, d’autres villes de taille importante se situent autour du taux moyen car les ménages pauvres sont aussi accueillis dans les plus petites communes périphériques.

Sans vraie surprise, le taux de pauvreté est faible dans les villes de l’Ouest parisien, qui se caractérisent à la fois par la présence d’une population très aisée et par une offre faible en logements sociaux.

Pour ce qui est des 3 plus grandes villes de nos départements :
Avec un taux de pauvreté estimé à 28%, soit  7 045ménages recensés, vivant sous le seuil de pauvreté , la ville de Saint-Quentin (Aisne) pointe à la 18e place de ce classement.
La palme champardennaise revient à la ville de Troyes avec un taux de pauvreté de 26%, soit 7 261  ménages recensés, vivant sous le seuil de pauvreté et une 19e place au classement.
Reims arrive à la 45e place avec un taux de pauvreté de 20%, soit 15 328 ménages recensés, vivant sous le seuil de pauvreté.

Sources : La gazette des communes

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 13:20

Racheté par la Ville de Romilly, le cinéma Éden, après plusieurs mois de fermeture, rouvrira ses portes samedi 22 septembre.

C'était le 27 mars dernier. Le conseil d'administration de l'association Cinéma Éden prenait la décision de stopper la diffusion cinématographique le mardi 3 avril. Pas d'autre solution possible pour son président, incapable de faire face aux impératifs financiers après la décision prise par la Ville de lui supprimer la subvention annuelle dont le montant approchait les 75 000 €.

Pour le maire de Romilly, l'heure n'est plus aux tergiversations, même si le projet de reprise allait faire grincer quelques dents. Dans le collimateur de la Ville, les trois plus gros salaires de l'association. Le poste de directeur ne sera pas repris, ni même ceux du programmateur et de la comptable. La direction de l'établissement sera confiée au responsable du service culturel communal. Le tribunal de commerce de Troyes officialise la vente pour 12 000 € du matériel et de la clientèle à la Ville de Romilly. C'était la seule offre.

La ville évoque une économie de 80 000 € par an pour la collectivité locale : «La programmation coûtait à l'association 32 000 € chaque année. Nous concernant, nous ferons le travail moyennant la somme de 5 000 €».

Pour mieux se faire pardonner un été sans cinéma, la Ville a décidé d'organiser, samedi 22 septembre, une grande soirée de cinéma… gratuite.

L'ancien président reste convaincu que la Ville a racheté le cinéma «pour pouvoir le fermer une fois que le multiplexe verra le jour. La condition de sa venue dans notre ville est liée directement à la disparition de l'Éden».

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 13:06

Sodimédical février 2012«Je suis au courant. Nous allons retrouver ceux qui vous doivent de l'argent. À nous de les forcer à payer», glisse François Hollande à quelques salariés de Sodimédical qui ont réussi à l'interpeller dans les allées de la Foire de Châlons-en-Champagne.

À l'autre bout de la foire, les élus du comité d'entreprise sont reçus par le conseiller social du président de la République. Le rendez-vous devait durer 40 minutes, il durera une heure. À la sortie, pas grand-chose, mais la certitude que la cause est entendue.

Il promet aux Sodimédical de suivre leur dossier et d'en parler dans son discours. «Votre région souffre. J'ai entendu ceux qui ne sont pas payés depuis des mois chez Sodimédical et qui attendent tout simplement l'exécution d'une décision de justice…».

Les Sodimédical, à qui on ne fait plus de promesses, ne s'enflamment toutefois pas. «On va voir». Lors de l'entretien avec le conseiller du président, elles n'ont obtenu aucune garantie. Ni sur l'application de la décision de justice, ni sur les aides financières dont elles pourraient disposer. «On sera rassuré quand la décision de justice sera appliquée», lâche d'ailleurs la représentante des salariés. Néanmoins, pour elles, le progrès est patent : «On a été entendu».

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 09:57

Sodimédical février 2012«Tant qu'il n'y aura pas de paroles publiques fortes pour condamner la position figée de Lohmann & Rauscher et tant qu'il n'y aura pas de poursuites pénales des dirigeants de cette société, les discussions et médiations autour de ce dossier ne seront que de l'agitation !», analysait hier soir à Paris l'avocat des salariées de Sodimédical, à la sortie de la réunion avec le médiateur nommé par le ministère du Redressement productif.

Mené en présence de L & R Allemagne, du directeur général de sa filiale française, de M. Richard (Sodimédical) et des salariées de la société de Plancy-l'Abbaye, ainsi que des avocats de chaque partie, ce tour de table a tenté vainement de faire avancer les choses. «Ils ont proposé une enveloppe globale de 2 millions d'euros, comprenant 1 M€ de salaires et de charges. On a reculé. C'est moins qu'il y a un an», blâme l'avocat des «Sodis», qui exprime un sentiment d'impunité et s'afflige du «non-respect de l'État français». «Dans ce dossier, on ne respecte pas une décision de justice, c'est une infraction et personne ne peut rien y faire !», ajoute l'avocat, qui avait mis en préalable de toutes discussions, le versement des salaires, selon la formulation de la Cour d'appel de Reims en date du 11 juillet.

C'est donc dans ce contexte que vendredi, dans le cadre de l'inauguration de la foire de Châlons par le président de la République, et à la demande du président de la Région, Jean-Paul Bachy, le cabinet de François Hollande doit recevoir les salariés de Sodimédical. C'est aussi dans ce contexte de mise en jachère de onze mois de salaires, que l'appel à la solidarité commence à porter ses fruits.

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 09:12

François Hollande est attendu de pied ferme par le syndicat CGT-Santé du centre hospitalier général de Châlons-en-Champagne qui vient de déposer un préavis de grève reconductible ce jour-là, et a demandé audience au Président de la République, un président normal qui trouvera certainement normal de répondre aux revendications de blouses blanches complètement dépitées aujourd'hui.

Avec 23 postes supprimés depuis le 31 décembre à l'hôpital de Châlons, 236 000 euros d'économie «sur» le personnel médical et 371 000 euros sur le personnel non médical : le budget du CHG présente aujourd'hui un équilibre excédentaire selon les syndicats. «La direction a réussi à résorber le déficit, c'est bien en matière comptable, mais bien moins en terme de prise en charge des patients», hurlent les professionnels de divers services. Si l'hôpital a gagné deux ans sur son PRE (Plan de retour à l'équilibre), les sacrifices sont énormes en ce qui concerne les conditions de travail, les effectifs, l'explosion de l'absentéisme, la souffrance psy au travail, «sans oublier le non-respect de la vie privée quant aux plannings et leurs modifications imposées à la dernière minute», explique Sandrine dénonçant «pression, chantage, flicage et pratiques managériales d'un autre temps».

Autant de thèmes qu'elle pourra évoquer en face à face avec le Président ou l'un de ses conseillers. Colmatage de brèches, burn-out, situations personnelles dramatiques et agressions sur les agents des urgences, sans compter 213 contractuels, des emplois «stagiairisés» au cas par cas…

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 09:34

Sodimédical février 2012Les Sodimédical n'en peuvent plus. Cela fait onze mois qu'elles tiennent sans salaires, mais là financièrement aussi bien que moralement, elles sont au bout du rouleau. Pourtant, elles ont gagné. Lohmann & Rauscher Allemagne doit payer leurs salaires, mais il fait la sourde oreille et joue la montre.

Le 10 septembre, la liquidation de Sodimédical sera en effet à nouveau examinée par le tribunal de commerce de Troyes et plus la situation des salariés sera dramatique, plus le tribunal sera enclin à prononcer la liquidation. Les salariées pourraient même la demander elles-mêmes afin de percevoir leurs salaires grâce aux AGS (assurance garantie des salaires, un fonds patronal).

Les 52 salariées ont néanmoins décidé hier matin de se donner une dernière chance. Si d'ici huit jours, elles trouvent 52 parrains prêts à leur avancer chaque mois 1 000 €, elles continuent leur combat. Les sommes avancées par les parrains seront remboursées par les salariées dès qu'elles auront obtenu leurs salaires.

Les Allemands ont exigé que les décisions de justice (une par salarié) soient traduites en allemand. Ils les ont reçues le 1er août par voie d'huissier de justice. Dès lors, les salariées peuvent théoriquement faire saisir les comptes de l'entreprise allemande. Il leur faut toutefois obtenir un jugement d'exequatur pour que la décision soit applicable en Allemagne.

Les parrains éventuels peuvent prendre contact avec la mairie de Plancy-L'Abbaye au 03 25 37 40 35, qui fera le relais. L'usine Sodimédical n'a plus de téléphone depuis plusieurs mois.

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 09:39

Gregory Willis, 63 ans, ressortissant américain, ex-patron «providentiel» des Ateliers Thomé-Génot (ATG), condamné par le tribunal correctionnel de Reims à cinq ans d'emprisonnement, cinq ans d'interdiction de gérer et 20 millions d'euros de dommages et intérêts, pour abus de biens sociaux et banqueroute, n'a pas joui longtemps de son avantageux statut de président du Japanese American Cultural & Community Center (JACCC) de Los Angeles.

La révélation de son casier judiciaire français, de sa condamnation et de sa «cavale», précédemment occultés, l'a frappé d'une certaine forme d'indignité. Ce qui rendait vraisemblablement son maintien à la tête du JACCC insupportable pour la communauté américano-japonaise.

De source interne au JACCC, depuis sa prise de fonction, «huit personnes au moins avaient démissionné ou été virées […] Il a créé un environnement de travail très hostile et semble ne pas se soucier le moins du monde des membres de l'équipe qui travaille avec lui, dont certains ont plus de 20 ans d'ancienneté […] ce qui n'a rien de surprenant quand on sait de quelle façon il a traité les travailleurs en France et au Canada…»

Ce mépris des salariés a causé sa perte. Car c'est en cherchant à se renseigner sur la personne de M. Willis, sur Google, que des salariés du JACCC ont conçu des doutes quant à son implication dans l'affaire «Thomé-Génot/Catalina». Greg Willis, confronté à son passé criminel par le bureau du JACCC, a reconnu la réalité des faits ; en conséquence de quoi il aurait été contraint à la démission. Son adjointe reprendra ses responsabilités et fonctions ès qualités de directrice exécutive. Les salariés californiens ont donc eu la peau de leur « patron-voyou».

Pour l'heure, une chose est sûre, Greg Willis a fait ses bagages, son numéro de téléphone au JACCC renvoie sur une messagerie et Catalina Capital Advisors ne répond plus, la ligne ayant été déconnectée.

http://www.lechatnoir51.fr/article-l-ex-patron-de-thome-genot-fait-dans-le-culturel-a-los-angeles-109310891.html

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