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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 09:31

L'écluseIls auraient dû être expulsables à compter de mercredi. Les squatteurs de la maison située au 4 rue de la Cerisaie ont obtenu un nouveau délai de la municipalité. «On nous a averti par mail qu'en raison des récentes discussions avec les gens de la mairie la date butoir était reportée à vendredi. Vont-ils nous envoyer la police vendredi matin ? On ne sait pas trop».

En attendant, le collectif de l'Écluse continue à mener sa petite vie dans la maison abandonnée de Reims métropole. Jardinage, petits concerts, atelier de réparation de vélos, les jeunes et un peu moins jeunes, qui fréquentent les lieux espèrent toujours pouvoir rester.

Selon le directeur de cabinet de la maire, «Nous avons toujours l'intention de trouver une autre issue car leur projet nous semble intéressant. Nous leur avons dit qu'une solution pouvait être trouvée sous forme de chantier d'insertion ou autre à condition qu'ils se constituent en association. Nous ne pouvons pas contracter un bail avec un groupe de personnes qui n'est pas structuré. Nous leur avons donné jusqu'à vendredi midi pour nous présenter le récépissé de leur création d'association. S'ils refusent même cette démarche toute simple, dans ce cas nous n'aurons plus d'autre choix que d'enclencher la procédure d'expulsion».

 http://ecluse-reims.org/


Manifeste de l'Ecluse

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 10:01

SodimédicalDes salariés de Sodimédical, filiale de Lohman et Rauscher Allemagne, ont réclamé mardi auprès des ministères du Redressement productif et de la Justice l'application d'un jugement, imposant à la maison mère de payer leurs salaires non versés depuis octobre 2011.

Une partie de la cinquantaine d'employés de ce fabricant de matériel médical basé dans l'Aube, non rémunérés depuis la mise en sauvegarde, début octobre, de la filiale française du groupe, s'est rendue à Bercy et place Vendôme à Paris pour "chercher des réponses".

A Bercy, où une délégation a été reçue, "ils nous ont expliqué que l'Etat n'a pas le pouvoir de faire en sorte que l'entreprise allemande" paie nos salaires, a dit à une membre du comité d'entreprise.

Selon elle, Bercy a toutefois évoqué d'éventuelles aides financières, "au cas par cas". 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 09:20

Thome-Genot.jpgGrégory Willis, ancien dirigeant du groupe américain Catalina, qui avait repris en 2004 le sous-traitant automobile Thomé-Génot, liquidé en octobre 2006, été condamné par le tribunal correctionnel de Reims à cinq ans d'emprisonnement, cinq ans d'interdiction de gérer et à 20 millions d'euros de dommages et intérêts, des faits d'abus de biens sociaux et de banqueroute.

Ressortissant américain, Grégory Willis  fait l'objet d'un mandat d'arrêt international. Jusqu'alors introuvable, ou pas franchement embêté par les poursuites, comme son adjointe Catherine Zickfeld, elle aussi condamnée, l'ex-président-directeur général de Catalina vient d'être signalé à Los Angeles, où était déjà domiciliée Capital Advisors LLC, la société dont il était le Executive Officer (CEO).

En raison de son expérience dans les «affaires», ses bons et loyaux services à l'endroit de l'industrie automobile japonaise, tout particulièrement dans l'implantation de Toyota au Mexique, il a été nommé, le 13 janvier dernier, «President & Executive Officer» [président et directeur exécutif] de l'American Cultural & Community Center (JACCC) ; un centre culturel dont la vocation est de promouvoir, transmettre et perpétuer les arts japonais et américano-japonais, sans oublier  une large gamme d'activités culturelles non commerciales sur Los Angeles.

«Nous avons toujours su où se trouvait Greg Willis. Il ne se cache pas, il se trouve à Los Angeles. La difficulté pour nous réside dans son extradition», confie le procureur de la République au Parquet de Reims. «En février 2010, nous avons transmis aux autorités américaines une demande d'extradition à son encontre, tout comme nous l'avons fait pour son associée Catherine Zickfeld. Juridiquement, nous sommes allés jusqu'au bout de ce que nous pouvions faire. Le mandat est diffusé par Interpol, ce qui veut dire qu'ils peuvent être arrêtés à tout moment. Mais, à ce jour, nous n'avons toujours pas de réponse des autorités américaines. L'affaire suit son cours, mais c'est toujours plus long quand il s'agit d'aller chercher des citoyens américains condamnés en France. Les États-Unis sont particulièrement exigeants».

La France a signé des accords bilatéraux de coopération liés aux extraditions avec 50 pays. Le Traité d'extradition entre les États-Unis et la France date du 23 avril 1996. S'il a été considéré comme une avancée au vu des relations souvent tendues entre les deux États, il se révèle souvent complexe du fait que les États-Unis sont un état fédéral dans lequel la législation criminelle diffère dans chacun des 50 États fédérés. Cette particularité institutionnelle est source de complexité des procédures d'extradition. En l'occurrence, il faut que les faits punissables en France, le soient également aux États-Unis. «Dans le cas des Thomé-Génot, ils ont tous les deux été condamnés pour recel, banqueroute par détournement et abus de biens sociaux», précise le procureur. «Les États-Unis vont se montrer doublement exigeant».

Pour mémoire : repris en 2004 par le groupe américain Catalina, les Ateliers Thomé-Génot (ATG), qui employaient plus de 300 personnes à Nouzonville (Ardennes), avaient été placés en liquidation judiciaire deux ans plus tard, en octobre 2006. L'avocat des salariés avait à l'époque mis en cause Catalina, soulignant que le groupe s'était « servi de la trésorerie de Thomé-Génot pour acheter une entreprise au Mexique et prendre des participations dans d'autres sociétés ». Sans doute l'art de faire du « profitable business venture », de la fusion rentable d'entreprises…
Le parquet de Charleville-Mézières avait ouvert une enquête, par la suite dépaysée à Reims, sur d'éventuelles malversations. Gregory Willis, directeur général du groupe Catalina, avait été nommé président des ATG lors de la reprise de l'entreprise en 2004. Quant à la société Ardennes Forge, qui avait repris début 2007 une partie des activités de Thomé-Génot et des salariés, elle a été à son tour mise en liquidation judiciaire en juin 2008 par le tribunal de commerce de Charleville-Mézières.

Willis n'a pas réservé l'exclusivité de son savoir-défaire les entreprises aux seules Ardennes. Au Canada, en Ontario, à Windsor plus précisément, Precision Products Ltd.- un avatar de Capital Advisors LLC financé par des transferts de fonds opérés à partir Ateliers Thomé-Génot - a fermé en mars 2009, sans crier gare, deux sites industriels spécialisés en équipements automobiles, and Aramco, après un contentieux avec Chrysler. 80 salariés étaient restés sur le carreau, avec en guise de solde de tout compte, une gratification de quatre semaines de salaires, soit 200 000 dollars canadiens. Il s'en était suivi un conflit social, les salariés s'estimant cruellement lésés…

À la fin de ce conflit Chrysler avait accepté de payer 400 000 dollars canadiens pour l'ensemble des employés licenciés, mais ceux-ci ont juré leurs grands dieux n'avoir jamais vu la couleur de cet argent. Farnham, président du syndicat des travailleurs automobiles Local 165, avait accusé les propriétaires de Catalina d'être des «criminels», se référant à la condamnation, en France, de Greg Willis et de son adjointe Catherine Zickfeld.

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 10:23

Sodimédical février 2012Condamné le 11 juillet dernier par la chambre sociale de la cour d'appel de Reims à verser les dix mois de salaire en retard au personnel, Lohmann et Rauscher n'a toujours pas payé. Le groupe allemand avait, dans un premier temps, refusé de payer considérant que le jugement ne lui avait pas été signifié dans les formes. En l'occurrence, celui-ci n'avait pas été traduit en allemand. Ce qui a été fait, malgré les frais importants entraînés par cette nouvelle exigence. Lohmann et Rauscher aurait du s'exécuter au plus tard depuis le 11 août. Mais hier encore, les salariés restaient toujours privés de leur salaire.

En France, il suffirait aux salariés de mandater un huissier pour faire saisir les comptes de la société et rendre l'astreinte exécutable. Mais outre-Rhin, il faut désormais passer par le filtre de la justice allemande. «Pour envoyer un huissier, il faut refaire une procédure en Allemagne pour demander à la justice allemande de faire exécuter de manière forcée les décisions de justice», expliquait hier l'avocate des salariés en soulignant qu'une telle procédure nécessiterait encore un délai de trois à quatre mois.

Pour l'avocate, Lohmann et Rauscher table sur le rendez-vous du 10 septembre prochain avec le tribunal de commerce de Troyes pour obtenir la liquidation judiciaire de Sodimédical. Dans l'hypothèse d'une liquidation, les salaires de retard seraient alors prix en charge par les AGS, autrement dit le fond patronal abondé par leurs cotisations pour régler les créances salariales. «Dans un tel cas, j'espère que les AGS agiront et se retourneront contre le groupe allemand».

Pour l'avocate des salariés, la seule issue possible est désormais d'ordre politique.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 09:25

Sodimédical février 2012Après neuf mois d'attente, on espérait la délivrance. Mais il faudra encore attendre…

Regroupées devant la porte de l'entreprise Sodimedical à Plancy-l'Abbaye dès 7 h, les salariées n'affichaient plus la même mine réjouie qu'il y a une douzaine de jours. Car malgré une décision rendue par la chambre sociale de la cour d'appel de Reims le 11 juillet, les salaires n'ont pas été versés sur leurs comptes ce week-end et l'usine est restée à l'arrêt.

Le jugement est pourtant clair : la cour a prévu 1 000 € d'astreinte par jour de retard et par salarié si le travail ne reprend pas, 1 000 € aussi en cas de retard de paiement de la mutuelle et 400 € pour tout retard dans le versement des salaires, le tout sous huit jours à compter de la notification de la décision. Et c'est bien là que le bât blesse. «Lohmann et Rauscher a refusé cette notification, qui lui a été faite en français et non en allemand», précisait hier un des avocats troyens du groupe.

Les «Sodi», ont choisi de prendre les choses en main, et de faire traduire cette notification. Mais l'affaire prend du temps. L'avocat devait récupérer le document hier. «Il faudra ensuite le communiquer à Lohmann et Rauscher par voie d'huissier, a-t-il indiqué, joint par téléphone. Si la procédure allemande prévoit que nous devons en plus faire authentifier l'arrêt français, nous serons obligés de prendre un avocat sur place». Ce qui allongera encore le délai d'attente pour les salariés. Et engendrera de nouveaux frais. «La traduction coûte déjà 3 000 €. Comment les salariés vont-ils payer cela ?».

En attendant, à Plancy, les salariées rompues aux renvois, vices de forme et autres revirements de situation, n'attendent pas un miracle. «Nous sommes venues au cas où, comptant sur un peu de bonne foi, mais nous savions très bien qu'à cause de ce problème de traduction, il ne fallait pas trop espérer…», résumait  une salariée. Un pessimisme partagé par ses collègues. Car si, chez les Sodi, on continue à pointer chaque matin et chaque soir, à se retrouver pour jouer aux cartes, tricoter, échanger quelques blagues, et partager ses repas tirés du sac, on sait aussi que tout ça ne pourra pas durer. «Quand on sera à Pôle Emploi, tout seul, ce sera dur».

Et Lohmann et Rauscher, qui prévoit un pourvoi en cassation, «réfléchit actuellement à la meilleure manière d'appliquer le jugement qui va lui être notifié». Condition obligatoire avant tout nouveau recours à la justice.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 10:42

Sodimédical février 2012Le 11 juillet, la Cour d'appel de Reims condamnait la société mère Lohman & Rauscher Allemagne à payer et à redonner du travail aux 52 salariés de Sodimédical, sous huit jours à compter de la notification du jugement. Soit huit mois de salaires à verser avant ce samedi 21 juillet et une reprise du travail avant ce lundi 23 juillet.

Mais pour l'heure, les responsables de l'entreprise font comme si rien ne s'était passé. Convoqué hier au conseil des prud'hommes de Troyes pour un nouveau baroud judiciaire qui a tourné court, le directeur de L&R France reste très évasif : «Je n'ai aucune idée sur ce versement des salaires. C'est le groupe et le président de L&R Allemagne qui décident», assure celui-ci, venu spécialement de Remiremont (Vosges). À ses côtés, le directeur du site de Plancy est tout aussi circonspect : «Je ne peux pas inventer le travail, le créer. Je ne vais pas vous mentir : je ne peux pas obliger les cliniques et les hôpitaux à nous donner des commandes. Je comprends les salariés qui n'ont plus de salaires depuis huit mois. On est des empêcheurs de tourner en rond mais on a ses limites».

Du côté des salariés, qui étaient tous présents hier après-midi au Conseil des prud'hommes de Troyes, on reste prudents aussi bien sur le versement des salaires que sur la reprise effective du travail. «Ils sont capables de nous donner du travail factice. Tout est possible. De toute façon, le temps de nettoyer l'usine, il faudra déjà une semaine», ajoute la porte-parole des salariés qui rappelle que l'usine de Plancy doit fermer ses portes du 6 au 20 août pour ses congés annuels.

Pour les salaires, la situation semble plus claire : le groupe L&R Allemagne a largement les moyens de payer : il détient 140 millions d'euros de réserve financière et a réalisé 32 millions d'euros de bénéfice en 2009.

Que se passera-t-il si le groupe allemand n'exécute pas la décision de justice ? La Cour d'appel l'a déjà prévu : ce sera 1 000 € d'astreinte par jour de retard et par salarié si le travail ne reprend pas, et 400 € pour tout retard dans le versement des salaires. À ces éventuelles sanctions s'ajouteront également 1 000 € aussi en cas de retard de paiement de la mutuelle…

Le nouveau baroud judiciaire a tourné court hier. La procédure engagée devant le Conseil des prud'hommes de Troyes pour rupture anticipée du contrat de travail au tort exclusif de Lohman & Rauscher a finalement été retirée pour deux vices de forme. La convocation transmise à la société allemande aurait dû en effet être traduite en allemand et le délai de deux mois n'a pas été respecté. L'avocate qui défendait hier les salariés de Sodimédical devra lancer une nouvelle procédure. Laquelle ne pourra être jugée avant la décision du Tribunal de commerce du 11 septembre qui doit se prononcer sur une éventuelle liquidation judiciaire.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 11:40

C'était il y a presque trente ans. La politique volontariste du ministère de la Culture d'alors avait permis de sauver le cinéma français, tant au niveau de la création que par la sauvegarde d'une multitude de salles de cinéma de centre-ville, condamnées à disparaître. L'Eden à Romilly fut, à cet égard, un exemple du succès de cette politique.

Trente ans plus tard, le scénario n'est plus tout à fait le même. «Tournant le dos à cette orientation dans le seul but de satisfaire les intérêts commerciaux d'un entrepreneur privé soucieux de ses seuls intérêts, les élus ont décidé de rayer d'un trait de plume trente ans d'actions culturelles et sociales au centre de la cité en fermant l'Eden, seul cinéma d'art et d'essai de l'Aube, regrette le président de l'association. Le ministère de la Culture qui a tant fait pour permettre la renaissance de l'Eden ne pouvait être laissé dans l'ignorance de ce choix absurde».

Dans une lettre adressée voici quelques jours à Aurélie Filippetti, le président de l'association rappelle que le cinéma concerné est un établissement historique, inauguré en 1913 et réhabilité en cinéma trois salles en 1984. «Il était depuis lors géré par une association qui y diffusait une programmation diversifiée de qualité avec de nombreux films récents, souvent en sortie nationale, voire en avant-première. On aurait pu continuer sur cette lancée sans le projet de la communauté de communes, soutenue par la Ville qui en a la présidence, de favoriser l'installation d'un cinéma multiplexe privé sur une zone commerciale périphérique, dont les aménageurs ont subordonné la réalisation à la fermeture du cinéma de centre-ville. Ce projet, déjà souhaité par les aménageurs privés de la zone commerciale au cours de la mandature précédente, mais écarté par les élus d'alors, a refait surface avec l'appui des élus de l'actuelle mandature dans des conditions juridiques contestables. Cela fait d'ailleurs l'objet d'un examen particulier susceptible de déboucher sur une procédure de contestation devant le tribunal administratif».

L'association parle d' un «sabordage» quand elle évoque la décision prise par la Ville de lui supprimer sa subvention annuelle d'équilibre. Elle dénonce une atteinte faite à une qualité de programmation «qui risque de se trouver fortement altérée par les objectifs purement commerciaux d'un multiplexe au seul profit des films à forte rentabilité. La disparition du cinéma au cœur de la cité ne ferait qu'accélérer le déclin du centre-ville au profit d'une périphérie qui n'a pas besoin d'un multiplexe pour être naturellement attractive».

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 11:02

sodi-20120711.jpgQuelle victoire ! La semaine dernière, les 52 salariés de Sodimédical pensaient avoir tout perdu. Hier, devant la cour d’appel de Reims, ils ont tout gagné. Lohmann & Rauscher Allemagne est condamnée 52 fois à payer les salaires, à donner du travail et à payer la mutuelle. Le tout sous huit jours à compter de la notification du jugement.

Et si L & R Allemagne ne s’exécute pas ? La cour a prévu 1 000 € d’astreinte par jour de retard et par salarié si le travail ne reprend pas, 1 000 € aussi en cas de retard de paiement de la mutuelle et 400 € pour tout retard dans le versement des salaires qui devront, désormais, être versés tous les mois au 30 ou au 31 de chaque mois.

Venu amener les 52 arrêts, l'avaoat en a profiter pour régler ses comptes. d'abord aux politiques : «M. Adnot s’est trompé. Il s’est gravement trompé. Je ne suis pas le général Nivelle des Sodimédical, je suis le maréchal Foch des Sodimédical ! Malgré l’État UMP qui vous a envoyé son préfet et ses gendarmes, malgré l’État PS qui vous a envoyé un médiateur qui ne sert à rien, vous, les salariés de Sodimédical, vous avez fait respecter l’état de droit. Toutes seules et sans l’aide de personne, vous avez obtenu la première décision juridique de redressement productif ! Vous méritez d’être les premières pour l’obtention de la Légion d’honneur au titre du ministère du Redressement productif». Ensuite avec avec le préfet ou le procureur de la République.

La fin de l’histoire, alors ? Certainement pas, mais L & R Allemagne se trouve dans une situation très délicate. Pour se pourvoir en cassation, la société doit d’abord exécuter la décision de la cour d’appel !

Les salariés ont profité de la venue de leur avocat pour remercier «les petits, les sans-grade» qui les ont aidé durant les neuf mois et demi où elles ont tenu sans salaires. Avec, au premier rang, le maire de Plancy-l’Abbaye, les comités d’entreprise, l’agriculteur, la coiffeuse, le curé et tous les anonymes de l’Aube et d’ailleurs qui «ont permis de tenir et d’obtenir cette décision». Champagne !

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:46

Sodimédical février 2012C'est une immense victoire pour les 52 salariés de Sodimédical. La cour d'appel de Reims a rendu son jugement ce mercredi en faveur des salariés.

Elle oblige le groupe Allemand "Lohmann et Rausher", à qui appartient Sodimédical, à payer tous les salaires non versés depuis 9 mois aux salariés. Et par une décision exécutoire immédiate, elle l'oblige également à leur redonner du travail -et donc à rouvrir le site de Plancy-L'Abbaye dans l'Aube-. Si le groupe ne s'exécute pas dès demain, il devra payer 1000 euros d'astreinte par jour de retard.

Les salariés- une cinquantaine- réclamaient et attendaient le paiement de leurs salaires qu'ils n'avaient pas touché depuis octobre dernier, alors même que la société avait cessé toute activité sur le site.

Depuis des mois ils se battaient avec acharnement pour retrouver leur emploi dans cette usine implantée à Plancy-L'Abbaye qui fabrique du matériel chirurgical (champs opératoires) et des pansements.

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 12:08

Sodimédical février 2012«Faut-il faire le deuil définitif de nos emplois ?» : les représentants du personnel de Sodimédical se sont posé ouvertement la question hier soir en sortant de la réunion avec le médiateur nommé par le ministère du Redressement productif. «Il a surtout écouté. Il n'a rien dit», reconnaissent-ils mais sa lettre mission parle pour lui. «Sa mission, c'est de rapprocher les parties et de sécuriser un accord. Ça veut dire quoi sécuriser un accord. Et pour qui ?», s'inquiète l'avocate des salariés, qui les a assistés durant cette énième réunion. «On notera que le maintien de l'emploi n'est plus à l'ordre du jour. Le ministre du Redressement productif n'a pas même confié le soin au médiateur d'étudier la possibilité de la reprise de l'activité. On a le sentiment que le médiateur a pour objectif de nous faire donner notre aval à nos licenciements et que, peut-être, à ce moment-là, nous pourrions obtenir nos salaires.»

Des salaires qui sont évidemment dus, mais dont Lohmann et Rauscher a cessé le paiement en avril dernier, avant de le reprendre sous la contrainte judiciaire, puis de le cesser à nouveau en octobre dernier. Cela fait neuf mois que les 52 salariés n'ont pas touché un euro. Le médiateur n'a pas pour mission, non plus, de les secourir financièrement.

Deux jours après le coup de massue de l'arrêt de la cour de Cassation, qui, faisant fi de tout abus de droit, penchait pour la liquidation pure et simple de l'entreprise, les Sodimédical n'ont donc pas trouvé de réconfort auprès du médiateur du gouvernement. Quant à la perspective d'une loi, au vu des dernières déclarations de Michel Sapin, ministre du Travail, elle s'éloigne de plus en plus.

Une autre réunion avec le médiateur, en présence cette fois des représentants du groupe Lohmann et Rauscher, est prévue lundi à Paris. Elle ne devrait déboucher sur aucune avancée. Les salariés garde une carte dans leur manche : la décision de la cour d'appel de Reims sur le paiement des salaires par Lohmann et Rauscher Allemagne. Soit ils l'obtiennent et une vraie négociation peut reprendre. Soit ils ne l'obtiennent pas et, dans ce cas, il ne leur restera plus grand-chose à négocier. «Dans ce cas, ce sera une chambre d'enregistrement de notre mise à mort», reconnaît l'avocate. Tout est donc lié au 11 juillet et, encore une fois, à la cour d'appel de Reims.

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 17:03

sodimédical mai 2012Cet après-midi, la cour de cassation a cassé l'arrêt de la cour d'appel de Reims rendu le 14 mars 2011. Celui-ci avait empêché la mise en liquidation de l'usine, filiale de du groupe Lohmann & Rauscher.

Le dépôt de bilan et la liquidation de l'entreprise sont donc à nouveau d'actualité. L'affaire sera rejugée par la cour d'appel de Paris. Ce qui rapproche l'issue du dossier de la liquidiation judiciaire.

Déception et incompréhension des salariés de l'entreprise auboise auboise de Plancy-L'Abbaye. Jusqu'alors ni le tribunal de commerce de Troyes ni par la suite la cour d'appel de Reims  le 14 mars 2011 n'avaient accédé à la demande du groupe Lohmann Rauscher, à la tête de la société, d'ouvrir une procédure de liquidation judiciaire.

Le 5 juin dernier pourtant l'avocat général avait requis la liquidation de cette entreprise en cessation de paiement.

Les salariés n'ont  pas touché leurs salaires depuis octobre dernier, alors même que la société a cessé toute activité sur le site.

Ils se raccrochent à la prochaine étape juridique les concernant. Le 11 juillet, la cour d'appel de Reims doit réexaminer leur dossier quant au paiement de leurs salaires.

Dans ce contexte d'urgence social, la décision de la cour de cassation pourrait bien faire jurisprudence et être lourde de conséquences.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 10:42

Sodimédical février 2012Transportés gracieusement par Procar avec le soutien de la Fédération des transports, les six membres du comité d'entreprise ont été reçus hier une petite heure au ministère du Redressement productif.

Sur la question des salaires toujours pas versés depuis octobre, et par corollaire sur les moyens de survie pour les 52 salariés de Plancy-l'Abbaye, les chefs de cabinet se défaussent sur le conseil général : «On a demandé que l'État nous aide via un fonds d'urgence. Ils nous ont renvoyés sur le conseil général en nous disant qu'il avait le pouvoir de donner de l'argent. Le seul problème, c'est que pour les avances sur salaires, le conseil général a toujours refusé.  Par contre, sur la menace d'une coupure de courant par EDF, ils nous ont assuré qu'ils allaient appeler le préfet pour éviter cela». Maigre consolation.

Le médiateur qui pourrait être nommé avant la fin de semaine aura en tout cas du grain judiciaire à moudre avec deux nouvelles décisions attendues. La Cour de cassation se prononcera sur la liquidation le 3 juillet et la Cour d'appel sur la condamnation solidaire de Lohmann Allemagne à payer les salaires le 11 juillet.

Mis à part la nomination d'un médiateur, le ministère n'a eu aucune réponse vraiment concrète à apporter aux 52 salariés de Plancy. Les salariés ont tout de même rappelé aux chefs de cabinet que Lohmann continuait à répondre à des appels d'offres d'hôpitaux publics français après avoir délocalisé son usine en Chine et que l'entreprise continuait à ne pas verser de salaires, alors que plusieurs décisions de justice l'ont condamnée. Le seul espoir tangible qui pourrait se concrétiser est peut-être l'éventuel projet de loi anti-licenciements boursiers qui pourrait voir le jour après le sommet social organisé en juillet par le gouvernement avec les organisations syndicales.

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