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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 10:59

Les assistants pédagogiques étaient recrutés pour une durée de trois ans dans les collèges et lycées relevant du dispositif Eclair pour travailler auprès d’élèves en difficulté pour des missions d’aides et de soutien en coordination avec les enseignants.

Pour ces personnels en majorité des étudiants employés à mi-temps, ce sera la perte de leur emploi avec de faibles chances de se voir proposer un reclassement comme assistant d’éducation ou éventuellement un emploi d’avenir professeur.

Cette décision serait la conséquence de la loi de finances 2013, donc du Ministre et non pas du recteur. En effet cela semble entrer dans le cadre de l’application des économies décidées par Bercy dans le cadre de la loi de finances.

"Le budget de l’Education nationale est divisé en 2, celui des personnels enseignants et administratifs, et le budget de fonctionnement. Si le premier budget est sanctuarisé, le second, plus réduit, doit faire comme tous les autres budgets des différents ministères, diminués de 5 %. Et les assistants pédagogiques font partie du second budget. Mais la loi de finances 2013 qui a été votée a entériné une création, les EAP (Emploi Avenir Professeur) et nous avons pour mission de faire en sorte que ces nouveaux emplois prennent le relais des assistants pédagogiques", déclare le recteur de l'académie d'Amiens.

Quelles conséquences ? "Trois hypothèses, ils entrent dans les conditions de recrutement des EAP et dans ce cas le deviendront, soit, ils ne le peuvent pas et on leur proposera alors de devenir des assistants d’éducation ce qui est encore une autre catégorie et qui correspondant en grande partie à ce qu’on appelait autrefois les surveillants, soit en leur proposera sans doute autre chose. En tout cas nous allons, nous rectorat, étudier tous les cas. Nous allons mettre en place une bourse à l’emploi de telle manière que tout le monde puisse trouver une porte de transition vers un autre système".

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 10:49

Carte-chomage-Picardie-fin-2012.jpgL'Insee régionale a présenté le bilan économique de la Picardie pour 2012. Sans surprise, celui-ci fait apparaître une importante chute de l'emploi industriel et un taux de chômage historiquement haut.

L'emploi salarié marchand non agricole s'est fortement détérioré avec la disparition de 6 000 emplois. 2012 a aussi été marquée par une chute de l'emploi intérimaire, puisque 2 600 emplois ont été détruits dont les trois quarts dans l'industrie. Logiquement le recours à l'activité partielle a progressé avec 1,8 millions d'heures contre 1,4 million l'année précédente. Quand au nombre d'heures chômées, il a été multiplié par deux !

Par voie de conséquence, le taux de chômage est historiquement haut. Taux qui n'a cessé de se détériorer au cours des quatre trimestres de 2012 pour s'élever fin décembre pour la Picardie à 12,3 % de la population active, une hausse de 1,1 % par rapport à fin 2011.

Si tous les territoires sont concernés par cette aggravation du chômage, l'Aisne déjà très touché, devient le 2e département de France derrière les Pyrénées Orientales avec un taux de 15 %. Les niveaux de ce taux varient dans ce département selon les zones d'emploi 17,9 % pour la Thièrache, 16,3 % pour le Saint-Quentinois et Tergnier.

Dans l'Aisne sur un an les évolutions sont particulièrement importantes dans les zones les plus fragiles, + 1,7 % pour Tergnier, + 1,6 % pour la Thièrache. On note que les zones limitrophes du département subissent elles aussi de fortes progressions + 1,6 % pour Cambrai, + 1,3 % pour Maubeuge et + 1,5 % pour Charleville-Mézières. Le taux de chômage progresse au même rythme dans les régions voisines, + 1,2 % dans le Nord-Pas-de-Calais (14 %), + 1,1 pt en Champagne-Ardenne (11,2 %) et + 1 pt en Haute-Normandie (11,6 %).

Cette situation engendre une aggravation du chômage pour particulièrement les seniors, + 17,3 % ! Dans ce contexte les contrats aidés destinés aux personnes en difficulté sociales et professionnelles ont été fortement mobilisés + 15 % et le nombre de bénéficiaires du RSA socle a progressé de 7 %. C'est dans l'Aisne que l'on observe la plus forte hausse des bénéficiaires avec + 8,6 % contre 6,3 % pour la Somme et 5,9 pour l'Oise.

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 10:20

Noyales, dans l'Aisne, est une commune de 140 habitants. Mais rien ne va plus entre entre le maire et ses administrés.

Mercredi à 17 h, il convoquait la secrétaire de mairie pour un entretien préalable à licenciement.

A peine l'entretien commencé qu'arrive une centaine de manifestants venus soutenirla secrétaire de mairie, dont des maires et adjoints de communes environnantes.

Courageux, mais pas téméraire, le maire abandonne l'entretien pour se réfugier dans la camionnette de gendarmerie que les organisateurs de la manif avaient prévenue...

«Je ne comprends pas pourquoi l'entretien n'a pas eux lieu et de poursuivre, ici on connaît tous la secrétaire qui fait très bien son boulot depuis des années. Cette convocation est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Ça suffit, il faut que le maire parte».

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 10:13

Les ex-salariés d'Ardennes Forge ont reçu le soutien du Département et du conseiller général de leur canton Pierre Cordier. Au cours de la dernière commission permanente, les élus ont décidé d'intervenir directement auprès du Premier ministre.

«Victimes, il y a plus de six ans, d'employeurs non respectueux de la réglementation du droit du travail et dont les dérives de comportement font encore aujourd'hui l'objet de procédures judiciaires à leur encontre, ces ouvriers ne peuvent supporter cette décision de justice qui les place dans une situation financière et sociale inacceptable, au regard des préjudices qu'ils ont subis» note le président du conseil général. «En conséquence, je vous propose de saisir le Premier ministre, ainsi que le directeur de l'Unédic, afin qu'il soit renoncé aux poursuites envisagées à leur encontre et que les remboursements exigés soient annulés».

Pierre Cordier a réuni le personnel en mairie de Neufmanil pour leur présenter cet engagement, car, après la dernière rencontre avec l'Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS), les ex-Ardennes Forge estiment que la situation n'a guère évolué. Ils veulent toujours une négociation globale, tandis que l'organisme veut des études cas par cas.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 10:07

A la fin mars, l'Aisne comptait 35 457 personnes inscrites à Pôle emploi en catégorie A, une hausse de 1,2 % en un mois et de 7,6 % en un an.

Maigre consolation, l'ensemble de la région Picardie s'avère encore plus fortement touchée en enregistrant un 22e mois consécutif de hausse en mars (+ 1,4 %) portant l'augmentation sur un an à 10 %, soit 109 498 personnes, un nouveau plus haut, comme depuis novembre dernier.

Quant aux chiffres nationaux, ils battent aussi le record historique avec 3,224 millions d'inscrits (+ 11,5 % en un an, + 1,2 % en mars).

Dans l'Aisne, les catégories les moins impactés sont les femmes, celles de moins de 25 ans (+ 3,6 % en un an) et celles de 25 à 49 ans (+ 4,9 %). A l'inverse, les plus de 50 ans, hommes et femmes confondus, s'avèrent les plus touchés par cet accroissement (+ 13 % sur les douze derniers mois).

Si le chômage le plus lourd affiche un pic record dans l'Aisne, la précarité suit la même -triste- tendance. Depuis fin 2008, le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi en catégories A, B et C ne fait qu'augmenter sans discontinuer. A la fin mars, elles sont désormais 51 195 (+ 0,4 % en un mois, + 7,5 % sur un an), un nouveau pic historique depuis janvier 1996.

La tendance se révèle identique à l'échelle de la région : + 0,5 % en mars, + 8,6 % sur un an. Avec 161 244 personnes inscrites, c'est, comme chaque mois depuis décembre 2010, un nouveau «record historique» en Picardie pour ces catégories A, B et C... En France métropolitaine, la hausse s'élève à + 9,8 % en douze mois, dont + 0,7 % en mars.

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 18:23

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A s'établit à 70 811 en Champagne-Ardenne, fin mars 2013. Ce nombre augmente de 1,4 % (+ 995) par rapport à la fin février 2013 (+ 15,4 % sur un an).

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi de catégories  B et C s'établit à 34 581 en Champagne-Ardenne, fin mars 2013. Ce nombre diminue de 0,7 % (- 256) par rapport à la fin février 2013 (+ 4,7 % sur un an).

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A, B et C s'établit à 105 392 en Champagne-Ardenne, fin mars 2013. Ce nombre augmente de 0,7 % (+ 739) par rapport à la fin février 2013 (+ 11,7 % sur un an).

En mars 2013, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A augmente de 1,8 % pour les hommes (+ 15,5 % sur un an) et augmente de 0,5 % pour les femmes (+ 13,1 % sur un an).

En mars 2013, le nombre de demandeurs d'emploi de catégories A, B et C augmente de 1,0 % pour les hommes (+ 12,6 % sur un an) et augmente de 0,4 % pour les femmes (+ 12,7 % sur un an).

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A de moins de 25 ans augmente de 1,0 % (+ 17,0 % sur un an). Le nombre de ceux âgés de 25 à 49 ans augmente de 1,4 % (+ 16,1 % sur un an) et le nombre de ceux âgés de 50 ans et plus augmente de 1,4 % (+ 19,6 % sur un an).

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégories A, B et C de moins de 25 ans augmente de 0,7 % (+ 12,4 % sur un an). Le nombre de ceux âgés de 25 à 49 ans augmente de 0,7 % (+ 10,2 % sur un an) et le nombre de ceux âgés de 50 ans et plus augmente de 0,8 % (+ 15,6 % sur un an).

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A ayant un droit au RSA est de 16 417 et ceux de catégories A, B et C de 19 783.

Par département, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A varie de - 1,1 % à + 2,3 % en mars 2013 par rapport à fin février : Aube (+ 1,2 %), soit 17 208 chômeurs, Ardennes (+ 1,5 %), soit 16 491 chômeurs, Marne (+ 2,3 %), soit 28 640 chômeurs, Haute-Marne (- 1,1 %), soit 8 472 chômeurs.

Par département, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B et C varie de - 0,5 % à + 1,2 % en mars 2013 par rapport à fin février : Aube (+ 0,7 %), soit 25 159 chômeurs, Ardennes (+ 0,4 %), soit 23 434 chômeurs, Marne (+ 1,2 %), soit 43 970 chômeurs, Haute-Marne (- 0,5 %), soit 12 829 chômeurs.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 20:34

La Direction générale des finances publiques (DGFIP) vient de publier la liste des 360 villes de plus de 20 000 habitants qui comptaient en 2011 au moins 50 assujettis à l'ISF. Si ces données ne fournissent pas le nombre total d'Axonais payant l'ISF, puisqu'elles excluent les communes moins peuplées, elles constituent un précieux indicateur économique.

Saint-Quentin arrive en tête du palmarès dans l'Aisne, avec 159 contribuables concernés, pour un patrimoine moyen de 2 257 000 euros. Avec moitié moins d'habitants, Soissons se distingue, puisque 151 redevables de l'ISF y ont déclaré en moyenne un patrimoine de 2 308 000 euros. Dans le tableau, Laon fait presque figure de «parent pauvre» : 69 de ses habitants se sont acquittés de l'Impôt sur la fortune, pour un patrimoine moyen de 2 148 000 euros.

En 2010, ils étaient 722 dans ces trois villes à devoir payer l'ISF. La différence ne s'explique pas par une fuite massive des contribuables aisés, mais par une réforme des barèmes fiscaux instaurée par Nicolas Sarkozy. D'où la hausse des patrimoines moyens déclarés : un peu plus de 2 millions d'euros contre 1 million 600 000 euros en 2010.

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 09:33

Le blog «Debout les Ardennes qui souffrent» a analysé les données 2012 de la Caisse d'allocations familiales.

Suite à une étude très pointue de la typologie des allocataires qui donne la mesure de la forte paupérisation du département, le blog observe donc une légère augmentation du nombre global d'allocations qui repasse la barre des 50.000 malgré l'érosion démographique des Ardennes !

Et de constater que «sur les 50 240 allocataires recensés au 31 décembre 2012, il y a une perte d'allocataires avec enfants mais une hausse des minima sociaux plus importante qu'au cours des deux dernières années».

Malgré une précarisation croissante, on constate une baisse du nombre d'enfants et de la taille des familles : 14 654 allocations de rentrée scolaire en 2012 (contre 16 542 en 2003 !).

La part des allocataires précaires est en forte hausse. Comme le démontrent ces données chiffrées : 12 562 personnes touchaient le RSA (revenu de solidarité active)  au 31 décembre 2012. Soit une augmentation de 3,9 % en un an. Le profil des allocataires percevant le RSA  ou l'AAH (allocation aux adultes handicapés), est spécifique : «Ils sont deux fois plus souvent ''seuls'' (avec ou sans enfants), mais aussi deux fois plus nombreux à ne pas avoir d'enfant».

Par ailleurs, un autre paramètre sociétal inquiétant ressort de cette étude : les aides au logement en colocation ont cru de 34 % en 2012. Cela signifie que bon nombre de personnes seules sont obligées de vivre en colocation pour s'en sortir. Et, parmi celles-ci, on trouve 75 % d'allocataires du RSA dont… 48 % bénéficient de l'APL (aide personnalisée au logement) et 52 % de l'ALS (allocation de logement sociale).

«Ces chiffres sont éloquents pour mesurer le rôle d'''amortisseur'' joué par la CAF et ses 187 agents sur un territoire particulièrement touché par la crise».

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 16:42

Dans le règlement de la cantine scolaire de Saint-Memmie, il est stipulé que seuls les enfants dont les parents travaillent peuvent être inscrits.

Le comité des chômeurs et des précaires de la CGT a occupé le parvis de l'Hôtel de Ville.

Une délégation de sept personnes a été reçue par le maire. «Monsieur le maire s'engage à changer le règlement de la cantine,  il nous a expliqué qu'il y a beaucoup de chômeurs et que la commune a peu d'argent. Il a peur que tous les chômeurs viennent inscrire leur enfant».

Les manifestants se sont ensuite quittés dans le calme, en annonçant qu'une action était en réflexion sur la commune de Saint-Martin-sur-le-Pré, dont le règlement de la cantine affichait une mesure identique.

L'imparfait est désormais de rigueur puisque le site de la ville vient d'afficher une nouvelle version de ce document dans laquelle la mesure restrictive a été tout simplement supprimée…

Le passage incriminé stipulait «sont admis à la cantine, après inscription annuelle à la mairie, les enfants de plus de 3 ans dont les parents exercent tous les deux une activité professionnelle dans la limite des places disponibles».

Dans le nouveau règlement, rédigé cette semaine, les administrés peuvent lire : «sont admis à la cantine, après inscription annuelle à la mairie, les enfants de plus de 3 ans dans la limite des places disponibles».

En espérant revenir à une situation identique à Saint-Memmie.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 16:07

En octobre 2011, le directeur des maisons de retraite de Givet et des Hauts-Buttés tient dans les colonnes du journal l'UNION des propos visant le maire de Givet, par ailleurs président de l'Agespana (association de gestion des établissements et services pour personnes âgées du nord-Ardennes).

Il indique que 500 000 euros avaient été prélevés sur le prêt locatif social (destiné aux travaux de la nouvelle résidence des Hauts-Buttés), afin de payer des salaires d'agents de l'Agespana. «C'est une décision du président du conseil d'administration».

Le 5 janvier 2012, le premier débarque le second pour faute grave et porte plainte dans la foulée au pénal pour «diffamation envers un citoyen chargé d'un mandat public».

Le tribunal a finalement donné raison au directeur. Dans son ordonnance de non-lieu, la juge motive sa décision ainsi : «Il est de jurisprudence constante qu'un simple jugement de valeur, l'expression d'une opinion, une attaque vague et générale ne dépassant pas le cadre de la liberté de discussion, ne sont pas constitutifs de délit de diffamation. Les propos repris dans la plainte […] correspondent à des allégations se réduisant à la simple manifestation, rédigée en termes éventuellement dénués de mesure, d'une opinion personnelle. Ils sont donc insuffisants pour être constitutifs de propos diffamatoires».

Le maire de Givet a décidé de faire appel.

Le directeur a rendez-vous, ce vendredi 15 mars, au conseil de Prud'hommes de Charleville, pour juger le second volet judiciaire de l'affaire. Pour mémoire, l'ex-directeur de l'Agespana conteste aux Prud'hommes son licenciement pour faute grave.

Agespana est aujourd'hui une association virtuelle qui n'a pas encore été dissoute mais qui n'a plus un sou. La Croix-Rouge a repris les structures.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 15:31

Le règlement intérieur de la cantine scolaire de Saint-Martin-sur-le-Pré ne laisse aucune place au doute. «Sont admis à la cantine, après inscription annuelle à la mairie, les enfants de plus de 3 ans dont les parents exercent tous les deux une activité professionnelle dans la limite des places disponibles». Les mots sont mêmes soulignés et imprimés en caractères gras. Les enfants de demandeurs d'emploi n'ont donc officiellement pas le droit de manger à la cantine.

À Saint-Memmie aussi, le règlement du restaurant scolaire est explicite : «sous condition que les deux parents (ou le parent unique) travaillent, les enfants scolarisés peuvent bénéficier des services de la cantine scolaire», le texte est en ligne sur le site de la ville. Au chapitre «garderie, études et activités» , le même site indique que la restriction est étendue à l'accueil des enfants de 7 h 45 à 8 h 30.

«Je travaille le mardi, le mercredi et le jeudi, nous ne pouvons donc mettre notre enfant à la cantine et à la sieste que ces jours-là. Le reste du temps, ces services lui sont refusés. Juste avant les vacances de février, un mot dans le cahier de texte nous a informés que les enfants dont un des deux parents ne travaille pas ne pourraient plus venir à l'école l'après-midi», indique un parent d'élève de petite section de maternelle.

Selon la FCPE, «une jurisprudence administrative constante et un jugement du Conseil d'Etat (septembre 2009, affaire d'Oullins) confirment l'illégalité, dès lors qu'un service public de restauration scolaire est mis en place, de le réserver à certains enfants, par exemple ceux dont les deux parents travaillent».

En cas de recours devant la justice, 100 % des mairies concernées ont été condamnées.

L'an dernier, 70 communes en France pratiquaient une sélection à l'entrée des cantines selon des critères divers.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 19:35

L'étude de l'Insee sur «L'observation sociale des territoires» relève que 14,6 % de la population régionale vit sous le seuil de pauvreté. En 2009, le niveau de vie médian (par unité de consommation) était de 19 100 euros en France métropolitaine, contre 18 300 euros en Champagne-Ardenne.

Cette étude base l'analyse des indicateurs sociaux selon 81 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Dans la catégorie la plus défavorisée, figurent trois territoires urbains et densément peuplés : Cœur d'Ardenne, le Pays sedanais et le Grand Troyes. Plus d'un enfant sur quatre vit dans un ménage à bas revenu - et même sur trois dans Cœur d'Ardenne -, alors qu'une personne sur dix chez les 15 à 64 ans est bénéficiaire des minima sociaux. Le second groupe englobe des EPCI du nord des Ardennes, de l'Aube et de la Haute-Marne, ainsi que du sud-est de la Marne. On y trouve une plus forte présence de ménages d'ouvriers ou d'employés. Dans d'autres EPCI situés en grande partie en Haute-Marne et dans les Ardennes, c'est le manque de structures d'accueil pour personnes âgées qui crée les conditions d'une plus grande précarité.

L'Insee apporte une explication claire et nette à ce décrochage : les restructurations dans l'industrie, au cœur même de la deuxième région industrielle française. «La crise de 2008 a accentué les mutations industrielles contribuant à la dégradation de l'emploi. Le taux de chômage localisé est ainsi passé de 7,7 % au 1er trimestre 2008 à 9,9 %».

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