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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 20:11

Quelque 29 % pour Saint-Quentin, 25 % pour Amiens et Troyes, 20 % pour Reims. Ce sont les pourcentages des populations qui vivraient en dessous du seuil de pauvreté établi à 977 euros de revenus mensuels (soit 60 % du niveau de vie médian).

Ces quatre villes sont les seules des régions Picardie et Champagne-Ardenne à figurer dans le classement des taux de pauvreté établi par le bureau d’études Compas, simplement parce qu’il n’a considéré que les 100 plus grandes communes de France.

Si la base de travail avait porté sur les villes de plus de 10 000 habitants, le classement aurait été différent, préviennent les analystes qui assurent que leurs données «doivent être utilisées avec beaucoup de précaution, parce qu’il s’agit d’estimations de prestations et non des montants effectivement perçus par les ménages».

Reste que ces quatre villes figurent dans la première moitié du classement, Saint-Quentin arrivant à la 18e place (ex aequo avec Nîmes), Amiens et Troyes à la 20e (comme Marseille, Montpellier et d’autres), et Reims à la 44e (avec Nice, Orléans, etc.).

Avec un taux de pauvreté de 45 %, Roubaix est la seule ville en tête de ce palmarès, alors que les trois dernières (donc les moins pauvres) sont Versailles, Rueil-Malmaison et Neuilly-sur-Seine avec un taux de 7 %. En y regardant de plus près, on constate d’ailleurs que les neuf villes disposant du plus bas taux de pauvreté sont toutes situées dans l’ouest parisien. Explications des enquêteurs : «les prix de l’immobilier locatif y sont très élevés et les politiques de logement social beaucoup moins développées qu’ailleurs». Autrement dit, les pauvres ne peuvent pas y habiter.

Parmi les six premières du classement, quatre sont du même département d’Outre-mer : la Réunion. Quant à Paris, elle témoigne d’une grande diversité, avec une moyenne de 14 % de pauvres, mais 7 % dans le VIIe arrondissement et 25 % dans le XIXe.

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:35

Tout débute en 2008. Nathalie T. est alors responsable de la restauration administrative et scolaire. «Quelqu’un a été recruté pour prendre ses fonctions».
Deux ans plus tard, en 2010, le tribunal administratif d’Amiens a tranché : «la décision du maire de la commune de Villers-Cotterêts du 26 juin 2008 est annulée. Il est enjoint à la commune, de réintégrer Madame T. dans ses fonctions».

L’affectation qui a suivi était une «mise au placard». La plaignante a donc formulé une nouvelle requête auprès de la justice administrative. Le tribunal a ordonné une nouvelle fois sa réintégration, en condamnant la Ville à une astreinte en cas de non-exécution.

La mairie a remis dans les semaines suivantes une fiche de poste à l’intéressée faisant état de sa réintégration. «Mais le problème, c’est que l’affectation était cette fois vidée des tâches et des responsabilités relatives à ses anciennes fonctions».

Le dossier est donc désormais examiné par la plus haute instance judiciaire en la matière, le Conseil d’État.

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 20:20

Valodéa (syndicat mixte de traitement des déchets ardennais) construit un nouveau centre de tri dans la zone industrielle de Mohon.

Devenant l’unique site de traitement de ces déchets dans les Ardennes en 2015, les centres actuels localisés à Fumay et Charleville-Mézières devraient ainsi fermer leurs portes. «Du fait de l’automatisation des tâches, on sait qu’on aura besoin de moins de salariés. Mais cela est vraiment nécessaire au vu des normes actuelles, de l’état dans lequel sont nos chaînes de tri et des conditions de travail qui en découlent. Ce sera à l’exploitant de mettre en service ce site et de définir les moyens humains nécessaires, il s’agit de sa responsabilité propre».

Actuellement assurée par Arcavi, l’exploitation pourrait bien changer de main à la suite du lancement prochain d’un appel d’offres.

Quant aux sites actuels, ils devraient être vendus ou loués. Une des pistes évoquées serait d’implanter sur le site de Fumay une ressourcerie donnant une seconde vie aux objets et produits inutilisés. Peut-être une reconversion possible pour les employés ?

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 15:51

Deux frères et sœurs, une fille de 9 ans et un petit garçon de 7 ans, scolarisés à l’école de Neuflize, dans les Ardennes, se sont vu refuser l’accès à la cantine vendredi dernier. La mère avait pourtant envoyé une demande d’inscription le mercredi précédent.

La procédure veut qu'un mail confirmnt la présence des enfants à la antine soit envoyé 2 jours avant. Donc, en principe, de mercredi à vendredi, c'est bon... sauf que mercredi, personne ne travaille...

Les enfants ont été sortis des rangs menant à la cantine et ont été amenés dans le bureau du directeur de l’école qui a réussi à leur obtenir de la cantine un peu de pain, du fromage et une banane. Les parents 'étant pas à Neuflize à l'heure de la cantine, c’est finalement leur tante qui habite à 50 km de Neuflize qui est venue les chercher vers 13 heures pour les faire déjeuner.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 10:32

La France accueille sur son sol plusieurs milliers de jeunes étrangers isolés, mineurs et jeunes majeurs. Ils seraient environ 8 000 fin mai 2013; issus majoritairement d'Afrique noire (40 % - Mali en tête), d'Asie (30 % - principalement Afghanistan, Inde et Chine), mais aussi d'Europe (15 % - Ukraine et Roumanie, surtout) et du Maghreb (14 %).

Les mineurs isolés étrangers - et dans certains cas les jeunes majeurs isolés - relèvent de la compétence des départements dès lors qu'ils entrent dans le droit commun de la protection de l'enfance, comme le précise l'article L.112-3 du code de l'action sociale et des familles, s'agissant de jeunes «privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille».

Les flux des arrivées de ces jeunes se concentrent sur quelques territoires. Ainsi, plus de la moitié d'entre eux sont recensés en Ile-de-France. Une douzaine de départements compte plus de 200 jeunes pris en charge. La charge qui en résulte est de plus en plus lourde à assumer pour les départements les plus impactés, qui ont atteint les limites de leurs capacités de prise en charge, tant sur le plan financier que sur celui de l'accueil physique.

Devant cette situation, un protocole d’accord a été signé entre les ministres de la justice, des affaires sociales, de l’intérieur et le président de l’assemblée des territoires de France visant à répartir de façon plus équitable ces mineurs étrangers isolés sur l’ensemble des départements.

Une circulaire de la garde des sceaux du 31 mai 2013, avec effet immédiat, indique la procédure à suivre pour la reconnaissance et la prise en charge de ces mineurs (ou jeunes majeurs) isolés étrangers.

Depuis plusieurs mois, des départements (où la majorité est de droite) refusent d’appliquer ce protocole, justifiant ce refus par le coût à supporter par le département (certains l’estiment à 60 000 € par an et par mineur isolé, mais on peut faire tout et son contraire aux chiffres).

Il existe un protocole d’évaluation destinée à s'assurer de la minorité du jeune et de sa situation d'isolement sur le territoire français. En cas de doute sur la minorité du jeune, il peut y avoir un examen médical très contreversé basé sur des données cliniques, des données dentaires, des données radiologiques de maturité osseuse. Le jeune doit être consentant à l'examen et informé de ses modalités et de ses conséquences en termes de prise en charge, dans une langue dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend.

Le 30  décembre, trois jeunes de 15 et 16 ans (foi d’un vrai passeport pour l’un) originaires du Mali, du Nigeria et du Bangladesh, qui étaient hébergés jusqu’alors au Foyer de l’enfance de Châlons-en-Champagne où ils étaient placés sous l’autorité de l’ASE (Aide sociale à l’enfance), ont été conduits «en moins d’une heure» à l’unité médico-judiciaire de Reims afin que soient évalués leur âge et leur situation respective.

Vendredi dernier, ils ont été «sortis» de la structure, ont vécu deux jours dans un hôtel rémois. Depuis dimanche, ils se retrouvent à la rue (ou presque). Le 115 aurait pu trouver un hébergement aux trois jeunes. Mais décidément, la chance ne leur sourit pas puisque les hébergements d’urgence n’acceptent pas les collégiens, statut de deux d’entre eux.

Selon RESF, «Dans cette affaire, le protocole n’a pas été respecté. Pourquoi eux ont-ils été débarqués comme ça. Une histoire de faciès ? On leur a dit que les juges les avaient sélectionnés, et l’examen a été fait sans consentement, sans explication sur les objectifs et les enjeux de cette évaluation. Leurs pièces d’identité n’ont pas été authentifiées».

Un premier levier a été actionné en sollicitant la Défenseur des enfants. Trois courriers relatifs à ces trois situations ont été adressés au juge des enfants et au juge des tutelles. Un avocat a été saisi du dossier afin de déposer un référé devant la juridiction compétente afin qu’un hébergement soit très rapidement trouvé à ces trois jeunes gens. Une véritable transparence et un respect de la procédure sont également sollicités.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:34

Dans la nuit du 5 au 6 décembre, les députés avaient voté, dans le cadre du Projet de loi de finances rectificative 2013, une prolongation du BER (Bassin d’emploi à redynamiser) dans les Ardennes. Un dispositif initié par Jean-Luc Warsmann le 1er janvier 2007, reconduit entre 2011 et 2013, et qui concernerait selon ses défenseurs 2 800 salariés dans le département. Cette prorogation était cependant accompagnée de deux coups de rabot : elle ne portait que sur un an et deux exonérations de charges disparaissaient.

Afin d’éviter des «effets d’aubaine» et ne pas léser les collectivités locales, les impôts qui leur reviennent avaient été supprimés du dispositif (taxe foncière sur les propriétés bâties et cotisation foncière des entreprises). Ces deux mesures avaient provoqué un «sentiment mitigé».

En seconde lecture cependant, ces deux exonérations ont été réintroduites dans le dispositif, suite à un amendement en ce sens du député-maire de Douzy et de deux députés de l’Ariège (qui bénéficie aussi d’un BER). Il a été voté à une quasi-unanimité et s’applique depuis le 1er janvier. Reste, pour le député, à «convaincre aussi rapidement que possible de valider une nouvelle prolongation sur plusieurs années». Et pour les collectivités locales, à faire le deuil des recettes fiscales dont elles ne verront finalement pas la couleur.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 10:28

Selon l'INSEE, en 2011, 202 800 Champardennais vivent sous le seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec un niveau de vie inférieur à 977 euros par mois. Le taux de pauvreté s'élève ainsi à 15,5 % de la population. Il est supérieur d'un peu plus d'un point à celui de France métropolitaine (14,3 %) et situe la Champagne-Ardenne au 6ème rang des régions les plus défavorisées, derrière le Nord-Pas-de-Calais, le Languedoc-Roussillon, la Corse, Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Picardie.

Entre 2008 et 2011, la part des personnes pauvres au sein de la population a augmenté plus fortement dans la région (+ 1,5 point) qu'en France métropolitaine (+1,2 point). Cette évolution est la 5ème plus forte hausse après celles des régions industrielles du Nord et de l'Est de la France : Nord-Pas-de-Calais (+ 2,1 points), Picardie (+ 1,8), Alsace (+ 1,6) et Lorraine (+ 1,5).

Entre le début de l'année 2008 et la fin de l'année 2011, 14 300 emplois salariés ont été supprimés dans les secteurs marchands non agricoles (dont 13 300 dans l'industrie). Sur la même période, le taux de chômage est passé de 7,7 % à 10,0 %. Il s'élève à 11,5 % au 2ème trimestre 2013.

Entre 2009 et 2012, le nombre d'allocataires du revenu de solidarité active (RSA) augmente de 12,8 % en Champagne-Ardenne, soit à un rythme comparable à celui de France métropolitaine (+ 13,1 %). En 2012, 7,3 % des Champardennais vivent du RSA comme allocataires, conjoints ou personnes à charges (6,6 % au niveau de la France métropolitaine). La dégradation du marché du travail a aussi entraîné une augmentation du chômage de longue durée : le nombre de bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique (ASS), destinée, sous certaines conditions, aux chômeurs ayant épuisé leurs droits à l'assurance chômage, progresse de 17,2 % entre 2007 et 2012. En 2012, 1,0 % de la population active de 15 à 64 ans est concernée (0,8 % pour la France métropolitaine). Enfin, le nombre d'allocataires du minimum vieillesse augmente fortement en Champagne-Ardenne (+ 7,7 % entre 2007 et 2012), contrairement à la tendance nationale (- 0,4 %), mais le taux de recours des personnes de 60 ans et plus, de 2,6 %, reste inférieur à la moyenne nationale (3,3 %).

La crise a aussi plus durement frappé les territoires les plus vulnérables. Le département des Ardennes, où les situations de précarité monétaire sont les plus fréquentes dans la région, est aussi celui où la pauvreté augmente le plus entre 2008 et 2011. Avec un taux de pauvreté de 19,2 %, il se situe au 8ème rang des départements métropolitains les plus défavorisés. La part de personnes pauvres a encore fortement augmenté entre 2008 et 2011 : + 1,8 point contre + 1,2 point pour l'ensemble des départements métropolitains. L'Aube et la Haute-Marne présentent des taux de pauvreté proches de la moyenne régionale mais plus élevés que la moyenne nationale : 15,4 % et 15,6 %. Cependant la dégradation des conditions de vie a été plus sensible dans l'Aube que dans la Haute-Marne, avec une hausse respective du taux de pauvreté de 1,7  point et de 1,0 point. La Marne est le seul département de la région dont le taux de pauvreté est inférieur à la moyenne nationale : 13,5 % mais ce taux a progressé plus rapidement, entre 2008 et 2011 (+ 1,5 point), que le taux national.

L'analyse à un niveau territorial plus fin, celui des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), met en évidence une plus grande fragilité des territoires urbains. En effet, les EPCI constitués autour des grandes villes sont ceux qui rassemblent les plus grandes parts de personnes en situation de pauvreté. Ainsi, en 2012, plus du quart de la population de la communauté d'agglomération de Charleville-Mézières Cœur d'Ardenne et des communautés de communes des Portes de Romilly-sur-Seine et du pays Sedanais appartient à des ménages à bas revenus. Dans les communautés d'agglomération du Grand Troyes et de Reims Métropole, de même que dans la communauté de communes de Saint-Dizier, Der et Blaise, plus d'un cinquième de la population est dans cette situation. Dans certains de ces EPCI, la baisse des ressources financières des habitants a été importante. Ainsi, entre 2008 et 2012, la part des personnes vivant dans des ménages à bas revenus a progressé de 4,9 points dans la communauté de communes des Portes de Romilly-sur-Seine, de 3,1 points dans la communauté d'agglomération du Grand Troyes et de 2,9 points dans celle de Reims Métropole.

L'espace rural est de fait plus épargné par la pauvreté : en 2011, en Champagne-Ardenne, la proportion des personnes pauvres est de 19,1 % dans les unités urbaines alors qu'il est de 10,4 % dans les communes rurales, soit un écart de 8,7 points. Cet écart ne cesse de s'agrandir puisqu'il n'était que de 0,9 point en 2008, avec des taux de pauvreté de 14,2 % dans l'urbain et de 13,3 % dans le rural. En 2011, au niveau national, l'écart est nettement moins marqué : le taux de pauvreté de l'espace urbain est de 15,0 % et celui du rural de 11,7 %.

La plus faible fréquence des situations de précarité dans l’espace rural s’explique par le niveau de vie des personnes y résidant : en Champagne-Ardenne, le niveau de vie médian des ménages des communes rurales est de 2 150 euros supérieur à celui des ménages résidant dans une unité urbaine (19 870 et 17 720 euros). Quel que soit le décile considéré, l’écart demeure important et est toujours supérieur à 2 000 euros.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 10:51

Le BER, c'est quoi ? Un bassins d'emploi à redynamiser (BER) est constitué de territoires présentant un taux de chômage supérieur de 3 points au taux national,une variation annuelle négative de la population supérieure à 0,15 % entre les 2 derniers recensements, une variation annuelle négative de l'emploi supérieure à 0,75 % entre 2000 et 2004.

  • Il exisye 3 BER : un dans les Ardennes, 2 en Ariège. Ils ont été créés en 2006 avec une application au 1er janvier 2007, ce pour une durée de 4 ans, reconduite pour 2 ans en 2011. Dans les Ardennes, le BER concerne 362  communes sur 463 (celles des arrondissements de Charleville-Mézières, de Sedan et une partie de celui de Vouziers.
  • Les entreprises exerçant une activité industrielle, artisanale, commerciale ou non commerciale peuvent bénéficier de l'exonération sociale pendant 7 ans. L'exonération concerne les salariés ayant une activité réelle, régulière et indispensable à l'exécution du contrat de travail, uniquement ou en partie de l'établissement situé dans un BER. Les entreprises installées dans un BER, quels que soient leur forme juridique et leur régime fiscal, sont totalement exonérées d'impôt sur le revenu ou sur les sociétés pendant 7 ans. Les immeubles des entreprises installées dans les BER entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2013 sont exonérés de taxe foncière et de cotisation foncière des entreprises (CFE) pendant 5 ans à partir de l'année suivant celle de la création de l'activité, ou à partir de la 2e année suivant l'extension de l'activité dans le BER.

  • Un amendement  vient d'être voté dans le cadre du Projet de loi de finances rectificative 2013. le BER ne sera prolongé que d’un an. Les exonérations de charges sociales et fiscales seront ramenées de sept à cinq ans, et pour satisfaire les collectivités locales, les exonérations d’impôts locaux vont disparaître.  
  • LE BER des Ardennes aurait permis de créer ou sauver à ce jour 2 800 emplois.
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 18:33

Dans un tract que le syndicat a distribué dans les boîtes aux lettres de la commune de la Francheville, la CGT dénonce pêle-mêle des directives floues, un flicage des agents et une sérieuse méconnaissance du droit régissant la fonction publique.

Horaires changeants, fiches de poste périmées, voire inexistantes, agents travaillant sur des postes qui ne correspondent pas à leur grade… La liste des griefs supposés est longue.

Une employée revenue de congé maternité «s’est retrouveé seule dans son bureau, les collègues ayant intégré un autre lieu, sans accès à ses logiciels et dont l’essentiel du travail lui a été retiré. Ils ont été donnés à la personne qui la remplaçait en CDD». Une mise au placard présumée qu’a voulu dénoncer le syndicat en comité technique paritaire du centre de gestion (qui gère les agents des petites communes).

Reste le cas de cet agent qui aurait reçu des ordres suivis de contre-ordres, invectives, colères spectaculaires, emails incessants, humiliation publique lors de réunion. En accident du travail, elle a déposé plainte pour harcèlement moral et violences psychologiques auprès du procureur qui a ouvert une instruction.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 20:16

Le rapport Bailly, du nom de l’ancien président de La Poste, remis hier à Jean-Marc Ayrault, sur l’ouverture dominicale des commerces, estime que l’équilibre est «satisfaisant» pour les commerces alimentaires qui peuvent ouvrir jusqu’à 13 heures, proposant un statu quo en la matière.

La préconisation qui hérisse les organisations de salariés tient dans la possibilité qui serait accordée aux commerces pouvant déjà ouvrir cinq dimanches par an de le faire à douze reprises. Sept fois le maire accorderait cette autorisation, les commerçants disposant de cinq dimanches sans avoir à se justifier.

L’autre mesure présentée comme une avancée tient dans la fin du classement de certains lieux en «zone commerciale et touristique» ou en «périmètre d’usages de consommations exceptionnels» (PUCE). À la place, il est proposé de créer des «périmètres d’animation concertés commerciaux» (PACC) ou «touristiques» (PACT) au sein desquels les conditions sociales seraient harmonisées le dimanche. Les commerces indépendants de moins de 11 salariés situés dans ces nouveaux périmètres seraient exclus des obligations sociales, (re)créant deux mesures différentes dans le même lieu.

Néanmoins, le volet social n’est pas totalement oublié par le rapport. Il souhaite que les salariés établissent une déclaration pour travailler le dimanche et bénéficient de conditions de rémunérations et de repos compensateur.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 14:01

Le plombier polonais est une expression popularisée en France au printemps 2005 lors du débat sur le projet de traité constitutionnel européen, par référence à un projet de directive européenne, très impopulaire en France, présenté par l'ex-commissaire Frits Bolkestein.

La directive détachement des travailleurs européens de 1996 prévoit que les salaires et le temps de travail sont ceux du pays d’accueil. Mais les charges sociales sont celles du pays d’origine.

"Vous recherchez souplesse, faibles coûts, qualité et légalité ? La solution pour vos recrutements : les travailleurs polonais et roumains en intérim." Tel est le contenu d'un fax qu'ont reçu la semaine dernière des chefs d’entreprise rémois.

L’agence en question propose la mise à disposition de travailleurs intérimaires étrangers sans rien avoir à gérer. «Nous nous chargeons de toutes les formalités, dont la déclaration de détachement auprès de l’inspection du travail. Vous n’avez aucune formalité à accomplir, pas de bulletin de salaire, pas de déclaration Urssaf, pas de cotisation sociale».

En période de crise, une main-d’œuvre low cost peut tenter certaines entreprises, y compris les plus importantes. «Les plus gros consommateurs de main-d’œuvre étrangère sont les chantiers de l’Etat».

La Fédération du bâtiment a lancé une pétition à destination du gouvernement français et de l’Union européenne pour dénoncer cette concurrence qui fragilise le secteur. Elle y rappelle que le recours à ces sociétés étrangères de travail temporaire signifie souvent «des salaires tirés vers le bas, une durée de travail non respectée, des consignes de sécurité bafouées, des charges sociales payées dans d’autres pays, une absence de contrôles sérieux».

Le procédé semble fréquent dans les entreprises de transport. Ce serait le cas notamment à Tinqueux où une entreprise (sous-traitante) emploierait beaucoup de personnes venues de Roumanie et d’Arménie.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:52

L’an passé, sur les 7 500 personnes rencontrées par le Secours catholique dans l’Aube et la Haute-Marne, 92 % se trouvaient en situation de pauvreté, et 71 % en situation de très grande pauvreté, soit trois points de plus qu’en 2011.

En 2012, 77,5 % des personnes qui ont poussé la porte de l’une des antennes de l’association présentes dans le département ont demandé une aide matérielle. Pour le Secours catholique, «ces chiffres signifient que la situation des personnes se durcit et que la demande matérielle prévaut sur toutes les autres attentes des personnes en précarité».

L’autre enseignement de cette étude, c’est l’augmentation importante de la part des personnes vivant en milieu rural. De 18,3 %, en 2011, elles sont aujourd’hui 30,6 % à vivre en zone rurale. «Jusqu’à présent, la pauvreté sur ces territoires était cachée».

Comme en 2011, seulement 20 % des personnes rencontrées ont un travail. Pour le Secours catholique, cette difficulté récurrente de l’accès des plus démunis à l’emploi est le signe qu’il est désormais plus que temps de redéfinir les valeurs d’une société fondée sur le plein-emploi, à l’image des Trente glorieuses. «La part de l’emploi précaire augmente, tandis que celle des personnes bénéficiant d’un emploi aidé n’est que de 1 %. Ces chiffres révèlent l’inadaptation du système pour les personnes les plus pauvres».

Les personnes en situation de pauvreté perçoivent l’équivalent de moins de 60 % du revenu médian (estimé à 1 600 € par unité de consommation), soit 960 € par mois. Les personnes en situation de très grande pauvreté perçoivent moins de 40 % du revenu médian, soit moins de 640 €.

 

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