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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 10:32

La mise en place des DUS fait partie des prescriptions de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) suite à l’accident de Fukushima-Daiichi et concerne l’ensemble des 58 réacteurs français d’EDF.

Les engins s’activent actuellement au niveau de l’unité de production nº1 de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. C’est près du bâtiment de traitement des effluents qu’a débuté, en effet, le terrassement préalable à la construction du bâtiment qui abritera le Diesel d’ultime secours (DUS). Le début du chantier est consacré au génie civil et à la création du socle sur lequel sera construit le bâtiment, qui comprendra deux étages et sera haut de 20 mètres. Le ferraillage du socle se fera début juin et le bétonnage depuis juillet, avant la réalisation des murs. La fin du chantier est prévue au deuxième trimestre 2018.

Ainsi, en cas de perte de toutes les autres alimentations électriques externes et internes à la centrale, le DUS sera là pour permettre tout de même au réacteur de fonctionner. Les bâtiments, pour remplir cet objectif, devront donc être capables de résister à tous types d’agressions externes et notamment des conditions exceptionnelles, comme des séismes, des vents extrêmement violents, des vagues…

L’unité de production nº2 devra aussi avoir son DUS. Actuellement, les équipes de la centrale procèdent au dévoiement des câbles et au traitement de sol. La phase de génie civil débutera en octobre 2016.

À noter qu’à ce jour, aucun site d’EDF n’est arrivé à la fin de ce type de chantier.

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 10:01
Loi travail : vers un arrêt total de production à la centrale de Nogent

La contestation contre la réforme du Code du travail va-t-elle ralentir la production d'électricité en France ?

“C’est en ce moment que se joue le sort du [projet de] loi travail, donc c’est maintenant qu’il faut agir. Jeudi, nous appelons donc le personnel à participer au mouvement et à faire monter la pression, que ce soit par des baisses de charge ou des coupures sur le réseau. Des coupures électriques ont déjà eu lieu aujourd'hui (mardi) dans plusieurs quartiers de Nantes ainsi que dans le plus grand centre commercial d'Europe à Marseille, mais les baisses de charge pourraient être plus importantes jeudi”, argumente la porte-parole de la fédération CGT-Energie. Certaines sections FO s’associent à ce mouvement.

Au RTE, les salariés ont su une nouvelle fois se faire entendre avec plus de 33 % de grévistes et en intervenant sur l’outil de travail pour s’opposer à l’ouverture du capital. Des lignes 63 et 220kV ont été coupées, ainsi 17 500 foyers Nantais ont goûté avant l’heure aux conséquences de la déréglementation à venir, avec une rupture d’alimentation électrique...

Dans le sillage des blocages de raffineries et de dépôts de carburants, qui provoquent un début de pénurie dans les stations-service, les salariés de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), réunis en assemblée générale mardi 24 mai, ont voté le principe d’une action forte à partir de mercredi à 22 heures (grève et arrêt de la production d'électricité).

"Notre but n'est pas de faire tomber le réseau, mais on passe au cran supérieur. La baisse de charge pourrait conduire à l’arrêt des deux réacteurs", assure Arnaud Pacot, le secrétaire général du syndicat CGT-Energie de l'Aube.

Lorsqu'elles fonctionnent normalement, les deux tranches nucléaires de la centrale produisent 2 600 mégawatts, précise le syndicaliste. Les grévistes veulent faire tomber la production à zéro. La procédure de relance des réacteurs dure entre 3 et 5 jours, selon Arnaud Pacot.

Un barrage filtrant va être mis en place jeudi, dès 5 heures du matin. Les équipes de conduite des unités de production prennent, en effet, leur poste à 6 h. C’est à ce moment-là, jeudi, que les agents décideront s’ils engagent ou non une baisse de charge qui ne sera possible que “si la tranche est manœuvrable”.

L’unité de production nº1, en arrêt depuis mardi suite à un défaut technique en dehors de la partie nucléaire, pourrait redémarrer normalement ce mercredi. “On fera en sorte de ne pas le redémarrer. Quant au réacteur n°2, il y aura une baisse de charge, avec l'idée de l'arrêter totalement”. La mise à l’arrêt est d’autant plus médiatique et sensible qu’il s’agit de la centrale la plus proche de Paris. L’impact des perturbations sur le réseau électrique était mardi soir imprévisible.

Arnaud Pacot ajoute que la centrale avait déjà connu des baisses de charge "de l'ordre de 15 à 30 %" lors des précédentes journées d'action contre la loi Travail. Les précédentes journées de grève contre le projet de loi El Khomri se sont déjà traduites par des baisses de charges cumulées de 10 000 à 13 000 mégawatts dans les centrales nucléaires françaises, avance le dirigeant syndical.

Ce n’est sans doute pas un hasard si c’est la CGT-Energie de l'Aube qui a pris la décision de l’arrêt de production d’une centrale nucléaire. Ses positions très revendicatives, en particulier vers les trimardeurs du nucléaire, pour lesquels elle demande l’application pleine et entière de la convention collective applicable aux travailleurs d’EDF, font souvent grincer des dents la Fédération CGT-Energie.

Dernière minute : la direction précise que les grévistes qui sont d’astreinte sont tenus de venir sur site en cas de besoin. Il faut aussi savoir qu’EDF a la possibilité de réquisitionner des salariés grévistes dans le secteur du nucléaire. L’entreprise l’avait fait au moment du mouvement de grève en 2009. Toujours selon la direction, l’unité de production nº1 pourrait redémarrer normalement ce mercredi.

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 13:46
Feu vert du Sénat au projet Cigéo

Le projet Cigéo doit accueillir les déchets les plus radioactifs (3% du total) à 500 mètres sous terre à Bure, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue, à Bure, entre la Meuse et la Haute-Marne.

Le Sénat a adopté mardi 17 mai 2016, après trois heures de débats, la proposition de loi des sénateurs meusiens Gérard Longuet et Christian Namy, visant à donner l'autorisation législative nécessaire à la poursuite du projet Cigéo de stockage des déchets radioactifs en couche géologique profonde.

Gérard Longuet a souligné l'importance de la réversibilité "pour tenir compte des avancées possibles de la science et de la possibilité de réutiliser ces déchets pour produire de l'énergie. La réversibilité implique que la construction du site soit progressive - elle durera une centaine d'années -, que les installations soient flexibles, que les galeries puissent être fractionnées. Elle signifie que d'autres solutions doivent pouvoir être mises en oeuvre si elles apparaissent scientifiquement utiles".

Pour Martine Pinville, secrétaire d'État chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire, "cette proposition de loi est une étape importante d'un processus transpartisan de long terme qui nous engage envers les générations futures".

Au contraire, a estimé Ronan Dantec, cette proposition de loi abandonne "l'idée même de la récupérabilité des déchets nucléaires au-delà de quelques dizaines d'années, à travers une définition fumeuse de la réversibilité".

L'ensemble des sénateurs ont voté pour, à l'exception des 10 écologistes, tous contre.

Le texte voté par le Sénat modifie la loi de programme relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs de juin 2006, qui a lancé ce projet, en modifiant la définition de la notion de réversibilité et détaillant ses modalités de mise en oeuvre. Il lance aussi une phase industrielle pilote qui marquera le début de l'exploitation du site et devra permettre de conforter le caractère réversible et la démonstration de sûreté de l'installation. Par ailleurs, il adapte les procédures d'autorisation de mise en service, ainsi que le calendrier initial de mise en oeuvre.

Pour entrer en vigueur, ce texte des sénateurs meusiens doit être voté dans les mêmes termes à l'Assemblée nationale.

Curiosité bure-lesques pour une loi, si elle se veut sérieuse : alors que le sénateur-rapporteur M.Raison est membre du CLIS de Bure (comité local d’information et de suivi), celui-ci n’a pas été invité à être entendu et ne doit son audition qu’en s’auto-invitant (ce 12 mai) ; aucune des associations locales n’a été informée, et à fortiori invitée, à présenter ses arguments massues accumulés en plus de 22 ans.

France 3 Champagne-Ardenne et France 3 Lorraine ont programmé ce 21 mai un débat sur le thème Cigéo, pas de souci du côté des anti pour démontrer la folie du projet… mais, personne pour l’Andra !

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 15:08

C’est une première à Romilly-sur-Seine : une formation aux métiers du nucléaire ouvre sous l’égide du Greta de l’Aube. Elle permettra de former douze demandeurs d’emploi pouvant ensuite être embauchés par les entreprises prestataires des centrales nucléaires.

La formation se déroule du 6 au 27 juin, à Romilly-sur-Seine et à Saint-Dizier.

Les 12 stagiaires ont été sélectionnés parmi près de 40 demandeurs d’emploi

Outre les habilitations auxquelles la formation les prépare, les prétendants à un emploi dans le secteur du nucléaire doivent être mobiles et avoir un casier judiciaire vierge.

3 semaines de formation pour les futurs trimardeurs du nucléaire, vous pensez que c’est sérieux ?

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 11:27
Les «anomalies» d’AREVA concernent-elles les centrales de la région ?

A la suite de la détection d’une anomalie sur la cuve de l’EPR de Flamanville, AREVA a engagé en avril 2015, à l’incitation de l’ASN, une revue de la qualité de la fabrication dans son usine de Creusot Forge. Ses conclusions ont été transmises à l’ASN en octobre 2015. L’ASN demande alors une analyse complémentaire.

Le 25 avril 2016, AREVA informe l’ASN des premiers résultats de cette analyse complémentaire. Selon l’Autorité de sûreté nucléaire et Areva, environ 400 dossiers de fabrication sont concernés par des «incohérences», sur environ 10 000 dossiers de fabrication audités sur une période remontant à une cinquantaine d’années. Tous les types de composants fabriqués chez Creusot Forge, qu’ils appartiennent à l’îlot nucléaire (viroles de générateurs de vapeur, éléments de cuve…), à l’îlot conventionnel (rotors de turbine) ou à des applications non nucléaires, sont concernés. Une grosse moitié des dysfonctionnements concernerait des pièces nucléaires, dont une cinquantaine seraient en service sur le parc électronucléaire français.

Selon le quotidien économique Les Echos, citant une source anonyme, lors d’essais réalisés par des opérateurs sur des pièces métalliques (avec des «résultats sur l’analyse chimique de coulée, les paramètres de forgeage, l’historique de traitement thermique, les résultats des essais mécaniques»), «en cas de valeur obtenue dans le haut de la norme requise, les procès-verbaux de certains dossiers de fabrication auraient été modifiés, avec un procès -verbal “officiel” retenant une valeur “moyenne” dans le rapport de fin de fabrication».

«Je ne peux pas l’exclure. On a des procès-verbaux contradictoires. Soit il y a eu des essais complémentaires qui ne sont pas tracés, et il faut qu’on ait la conviction qu’ils existent. Sinon, il faudra en tirer les conséquences. Nous avons souhaité communiquer parce que c’est inacceptable mais nous sommes encore en train de chercher.», a indiqué Philippe Knoche, le directeur général d’Areva à ce quotidien.

L’Autorité de sûreté nucléaire a donné quinze jours à Areva pour évaluer l’impact de ces «anomalies» sur la sûreté des pièces fournies à ses clients. Le comité technique mis en place par Areva, avec EDF, estime pour l’instant que «l’intégrité mécanique des pièces» n’est pas mise en cause par la découverte des «anomalies». Les pratiques auraient cessé entre 2010 et 2012, quand les coordinateurs qualité ont été rattachés à la direction qualité, et non plus à la direction technique.

Les premiers résultats des tests menés par Areva sur les pièces produites dans son usine du Creusot (Saône-et-Loire) sont «bons», selon la ministre de l’environnement, Ségolène Royal. Ils montreraient en effet que les anomalies pointées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) concernent seulement les documents de contrôle et non les pièces elles-mêmes. (Interview sur RTL le 04 mai 2016).

Les résultats complets de l’audit seraient disponibles «fin mai». Ils pourraient sévèrement compliquer la restructuration d’Areva NP, la division Réacteurs d’Areva qui doit être reprise par EDF et à laquelle appartient Creusot Forge, en faisant peser une lourde hypothèque sur la valeur d’Areva NP.

Face aux difficultés financières, Areva a prévu de supprimer environ 6 000 emplois dans le monde, dont quelque 60 sur les 270 salariés de son usine Creusot Forge. En visite sur place le 02 mai 2016, Emmanuel Macron a rappelé l’importance du projet d’EPR anglais à Hinkley Point pour l’emploi local : «Le projet Hinkley Point est un projet essentiel pour cette usine et je suis aussi venu redire l’attachement du gouvernement à ce projet sans lequel il y aurait sinon des centaines de licenciements sur le site du Creusot»..

Les centrales de Chooz, Nogent, Cattenom, Fessenheim sont-elles impactées par les «anomalies» d'AREVA ?

Arrêt immédiat du nucléaire !

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 09:33
Déclenchement d'une alarme à la centrale de Nogent

Dimanche, vers12 h 45, une alarme incendie s’est mise en route à la centrale nucléaire de Nogent, au niveau de l’unité de production nº2. Celle-ci s’est déclenchée plus précisément dans le bâtiment où sont stockés le combustible neuf en attendant d’être chargé dans le réacteur, et le combustible usé avant d’être évacué.

L’équipe de première intervention du site EDF s’est immédiatement rendue sur place. Il n’y avait en effet ni fumée, ni dégagement de chaleur. Le caractère intempestif de l’alarme a été confirmé par le personnel mobilisé.

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 13:21
Le polygone d'expérimentation de Moronvilliers sera-t-il dépollué ?

Le PEM (polygone d'expérimentation de Moronvilliers) a été créé en 1957. Il dépend du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et occupe une superficie de 512 hectares, à 20 kilomètres au nord-est de Reims.

Le premier essai nucléaire «tir froid» (1) pour le programme de la bombe atomique a été effectué en 1958, dans le plus grand secret. Le dernier tir à l’air libre a lieu au printemps 2013.

Le centre ferme fin 2013. Le CEA s’engage, comme il l’a fait à Vaujours (autre site d’expérimentation atomique), à gardienner le site sur une durée de 2 ans. Le démantèlement de certains bâtiments a commencé. «Un nettoyage des sols présentant un marquage à l’uranium sera entrepris» martèle CEA. La fin du démantèlement complet est annoncée pour 2024.

Le 1er avril 2016, lors d"une réunion interdite au public, le sous-préfet de Châlons a indiqué que les puits qui contiennent 2,7 tonnes de déchets marqués à l’uranium ne seraient pas vidés, faute d’argent, ce qui a fait vivement réagir certains des participants.

L'article complet en pièce jointe

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 13:33
Le coût de Cigéo contesté en Conseil d'Etat

La bataille concernant le coût global du Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) à Bure, entre Meuse et Haute-Marne, continue. Le projet Cigéo doit accueillir les déchets les plus radioactifs (3% du total) à 500 mètres sous terre à Bure, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue.

Ce projet hautement polémique avait fait l'objet de chiffrages divergents. EDF, Areva et le CEA l'avaient estimé à 20 milliards d'euros. L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) l'avait chiffrait à 34,5 milliards d'euros. Quant à l'Autorité de sûreté nucléaire, elle jugeait optimiste l'estimation de l'Andra.

Mi janvier, la ministre de l’Ecologie et de l’Energie Ségolène Royal tranchait en fixant par arrêté ce projet à 25 milliards d’euros. "Un montant largement sous-estimé", pour cinq associations environnementales (le réseau Sortir du nucléaire, France Nature Environnement, Les Amis de la Terre, MIRABEL-Lorraine Nature Environnement et BureStop55).

Dans un communiqué, elles estiment que "le coût arrêté par la ministre ne permettra pas de constituer des provisions suffisantes pour faire face aux frais entraînés par la gestion de ces déchets le moment venu. Ce choix aboutira à faire payer par les générations futures les sommes non provisionnées".

Pour ces cinq associations, l'arrêté signé en janvier par la ministre de l'Ecologie "constitue une infraction à la réglementation européenne". "L'article 9 de la directive 2011/70/EURATOM impose en effet aux États-membres de se doter d'un cadre national garantissant que des ressources financières suffisantes seront disponibles le moment venu pour la gestion de leurs déchets".

Elles jugent aussi "choquante" la méthode employée. Le coût de Cigéo "a été arrêté à la suite d'un jeu tripartite entre l'Etat, l'Andra et les exploitants nucléaires. Alors que cette décision comportera des impacts sociétaux et environnementaux majeurs, à aucun moment le public n'a eu son mot à dire dans cette procédure", relèvent-elles.

Selon les associations, en s'exonérant de la participation du public sur cette "question cruciale de la fixation des coûts" de Cigéo, Mme Royal a agi "en violation de l'article 10 de la directive Euratom et de l'article 7 de la charte constitutionnelle de l'environnement".

Pour ces différentes raisons, ces cinq associations attaquent devant le conseil d'Etat l'arrêté pris par Ségolène Royal.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:52
PEM (suite)

Dans le plan national de gestion des matières et déchets radioactifs 2013-2015, on trouve :

Les stockages historiques sur site recensés dans l’Inventaire national à fin 2013

Les puits d’expérimentations du PEM - polygone d’expérimentation de Moronvilliers (51) : Il existe une centaine de puits contenant les résidus des expérimentations qui ont été menées au Polygone d’Expérimentation de Moronvilliers. Ces puits ont été comblés et obturés. Dans le cadre du recensement des sites et sols pollués, le CEA a déclaré le site du PEM dans la base de données BAsOl en mai 1997. L’ensemble du site, y compris la centaine de puits, fait l’objet d’une surveillance environnementale renforcée dont les résultats sont régulièrement transmis par l’ASND (1) au Préfet. Enfin, la cartographie radiométrique du site réalisée par hélicoptère a permis de confirmer la maîtrise du référentiel radiologique de ce site.

Dans le 2ème bilan d’avancement des études menées concernant les stockages historiques des déchets radioactifs au CEA (2) daté du 19 décembre 2014, il est écrit :

  1. Le CENTRE de Bruyères-le-Châtel et PEM

(…) Il a existé sur le PEM plusieurs fosses (4) qui ont toutes été assainies et les déchets évacués vers les centres de stockages de l’Andra. Une campagne de magnétométrie a identifié une nouvelle fosse qui sera également assainie.

Ces fosses ne contiennent plus de déchets, elles ne relèvent plus d’un classement en stockage historique.

Il existe également une centaine de puits contenant les résidus des expérimentations qui y ont été conduites. Ces puits ont été comblés et obturés, ils relèvent d’un classement en stockage historique.

Dans le cadre du recensement des sites et sols pollués, le CEA DAM Ile de France a déclaré le site du PEM dans la base de données BASOL (3) (fiche N° 51.0021) en mai 1997. A ce titre l’ensemble du site, y compris la centaine de puits précédemment cités, fait l’objet d’une surveillance environnementale renforcée dont les résultats sont régulièrement transmis par le DSND (4) au Préfet. De plus, des campagnes d’assainissement et de remédiation des surfaces polluées sont prévues à court terme. Enfin, la couverture réalisée par HELINUC (5) permet de confirmer la maîtrise du référentiel radiologique.

BASOL a remis à jour sa fiche 21.0021 le 10 février 2016. Le seul élément marquant est que le CEA a constaté et signalé le 21/05/1997 la présence de traces de pollution radioactive dans l'enceinte du site, avec une mise en sécurité, un diagnostic approfondi et évaluation détaillée des risques le 14/10/1999 et des travaux de traitement le 31/12/1999. Plus de 2 ans pour réagir ! On peut aussi y lire : Rapports sur la dépollution du site : Aucun document n'a été transféré pour le moment.

 

  1. Autorité de Sûreté Nucléaire de Défense
  2. La version 1 date du 18 juillet 2012
  3. Base de données sur les sites et sols pollués ou potentiellement pollués appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif.
  4. délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la Défense
  5. Le système de cartographie γ héliportée Hélinuc® permet d'établir en quelques heures un diagnostic radiologique dans une zone de quelques dizaines à quelques centaines de km². Hélinuc® est capable d'identifier les radionucléides présents avec une sensibilité allant du niveau de la radioactivité naturelle à celui d'une situation accidentelle grave.
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:52
Retour sur le polygone d'expérimentation de Moronvilliers

Dans une enquête diffusée le 6 février 2016, France 3 Champagne-Ardenne dévoile que des fûts de déchets radioactifs sont stockés à Pontfaverger-Moronvilliers.

Moronvilliers est situé à une vingtaine de kilomètres de Reims. Il a donné son nom à un massif de sept plateaux constituant les Monts de Champagne. A la fin de la Première guerre mondiale, le terrain, truffé d’obus, n’avait pu être rétrocédé aux civils. La commune de Moronvilliers a été supprimée en 1950. Symboliquement, son nom a été accolé à celui de la commune voisine de Pontfaverger (située à environ 4 km au nord de l'ancien village) pour former Pontfaverger-Moronvilliers. C’est une zone militaire.

(...)

Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) cherche un terrain dans une zone militaire, aux environs de 150 km de Paris, avec un profil topographique accidenté, pour pouvoir effectuer des essais de détonique, qui ne peuvent pas se réaliser dans l'environnement urbain du centre de Vaujours, sans casser trop de carreaux dans les villages environnants et une densité d’habitants identique à celle du Sahel. Le lieu est trouvé. Ce sera 1/5ème du terrain militaire (soit 500 hectares sur 2 664) situé à Moronvilliers. Le terrain militaire dans son ensemble est une ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique). 1 511 ha sont en zone Natura 2000.

(...)

La fermeture du polygone d'expérimentation de Moronvilliers, programmée en 2009, est effective depuis fin 2013 et les activités ont été transférées à Valduc (Cote d’Or).

(...)

L'article complet et ses annexes en pièces jointes.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 16:52
Éboulement mortel sur le site du laboratoire de Bure

Un technicien de la société Eiffage a trouvé la mort et un de ses collègues a été légèrement blessé dans l’effondrement ce mardi à 12h20 d’une galerie sur le chantier du laboratoire souterrain de l’Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra), site controversé d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Meuse). Une autre personne, choquée, a été orientée vers les services médicaux.

L’éboulement est survenu dans une galerie en cours de forage où étaient effectués des relevés géophysiques, a indiqué la préfecture de la Meuse dans un communiqué, où intervenaient des salariés d’une entreprise prestataire lors d’une opération de boulonnage, a indiqué de son côté l’Andra.

Les déblaiements sont encore en cours, et une cellule psychologique a été mise en place pour les employés. L’Andra analyse actuellement les causes de cet accident, et, sous la direction du parquet de Bar-le-Duc, une enquête de gendarmerie a été ouverte.

C’est la deuxième fois qu’un accident mortel se produit sur ce site, fortement contesté par les associations antinucléaires, qui doit accueillir dans le cadre du projet Cigéo les déchets les plus radioactifs à 500 mètres sous terre, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue.

Le laboratoire souterrain n’accueille pas de déchets radioactifs et «n’en accueillera pas», précise l’Andra. Il s’agit d’un laboratoire de recherches et d’expérimentations pour la conception du futur centre de stockage, Cigéo, qui sera physiquement séparé du laboratoire.

S’il est entré en phase de conception industrielle, il reste plusieurs étapes décisives avant la mise en service de Cigéo, prévue en 2025. Il doit notamment être validé par le Parlement. Le gouvernement a annoncé l’an dernier qu’un texte spécifique serait présenté en 2016, après avoir tenté de faire avancer le dossier via un article de la loi Macron, finalement censuré par le Conseil constitutionnel. Un accord des députés aurait permis au mieux à la construction des installations de stockage de débuter à l’horizon 2020. Récemment, le ministère de l’Ecologie et de l’Energie a estimé à 25 milliards d’euros le coût du projet Cigéo.

Un des deux types de déchets qui doivent être stockés par le Cigéo sont dits de «haute activité vie longue», HA-VL (principalement des résidus hautement radioactifs issus du traitement des combustibles usés, dégageant de la chaleur). Le volume de déchets HA est estimé à environ 10.000 m3, dont 30 % sont déjà produits. Les autres déchets prévus sont dits «de moyenne activité à vie longue» (MA-VL), et seraient stockés les premiers. Leur volume est estimé à 70 000 m3, dont 60 % déjà produits.

Ces deux types de déchets représentent 3 % du volume total des déchets radioactifs produits en France, mais concentrent plus de 99 % de la radioactivité, dont 96 % rien que pour les HA-VL (0,2 % du volume).

Les associations antinucléaires dénoncent «une gigantesque poubelle atomique de 300 ha en surface et 15 km2 de galeries souterraines», et pointent l’obsolescence des matériaux devant servir à contenir ces déchets. Ces dernières avaient intenté une action en justice contre l’Andra. Elles lui reprochent d’avoir sous-estimé volontairement la richesse du sous-sol de Bure - des nappes souterraines d’eau chaude - pour faciliter l’implantation du futur centre dans cette zone rurale (à cheval sur quatre petites communes totalisant aujourd’hui quelques centaines d’habitants). Elles ont été déboutées fin mars 2015, mais ont fait appel.

Le Cedra (collectif contre l'enfouissement des déchets radioactifs) a réagi dans un communiqué appelant à "stopper cette folie".

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 13:09
Stockage des déchets radioactifs à Bure : doublement de la facture

Enfouir nos déchets nucléaires dans les sous-sols de Bure pourrait coûter bien plus que prévu. Le projet Cigéo, piloté par l'Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires, doit accueillir les déchets les plus radioactifs (3% du total des déchets nucléaires) à 500 mètres sous terre à Bure, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue.

Chiffré en 2004-2005 entre 13,5 et 16,5 milliards d'euros, le coût global du projet Cigéo d'enfouissement des déchets radioactifs à Bure a été réévalué lundi à 32,8 milliards d'euros par l'Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra), soit le double des évaluations antérieures.

Dans des documents remis au gouvernement, l'Andra évalue la partie investissement du projet (c'est-à-dire la construction des installations) à 19,8 milliards d'euros, tandis les coûts d'exploitation de l'infrastructure pendant plus d'un siècle (jusqu'en 2144) sont chiffrés à 8,8 milliards, à quoi s'ajoutent 4,1 milliards d'impôts et taxes. Soit un total de 32,8 milliards d'euros.

Ce doublement de la facture était cependant attendu : des estimations divulguées par une commission d'enquête parlementaire sur les coûts de la filière nucléaire tournaient déjà autour de 30 milliards d'euros.

Dans un courrier commun au ministère de l'Ecologie et de l'Energie, EDF, Areva et le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) ont cependant contesté ce nouveau chiffrage de l'Andra, expliquant avoir proposé conjointement "de considérer pour ce projet un coût objectif (hors risques) de 20 milliards d'euros". EDF, Areva et le CEA soulignent notamment que l'Andra n'a pas tenu compte "d'optimisations" identifiées depuis fin 2012, et a retenu pour son chiffrage certaines estimations de coûts qui "s'écartent de manière significative de notre retour d'expérience".

Le gouvernement voulait profiter de la loi Macron pour autoriser sur ce projet. Mais le Conseil constitutionnel avait censuré en août l'article concernant le projet, considérant qu'il était sans rapport avec la loi. Dans la foulée, le gouvernement avait indiqué qu'il déposerait un projet de loi spécifique sur Cigéo en 2016.

Le calendrier du projet prévoit un décret d'autorisation en 2018 et une mise en service industrielle en 2025. La construction des installations de stockage pourrait débuter à l'horizon 2020.

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