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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 13:32
Le Bois Lejuc devant le tribunal administratif

Le tribunal administratif de Nancy a examiné le mardi 31 janvier 2017 le recours déposé en décembre 2015 pour dénoncer les conditions de la cession du Bois Lejuc.

Le recours en excès a été déposé par quatre habitants de la commune de Mandres-en-Barrois et a pour but de dénoncer notamment des irrégularités lors du vote ayant conduit à la cession du terrain occupé actuellement.
Le rapporteur public a demandé l'annulation de cette délibération, qui se serait déroulé dans des conditions non conformes à la légalité.

La décision a été mise en délibéré au 28 février prochain.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 13:28
Incendie à la centrale de Cattenom

Un incendie s'est déclaré mardi soir 31 janvier 2017 dans un "un bâtiment administratif de structure légère type Algeco'" de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), mobilisant une soixantaine de pompiers sans faire ni victime ni dégât sur la centrale elle-même.

L'incendie "n'a eu aucune conséquence pour la sécurité du personnel de la centrale, ni la sûreté des installations", a précisé EDF dans un message publié sur le site internet de la centrale, expliquant que "cette structure est située à l'écart de la partie industrielle et de la partie nucléaire des installations. Les pouvoirs publics français et étrangers, l'Autorité de sûreté nucléaire ainsi que les élus ont été informés de cet événement".

La centrale de Cattenom compte quatre réacteurs à eau pressurisée, à la frontière avec le Luxembourg et à quelques encablures de l'Allemagne.

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 14:07
Fessenheim : le grand bluff de la fermeture

En 2012, pendant l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, François Hollande s’engage à fermer une centrale nucléaire à la fin du quinquennat en cas d’élection : «Fessenheim, c’est la plus vieille de France et elle se trouve sur une zone sismique».

En septembre 2015, Ségolène Royal conditionne la fermeture de Fessenheim. La ministre de l’Ecologie annonce lors d’une visite à Strasbourg. «Quand Flamanville ouvrira, Fessenheim devra fermer. Donc Flamanville va ouvrir d’ici à 2018. Et donc en effet, Fessenheim devra fermer». «C’est lamentable. Il y en a marre des "faux-culs"», enrageait un porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire après l'annonce de la ministre de l'Ecologie.

Le 6 mars 2016, Emmanuelle Cosse affirme lors d’un entretien au «Grand Jury» RTL-Le Figaro-LCI : «La centrale sera fermée en 2016. Le calendrier [de fermeture], c’est celui que m’a répété à plusieurs reprises le président de la République, c’est 2016».

Le 7 mars 2016, Eric Straumann, président du conseil départemental du Haut-Rhin et Michel Habig, président de la CLIS (Commission Locale d’Information et de Surveillance de la centrale) demandent au Premier ministre la position officielle du Gouvernement sur la fermeture ou non de Fessenheim.

Le 16 juin 2016, sur Europe 1, la ministre de l'Environnement tente de remettre la pression: «Le décret d’arrêt de fonctionnement de Fessenheim doit être pris avant la fin de cette année, donc le processus doit être tenu et il n’y a aucune raison qu’il ne le soit pas».

Qu’a décidé le CA d’EDF le 24 janvier 2014 ?

Le conseil d’administration d’EDF a approuvé le 24 janvier contre plusieurs garanties le protocole d’indemnisation du groupe préalable à la fermeture anticipée de Fessenheim en 2018... Mais la date précise fera l’objet d’une prochaine convocation du CA.

Mais qu’a décidé ce conseil d’administration d’EDF où le représentant de l'Etat et les cinq administrateurs proposés par l'Etat n’ont pas pris part au vote, sur la convention d'indemnisation, étant juges et parties. Le conseil d'administration d'EDF a donné son feu vert sur le protocole d'indemnisation du groupe par l'Etat. Il s'agit de la première étape pour enclencher le processus de fermeture anticipée du site. L'entreprise doit ensuite demander l'abrogation du décret d'autorisation de fonctionnement des deux réacteurs.

«490 millions d’euros avec une prévision de versement de 20% en 2019 et 80% en 2021». Pour s'assurer du vote positif des indépendants, deux conditions doivent être assurées par l'électricien en contrepartie du feu vert donné au protocole d'indemnisation.

Elles concernent, tout d'abord, «la prolongation» de l'autorisation de création de l'EPR en construction à Flamanville (Manche), qui arrive à échéance le 11 avril prochain alors que le réacteur ne doit pas entrer en service avant la fin 2018 du fait des retards sur le chantier. En 2015, EDF a officiellement demandé une prolongation de 36 mois, jusqu'au 11 avril 2020.

En outre, EDF aurait obtenu l'assurance de pouvoir redémarrer le réacteur n°2 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime), à l'arrêt depuis mai 2015. Or la loi sur la transition énergétique prévoit qu'un réacteur à l'arrêt depuis plus de deux ans, soit considéré comme étant en arrêt «définitif», mais le gouvernement a la possibilité de proroger de trois ans cette durée. Or l'électricien ne prévoit pas de terminer les opérations de maintenance sur ce réacteur, où un générateur de vapeur a chuté en mars 2016, avant la fin novembre 2017. Donc EDF doit demander une dérogation pour ce réacteur.

"Je salue la décision équilibrée du conseil d'administration d'EDF qui va permettre de nouveaux investissements industriels franco-allemands sur le territoire du Haut-Rhin. La ministre chargée de l'Energie donnera suite positivement aux demandes que le conseil d'administration vient d'exprimer", indique la ministre de l'Environnement "Elle va permettre le maintien de l'emploi et la mutation du site puisque de toute façon, l'autorisation de fonctionner de Fessenheim n'était valide que jusqu'au 31 décembre 2022".

Mais qui a vraiment la main, ou les plus gros muscles ?

Quoi qu'il advienne, l'avenir de la centrale alsacienne est encore loin d'être acté.

EDF attend le feu vert de l'Union européenne pour pouvoir se restructurer. L'entreprise attend notamment que la Commission accepte que l'Etat participe à hauteur de 3 milliards d'euros à l'augmentation de capital de 4 milliards qui devrait être lancée prochainement. Si l'exécutif européen ne juge pas conforme ce protocole de refinancement à la législation sur les aides d'Etat, EDF ne demandera pas l'arrêt de Fessenheim.

En tout état de cause, le feuilleton Fessenheim continue car les mesures réclamées par les administrateurs d'EDF ne trouveront pas leurs applications avant la fin de la mandature de François Hollande. C'est donc le prochain gouvernement qui sera chargé de trancher l'avenir de la centrale. Les élections présidentielles et législatives pourraient donc rebattre les cartes. Michelle Rivasi, eurodéputée EELV, ne se fait guère d'illusion : l'engagement de François Hollande "pourrait malheureusement finir en renoncement puisque cette fermeture trop tardive pourrait permettre à l'opposition de relancer la centrale après une longue procédure". François Fillon a d'ores et déjà annoncé qu'il souhaitait stopper la fermeture de la centrale de Fessenheim. Le candidat Les Républicains souhaite "consolider" une filière qu'il considère être un des fleurons de l'industrie française. De même, Marine Le Pen "ne compte pas abandonner le nucléaire, bien au contraire". La candidate du Front national propose de le moderniser et le sécuriser. A l'opposé, Jean-Luc Mélenchon propose la fermeture immédiate de Fessenheim (Alsace). Le candidat du mouvement "La France insoumise" vise 100 % d'énergies renouvelables d'ici 2050. Même objectif 100 % renouvelables pour Yannick Jadot, le candidat d'EELV, le parti qui avait obtenu cet engagement du Président de la République en amont de son élection.

 

Fermeture et reconversion

"C'est aussi un choix positif pour l'entreprise", qui pourra ainsi favoriser ses investissements dans les énergies renouvelables en conformité avec la loi de transition énergétique. "C'est la meilleure décision pour que l'entreprise rationalise ses investissements et respecte la loi de transition énergétique". Parmi les pistes de reconversion du site, la ministre de l'Environnement et de l'Energie a évoqué l'éventuelle installation d'une usine de voitures électriques Tesla, un projet d'usine de batteries de troisième génération ou encore la création d'un site pilote de démantèlement de centrales. Elle a dit avoir pris contact avec le ministre allemand de l'Economie.

Ce choix proposé par Ségolène Royal d'implanter une usine Tesla à Fessenheim et une usine de batteries de troisième génération est paradoxal, car les voitures électriques à batteries fonctionnent en France essentiellement grâce au nucléaire. En réalité, elle propose de supprimer une centrale nucléaire, tout en augmentant la demande en électricité nucléaire. Absurde, n'est-il pas ? D’autant plus que les voitures électriques à hydrogène commencent à se multiplier avec une autonomie plus grande…

 

Tout ceci prouve que l’éco-capitalisme a de beaux jours devant lui…

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 21:39
Bure : fortes tensions au Bois Lejuc

Alors que depuis plusieurs mois, des dizaines de personnes occupent le Bois Lejuc à Bure (Meuse), la tension est montée d'un cran lundi 23 janvier 2017.

Ces opposants au projet CIGEO d'enfouissement et de stockage de déchets nucléaires à Bure (Meuse) font face aux vigiles de l'ANDRA qui tentent de les déloger, en présence de gendarmes mobiles.

Cette action de l'ANDRA intervient à trois jours d'une audience en vue de l'expulsion des opposants, prévue mercredi 25 janvier à 9h30 au tribunal de grande instance de Bar-le-Duc.

A cette occasion, un rassemblement est annoncé le 25 janvier devant le tribunal avant l'audience et une manifestation à Bure d'ores et déjà annoncée pour le 18 février..

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 10:15
Grand Est : décolonisation du territoire !

Voilà 25 ans exactement (janvier 1992), la première métastase d’un mal sournois faisait son apparition à Soulaines, ouvrant une boîte de pandore infernale avec Bure, Morvilliers, Houdelaincourt, etc.

Etaient promis, et attendus, retombées économiques et emplois..Or le constat est sévère d’une faillite et d’un fourvoiement patents : désertification galopante, démographie en chute libre, économie sinistrée, finances sous perfusion (GIP), personnel politique amorphe, cancérisation-colonisation du territoire par la multiplication de verrues nucléaires…

 

Colonisé, ce territoire l’est par les verrues mais également de manière plus vicieuse encore :

· par deux structures en Meuse et Haute-Marne (GIP) qui distribuent chacune 30 millions d’euros chaque année (aux collectivités, entreprises, particuliers) fournis par les producteurs de déchets (et donc pris à leur insu dans la poche des contribuables et des consommateurs d’électricité nucléaire). Achat du silence, achat des consciences qui questionne sur un Etat, des gouvernements, des élus qui ont pu mettre en place un tel système. Qui questionne d’autant plus que jamais encore en France on n’avait vu distribuer de l’argent (public) alors que les dommages sont pour plus tard. Mais sait-on que certains refusent cet appât, dont des entrepreneurs qui démontrent ainsi qu’on peut faire sans, qu’on peut créer « propre »

· par une association Haute-Marne/Meuse (Energic 52-55 ST) chargée d’amener les entreprises locales à décrocher des marchés auprès de Edf/Areva/Cea/Andra. Un piège cynique au vu de l’état de décrépitude de l’industrie nucléaire, énergie du siècle passé alors que le train des énergies propres passe sous notre nez

· par le parrain Andra et ses largesses financières auprès des associations, ce qui questionne sur la moralité de cette agence (et de ceux qui doivent la contrôler), chargée d’une mission publique, avec de l’argent public, et qu’elle utilise ainsi en dehors des missions qui lui sont confiées, gérer les déchets du nucléaire. Mais sait-on que des associations refusent de mettre la main dans ce pot de confiture, démontrant ainsi qu’on peut faire sans, qu’on peut faire « propre »

· par l’Andra qui accapare terres et forêts autour de Bure et de Soulaines ; 600 ha pour son trou de Bure dit-elle, or elle a mis la main sur… 3 000 ha

 

Ne plus subir

AGIR, par le lancement d’un projet de territoire, positif celui-là, participatif et propre à dynamiser le territoire, à révolutionner l’état d’esprit

 

Et si l’on reprenait nos affaires en main, si on lançait un projet sur un département complet, la Haute-Marne pour commencer, si chacun-e pouvait y participer, si ce projet faisait la nique à cette EDF qui s’enferre dans le nucléaire et ses déchets poisons, si on devenait consom’acteurs-actrices, si l’économie et l’emploi s’en trouvaient dynamisés, si le succès en appelait d’autres…

 

Jeudi 2 Février

JOINVILLE / 20 H / salle de l’Auditoire

 

Suurce : CEDRA 52

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 10:54
Etat de siège impressionnant autour de la préfecture de Bar-le-Duc

Jeudi 16 décembre 2016, une réunion du Comité de Haut Niveau de Cigéo (stockage de déchets nucléaires) a eu lieu en préfecture de Bar-le-Duc sous la présidence du secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, en présence des grands patrons d’EDF, du CEA, de l’Andra et des principaux acteurs politiques de la Meuse et de Haute Marne. Le député Christophe Bouillon, par ailleurs Président du CA de l’Andra et faiseur de ses propres lois semblait être invité aussi. A l’ordre du jour, le développement économique et sous-jacente, la nucléarisation accélérée autour de BURE ?

Préfecture fermée et inaccessible, quartier totalement bouclé depuis mercredi soir, déploiement surréaliste de policiers et de gardes mobiles, voitures stationnées aux alentours enlevées par un garage... mais que craignent donc l’Etat et les producteurs de déchets atomiques en Meuse ? Simple démonstration de force publique, annonciatrice d’un futur inquiétant ?

Un déploiement de force policière qui ressemble à un... onéreux coup d’épée dans l’eau.
Nulle banderole militante à voir à Bar-le-Duc, les opposants-es ayant mieux à faire dans le bois Lejuc, lieu stratégique où l’Andra a entrepris cet été des travaux illégaux. En tout cas le message est passé en haut-lieu : Cigéo n’est pas bienvenu en Meuse, hors les murs des lieux de décision. La contestation est plus que jamais prise au sérieux.

Parions que la réunion au sommet en préfecture a tourné autour de discussions de marchands de tapis. Des plans sur la comète économique à court terme, autour de projets nucléaires dont l’avenir est plus qu’incertain. Jean-Bernard Levy aura t-il évoqué les 74 milliards de dettes d’EDF avec lesquels il compte financer Cigéo à Bure, la plateforme de maintenance à Saint Dizier ou encore l’extension de la plateforme EDF de Velaines ? Ne seront bien sûr pas évoqués les innombrables questions qui intéressent en premier lieu la population : risques industriels et sanitaires réels, méga-impact environnemental, danger des transports de déchets, effondrement non élucidé d’une galerie du «labo», dépréciation immobilière prévisible, etc.

S’il est prévu de déployer les mêmes moyens pour l’arrivée -si elle est lancée un jour- des déchets nucléaires en Meuse que ceux utilisés ce matin pour «accompagner» la venue des ministres et industriels en Meuse, la note risque d’être «salée» et la vie des meusiens bien encadrée !

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 11:30
Comment les élus du Soulainois utilisent l'argent du nucléaire ?

Le Soulainois a reçu un million d’euros des producteurs de déchets radioactifs dans le cadre du projet de troisième centre de stockage. Comment cet argent est-il utilisé ?

Centre de stockage de déchets radioactifs FA-VL : l'étau se resserre autour du Soulainois

L’Andra a défini une zone de 10 km2 où elle va poursuivre ses investigations géologiques dans le but d’y implanter un centre de stockage de 2 km2.

Où sera situé le futur centre de stockage de déchets faiblement radioactifs à vie longue (FA-VL) ? Rien ne permet, pour le moment, de l’affirmer officiellement.

Mais l’étau se resserre doucement mais sûrement autour du Soulainois. Dans un rapport remis à l’État, l’Andra indique que le sous-sol du canton présente un «caractère favorable» à un stockage de faible profondeur.

Selon l’Autorité de sûreté nucléaire, le site étudié à Soulaines ne pourra pas accueillir tous les déchets FA-VL. Elle évoque même un nouveau centre de stockage…

Pour rappel, le centre de stockage FA-VL, s’il s’implante à Soulaines, ne devrait pas être mis en service avant 2030 selon l’Andra. Plutôt 2035, selon le calendrier de l’ASN.

Soutien financier pour le troisième centre de stockage

Objectif de ces analyses, déterminer si le sous-sol possède les caractéristiques adéquates pour accueillir un centre de stockage de déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FA-VL). Pour l’instant, les investigations n’ont relevé aucun élément «rédhibitoire» selon l’Andra.

1 million d’euros. C’est la somme versée en 2014 par les producteurs de déchets radioactifs à la communauté de communes de Soulaines. Parmi eux, CEA, Rhodia, mais surtout les géants du nucléaire, EDF et Areva. Un soutien financier (à ne pas confondre avec les retombées fiscales) qui n’est autre qu’une contrepartie, une récompense pour service rendu. Le Soulainois a en effet autorisé l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra) à effectuer des investigations géologiques sur ses terres.

En attendant les conclusions des analyses, la communauté de communes de Soulaines (2 650 habitants) aurait déjà fait bon usage de cette enveloppe pour soutenir ses projets, quand des communes et intercommunalités voisines doivent recourir à l’emprunt ou à la hausse de la fiscalité.

Mais à quoi a réellement servi cet argent ?

Quoi qu'il en soit, c'est un bon exemple des procédés des nucléocrates : innonder de fric les communes pour faire taire la contestation...

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 11:10
L'Andra veut soigner son image de marque

Sondage Andra

Pour la sixième fois, l'Andra interroge les riverains de ses centres afin de mieux connaître leurs perceptions vis à vis des activités de l'Agence et d'identifier leurs attentes en matière d'information. Cette étude, réalisée par téléphone, est confiée à l'Institut de sondage Ifop.

Du 29 novembre au 12 décembre, un échantillon de 600 personnes est sondé dans l'Aube, la Haute-Marne et la Marne. Deux panels de taille identique sont interrogés autour du Centre de Meuse/Haute-Marne et du Centre de stockage de la Manche.

Les résultats de cette enquête seront connus en début d'année prochaine.

Réunion publique de la Clis à Soulaines

Une réunion publique aura lieu mercredi 14 décembre, à 10 h, à la salle des fêtes de Soulaines-Dhuys. Elle sera consacrée à l’enfouissement des déchets radioactifs dans l’Aube, en particulier au centre de stockage de l’Aube (CSA) basé à Soulaines. Cette réunion se tiendra dans le cadre de l’assemblée générale de la commission locale d’information de Soulaines.

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 09:05
Cigéo : une démarche à haute qualité environnementale

Des associations locales de protection de la nature ont été récemment invitées à une première réunion organisée par l'Andra qui fait mine de se préoccuper des «Milieux naturels et de la Biodiversité». Et les nucléocrates n'ont pas froid aux yeux car ils ont par exemple convié des associations opposées à l'enfouissement nucléaire ou ayant porté le recours contre le défrichement dans le Bois Lejuc.

La première réunion sera justement consacrée à cette forêt communale extorquée aux habitant-e-s de Mandres. Puis, après l'avoir défrichée et expulsé ses occupant-e-s, creusé, remblayé, érigé un mur en béton de 2 m de haut, c'est maintenant que l'Andra s'inquiète des impacts de ses travaux!

Rappelons que lorsque que nous avons voulu prospecter le bois de Mandres le 23 juillet dernier, nos camarades "moins naturalistes" que nous avaient été empêché-e-s d'entrer dans la forêt. Et le groupe qui y a été autorisé s'était vu imposer un trajet assez précis en même temps qu'une escorte de gardes mobiles (gendarmes en armure et armés).

Il s'agit encore une fois pour l'Andra de rendre Cigéo acceptable aux populations :

- en saucissonnant le projet en tranches pour poser seule le cadre des débats, éviter les questions fâcheuses (par exemple les risques liés aux transports et à l'entreposage des déchets radioactifs avant enfouissement) et rendre plus difficile l'arrêt du processus une fois que plusieurs phases sont réalisées (comme dans le cas de Syndièse).

- en lâchant un peu de lest face aux réserves des structures officiellement représentantes de la protection de la nature en faisant des concessions (par exemple des mesures compensatoires comme pour les lignes grandes vitesse ou à Notre-Dame-des-Landes) et sans remettre en cause la totalité du projet. Ca permet de présenter le projet comme soumis à débat et de lui donner une caution verte et démocratique.

Comme pour le débat public de 2013, tout est ficelé d'avance et les structures qui participeront aux réunions «Milieux naturels et la Biodiversité» de l'Andra ne peuvent que cautionner Cigéo.

Notre colère n'est pas réversible!

Boycottons et empêchons la tenue de ces réunions!

Des Naturalistes en Lutte contre Cigéo et son monde

En pièce jointe, l'invitation du directeur de Bure

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 18:10
2 anti-BISON convoqués à la gendarmerie de Joinville

Le 14 octobre 2016 naissait l’association “Gudmont dit non” en présence de 85 personnes (sur les 313 recensées en 2013) s’opposant au projet d’usine nucléaire BISON de la multinationale Derichebourg.

Le 21 octobre, les anti-BISON étaient présents au conseil municipal.

Deux membres de l’association Gudmont-Dit-Non (Xavier et Emmanuel) sont convoqués pour une audition à la gendarmerie de Joinville ce samedi 5 novembre à la suite d'une plainte déposée par la mairie de Gudmont-Villiers.

Le collectif Gudmont-Dit-Non est solidaire avec ses membres, ses adhérents et tous les anti-BISON. Il dénonce une mesure d'intimidation de la mairie de Gudmont-Villiers qui ne supporte pas l'opposition des citoyens contre le dangereux projet d'usine radioactive de la multinationale Derichebourg

Ces auditions laissent à penser que la mairie, dépassée par les événements, a définitivement rompu le dialogue avec les citoyens.

Du fait que ce Conseil ne représente plus la majorité des habitants, les anti-BISON renouvellent leur demande formulée quelques minutes avant la tenue du Conseil municipal du 21 octobre : le vote NON au BISON ou la démission immédiate du conseil municipal et de Madame le maire Dominique POUGET

Un rassemblement de soutien aura lieu ce samedi 5 novembre à 9h devant la gendarmerie de Joinville, 22 rue Coquelicots

Que tous les opposants au projet BISON viennent avec banderoles et casseroles (et de quoi faire du bruit), impriment et apportent l’une ou l’autre des affiches.

2 anti-BISON convoqués à la gendarmerie de Joinville
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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 16:29
Bar-le-Duc : procès le 18 octobre de 2 artistes peintres

Venez découvrir la nouvelle pièce de théâtre écrite par l’Andra et mise en scène par la Justice : l’histoire rocambolesque de nos deux artistes peintres en bâtiment arrêté-es au lendemain des 200 000 pas, le 6 juin 2016, par la gendarmerie rurale au terme d’une étrange affaire d’art incompris sur une gare en ruine appartenant à l’ANDRA. Illes sont  inculpé-es pour “refus de signalétique” et de “dégradation ” en réunion.

C’est le troisième procès de la répression de l’été d’urgence, après le renvoi du 6 septembre sur 2 camarades arrêtés lors de la manif’ de réoccupation du 16 juillet, et le 12 septembre le procès du camarade interpellé lors de l’expulsion ! Contre la répression qui met la pression, divise, isole, la solidarité est notre arme.

Retrouvons-nous nombreux-euses devant le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc le mardi 18 octobre à 9h.

Résultat du procès : 800 € d"amende et 2 mois avec sursis...

 

Bar-le-Duc : procès le 18 octobre de 2 artistes peintres
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 09:23
EDF prie pour que l’hiver soit doux

Avant l'été, sur les 58 réacteurs nucléaires français (dans 19 centrales), 18 ont en effet été identifiés comme pouvant présenter des anomalies dans le forgeage de générateurs de vapeur. La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) a dû arrêter le 13 juin son réacteur n° 2 (jusqu’au printemps 2017) pour procéder à des contrôles sur un générateur de vapeur, après la découverte d'anomalies à l'usine du Creusot d'Areva. Sur les 18 réacteurs concernés par la mise en garde de l’ASN, six ont pu redémarrer après inspection. Sept autres (Bugey 4, Civaux 2, Dampierre 3, Gravelines 2, Saint-Laurent-des-Eaux B1 et Tricastin 1 et 3) sont en cours d’inspection et en attente de redémarrage. Les cinq réacteurs supplémentaires pour lesquels l’ASN vient de prescrire une accélération des contrôles porteraient à douze le nombre de «tranches» à l’arrêt. «Ces douze réacteurs sont équipés de générateurs de vapeur forgés au Japon, sur lesquels de premières analyses font état de concentrations en carbone plus élevées que sur les autres».

Ségolène Royal demande le 10 octobre à Jean-Bernard Lévy «d'anticiper d'éventuelles demandes de l'ASN conduisant à des indisponibilités supplémentaires de certains réacteurs». Ce qui ne manque pas d'arriver huit jours plus tard. Au moment où la lettre est écrite, les cinq restants (Fessenheim 1, Tricastin 2 et 4, Gravelines 4 et Civaux 1) tournent encore normalement.

EDF a annoncé ce vendredi qu'il allait étaler jusqu'à la mi-janvier la fermeture temporaire de cinq réacteurs nucléaires en France demandée par l'Autorité de sûreté nucléaire pour des vérifications sur des équipements clés présentant une teneur en carbone excessive.

Pour éviter la répercussion de ces fermetures sur le marché de gros et "des effets spéculatifs", EDF a également demandé au gouvernement de prendre "toutes les mesures nécessaires", jusqu'à "la suspension temporaire du dispositif" qui oblige EDF à revendre à ses concurrents une partie de son électricité nucléaire.

Douze réacteurs nucléaires en moins, c'est une perte de 11 000 MW qui oblige RTE (filiale d’EDF qui gère les lignes à très haute tension  -THT-) à tirer sur d'autres ressources, qui ne sont pas illimitées : le renouvelable (éolien et solaire) et l'hydraulique (rivières, barrages, usines marémotrices). Mais également des importations en provenance d'Allemagne, de Suisse, d'Italie, d'Espagne et de Grande-Bretagne (pour une capacité maximale de 12 000 MW). 1oC de température en moins représente 2 400 MW d'électricité consommée en plus.

Actuellement, 21 réacteurs (sur un total de 58) sont arrêtés pour une maintenance ordinaire (10), des incidents (4) ou une vérification des Générateurs de Vapeur  (7).

Ces indisponibilités ont déjà conduit à "une hausse brutale" des prix de gros de l'électricité depuis mi-septembre, selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), alors que l'atome produit environ trois quarts de l'électricité en France. 

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