Après avoir obtenu la suspension de la liquidation de leur entreprise, les 54 Sodimédical ont remporté une grande victoire. La cour d'appel de Reims
a condamné le propriétaire de Sodimédical, les Laboratoires Lohmann & Rauscher, à payer «solidairement» leurs salaires. Ceux de juin, de juillet et tous ceux à venir. Et ce sous une astreinte
de 200 euros par jour de retard. Ce qui les sort de l'impasse dans laquelle ils se trouvaient.
C'est là un arrêt historique car, à l'avenir, il va empêcher un groupe de contourner les décisions de justice pour fermer une filiale. Le groupe Lohmann & Rauscher était persuadé qu'en ne payant plus les salaires, il obtiendrait la liquidation de Sodimédical. Il l'a obtenue le 19 août mais c'était sans compter sur la combativité des Sodimédical.
Lohmann va-t-il payer les salaires des Sodimédical ? Un communiqué de sa part le laisse entendre : «La société Laboratoires Lohmann & Rauscher va répondre à la notification du présent arrêt». Ce qui, en français, voudrait dire que le groupe va appliquer la décision de la cour d'appel. Cependant l’avocat n'en était pas complètement convaincu. Car dans ce texte, il précise qu'il le fera «tout en utilisant tous les moyens de recours possibles afin de faire connaître l'absence de fondement juridique de cette décision». Il ajoute que «malheureusement, la conséquence à court terme de cette décision est d'étendre les difficultés de la société Sodimédical à la société Laboratoires Lohmann & Rauscher».
D'autre part, les deux fournisseurs qui ont demandé la liquidation de Sodimédical jettent l'éponge. Ils ont annoncé qu'ils ne prendront pas d'avoué. Ils n'auront donc pas de moyens de défense le 12 lorsque la cour d'appel jugera du bien fondé de la liquidation.
En juin 2007, le FEM (Fonds européen d'ajustement à la mondialisation) débloquait 2,56 millions d'euros pour «accompagner» le reclassement de 267 salariés licenciés de Thomé-Génot, cette
aide ayant d'ailleurs été comptabilisée par les fonctionnaires européens et… français comme conséquence des difficultés de PSA ! C'est ainsi, il ne faut pas chercher à comprendre !
L'agglomération de Reims ne bénéficie plus d'aire d'accueil des gens du voyage après la destruction des installations du site de Bétheny, sinon le
terrain du chemin de la Housse et ses 130 places, «aire de grand passage» selon la terminologie officielle, mais qui n'est ouvert que de mai à fin octobre et pour une «courte durée». Celle de la
Neuvillette (36 places), fermée depuis février, doit rouvrir en 2013 après travaux. Les 10 places de l’aire de Cormontreuil ne sont plus disponibles depuis un acte de vandalisme en novembre 2010.
L’aire de Tinqueux (8 places) n’est pas en conformité avec le schéma départemental.