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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:47

Pour protester contre le déménagement dans les locaux de l'hôpital de l'Ordre des infirmiers, les infirmières se sont mises en grèves pendant une heure.

Créé en 2010, les infirmières n'ont jamais été demandeuses d'un tel Ordre. «Seules 14 % ont participé aux élections et aujourd'hui seulement 66 000 sur 510 000 sont à jour de leur cotisation» sur le plan national. Quant au décret qui devait rendre l'inscription automatique à l'Ordre national des infirmiers (Oni), il ne serait plus d'actualité.

En «cessation de paiement», l'Oni doit donc prendre des mesures d'économie qui, localement, se traduisent par un abandon de ses locaux et un déménagement à l'hôpital. «L'Ordre serait hébergé à l'œil, aux frais de la Sécurité sociale au centre hospitalier : locaux mis à disposition, frais d'électricité, de chauffage… […] C'est tout simplement scandaleux et inacceptable, alors que l'hôpital subit lui-même un plan de retour à l'équilibre», estime l'intersyndicale.

les infirmières étaient entre autre postées devant les bureaux de sorte d'en empêcher l'accès aux déménageurs.

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:26

Le syndicat Sud collectivités territoriales de la Ville de Reims a déposé un préavis de grève pour la journée du mardi 31 janvier. Dans un courrier adressé au ministre de la Fonction Publique et au ministre de l'Intérieur, il donne les raisons de ce mouvement. «Le préavis a pour cause votre silence devant nos demandes d'embauche, votre absence de volonté à faire cesser les pressions subies par les salariés du fait de la double hiérarchie qui les régit, votre volonté de supprimer des postes, votre refus de relever les salaires via l'augmentation du point d'indice et l'attribution de 50 points d'indice pour tous, votre obstination à nier la pénibilité du travail

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 20:05

En Champagne-Ardenne, le nombre de chômeurs (n'ayant pas travaillé du tout) est en baisse de 0,4% (soit 272 demandeurs d'emploi en moins) sur le mois de décembre 2011, par rapport à novembre 2011. Le chiffre plus inquiétant est la hausse de 7.7% sur l'ensemble de l'année 2011, soit 2 points de plus qu'au niveau national.

Les chiffres du chômage délivrés hier par la Direction régionale de l'emploi (Dirrecte) et Pôle emploi pour les Ardennes font état d'une certaine stabilité avec un recul de 0,1 % pour les demandeurs d'emploi de catégorie A à la fin décembre par rapport à novembre. Soit très exactement 21 personnes en moins (sur un total de 14 423). Les moins de 25 ans et les plus de 50 ans demeurent toujours les plus touchés. Sur un an cependant, la situation ardennaise (+ 8,8 %) demeure bien plus dramatique que sur le plan national (+5,6 %). La livraison mensuelle est plus préoccupante si l'on inclut les chômeurs ayant une activité même très partielle : Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, B, C s'établit à 21 373 dans le département des Ardennes, fin décembre. Ce nombre augmente de 0,5 % (+ 100). Sur un an, il augmente de 8,9 %». Moins bien que pour la région, où les chiffres sont respectivement de +0,1 % et +7,9 %.

Les données publiées pour la Marne marquent une stagnation des inscrits à Pôle emploi. Néanmoins, sur l'année 2011, l'augmentation affiche un terrible + 7 %, supérieur aux chiffres nationaux (+ 5,6 %). Avec une baisse de 0,5 % en catégorie A et un recul de 0,1 % en catégories A, B et C, la Marne évite de terminer l'année 2011 au plus haut en terme de chômeurs. Ces petites baisses, respectivement de 132 et 48 personnes inscrites en moins, ne peuvent cacher les terribles douze derniers mois vécus sur le marché de l'emploi dans le département. Avec 7 % de chômeurs supplémentaires en catégorie A (1 591 inscrits en plus) et 7,6 % si l'on ajoute les catégorie B et C (2 687 personnes en plus à Pôle emploi), la Marne compte désormais 24 375 chômeurs et même 38 239 (total des catégories A, B et C). Des progressions qui s'avèrent identiques aux statistiques régionales (+ 7,7 % en A et + 7,9 % en A, B et C) mais plus marquées que pour la France métropolitaine (+ 5,6 % aux deux statistiques).

On comptait fin décembre dans l'Aube14 485 demandeurs d'emploi de catégorie A (immédiatement employables), soit une progression modeste de 0,1 % d'un mois sur l'autre. Depuis trois mois, ces chiffres ne bougent plus, comme s'ils étaient figés sur une ligne de crête. Les chiffres ont bondi de 10,4 %. En décembre 2011, l'Aube comptait 1 300 chômeurs de plus que l'année précédente. La dégradation est intervenue en juin et rien, surtout pas le regain de la crise, n'a permis de l'enrayer. Si l'on additionne toutes les catégories de demandeurs d'emploi, l'étendue de la hausse est identique : + 9,54 % sur un an. L'Aube compte ainsi 21 845 demandeurs d'emploi, toutes catégories confondues. Un chiffre qui renvoie aux années quatre-vingt-dix.

Du côté de la Picardie, avec 98 800 chômeurs comptabilisés en décembre 2011 contre 93,3 en 2010, le chômage progresse de 5,9%. Comme en Champagne-Ardenne, cette progression est plus importante qu'au niveau national. Bilan: la Champagne-Ardenne et la Picardie sont des régions plutôt mal lôties.

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 13:20

Sodimédical-copie-1Les salariés de Sodimédical n'ont pas obtenu gain de cause devant le tribunal des prud'hommes. Ils demandaient à ce que le groupe allemand, Lohmann et Rauscher, paye les salaires et leur redonne du travail.

Les Sodimédical restent  aujourd'hui sans salaires depuis bientôt quatre mois. Elles ont décidé de faire appel de cette décision.

Le 30 août dernier, la cour d'appel de Reims condamnait le propriétaire de Sodimédical, la filiale française du groupe allemand Lohmann & Raucher, à payer «solidairement» les salaires des cinquante et un salariés de Sodimédical qui n'étaient plus payés depuis mai.

Une victoire pour les salariés de Plancy-l'Abbaye mais de courte durée. Dès l'automne, le groupe allemand Lohmann & Raucher trouvait la parade en plaçant sa filiale française basée à Remiremont en procédure de sauvegarde.

Cette procédure, en gelant toutes ses dettes, lui évite de payer les salaires. Depuis octobre, les cinquante et un salariés aubois n'ont ainsi rien touché.

Le président du Conseil général de l'Aube a refusé de payer la mutuelle dans la mesure où Lohmann et Rauscher n'a pas versé sa part de cotisation. «Le conseil général n'en a pas le droit juridiquement, ni le pouvoir réglementaire. Je ne crois pas que la justice pourra imposer à une entreprise de produire si le marché n'existe pas. En revanche, il est anormal qu'un entrepreneur veuille s'exonérer d'un plan social».

«Nous avions obtenu le paiement des salaires plus une indemnité de 30 000 € par salarié. C'est quatre fois plus que la norme dans ce genre de situation. Je pense que vous regretterez un jour de ne pas avoir accepté cette proposition. Un jour, on va pleurer dans les chaumières. Et, en plus, on avait une entreprise prête à reprendre l'usine, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui». Et de proposer une nouvelle fois aux Sodimédical de revenir le voir s'ils veulent accepter la solution des 30 000 € en plus des salaires.


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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 14:00

L'an dernier, le bureau de poste de Traînel était devenu une agence postale communale : la localité avait repris la gestion de l'activité à sa charge. Aujourd'hui, certains se demandent si celui de Pont-sur-Seine prendra le même chemin. Ce bruit, qui circule actuellement dans le Nogentais, la direction régionale du groupe La Poste ne le confirme ni ne le nie. En revanche, une chose est sûre, le déménagement de la poste a été envisagé du côté de la mairie de Pont-sur-Seine.

La CGT dénonce «la transformation des bureaux de poste en point-poste, guichet de proximité, agence postale communale, etc. Nous déplorons la fermeture des bureaux en milieu rural, comme à Marnay-sur-Seine. Nous réclamons un bilan contradictoire sur l'état du service rendu aux usagers». elle souhaite également «la réintégration des activités postales transférées aux collectivités au sein du service public postal et appelle de ses vœux une réelle étude des besoins en milieu rural. Nous demandons la création d'une nouvelle instance composée d'élus, usagers, représentants du personnel, associations de consommateurs, représentants de La Poste, qui ait un pouvoir de blocage d'intervention, notamment sur des projets de réorganisation».

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 14:51

Sodimédical-copie-1Le 30 août dernier, la cour d'appel de Reims condamnait le propriétaire de Sodimédical, la filiale française du groupe allemand Lohmann & Raucher, à payer «solidairement» les salaires des cinquante et un salariés de Sodimédical qui n'étaient plus payés depuis mai.

Dès l'automne, le groupe allemand Lohmann & Raucher trouvait la parade en plaçant sa filiale française basée à Remiremont en procédure de sauvegarde. Cette procédure, en gelant toutes ses dettes, lui évite de payer les salaires. Depuis octobre, les cinquante et un salariés aubois n'ont ainsi rien touché.

Les deux juges qui siégeaient n'ayant pu se mettre d'accord suite à la première audience du 9 décembre, l'affaire était de nouveau plaidée, hier après-midi, en présence d'un juge départiteur. Une juge de la cour d'appel de Reims est ainsi venue spécialement à Troyes pour assister la formation de référé.

Le juge de la cour d'appel de Reims rendra sa décision le 18 janvier en prenant appui sur les plaidoiries présentées hier.

L'avocate des salariés rappelait l'état de dépendance totale de la société de Plancy, une dépendance soulignée dans le rapport même du juge-enquêteur nommé par le tribunal de commerce. «Ce rapport rappelle que le groupe allemand possède 130 M€ de réserves et a réalisé 34 M€ de bénéfices sur deux exercices avec un chiffre d'affaires qui augmente de 5 % en temps de crise. Et on a l'audace de ne pas payer les salaires et de plaider la désolation économique !»

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 13:08

Sodimédical-copie-1La cour d'appel de Reims a confirmé hier le jugement du tribunal de grande instance de Troyes du 4 février : la société Sodimédical n'a pas de «cause économique réelle et sérieuse» pour procéder au licenciement de ses 52 salariés. Elle ne peut donc pas ouvrir de plan social et elle ne peut pas fermer le site de Plancy-L'Abbaye.

Si ce jugement est confirmé - il est fort probable que le groupe L & R se pourvoit en cassation - on ne pourra plus délocaliser en vue d'augmenter sa profitabilité. On pourra certes toujours le faire si économiquement il n'y a plus d'autre possibilité, mais il faudra le démontrer. Et ne pas le démontrer, comme a tenté de le faire L & R en montant à l'étranger des usines concurrentes à la sienne. La cour d'appel est très claire : «C'est par un choix délibéré de la société mère, la société L & R, que [Sodimédical] est mise en concurrence avec les autres unités du groupe situées en Chine et en République tchèque

La cour reprend d'ailleurs à son compte les arguments de l'expert-comptable du comité d'entreprise : «La transformation de Sodimédical entre 2005 et 2006 en simple sous-traitant du groupe mis en concurrence avec les autres fournisseurs sans aucune marge de manœuvre est une condamnation pure et simple du site.» La cour estime que le groupe n'apporte «aucun élément contraire» à cette affirmation et juge donc que «la procédure de licenciement économique est inexistante».

À l'audience, L & R avait surtout plaidé l'incompétence de la cour. «Le juge civil doit veiller au respect de la loyauté des relations entre le chef d'entreprise et les institutions du personnel», lui répond la cour. Or, en présentant le plan social au comité d'entreprise, la direction de Sodimédical n'a été ni loyale, ni sincère, puisqu'elle n'avait pas de «cause économique».

Les 52 de Sodimédical viennent de faire faire un bond à la jurisprudence contre les délocalisations. Il leur reste à obtenir leurs salaires. Elles plaident cet après-midi devant les prud'hommes en présence d'un juge départiteur de la cour d'appel de Reims. L & R Allemagne peut se faire du souci.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 10:33

«Les salariés ne veulent pas payer les pots cassés des mauvais choix de la direction et du groupement Mars dont Transdev est actionnaire à concurrence de 17 %. Ils ont obtenu un contrat comme moins disant et dès la première année ils demandent à d'autres de mettre la main à la poche. Pas question non plus que les contribuables de Reims métropole en fassent aussi les frais» déclare la CGT après avoir obtenu de la justice les comptes de l'entreprise après l'annonce d'un déficit 2011 de plus de 6,8 millions d'euros.

«Le groupement Mars reçoit une somme de 54 M€ de Reims métropole auxquels s'ajoutent 12 M€ de recettes du tram et des bus. Alors qu'avant Transdev avait 44 M€, en 2011 la société touche 46 M€ pour faire fonctionner un tram et un dépôt supplémentaire. Forcément on ne peut pas y arriver. On en arrive à ce que Reims métropole paye plus cher un service pour des résultats moindres».

Pour la CGT, ce déficit n'est pas conjoncturel, mais structurel. «Pour nous, le directeur mélange les choux avec les patates et les carottes. Il mélange la maintenance tram avec celle du bus et les différentes masses salariales.Pour analyser le déficit, il ne fait pas la part des choses entre les raisons conjoncturelles et les raisons structurelles qui vont aboutir à un déficit de 6,8 M€ à la fin de l'année

Et de citer des exemples.
S'il y a eu dès le départ un vrai problème de billettique avec un système nouveau qui a posé pas mal de difficultés et fait perdre des recettes (on parle de 2 M€), la CGT reste pessimiste pour demain. "Malheureusement nous pensons que les nouveaux parcours mis en place ne permettront pas d'améliorer de façon significative l'augmentation des recettes".
Sur le déficit annoncé de 1,9 M€ du secteur maintenance, la CGT fait remarquer que si le parc de bus mis en place à côté du centre de maintenance des trams est une bonne idée. «Il permet de gagner du km bus et il est pratique avec une machine à laver les bus, une pompe à gasoil et une plate-forme goudron, cette réalisation actée en son temps par Jean-Louis Schneiter n'a par contre jamais été budgétisée dans le contrat Transdev-Alstom. C'est une erreur qui ne doit rien non plus à la conjoncture».
«Dire que le déficit 2011 a aussi pour cause des recettes de publicité qui ont été moins importantes que prévu n'est pas sérieux. La conjoncture a bon dos. Oui les deux trams gris devaient porter de la publicité toute l'année et ce n'est pas le cas. Mais était-il raisonnable de construire un budget abribus de 9M€ en l'appuyant seulement sur 600 000 € de rentrée pub/an durant quinze ans ? La conjoncture a bon dos là aussi».

Donc, si le groupement Mars reçoit 54 M€ de Reims métropole auxquels s'ajoutent 12 M€ de recettes du tram et des bus et qu'elle n'en reverse que 46 M€ à Transdev, à quoi servent les 20 M€ de différence, sinon à engraisser les actionnaires ?

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 10:54

Ardennes : Avec une hausse du nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A de +1,1 % en novembre (c'est-à-dire +8,3 % sur un an), la situation de l'emploi dans le département continue de se dégrader, selon les chiffres publiés hier par les services de l'Etat et Pôle emploi. Les femmes (+1,8 %) et les moins de 25 ans (+2,3 %) paient le plus lourd tribut. Au total, ils sont désormais 14 444 chômeurs de catégorie A dans les Ardennes (soit + 160 par rapport au mois d'octobre). Si l'on inclut les demandeurs d'emploi de catégorie B et C (ayant une activité même partielle), la hausse dans les Ardennes est de 1 %, pour un total de 21 273 personnes. C'est une augmentation plus réduite  que sur l'ensemble de la région (+1,7 %).

Aube : Il y avait 14 472 chômeurs dans l'Aube fin octobre, il y en avait 14 471 fin novembre. Soit un de moins. Si l'on prend en compte l'ensemble des demandeurs d'emploi (catégorie A, B, C, c'est-à-dire y compris ceux qui ont une activité limitée durant le mois), les chiffres progressent encore de 1,6 %. Ils sont au total 21 804 dans l'Aube à chercher un emploi. Sans surprise, les entrées à Pôle emploi (2 746 en novembre, +2,7 %) sont largement supérieures aux sorties (2274, + 0,8 %). Le chômage (catégorie A, données CVS toujours) a bondi de 11,7 %. Il y a un an, en novembre 2010, l'Aube ne comptait que, si l'on ose dire, 12 952 demandeurs d'emploi. En un an, le département s'est trouvé 1 519 chômeurs de plus. Les chiffres sont sensiblement identiques si l'on prend les catégories A, B et C (2 021 demandeurs de plus, + 10,2 %). Dans le détail, ce sont les personnes de plus de 50 ans qui souffrent le plus de la dégradation du marché de l'emploi (+ 25,8 %) et les jeunes de - 25 ans (+ 9,3 %).

Marne : Il faut remonter quatorze ans en arrière dans la Marne pour y trouver un plus grand nombre de personnes inscrites en catégories A, B et C («sans aucune activité et exerçant une activité réduite mais en recherche d’emploi») qu’au mois de novembre dernier : 38 286 contre 38 405 en décembre 1997. Ce chiffre a augmenté de 2,5 % le mois dernier, soit 8,7 % sur un an (3 067 personnes en plus). Si l’on n’observe que les personnes inscrites en catégorie A à Pôle emploi, les personnes «n’ayant exercé aucune activité», L’augmentation s’avère aussi affolante dans la Marne : +1,7 % en novembre, soit 24 507 personnes privées d’emploi, une hausse de 9 % sur un an (2 031 inscrits supplémentaires). Là aussi, en dehors de septembre dernier (25 391 inscrits), atypique en raison du décalage en août des vendanges, il faut remonter à novembre 1999 pour trouver plus mauvaises statistiques (24 588).

Dans la région, toutes catégories confondues, le nombre de chômeurs de longue durée (plus d'un an) augmente de 1,4 % (+11,9 % sur un an). La Champagne-Ardenne compte désormais 93 040 personnes confrontées à cette situation précaire.  Pour ce qui est des inscriptions à Pôle emploi, les fins de CDD (+15,4 %) et d'intérim (+12,1 %) sont les motifs les plus fréquents, alors que les «entrées» suite à licenciement économique baissent de 0,1 % (mais cela correspond aussi à l'instauration du contrat de sécurisation professionnelle). Pour ce qui est des «sorties», ce sont les stages (+21,5 %) et les radiations administratives (+16,9 %) qui font un bond, les reprises d'emploi étant en baisse (-2,8 %). Dernier chiffre inquiétant : les offres d'emploi collectées par Pôle emploi ont diminué de 27 % au cours des trois derniers mois.

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 13:30

Depuis le 1er novembre et jusqu'au 15 mars, la trêve hivernale met les locataires à l'abri de l'expulsion.

Le directeur départemental des territoires de la préfecture de l'Aube, a dévoilé les chiffres. Dans l'ensemble du département, durant les dix premiers mois de 2011,

477 locataires ont été assignés en justice par leur bailleur. 302 commandements de quitter les lieux ont été prononcés par le juge. Suite à ces décisions, et parce qu'elles étaient restées lettre morte après le premier passage de l'huissier, 205 demandes ont été adressées au préfet pour obtenir le concours de la force publique. Il a été accordé pour 142 d'entre elles. En définitive, les forces de l'ordre ont effectué 82 interventions. Contre 89 en 2009.

A quand les chiffres pour les autres départements ?

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 11:01

Sodimédical-copie-1Nouveau coup de théâtre dans l'affaire Sodimédical : l'Urssaf a renoncé à son assignation en redressement judiciaire de la société Sodimédical. Extinction de l'instance ? Pas du tout.

Le tribunal se retire et condamne finalement l'Urssaf aux entiers dépens et à 500 € au titre de l'article 700. Il n'y aura pas de débat.

«L'Urssaf savait depuis avril qu'elle devait diriger ses demandes contre Lohmann et Rauscher. Maintenant, ça suffit. J'espère que cette décision mettra fin aux envies des uns et des autres». L'administration fiscale, elle, ne s'y est pas trompée puisqu'elle a réclamé et obtenu 46 000 € auprès de Lohmann et Rauscher.

Pour les Sodimédical, la prochaine échéance, c'est donc le jugement du conseil des prud'hommes, le 23 décembre prochain.

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 10:47

«C'est lamentable. Six professeurs différents en trois mois et, finalement, la formation s'arrête», déplore ce quadragénaire qui suivait depuis fin août une formation de technicien de maintenance en chauffage et climatisation à l'Afpa de Romilly-sur-Seine. Au terme de longues discussions, il reviendra finalement terminer sa formation en mars prochain. En attendant, il retourne dans son entreprise.

Ce n'est pas la première fois que des personnes se plaignent des formations dispensées par l'organisme romillon. En avril dernier, des stagiaires pestaient contre d'importants retards dans le paiement des allocations et des indemnités qui leur étaient allouées ; en juillet, sept stagiaires déploraient les trous dans leurs formations et s'inquiétaient pour leur examen prévu à la fin du mois.

Pour comprendre les raisons de ces difficultés récurrentes, il faut remonter à 2008 et à la mise en œuvre de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Au programme : financement transféré de l'État aux Régions, mise en concurrence des organismes de formation et départ des psychologues de l'AFPA pour Pôle emploi. Le tout s'accompagnant ensuite de suppressions de postes, notamment à travers le non-remplacement des départs à la retraite.

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