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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 18:08

La cour d'appel de Reims a rendu son délibéré cet après-midi dans l'affaire des sept manifestants poursuivis pour avoir brisé la vitrine de l'UMP, dégradation et/ou violence envers les forces de l'ordre le 28 octobre 2010 à Charleville lors d'un défilé contre la réforme des retraites.

Condamnés en première instance par le tribunal correctionnel de Charleville (peines de prison avec sursis), ils avaient fait appel et le dossier avait été rejugé le 26 janvier à Reims.

Les parties civiles ( l'UMP, d'autres locataires de l'immeuble et les fonctionnaires de police) ont été déboutées, et la cour d'appel a infirmé le jugement du tribunal de Charleville.

La procédure a été annulée.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 13:14

Sodimédical février 2012Hier matin, des bénévoles du Centre communal d'acion sociale (CCAS) de Plancy-l'Abbaye ont répondu à l'appel des Établissements Lemelle (AT France à Pont-Sainte-Marie) et ils sont allés chercher des barquettes de choucroutes que ces derniers désiraient donner aux employés de Sodimédical. Une barquette pour quatre personnes a ainsi été remise à chacun des cinquante-deux salariés.

Hier matin toujours, la fédération socialiste du département de l'Aube est venue à l'usine de Plancy-l'Abbaye leur remettre un chèque de 2 000 €.

La chaîne de solidarité continue de se renforcer. Puisque, outre le conseil régional qui a décidé lundi de débloquer 7 500 €, trois communes ont déjà répondu à l'appel du maire de Plancy-l'Abbaye et elles ont versé une aide aux salariés.

Les comités d'entreprise de l'Aube, eux, devraient apporter leur contribution demain jeudi.

Des sommes qui restent toutefois dérisoires par rapport aux sommes qui leur sont dues.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 14:30

Hier, la commission permanente du conseil régional a voté une subvention de 7 500 € pour venir en aide aux 52 salariés de Plancy-L'Abbaye.

Depuis le mois d'octobre, elles sont privées de salaires. Et elles le seront jusqu'au 23 mai, au moins, date de la prochaine audience judiciaire devant la cour d'appel. Cette dernière devra alors décider si, oui ou non, le groupe L & R Allemagne, maison mère de Sodimédical, doit honorer les salaires impayés.

La subvention du conseil régional, qui, précision importante, a été votée à l'unanimité, intervient alors que Philippe Adnot, président du conseil général de l'Aube, refuse toute aide aux Sodimédical.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 14:21

Le Conseil régional a décidé, à l’unanimité des voix exprimées, d’apporter son soutien financier à deux entreprises en difficulté dans la Marne et les Ardennes : Celloplastic et Tecsom. "Le Conseil régional prend ainsi le relais des banques défaillantes afin de préserver l’emploi et le tissu industriel".

Il vole au secours de Celloplastic, l'entreprise rémoise spécialisée dans les emballages en matières plastiques qui emploie 89 salariés. La société Celloplastic va bénéficier d’un prêt de 700.000 € pour une durée de 6 mois maximum pour permettre aux dirigeants de Celloplastic de faire face aux besoins de trésorerie pendant les quelques mois de procédure nécessaires à la vente des locaux (temps du compromis, audit technique, etc..).

De son côté, la société Tecsom de Glaire va bénéficier d’une subvention de l’ordre de 300 000 € du conseil régional au titre des hôtels d’entreprises. Elle profitera également d’une garantie des emprunts contractés par le syndicat mixte « Synergie Ardennes » qui va acheter la totalité du site pour en louer une partie à la SAS TECSOM. Les emprunts à garantir sont de 3,745M€ financés par la caisse des dépôts et un pool bancaire. Le conseil régional apporte sa garantie sur 50 %.

Afin de faire face aux besoins de trésorerie de Tecsom, le syndicat mixte Synergie Ardennes envisage de racheter le site, soit 70 000 m2 bâtis. Tecsom louerait les locaux actuellement occupés et Synergie Ardennes se chargerait de vendre ou louer les parties non utilisées pour des implantations d’entreprises. Le coût du rachat immobilier s’élève à 4,7M€.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 09:39

banderolessodi-168621.jpgEn fin de matinée hier, les Sodimédical ont planté deux tentes devant la préfecture où elles ont prévu de passer toute la journée.

Sans salaire depuis cinq mois, les salariés poursuivent l'appel à la solidarité et distribuent des tracts aux passants. Plusieurs élus sont venus les soutenir.

Le préfet a tenu le même discours que le président du conseil général de l'Aube : puisque vous avez refusé le plan social, l'Etat ne peut rien faire pour vous aider, c'est à la justice de trancher !

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 10:47

Sodimédical février 2012Philippe Adnot, président du conseil de l'Aube vient d'envoyer à tous les maires de l'Aube concernant Sodimédical. Un courrier auquel il joint le dernier communiqué de la direction de Sodimédical et un article de presse où le préfet confirme mot pour mot, chiffre pour chiffre le communiqué de la direction publié la semaine dernière.

Qu'y apprend-t-on ? Surtout que Philippe Adnot, le préfet et la direction de Sodimédical ont accordé leurs violons. Désormais, ils parlent tous d'une même proposition qui aurait été faite aux salariés de Sodimédical en juin dernier. S'ils abandonnaient alors leur combat pour le maintien de leur emploi, Wolfgang Suessle était prêt à débourser 2,5 millions d'euros.

Selon Philippe Adnot, cette enveloppe se composait d'un million d'euros pour un projet de réindustrialisation et «le versement à chacun d'une somme de 30 000 €, bien au-delà des obligations légales». Un dernier chiffre qui est totalement réfuté par les salariés mais que Philippe Adnot confirme donc.

Le plan social initial, l'avocat de Sodimédical l'a suffisamment clamé dans tous les tribunaux, atteignait les 3,7 millions d'euros et… il a été retoqué par la justice pour insuffisance aux regards des moyens du groupe.

De surcroît, en juin, les salariés n'étaient plus payés depuis le mois de mai alors que toutes les décisions de justice leur étaient favorables et que Sodimédical devait continuer à produire à Plancy. Les salariés ne voulaient pas d'enveloppe, ils voulaient le maintien de leur emploi.

La clé se trouve à la fin du communiqué de la direction qui écrit : «Le marché de la société Sodimédical a disparu». Peut-être, mais le problème, c'est que la direction n'en a jamais apporté la preuve, malgré une trentaine d'audiences judiciaires, et presque autant de raclées. Pas une facture, pas une pièce comptable n'a été produite devant aucune cour.

Dans son courrier aux maires, Philippe Adnot maintient son offre de service aux salariés de Sodimédical. «Aucune réponse, ni demande ne me sont parvenues», regrette-t-il. Et de conclure en souhaitant qu'une «issue positive soit trouvée à ce dossier et que les salariés ne fassent pas les frais d'un avocat qui semble plus attaché à son propre avenir qu'à leur situation».

Les 52 salariés de Sodimédical sont sans salaires depuis octobre dernier. Ils devraient le rester jusqu’en juin.

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 11:08

gif_ecrire_au_tableau_noir.pngSuite au retrait par le maire de Nogent-sur-Seine des délégations à 2 de ses adjoints et donc les indemnités afférentes, un élu a profité de l'occasion pour lui demander de reverser ces indemnités aux salariés de Sodimédical engagé dans un combat juridique contre leur employeur et sans salaire depuis plusieurs mois.

Le maire n'a pas souhaité le suivre sur cette voie : «Si les salariés de Sodimédical avaient saisi la perche que leur a tendue le président du conseil général, ils auraient aujourd'hui touché de 20 000 à 30 000 €».

Rappelons que le maire UMP de Nogent est aussi vice-président du conseil général de l'Aube, président de la communauté de communes et président de la CLI.



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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 10:43

Vendredi dernier, la direction, prenant comme argument la présence d'amiante, décide d'interdire l'accès au local du CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) de l'usine, leur louant à la place, une chambre au François-Ier.

Colère des salariés, qui estiment qu'il s'agit d'un faux prétexte. «Notre local se trouve dans le même bâtiment que le gardien, et la secrétaire, qui eux, sont toujours présents sur le site».

Pour dénoncer le paradoxe de cette situation et refuser leur déménagement du site, ils ont ainsi organisé un rassemblement symbolique devant les grilles de l'usine, lundi après-midi.

Les élus du CHSCT ont fait savoir durant ce rassemblement que quatre salariés d'Ideal Standard, avaient officiellement été reconnus en maladie professionnelle, suite à l'exposition à de l'amiante dans l'usine.

Et le dossier ne semble pas prêt d'être bouclé car les membres du CHSCT commencent à s'inquiéter des effets de la fibre céramique réfractaire (FCR). «Elle a remplacé l'amiante après 1997. C'est un isolant très résistant. Nous en avons dans l'ensemble des fours et wagons. Et on a appris qu'elle risquait d'être interdite pour les mêmes raisons que l'amiante».

En attendant, les élus du CHSCT ne peuvent plus exercer leur mission de prévention et de surveillance au sein de l'usine. Constitueraient-ils une gêne pour la direction dans le processus de désamiantage de l'usine ? Telle est la question que se posent les salariés justement.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 10:31

Sodimédical février 2012Aux côtés des salariés d'Ethicon et de Vivéo, elles seront cinq de l'usine de Plancy-l'Abbaye cet après-midi à manifester devant le palais de justice de Paris. Pour les salariés de Sodimédical, l'audience de la chambre sociale de la Cour de cassation s'annonce cruciale.

Les juges de la Cour de cassation examinent en effet l'affaire Vivéo, une entreprise dont le plan social a été annulé pour les mêmes motifs. Comme ce fut le cas pour Sodimédical, cet éditeur français de logiciels bancaires a vu son plan social de 64 licenciements annulé par le tribunal de grande instance, une décision confirmée par la cour d'appel de Paris. Les juges ont là aussi constaté l'absence de motif économique en soulignant notamment que Vivéo appartient à un groupe suisse à la santé florissante.

Les juges de la Cour de cassation suivront-ils le même raisonnement ? S'ils confirment les jugements précédents, ce serait une petite révolution dans le droit social français, même si la jurisprudence a déjà durci sensiblement les conditions des licenciements économiques.

Le verdict est attendu dans moins d'un mois. Si la Cour de cassation rejette le pourvoi, ce serait l'assurance d'une nouvelle victoire pour les Sodimédical. Toujours sans salaires depuis cinq mois, les Sodimédical poursuivent inlassablement leur campagne de collecte. Elles reçoivent ce matin dans leur usine les salariés de Petitjean, prêts à les aider afin de solliciter les comités d'entreprises. «On a collecté plus de 3 000 € grâce aux dons des associations, des particuliers, des communes… Mais cela ne suffira pas pour tenir jusqu'au 23 mai

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 10:25

Sodimédical février 2012Une trentaine de salariées de Sodimédical ont fait le déplacement à Troyes, hier après-midi, pour s'inviter à l'inauguration des Foires de mars. Pensant avoir une chance de rencontrer François Baroin, le maire mais surtout le ministre de l'Économie.

Regroupées derrière leur banderole, qui rappelle les 669 jours de lutte et les cinq mois sans salaire, les Sodimédical font corps comme elles l'ont toujours fait devant les tribunaux. «On se bat pour notre travail».

«Dans le meilleur des cas, on touchera nos salaires en juin». La cour d'appel de Reims doit se prononcer fin mai sur la responsabilité du groupe allemand Lohmann et Rauscher, maison mère du groupe français qui a choisi de cesser toute activité de Sodimedical. Devra-t-il payer la cinquantaine de salaires qui ne tombent plus depuis des mois ?

En attendant, les Sodimedical continuent à pointer matin et soir, sans travail à la clé.

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 13:40

Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité s'établit à 60 467 en Champagne-Ardenne, fin janvier 2012, soit une augmentation de 0,1 % (+ 60) par rapport à la fin décembre 2011 (+ 8,2 % sur un an). L'augmentation est de 1.2% pour les hommes, tandis que dans les même temps le chômage baisse de 1.1% pour les femmes.

Le chômage pour les moins de 25 ans diminue de 1,6 % (+ 4,2 % sur un an), tout comme pour les 50 ans et plus avec une baisse en janvier de 0.3%. Maigre consolation pour les seniors qui enregistre sur un an une augmentation de 18,3 %. Le nombre de chômeurs augmente de 0.7% (+6,1% sur un an) pour les 25 à 49 ans.

Par département, le nombre de demandeurs d'emploi varie de - 1,1 % à + 1,6 % en janvier 2012 par rapport à fin décembre : Ardennes (+ 0,8 %), Aube (+ 0,7 %), Marne (- 1,1 %), Haute-Marne (+ 1,6 %).

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 17:19

Le groupe Caillot, transporteur, basé à Bétheny vient de décider de déplacer son activité rémoise de garnissage et de conditionnement de bocaux de verre «Le Parfait» sur le site de l'ancienne verrerie Sediver de Saint-Yorre.

Implantée sur l'ancien site rémois d'Electrolux, cette activité qui a employé jusqu'à 100 personnes avait été mise en place par le transporteur le 1er janvier 2006 à une époque où l'américain Owens Illinois avait à Reims une division pots et bocaux alimentaires après avoir repris en 2001 les Verreries mécaniques champenoises. On y traitait jusqu'à 30 millions de pièces par an.

Le leader mondial de l'emballage en verre et en plastique ayant décidé en mai 2009 de fermer le site de la VMC pour regrouper son activité bocaux à Puy-Guillaume, entraînant le licenciement de 146 personnes, l'activité de copacking a tout de même continué à Reims.

Le groupe Caillot a décidé de suivre son client dans le Massif Central, et d'investir dès avril un bâtiment de 10 000 m2 sis dans une friche industrielle de Saint-Yorre. À la clef une cinquantaine d'emplois.

Quid du personnel basé à Reims ? «Nous avons développé sur Reims d'autres entrepôts pour le champagne, notamment, afin de recaser le personnel de cette unité de garnissage sur ces nouveaux sites. Plusieurs familles marnaises pourraient aussi s'installer en Auvergne. Nous avons promis aux cinquante CDI que personne ne resterait sur le carreau

Pour les CDD et les intérimaires, c'est une autre histoire.

Avec ce déménagement, c'est une page de l'histoire industrielle de Reims qui se tourne.

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