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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 10:55
La THT entre Reims et Charleville inaugurée

La ligne à 400 000 volts entre Charleville-Mézières et Reims, gérée par RTE, filiale d’EDF, a été inaugurée hier vendredi. Cette ligne est mise en fonction depuis le 2 septembre. Elle comporte 2 circuits, utile en cas de maintenance ou d'intervention technique sur l'un des circuits permettant de sécuriser l'arriver de l'alimentation électrique pour 300 000 foyers. 182 pylônes ont été nécessaires.

Cette ligne nouvellement réalisée a deux objectifs : d'une part renforcer la capacité électrique pour faire face au développement économique du secteur (sic) et d'autre part pour sécuriser l'alimentation régionale. Cette nouvelle ligne permettra d'accueillir de nouvelles énergies renouvelables telles que les éoliennes qui se multiplient dans le rethelois et le vouzinois, obligeant une modification du tracé initial.

En 2002, le CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer de l'OMS) a classé les champs magnétiques ELF (50-60 Hz) émis par les lignes HT et THT comme cancérogène possible (catégorie 2B) soit un niveau identique à celui du plomb et de l'essence.

Selon l'étude "Vivre avec une ligne THT ?" du Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques, les animaux d'élevage exposés aux champs électromagnétiques de lignes à hautes tensions présentent des troubles du comportement : nervosité, agressivité, hésitation... qui se manifestent notamment par des traites inégales, des diminutions de poids, et un ralentissement de la croissance.

Sur le réseau de transport d’électricité, le gestionnaire RTE déclare un taux de pertes compris entre 2 % et 2,2 % depuis 2007. ERDF qui gère les lignes moyennes tensions déclare une perte de 6 %. Avec les pertes des transformateurs, et les autres pertes, ce serait officiellement environ 10 % de l’électricité produite qui serait perdue dans le transport.

A quand une production décentralisée ?

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 22:51
Les oies bernaches des bords de Meuse provoquent une polémique

Le maire de Monthermé souligne depuis plusieurs semaines les problèmes posés par les oies bernaches venues du Canada et installées sur les rives de la Meuse : beaucoup de déjections et même quelques agressions de la part des volatiles.

Un défenseur de la cause des oiseaux a passé deux jours à Monthermé, pour analyser le problème. «Il faut limiter les bernaches. Une commune ne peut pas vivre avec 85 spécimens». Mais l’argument des fientes est fallacieux. «Ce sont des herbivores. Leurs déjections sont composées de 90 % d’herbe. Ce sont un peu comme des tondeuses à gazon».

Plusieurs communes étaient prêtes à accueillir les oies de Monthermé, tout comme un refuge animalier du Calvados. Le problème est que les oies bernaches sont inscrites en France sur la liste des espèces nuisibles depuis 2010. Il est par conséquent interdit de les déplacer sur le territoire.

L'espèce étant aussi inscrite sur la liste des espèces dont la chasse est autorisée (et étant régulièrement chassée), la mairie de Monthermé a choisi une solution radicale : tuer les oiseaux devenues trop nombreuses et impossible à déplacer. Un choix autorisé par le préfet qui a signé un arrêté dans ce sens le 13 juillet, à condition que la mise à mort ait lieu de nuit.

Lors de la réunion tenue mardi 19 juillet, le maire avait annoncé la couleur à la dizaine de personnes venues défendre ces oies du bord de Meuse, trop nombreuses dans la commune. «Je ne fais pas cela de gaîté de coeur mais il faut trouver une solution».

Avant même la signature de l'arrêté préfectoral, plusieurs associations de défense des animaux se sont opposées au choix de la mise à mort.

Une grande partie des oies a été tuée dans la soirée du 26 juillet vers 23 heures, au niveau du barrage, là où elles se regroupaient la nuit. Trois personnes ont circulé sur la voie verte à bord d’un 4x4. Une fois arrêtées, elles ont attiré les oies puis tiré des coups de feu avec une arme dotée d’un silencieux. Une quinzaine d'oies bernaches seraient encore présentes à Monthermé, dont certaines touchées par les tirs. Certaines semblent ne plus pouvoir voler.

Choquée par la mise à mort des oies, l'une des associations a rendu publiques les coordonnées du maire de Monthermé qui se dit désormais harcelé par les lettres et les coups de téléphone. Il a porté plainte.

Pourquoi les terroristes bernaches sont-elles venues foutre la merde à Monthermé, au rique d'y laisser des plumes ? Le maire de Monthermé va-t-il déclarer la guerre au Canada ou remplacer ses tondeuses par des bernaches ?

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 17:41
Un projet de ferme à 1 035 veaux en Thiérache

Le projet est celui de l’exploitation Larzillière située à Clairfontaine qui prévoit d’arrêter la production laitière, la salle de traite étant devenue trop petite pour pouvoir traire dans de bonnes conditions l’effectif présent.

A côté de la production laitière, il existe une activité de veaux de boucherie de 400 places. Les éleveurs (les parents et un fils) souhaitent passer à 1 035 à terme ainsi que 90 bovins à l’engraissement. Le bâtiment vaches laitières doit être réaménagé pour le logement d’une troupe allaitante et sa suite (vaches allaitantes, génisses de renouvellement et bovins à l’engraissement). Une extension d’environ 600 places du bâtiment accueillant les veaux de boucherie est prévue.

Les effluents (lisier, fumier) vont être épandus sur plusieurs parcelles de l’exploitation et chez des prêteurs de terre. Cela concerne sept communes de l’Aisne (Châtillon-lès-Sons, Clairfontaine, La Flamengrie, La Neuville-Housset, Marle, Mondrepuis, Wimy) et deux communes du Nord (Fourmies et Wignehies).

Un débat entre élus municipaux, militants pour l’environnement et l’exploitant qui porte le projet a eu lieu à la mairie de Clairfontaine (nord de l’Aisne) mardi soir. Une enquête publique est en cours.

Le conseil municipal de Clairfontaine n’a pas émis d’avis défavorable. Deux membres de la Confédération paysanne et d’autres militants ont exprimé leur opposition.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:52
PEM (suite)

Dans le plan national de gestion des matières et déchets radioactifs 2013-2015, on trouve :

Les stockages historiques sur site recensés dans l’Inventaire national à fin 2013

Les puits d’expérimentations du PEM - polygone d’expérimentation de Moronvilliers (51) : Il existe une centaine de puits contenant les résidus des expérimentations qui ont été menées au Polygone d’Expérimentation de Moronvilliers. Ces puits ont été comblés et obturés. Dans le cadre du recensement des sites et sols pollués, le CEA a déclaré le site du PEM dans la base de données BAsOl en mai 1997. L’ensemble du site, y compris la centaine de puits, fait l’objet d’une surveillance environnementale renforcée dont les résultats sont régulièrement transmis par l’ASND (1) au Préfet. Enfin, la cartographie radiométrique du site réalisée par hélicoptère a permis de confirmer la maîtrise du référentiel radiologique de ce site.

Dans le 2ème bilan d’avancement des études menées concernant les stockages historiques des déchets radioactifs au CEA (2) daté du 19 décembre 2014, il est écrit :

  1. Le CENTRE de Bruyères-le-Châtel et PEM

(…) Il a existé sur le PEM plusieurs fosses (4) qui ont toutes été assainies et les déchets évacués vers les centres de stockages de l’Andra. Une campagne de magnétométrie a identifié une nouvelle fosse qui sera également assainie.

Ces fosses ne contiennent plus de déchets, elles ne relèvent plus d’un classement en stockage historique.

Il existe également une centaine de puits contenant les résidus des expérimentations qui y ont été conduites. Ces puits ont été comblés et obturés, ils relèvent d’un classement en stockage historique.

Dans le cadre du recensement des sites et sols pollués, le CEA DAM Ile de France a déclaré le site du PEM dans la base de données BASOL (3) (fiche N° 51.0021) en mai 1997. A ce titre l’ensemble du site, y compris la centaine de puits précédemment cités, fait l’objet d’une surveillance environnementale renforcée dont les résultats sont régulièrement transmis par le DSND (4) au Préfet. De plus, des campagnes d’assainissement et de remédiation des surfaces polluées sont prévues à court terme. Enfin, la couverture réalisée par HELINUC (5) permet de confirmer la maîtrise du référentiel radiologique.

BASOL a remis à jour sa fiche 21.0021 le 10 février 2016. Le seul élément marquant est que le CEA a constaté et signalé le 21/05/1997 la présence de traces de pollution radioactive dans l'enceinte du site, avec une mise en sécurité, un diagnostic approfondi et évaluation détaillée des risques le 14/10/1999 et des travaux de traitement le 31/12/1999. Plus de 2 ans pour réagir ! On peut aussi y lire : Rapports sur la dépollution du site : Aucun document n'a été transféré pour le moment.

 

  1. Autorité de Sûreté Nucléaire de Défense
  2. La version 1 date du 18 juillet 2012
  3. Base de données sur les sites et sols pollués ou potentiellement pollués appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif.
  4. délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la Défense
  5. Le système de cartographie γ héliportée Hélinuc® permet d'établir en quelques heures un diagnostic radiologique dans une zone de quelques dizaines à quelques centaines de km². Hélinuc® est capable d'identifier les radionucléides présents avec une sensibilité allant du niveau de la radioactivité naturelle à celui d'une situation accidentelle grave.
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:52
Retour sur le polygone d'expérimentation de Moronvilliers

Dans une enquête diffusée le 6 février 2016, France 3 Champagne-Ardenne dévoile que des fûts de déchets radioactifs sont stockés à Pontfaverger-Moronvilliers.

Moronvilliers est situé à une vingtaine de kilomètres de Reims. Il a donné son nom à un massif de sept plateaux constituant les Monts de Champagne. A la fin de la Première guerre mondiale, le terrain, truffé d’obus, n’avait pu être rétrocédé aux civils. La commune de Moronvilliers a été supprimée en 1950. Symboliquement, son nom a été accolé à celui de la commune voisine de Pontfaverger (située à environ 4 km au nord de l'ancien village) pour former Pontfaverger-Moronvilliers. C’est une zone militaire.

(...)

Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) cherche un terrain dans une zone militaire, aux environs de 150 km de Paris, avec un profil topographique accidenté, pour pouvoir effectuer des essais de détonique, qui ne peuvent pas se réaliser dans l'environnement urbain du centre de Vaujours, sans casser trop de carreaux dans les villages environnants et une densité d’habitants identique à celle du Sahel. Le lieu est trouvé. Ce sera 1/5ème du terrain militaire (soit 500 hectares sur 2 664) situé à Moronvilliers. Le terrain militaire dans son ensemble est une ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique). 1 511 ha sont en zone Natura 2000.

(...)

La fermeture du polygone d'expérimentation de Moronvilliers, programmée en 2009, est effective depuis fin 2013 et les activités ont été transférées à Valduc (Cote d’Or).

(...)

L'article complet et ses annexes en pièces jointes.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 16:05
Agro-industrie : les projets s’intensifient dans la région

Après la ferme des 15 000 porcs à Courdemages (51), le projet de la ferme des 7 500 porcs à Leffincourt (08), un poulailler industriel de 14 600 poulets à Géraudot (10), un projet identique à Piney (10), d’autres projets ont été déposés dans les préfectures de la région,

A Dampierre-sur-Moivre (51), l’EARL Valentin Schultess a déposé un dossier pour la construction de 2 bâtiments d’une superficie totale de 2 044 m2 pouvant accueillir 67 712 poulets (AEV*) pour une production annuelle de 642 000 poulets.

A Châtelraould-Saint-Louvent (51) (village voisin de Courdemanges), l'Earl des 3 Tilleuls a déposé une demande d’extension de ses activités et de celle de l’EARL des Petites Perthes. L’Earl des 3 Tilleuls possède un élevage de volailles (1 200 m2) de 30 000 AEV en poulets et 29 524 AEV en dindes sur le site «Devant Beaucamp», et sur le site «Les Petites Perthes» un élevage d’engraissage de taurillons (399 places) et un bâtiment dans lequel sont élevées des vaches allaitantes (10 vaches et la suite). La demande concerne la construction d’un nouveau bâtiment d’environ 1 800 m² utiles pour le logement des volailles avec un sas de 20 m² sur le site «Devant Beaucamp» et celle d’un nouveau bâtiment d’environ 1 840 m² utiles pour le logement des animaux comprenant une aire de contention et une infirmerie. Le but est de passer à 94 864 AEV en poulets, à 104 881 AEV en dindes et 800 bovins à l’engraissage. Soit 65 340 animaux-équivalents-volailles supplémentaires par rapport à la situation actuelle en poulets et 75 357 animaux-équivalents-volailles en dindes et 401 bovins à l’engraissage supplémentaires.

A noter que l’EARL des Petites Perthes possède aussi un élevage de volailles (1 300 m2) sur le site «Devant Beaucamp».

En 1983, le GAEC Oury à Coupetz exploite un atelier de production végétale de 200 ha, un élevage de 40 vaches allaitantes et un atelier d’engraissement de jeunes bovins de 50 places. En 1996, le GAEC Oury décide de construire un bâtiment permettant l’engraissement de 300 jeunes bovins. Ce projet permet de délocaliser l’atelier d’élevage à l’extérieur du village. En 2011, les membres du GAEC Oury décident de séparer les productions. La SARL Oury voit le jour et celle-ci se voit affectée la production animale tandis que le GAEC Oury conserve la production végétale. Le 21 Mai 2014, la SAS OURY est créée afin de porter et d’exploiter le projet d’implantation de l’atelier d’engraissement de taurillons à Faux-Vésigneul (51). Le projet de entraînera la construction de 4 bâtiments d’élevage de 494 places, de 4 silos de stockage (pulpes de betteraves, 14 000 tonnes), d’un stockage de matières sèches (4 mois de stockage), de 4 fumières couvertes et d’un bassin de récupération des eaux pluviales, d’un bassin de récupération des eaux d’extinction et de deux réserves pour la gestion du risque incendie. L’élevage accueillera environ 60 animaux toutes les semaines. Ces animaux seront âgés de 8 à 9 mois (350 kg) jusqu’à l’âge de 16 à 17 mois (720 kg vif). La production atteindra 3 136 animaux par an.

A Dampierre (10), l’ EARL Brouet a déposé un projet permettant de passer de 260 porcs reproducteurs à 388, de 1 008 porcelets en post-sevrage à 1 240 et de 2 056 porcs à l’engraissement et cochettes non saillies à 4 450. 3 nouveaux bâtiments seront construits (1 de 96 places en maternité et 60 places gestantes, 1 de 2 560 places pour l’engraissement, 1 de 20 places pour la mise en quarantaine) ainsi qu’une nouvelle fosse de stockage, d’une réserve incendie supplémentaire et le remplacement de la chaudière.

Alors que la filière viande, en particulier celle de la volaille, est en crise, les prix bas, bonjour la fuite en avant (produire plus pour gagner moins). Et merci pour l'environemment !

* AEV : animaux-équivalents-volailles (de 0,85 à 1 pour les poulets, de 2,20 à 3,5 pour les dindes). 100 AEV peuvent représenter de 100 à 118 poulets et de 29 à 45 dindes, suivant la taille

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 15:07
A propos des pesticides

Elles s’appellent Syngenta, Monsanto, Bayer ou Dow, vous ne les connaissez peut-être pas. Ce sont des multinationales de l’agrochimie qui fabriquent les pesticides utilisés dans l’agriculture. Leurs produits se retrouvent dans les aliments, dans l’eau du robinet et même dans l’air que l'on respire. Certains sont cancérigènes ou neurotoxiques, d’autres sont des perturbateurs endocriniens particulièrement dangereux pour les enfants.

En moyenne, ce sont près de 65 000 tonnes de pesticides purs qui sont épandues chaque année sur notre territoire. Aujourd’hui, l’Hexagone est le premier consommateur de produits phytosanitaires en Europe. Chaque année, près de 100 000 tonnes de pesticides classés dangereux ou potentiellement dangereux sont utilisés en France. Les départements de la Gironde, de l’Aube, de la Marne et de la Loire-Atlantique arrivent largement en tête de classement, avec des ventes de pesticides dangereux trois fois et demie supérieures à la moyenne de l'ensemble des départements français. L'objectif du ministre de l'Agriculture est de parvenir à faire baisser de 50% l'utilisation des pesticides d'ici à 2025. Optimiste.

La suite en pièce jointe avec la situation en Champagne Ardenne.

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 11:24
Non aux expulsions à Notre-Dame-des-Landes

Journée de mobilisations sur Nantes et ailleurs, le 9 janvier 2016

Le gouvernement trahit les accords obtenus par la lutte selon lesquels ni les travaux de l'aéroport ni les expulsions ne commenceraient avant l'épuisement des recours juridiques.

En effet, les habitants et paysans dits «historiques», qui étaient propriétaires ou locataires avant la déclaration d'utilité publique (DUP), ont été assignés en référé expulsion le 10 décembre. AGO-Vinci demandait l'expulsion immédiate des habitants, avec pour contrainte une astreinte financière de 200 à 1000 € par jour. Et mise sous séquestre des biens et cheptels.

Le moment était sans doute malvenu sur le plan politique : COP21 et élections régionales. Les deux avocats ont accepté la mise en suspens de la procédure, celui d'AGO-Vinci affirmant sa volonté de la relancer en janvier.

Après que les tentatives de vider la ZAD par les forces policières ont échoué en 2012, l’État essaie maintenant de le faire sous la pression financière sans même avoir à se risquer à venir sur le terrain.

Il n'est pas question de laisser l’État expulser une partie d'entre nous, ni même de laisser peser une telle menace sur l'ensemble des habitants de la zone. Notre perspective est l'abandon du projet, cependant notre force collective doit arracher immédiatement l'engagement de l’État à renoncer à toute procédure d'expulsion jusqu'à ce que tous les recours soient menés à leur fin.

Le 30 décembre, AGO-Vinci a relancé la procédure pour une audience contradictoire le mercredi 13 janvier.

Une AG le soir même a décidé d'avancer la mobilisation au samedi précédent.

Nous appelons donc à une forte mobilisation le 9 janvier sur le périphérique de Nantes, en convois de tracteurs, vélos, marcheurs, convergeant vers Cheviré, pour un grand banquet partagé au pied du pont, victuailles tirées des sacs.

Le tout dans une ambiance enthousiaste, conviviale et sereine, celle que nous avons su conserver pendant les huit jours de notre convoi «CAP sur la COP» malgré l'état d'urgence. L'action de cette journée autour de Nantes sera assumable par tous et toutes et gérée ensemble de bout en bout. Nous nous portons collectivement garants de son succès.

Nous ne laisserons jamais disparaître les terres de la zad et tous ceux qui la font vivre.

Nous appelons donc à nous rejoindre pour une mobilisation le 9 janvier 2016, que ce soit :

- à la tracto-vélo de Notre-Dame-des-Landes à 8h30, qui ira jusqu'au périphérique de Nantes

- si vous n'avez pas de vélo : à la manifestation piétonne (les deux se rejoindront)

et si vous êtes trop loin, à des manifestations, blocages, occupations et autres formes d'actions près de chez vous en solidarité contre les expulsions, (plutôt) le 9 ou le 16 janvier, selon possibilités locales appréciées par les comités de soutien... Rennes, Toulouse, d'autres villes... ont déjà annoncé des actions.

À l'appel des composantes de la lutte contre l'aéroport :

des membres de la Coordination (ACIPA, ADECA, Agissons Pour l’Avenir, ATTAC, CANVA, CéDpa, CELA, Confédération Paysanne 44, décroissanceS-MOC, GAB44, PG44, NPA, UD44 Solidaires, EELV, ENSEMBLE !, Nature-Avenir, Natur-Action, OBSLAB, Vertou Écologie Solidarité, Sèvre Propre 2015, Solidarités Écologie), le COPAIn, Naturalistes en lutte, des habitant-e-s de la ZAD, des comités de soutien...

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 18:48
Manifestation contre le projet d'installation d'éoliennes

Alors que la Champagne-Ardenne est la région française qui compte le plus de parcs éoliens, une centaine de personnes ont manifesté ce samedi à Langres contre l'énergie éolienne.

L'association Les Vues Imprenables organisait ce samedi une manifestation contre la trentaine de projets éoliens en cours ou prévus, représentant près de 200 éoliennes de 3 MGW, hautes de 182 m en bout de pale, dans un rayon de 40 km autour de la ville de Langres.

Le but de cette initiative était de rassembler des associations locales venues de Bourgogne Franche-Comté, d'Alsace Champagne-Ardenne Lorraine. Selon elles, les éoliennes sont coupables tout à la fois de détruire la santé, de défigurer les paysages, de faire disparaître les élevages, sans parler de nombreux autres inconvénients. Outre ses nuisances supposées, l'énergie éolienne est également qualifiée de trop intermittente.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 09:33

L’écopole d’Allemant près de Pinon, 40 hectares d’un centre dédié au traitement des ordures, a été ouvert en 1996. Suez, via une filiale Sita-Dectra, l’exploite théoriquement jusqu’au 30 juin 2015, après avoir bénéficié d’une rallonge en 2012, les 1,4 millions de tonnes (capacité maximale de stockage fixée en 1996) étant atteint. Le préfet donne alors son accord pour 300 000 tonnes supplémentaires. Au rythme de 100 000 tonnes déposées chaque année, les 40 hectares du site (dont 10 pour l’enfouissement) n’y suffiront pas.

À une large majorité (38 voix pour, 2 abstentions et 2 contre), le conseil général adopte en janvier 2014 un livre blanc sur la décharge d'Allemant. Le document reconnaît des dysfonctionnements, une absence de communication, des problèmes de gestion du site et émet vingt-six propositions, dont l'arrêt de l'enfouissement des déchets fermentescibles.

Le CoDERST, commission consultative départementale, a rendu début juin son avis majoritairement favorable à la prolongation de la décharge d’Allemant pour 15 mois, jusqu’au 30 septembre 2016.

Depuis des années, la population riveraine dénonce les nuisances de la décharge, notamment olfactives après des fuites de biogaz, et réclame ni plus ni moins sa fermeture. Outre le bruit et les odeurs, un surcroît de pathologie cancéreuse aux environs d’Allemant ces dernières années a été constaté par cinq médecins.

Une manifestation aura lieu aujourd’hui à partir de 17 h à Pinon.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 08:45

La ministre de l’Ecologie annonce qu’il n’y aura pas d’exploitation de gaz de schiste. Dans le même temps, une douzaine de permis de recherche sont dans les tuyaux du ministère.

Le site du ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie (Medde) s’est en effet enrichi depuis le 19 septembre d’une douzaine de consultations publiques concernant l’attribution imminente de nouveaux permis d’exploration situés dans l’Aisne, les Bouches-du-Rhône, Le Loiret, Les Landes, la Marne, la Meurthe-et-Moselle, le Vaucluse ou encore l’Yonne.

Les projets d’arrêtés ministériels sont prêts à être signés par les deux ministres en charge de l’énergie, Ségolène Royal et le Ministre de l’Economie Emmanuel Macron comme l’attestent des documents disponibles en ligne sur le site du Medde, et «ce bien qu’il n’y ait aucune ambiguïté sur le fait que les nouveaux permis proposés ont tous pour objectif des hydrocarbures non conventionnels».

Pour les permis de Gastins (Seine-et-Marne), de Dicy (Aisne), et de Montmort, Montmort et Saint-Martin d’Ablois (Aisne et Marne), 952 km2 au total, il est explicitement fait mention du gaz de schiste et de la fracturation hydraulique dans la notice d’impact mise à disposition du public en téléchargement et pour les autres permis, on trouve ces informations dans les documents envoyés aux actionnaires.

Les hydrocarbures ont mis des centaines de milliers d’années à se former, ils deviendraient «conventionnels» en quatre ans, juste parce qu’une loi interdisant la fracturation hydraulique, seule méthode permettant la récupération des hydrocarbures non conventionnels, a été votée au cours de l’été 2011 ? «L’attribution de ces permis est en totale contradiction avec les déclarations de la ministre».

L’histoire a montré que le plus difficile pour un pétrolier est d’obtenir un permis de recherche. Ensuite, il obtient généralement facilement le renouvellement de son permis (en tout trois fois la durée initiale de quatre ou cinq ans) et tout aussi facilement le droit subséquent d’exploiter.

Toutes ces raisons ont amené les collectifs "Non au pétrole et au gaz de schiste" à rédiger une lettre ouverte à Ségolène Royal, dans laquelle ils lui demandent «bien sûr de n’autoriser aucun nouveau permis de recherche mais aussi de refuser de prolonger ou de procéder à la mutation (terme légal pour signifier un transfert de titularité d’un permis de recherche d’hydrocarbure) des permis existants».

Pour consulter les projets

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/
 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 13:23

La commission de suivi de site (ancienne CLIS) s’est réunie mardi après-midi en mairie de Vendeuil pour examiner la façon dont ARF, le centre de traitement de déchets industriels, a fonctionné en 2013 et depuis le début de l’année.

L’industriel devrait commencer ses travaux d’agrandissement en fin d’année, un investissement de 5 millions d’euros. Mais des procédures sont en cours contre l’industriel pour les vices de procédures, comme le soulignait le nouveau maire de Vendeuil. «On va regarder s’il y a vraiment matière à poursuivre l’industriel. On va rester en communication avec les responsables du site, on va surveiller. Dès qu’il y aura des odeurs, on va les alerter. Il faut essayer de travailler dans l’intérêt de tout le monde».

Pour le sous-préfet, le site est sous contrôle. «Nous avons vérifié la bonne conformité du fonctionnement à l’autorisation donnée par le Préfet. Le but est de s’assurer que ARF ne porte pas préjudice aux populations alentours. L’activité de l’usine se poursuit sous contrôle de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Picardie), des services de l’Etat et donc du préfet qui est garant du bon fonctionnement de l’installation».

Mais en mars dernier, un dépassement de dioxine a été repéré. «Ils appelent ça un écart réglementé, donc c’est toléré. La norme est de plus ou moins 35%, donc elle n’est pas fiable. Mais le plus grave, c’est que l’on ne soit prévenu que deux mois plus tard». A ce sujet, l’industriel confiait qu’il était dans les régles. «Je n’ai qu’une seule consigne au niveau de mes salariés, une ligne blanche et il est interdit de la franchir. Toutes les installations et les automatismes sont faits dans ce sens. Si on vient à être pris en dehors de cette ligne blanche, c’est l’histoire de leur emploi derrière. Ils en sont conscients».

Une prochaine réunion de la commission de suivi du site aura lieu en octobre.

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