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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 19:32

C’est un entrepreneur en travaux publics. Pendant des années il a déposé des déchets dans une décharge qui n’avait rien de légal. L’espace, large comme deux terrains de football et profond de 25 mètres est situé sur le territoire de la commune de Versigny. Mais il appartient à Anguilcourt-le-Sart. C’est d’ailleurs  l’ancien maire de cette commune du Laférois qui l'a autorisé à déposer ses gravats ici, des «déchets inertes» selon la réglementation. «Ça faisait une quinzaine d’années», assure l’entrepreneur.

En 2004, un inspecteur des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) se rend à la décharge de Versigny pour un contrôle inopiné. C’est là que se situe le véritable début de la procédure. Et là aussi qu’étrangement, elle s’interrompt pendant sept ans.

En février 2011, deuxième contrôle à la décharge. L’expert de la Direction de l’environnement constate la poursuite de l’infraction. Il note qu’environ 1000 m3 de déchets ont été déposés sur cette plate-forme en amont de La Serre, en contravention avec la législation. Aucun arrêté préfectoral n’autorise l’ouverture d’une décharge à cet endroit.

Le Parquet diligente une enquête. En mars 2013, l’ICPE dresse un nouveau P.V d’infraction tandis que l’administration demande au ministère public de contraindre l'entrepreneur à consigner la somme de 10,35 millions d’euros pour «remise en état du site».

Toute la procédure a été annulée jeudi. Première raison : il aurait dû être prévenu 48 heures minimum avant les contrôles. Deuxième élément : depuis la mise en demeure de l’administration, en juillet 2011, rien n’atteste que l'entrepreneur ait déposé de nouveaux déchets.

Depuis, la décharge a été fermée. Une nouvelle, réglementaire, a été ouverte, dans une ancienne sablière.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 18:21

centre-de-Grisolles.jpg«Ce n’est pas une surprise», «On s’y attendait»... Il n’empêche que l’annonce laisse un goût amer aux riverains, militants écologiques et élus locaux.

La préfecture l’a annoncé mardi : le centre de déchets dit «L’Écocentre La Tuilerie» à Grisolles géré par le syndicat mixte Valor’Aisne a obtenu une autorisation définitive d’exploiter le site, en dépit de la contestation des associations, des habitants de la commune et de ceux des communes voisines.

Ils critiquent, depuis que l’activité a démarré, de fortes odeurs liées au traitement des déchets. Qui empoisonnent le quotidien et inquiètent quant à la toxicité des gaz émis. Des craintes formulées dans une enquête publique menée entre 2012 et début 2013. De même que des risques liés à l’environnement : pollution des nappes phréatiques, terrain non approprié... Si le problème des odeurs fait l’objet d’un dispositif de suivi particulier, les opposants disent ne pas avoir été écoutés sur les autres points.

«J’ai du mal à comprendre. Dans le précédent arrêté, l’exploitant ne devait pas émettre de nuisances olfactives. Qui fera respecter l’arrêté suivant ? On peut mettre toutes les contraintes que l’on veut, pour nous rien ne bouge».

«Il aurait été préférable d’attendre que tous les jugements soient rendus». C’est-à-dire attendre que le Conseil d’État ait statué sur la légalité du terrain. Il y a un an presque jour pour jour, la cour d’appel de Douai a annulé le permis de construire du site. Deux raisons à cela : l’avis avait été signé par une adjointe au maire qui agissait ainsi hors de ses compétences. Deuxième problème : l’étude d’impact était insuffisante. Le Conseil d’État devrait rendre sa décision dans quelques mois.

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 11:50

Allemant manif 20130117Samedi matin, sympathisants et adhérents de Vauxaillon Nature et Qualit’Aisne s’étaient donné rendez-vous devant la mairie d’Allemant pour «accueillir» le commissaire enquêteur, venu recueillir les demandes du public concernant le plan local d’urbanisme (PLU).

En mars 2012, au vu de l’opposition montante, les élus locaux avaient rejeté le «principe d’extension du centre de stockage de déchets au-delà du périmètre actuel de l’exploitation», selon la délibération prise le 14 mars. Mais en novembre 2012, le conseil municipal accède à la demande de la société pour le déclassement de zones boisées, tout en maintenant «les espaces boisés classés à l’est et au sud du site Sita Dectra sur une profondeur d’environ 30 mètres afin de maintenir une zone tampon tout autour du site d’exploitation». Puis annule sa délibération en mars. Car parmi les personnes ayant pris part au vote se trouvaient «la première adjointe salariée de la société Dectra et l’épouse de l’agriculteur dont la famille est propriétaire de la zone constituant la décharge». Qualit’Aisne a engagé une procédure devant le tribunal administratif d’Amiens le 28 janvier dernier pour «prise illégale d’intérêt». En attendant, les élus ont repris une délibération, cette fois sans les deux femmes «incriminées».

Et malgré le choix de maintenir une bande boisée de 30 mètres, les opposants au projet ne décolèrent pas, jugeant cette précaution insuffisante.

A l’origine, l’exploitation du site prévoyait 1,4 million de tonnes de déchets enfouis au 30 juin 2015, date de fermeture prévue de la décharge. Un seuil «atteint il y a deux ans». Le préfet a alors autorisé 300 000 tonnes supplémentaires.

Tous redoutent que l’exploitation du site d’enfouissement puisse se poursuivre encore quelques années. «Le conseil général a ouvert un livre blanc sur le bien-fondé de l’existence de la décharge après 2015».

Reste désormais à convaincre le commissaire enquêteur, qui a vu défiler samedi matin les opposants actuels au PLU. L’enquête publique se poursuit jusqu’au 9 juillet. Mais les mobilisés assuraient avoir déjà recueilli près de 500 coupons pétition en l’espace d’une matinée.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 18:50

Quarante-trois jours d'enquête étaient programmés à partir du 2 mars sur le projet d'usine de destruction des obus chimiques de la Première Guerre mondiale. Elle a finalement été prolongée de quelques jours. À l'issue du délai légal, 108 observations - la plupart sous forme de lettres - ont été enregistrées dont près de la moitié sur la commune de Dampierre, sur la zone «Z» du camp militaire de Mailly.

«Nous pouvons constater qu'il se dégage une petite minorité d'avis favorable au projet, et encore exprimée avec des réserves. Néanmoins, les avis défavorables marqués ne sont pas pléthore compte tenu des nombreuses observations formulées».

À l'issue de cette enquête, le commissaire enquêteur estime que le site ne peut être déplacé et que la méthode de destruction des obus est «fiable». Il rappelle combien ce projet «d'intérêt général répond à une mission de service public» pour la destruction d'un stock de 250 tonnes de munitions auquel vient s'ajouter chaque année près de 10 à 20 tonnes d'obus trouvés lors de chantiers.

Deux réserves sont toutefois apportées à l'avis favorable : la constitution d'un comité de suivi, et l'établissement d'un «point zéro» avec la conservation d'échantillons air, sol et eau.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 12:18

En principe, 3 fonctions sont dévolues à toute forêt française :

-  économique, devant assurer les besoins en bois.

-  écologique, permettant de préserver les équilibres biologiques.

-   sociale, qui doit satisfaire les aspirations du public.

Il y a encore une quinzaine d'années, ces 3 fonctions étaient plus ou moins équitablement respectées. Depuis, le passage de l'office national des forêts (ONF) en EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial) et la demande croissante en bois des pays asiatiques, notamment de la Chine, on a assisté à une hausse conséquente des prix du bois.

D'après certains exploitants forestiers, entre 70 et 80% des grumes exploitées dans la région Picardie partent à l'étranger. Seulement 70 000 m3 sur les 550 000 m3 coupés sont transformés localement. Les porte-conteneurs emportent les troncs vers la Chine, le Vietnam ou l'Inde où ils sont transformés avant de nous revenir parfois sous l'appellation "parquet français". La filière bois locale ne profite donc pas de cette production. Il y a une vingtaine d'années, les marchands chinois, bénéficiant d'un pactole financier illimité, ont acheté au prix fort toutes les grumes disponibles (environ 150 euros le m3).

Les exploitants français et européens, privés de matière première, ont mis la clé sous la porte les uns après les autres. Alors en situation de monopole, les asiatiques ont donc continué à acheter les bois, mais cette fois-ci à leur prix (environ 50 euros le m3). Au passage, on rachète les entreprises moribondes afin de mettre la main sur leurs concessions en France, en Europe et aussi en Afrique. On revend ensuite l'entreprise devenue inutile, mettant en même temps pas mal d'ouvriers au chômage. 

Le "rapport GAYMARD" (alors président du conseil d’administration de l'ONF) qui date de juillet 2010, est en vigueur aujourd'hui. Or, il s'avère que ce rapport a été élaboré à partir d'estimations erronées de l'Inventaire National Forestier (colloque interne des 7 et 8 Mars 2011, par le directeur général de l'ONF, Pascal Viné). Sur ces fausses données, la France a engagé une politique forestière fondée sur une augmentation irréaliste et dangereuse des volumes de bois coupés (+ 40% d'ici 2020). L'objectif est de répondre à des équilibres réfléchis uniquement en termes financiers  et, sous prétexte d'économie verte, à fournir de, nouveaux débouchés industriels au travers de projets pharaonique industriels et énergétiques (construction d'une gigantesque centrale à biomasse au cœur de la forêt du Tronçay). “En matière de bois, on a une structure commerciale d’un pays du tiers monde, on exporte des grumes et on importe des meubles ou des planches. Donc c’est vraiment très important de structurer cette filière aval. Il faut moderniser la filière, c’est pourquoi l’ONF peut entrer au capital d’un certain nombre d’entreprises pour les aider à croître

L'Office devant s'autofinancer, il était tentant d'intensifier les coupes afin de s'assurer des revenus substantiels. Il semble actuellement que les 3 fonctions (économique, écologique, sociale) sont hiérarchisées, la fonction économique ayant pris largement le pas sur les 2 autres. Par une exploitation intensive. Elle est passée de 40 000 m3 à 80 000 m3 par an pour la forêt de Saint-Gobain.

Au niveau de la forêt de Saint-Gobain, quelques chiffres sur la période septembre 2011 juin 2012, concernant les martelages (le préalable à la mise sur le marché des bois) :

- Eclaircies : 948 ha ; 32 000 m3

-  Coupes de régénération : 117 ha ; 19 300 m3

-  Ensemencement 60 ha

-  Coupes rases 23 ha

-   Coupes secondaires 24 ha

-  Coupes irrégulières 120 ha ; 7 500 m3

-  Ventes sur pied et ventes en bord de route 6 500 m3 exploités fin 2011 début 2012 dont chênes 1 500 m3, hêtres 1 000 m3,  frênes 400 m3, merisiers 30 m3, châtaigniers 200 m3, divers grumes 900 m3, et 2 500 m3 de houppiers et taillis.

Ce massif perd tout son charme et sa richesse biologique est dramatiquement amoindrie par la multiplication des coupes rases. Une coupe rase, c'est le solde instantané du capital bois. Malheureusement, elle provoque la destruction d'investissements productifs, en faisant table rase des ressources forestières par l'abattage, sans discernement, de tous les arbres en place, quelle que soit leur qualité, leur âge et provoquant le sacrifice d'innombrables arbres d'avenir.

La coupe rase entraîne des effets pervers qui pourraient mettre en péril ce massif. Brusquement mis à nu, le sol subit la pleine lumière du soleil. Sous l'action du rayonnement, l'humus forestier, essentiel pour la fertilité des sols, est menacé de destruction par l'oxydation, entraînant une perte importante en éléments minéraux. Les jeunes plants mis en place sur ces coupes rases se retrouvent rapidement en concurrence avec les herbacées, plantes parfois très envahissantes et qui étaient jusque là contenues par le manque de lumière du sous-bois. Pour limiter cet envahissement, le sylviculteur a recours au girobroyage, extrêmement dangereux pour les insectes, les oiseaux et pour certains petits mammifères. Si le recours au girobroyage ne suffit pas, on utilisera alors des herbicides ou des pesticides dont l'impact désastreux sur l'environnement n'est plus à prouver. Les coupes rases ont aussi un effet dévastateur sur les eaux de ruissellement. En effet, un peuplement boisé en place capte l'eau de pluie pour la restituer sous forme de vapeur d'eau au niveau du feuillage (évaporation ou évapotranspiration). Les coupes à blanc diminuent cette capacité et provoquent un accroissement des eaux de ruissellement, donc de l'érosion, perturbant de manière durable le rôle régulateur des eaux de forêts et occasionnant une dérégulation des cours d'eau.

La multiplication des chemins forestiers, outre le fait qu'ils permettent une pénétration non contrôlée au cœur même du massif, a des effets nocifs sur la forêt. Le drainage, le bétonnage des fossés ont un impact négatif sur le réseau hydrographique. Le fauchage des bords des chemins et des routes ou des parcelles plantées est en totale contradiction avec l'objectif de protection des équilibres biologiques de la forêt dont l'ONF devrait être le garant.

Les débardages se font à l'aide d'engins extrêmement lourds. Le passage répété de ces engins occasionne un tassement des sols forestiers superficiels. Ce tassement est fort préjudiciable à la fertilité de ces sols, ce qui remet en cause la finalité économique de la forêt.

La moindre randonnée se rapproche du parcours du combattant. Innombrables grumes au bord des chemins, sentiers encombrés de branches et défoncés par les ornières, bruits de tronçonneuses incessants, bennes de transports omniprésentes, tout cela n'incite pas à la promenade dominicale.

Seul un changement  radical  pourra éviter la catastrophe.

Une pétition "Sauvons nos forêt" afin de tenter d'influer sur les décisions au niveau national initiée par l’association Une Forêt et Des Hommes se Saint-Gobain est en ligne, pour :

- arrêter de tout passer en bois énergie,

- arrêter de gaspiller la matière,

- arrêter de surexploiter la forêt,

- arrêter de ne rien valoriser sur les ressources de qualité au plan local,

- arrêter de pratiquer des coupes rases de superficie inégalée depuis des décennies,

- arrêter de ne pas respecter les directives Natura 2000,

- arrêter de faire pression sur les agences locales pour réviser les plans d'aménagement à la hausse en terme de volumes produits,

- arrêter de faire pression sur les rédacteurs des " documents d'objectifs " Natura 2000 confiés à l'ONF, pour réviser à la baisse les objectifs de préservation de la biodiversité,

- arrêter de demander presque systématiquement des dérogations à la réglementation " espèces protégées ", afin de pouvoir exploiter dans des zones sensibles au niveau de la biodiversité,

- arrêter de réaliser d'importants investissements en voirie forestière sans aucune étude d'impact préalable,

- arrêter de raccourcir les âges d'exploitations (pas d'arbres de plus de 50 cm de diamètre),

- arrêter de raccourcir les rotations d'exploitation,

- arrêter de favoriser une mécanisation beaucoup plus large et même généralisée à l'ensemble des travaux réalisés en forêt, sans tenir compte de la fragilité des sols.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 11:05

pargny-sur-saulx-orflam-plastDans un an les travaux de dépollution sur la commune de Pargny-sur-Saulx (Marne) devraient être terminés à la fin du premier semestre. La troisième phase qui consiste en la démolition des bâtiments de l'entreprise va être engagée.

L'héritage du passé industriel de Pargny-sur-Saulx pèse lourd au centre du village où l'entreprise Orflam-Plast fabriquait des pierres à briquet entre 1932 et 1997. Pendant toutes ces années, du sel de Thorium (résidus de fabrication, 2 fois plus toxique que l'uranium) a été utilisé comme remblais.

En 1997 l'entreprise a été liquidée. C'est alors que la commune hérite d'un site pollué au Thorium, sans propriétaire et sans responsable. En 2008, l'équipe municipale veut trouver une solution à cette pollution historique. C'est l'Etat qui va devoir l'assumer alors que deux sites extérieurs à l'usine sont identifiés : l'étang de la gravière et la peupleraie.

A ce jour, il reste encore un an de travaux avec la reconstruction de deux ouvrages hydrauliques et la démolition des vieux bâtiments. Le coût global des travaux est estimé à 7 millions d'euros (hors taxe).

A Pargny-sur-Saulx, sur la période de 1968 à 1994, un taux de mortalité par cancer du poumon et de la vessie plus important de 40% a été constaté chez hommes. Mais les études épidémiologiques n'ont  pas permis de faire le lien avec la pollution au Thorium.

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 09:53

Le 26 juin 2010, les portes de l'usine PTPM à Aÿ se refermaient définitivement, mettant fin à la lutte des 130 salariés de l'équipementier automobile depuis 14 mois. Près de trois ans plus tard, certains d'entre eux, ainsi que des riverains, luttent toujours.

Et le tribunal de grande instance (TGI) de Reims vient de rendre, cette semaine, une décision qui risque d'allonger encore le feuilleton en se déclarant incompétent, renvoyant la demande de l'Association des citoyens contribuables responsables (ACCR) devant le tribunal administratif (TA). L'ACCR souhaitait la nomination d'un expert pour déterminer si les lieux demeurent pollués et qu'il préconise les travaux nécessaires pour y remédier, mesures qui seraient à la charge du groupe Trèves (qui avait racheté PTPM).

«J'attends les motivations de cette décision que je n'ai pas reçue avant de nous positionner sur un éventuel appel» a indiqué l'avocat hier. Sans quoi, il faudra déposer une requête devant le tribunal administratif.

Là même où se joue un autre volet de ce dossier, celui mené par la mairie de Aÿ qui a estimé que les mesures de dépollution, demandées au groupe Trèves par le préfet de la Marne dans un arrêté, s'avéraient insuffisantes.

Après la lutte sociale, le combat environnemental risque de durer encore plus longtemps !

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 11:01

VAG, entendez Vivre à Grisolles, ne baisse pas la garde. L'association se bat depuis des années contre l'implantation d'un centre d'enfouissement des déchets ménagers au hameau du Charme.

L'action concernant l'annulation de la vente du terrain, où est édifié l'éco-centre de la Tuilerie est encore en cours auprès du tribunal de grande instance de Soissons. «Nous devons déposer nos dernières conclusions avant le 13 juin prochain».

La seconde action contre le permis de construire (qui s'applique aux bâtiments) a évolué en février dernier. La cour d'appel de Douai ayant annulé le permis, les constructions sur le site sont devenues illégales. Soit Valor'Aisne - syndicat départemental de traitement des déchets - dépose une nouvelle demande de permis de construire, soit il fait appel. Le directeur de l'Eco-centre,a indiqué que Valor'Aisne avait choisi la deuxième option. La requête sera-t-elle acceptée ? Réponse en juin. Et là, VAG avisera.

Concernant l'autorisation d'exploiter, Valor'Aisne fonctionne toujours à ce jour avec une autorisation provisoire délivrée par le Préfet. Un nouveau dossier a été déposé en juin 2011 par Valor'Aisne. L'enquête publique a pris fin en janvier 2013. Vivre à Grisolles, Vie et Paysages et Picardie Nature en ont profité pour adresser leurs observations à la commission d'enquête. Le rapport n'est toujours pas rendu.

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 13:06

Eco-centre-des-Geisolles.jpgNouveau rebondissement dans le dossier de l'Eco-centre de la Tuilerie à Grisolles. La cour d'appel de Douai a annulé le permis de construire du centre d'enfouissement, accordé en juillet 2008 par le Préfet de l'Aisne à Valor'Aisne (syndicat départemental de traitement des déchets ménagers de l'Aisne). Le jugement est tombé le 14 février dernier.

«Le site du Charmes où est implanté l'Eco-centre n'est pas approprié». La cour, qui avait été saisie par l'association VAG et des particuliers en avril 2011, a pointé du doigt deux anomalies.

Premièrement, elle a relevé une irrégularité au niveau de l'avis du maire. Pour résumer, c'est une adjointe qui a signé l'avis du permis de construire pour une installation classée sans en avoir la compétence. La cour estime donc que «cet avis, pris par une autorité incompétente, est entaché d'irrégularité».

Deuxièmement, la cour estime que l'étude d'impact est insuffisante : «Elle n'indique pas le lieu d'implantation des quatre derniers projets examinés et ne décrit pas, même de manière succincte, les différents partis envisagés […] l'absence de toute précision a nui à l'information du public et a été de nature à exercer une influence sur la décision de l'autorité administrative qui n'a pas disposé de toutes les informations nécessaires pour apprécier le dossier». Bref, le choix du site de Grisolles n'a pas été assez justifié.

Résultat : tous les bâtiments construits sur le site de l'Eco-centre n'ont plus de raison d'être. Cerise sur le monticule de déchets : l'État a été condamné à verser la somme de 1 500 euros à VAG et aux particuliers.

Pour la direction du site, «Nous allons d'abord étudier les conséquences juridiques de cette annulation et nous aviserons. Pour le moment, le centre continue de fonctionner. On ne démonte pas un équipement public».

Valor'Aisne a, semble-t-il, deux possibilités : soit se pourvoir en cassation devant le Conseil d'Etat, soit redéposer un nouveau permis de construire.

Si les constructions persistent  (c'est une infraction pénale), VAG saisira-t-elle une nouvelle juridiction ?

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 12:19

En avril dernier la ville de Chauny avait été envahie par un panache de fumée émanant d'un site de recyclage de déchets verts de la zone industrielle sud qui avait pris feu. A l'époque l'entreprise Dow chemical avait dû suspendre son activité.

Aujourd'hui l'affaire rebondie car l'autorisation d'exploitation du site est suspendue par les services de l'Etat.

Dans l'arrêté pris il y a quelques semaines, le préfet annonce qu'étant donné que les recommandations en matière d'environnement n'ont pas été suivies, l'inspection des installations qui date de septembre avait relevé que le bassin de récupération des eaux pluviales n'avait pas été raccordé, que le pont à bascule n'était pas fonctionnel, que les traverses de chemin de fer n'étaient pas évacuées, que les résidus d'incendie n'ont pas été évacués du site, entre autres…

«Quatre personnes qui travaillaient là sont parties d'elles-mêmes voyant que ça ne fonctionnait plus. Aujourd'hui il en reste trois et si l'Etat ne veut pas que nous reprenions, la société mettra la clef sous la porte». Aujourd'hui, le site est donc à l'arrêt.

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 11:50

Allemant-manif-20130117.jpgDepuis quelques jours, le système de récupération des gaz du site Sita Dectra d'Allemant n'assure plus sa fonction. Un phénomène qui semble se produire de temps en temps et de manière plus fréquente en cas de gel. Les conséquences, la libération d'une quantité importante de biogaz rejeté dans l'atmosphère !

Jeudi matin, pour exprimer leur colère et réaffirmer leur demande de fermeture du site, les représentants des associations Qualit'Aisne, Vauxaillon Nature, du Comité de soutien à Notre-Dame-des Landes ont bravé le froid pour dénoncer cette situation. Herses en travers de la route d'accès à la déchetterie, obligeant les camions à faire demi-tour, banderoles déployées le long de la route pour interpeller les automobilistes.

«On est plus déterminé que jamais ! Du côté de la municipalité d'Allemant, les PLU s'enchaînent pour donner satisfaction aux responsables de Dectra (Plan Local d'Urbanisme). PLU 1, déclassant 35 hectares (refusé par la Chambre d'Agriculture), PLU 2 ramenant la surface à 17 hectares mais lui aussi révoqué par les élus sous la pression de la population hostile au projet. Et voilà qu'ils sortent de leur chapeau un PLU 3. La dernière en date, le conseil municipal a décidé en novembre dernier de déclasser les espaces boisés autour de la décharge permettant ainsi la poursuite de l'activité de stockage d'ordures pour les années à venir. Et à la société Dectra d'enfoncer le clou en tentant de nous endormir avec la création d'une commission, sollicitant notre collaboration. Nous ne sommes pas dupes, le comité est financé par… Dectra, le seul médecin présent est le conseil en santé de… Dectra et comme le disait Georges Clémenceau : Si vous voulez enterrer un problème, créez une commission»

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 11:58

AéroportLa grogne a pris forme en Seine-et-Marne il y a plus de six mois. Des associations et des collectifs se sont constitués aussi dans la région d'Esternay et, dans certaines communes, des élus ont décidé de hisser la bannière de la contestation en s'en prenant ouvertement à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) mais aussi à l'État à travers le ministère chargé des Transports.

À l'origine de cette vague de mécontentement, un arrêté pris en novembre 2011 visant à modifier les couloirs aériens desservant les aéroports parisiens.

À Romilly et Maizières-la-Grande-Paroisse, de nombreux riverains, réunis aujourd'hui dans un collectif, dénoncent eux aussi d'importants problèmes de nuisances aériennes. Ce sont, en effet, entre 300 et 400 avions qui transitent chaque jour au-dessus de la ville.

Ce collectif a décidé d'organiser une réunion publique ce samedi 19 janvier prochain, à 14 h 30, au foyer Ambroise-Croizat de Romilly, avec le concours du président de l'association Opposition aux nuisances aériennes en Seine-et-Marne et Aisne (Onasa).

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