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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 21:40

Le département perd chaque année 180 hectares de terres agricoles. Il n’y a pas, en apparence, péril en la demeure : les Ardennes en comptent toujours environ 295 000 (60 % de leur superficie).

Le phénomène de «l’artificialisation des terres agricoles» semble inexorable. En cause, l’urbanisation (lotissements et réalisation de zones d’activité). Car si, de 2000 à 2009, le recul démographique a été de 9 000 habitants, 922 nouveaux logements ont été construits.

«Sur les 113 communes dotées d’un plan d’occupation des sols ou plan local d’urbanisme fin 2012, 1 600 hectares étaient prévus en urbanisation à court terme pour l’habitat. Or, la consommation effective n’a été que de 730 ha, soit une planification qui est plus du double des besoins réels», note la Direction départementale des territoires (DDT).

Idem pour les zones d’activité : «82 sont recensées pour une superficie de 1 687 hectares : 71 % sont occupés, 18 % disponibles à la vente et 11 % non viabilisés ou non commercialisables».

Une Commission départementale de la consommation des espaces agricole a été mise en place et l’an passé une charte foncière entre collectivités, organismes consulaires et État a été signée. La Commission a, à ce jour, examiné 231 dossiers dont 45 projets de PLU. Les deux tiers ont reçu son agrément. Selon la DTT, 100 hectares de terres agricoles ont échappé ainsi au classement en «zone à urbaniser».

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:24

Carte-des-lignes-menacees.jpgSera-t-il bientôt impossible d’aller de Laon à Hirson par le train ? C’est en tout cas ce que laisse entendre la liste noire de la Fédération nationale des associations des usagers des transports (Fnaut) diffusée lundi.

Cette ligne axonaise figure selon elle parmi la vingtaine, au niveau national, à être menacée de disparition dans les dix prochaines années. «Nous sommes en alerte car il arrive que les liaisons se fassent par car au lieu du train, ce n’est jamais bon signe et nous estimons donc qu’elle est menacée. Il faut absolument maintenir cette ligne, elle est utile en particulier pour les jeunes. De plus, on sait pertinemment que lorsqu’une ligne est fermée, on arrive rarement à la faire rouvrir».

Selon la SNCF, quand les conseils régionaux ont pris les rênes des lignes TER dans les années 2000, celle reliant Laon à Hirson et longue de 57 kilomètres, a été l’une des premières à être rénovées en Picardie. Les voies ont été remises en état, de même que les quais et les abris, et cela dans chacune des onze gares desservies entre les deux villes. Celle de Marle draine chaque jour 150 voyageurs, 160 à Vervins et autant à Hirson. Une vingtaine de personnes montent à chaque arrêt dans les autres gares. Quelques années plus tard, du nouveau matériel roulant est entré en fonction. «Non seulement on ne peut en aucun cas dire que la ligne est vétuste mais en plus, on y mène en permanence des travaux».

Affaire à suivre.

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 11:16

L’annonce officielle de la fermeture du collège de Buzancy en juin prochain a fait l’effet d’une bombe.

«Comment Patrice Dutot, directeur académique des services de l’Education nationale (Dasen), a-t-il pu prendre cette décision de son propre chef ?, se demande le président des parents d’élèves. Ce choix n’est pas définitif. Il faut que le conseil d’administration du collège ait voté. Jusqu’à maintenant, rien n’est acté. On s’est battu pendant des années. Les gens doivent comprendre que si Buzancy ferme, le site de Grandpré suivra, comme un effet boule de neige».

Pour le maire de Bar-lès-Buzancy, qui tient une lettre du ministre Vincent Peillon pour se justifier, «On s’est fait rouler dans la farine. Les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Il devait avoir des groupes de travail. Au final, il n’y a eu aucune concertation. Le territoire est déjà excentré. Avec des services rares, personne ne viendra habiter ici. Si le collège est supprimé, ce sera la dégringolade».

Selon un commerçant, «On ressent déjà la baisse de la fréquentation. Les maisons sont à vendre et ne s’achètent pas. Les boulangeries ont disparu, les cafés et La Poste également».

Pour le seul médecin de Buzancy, «J’ai certes un devoir, j’ai certes des responsabilités, sauf qu’on nous pousse à partir. Là, je sens qu’il n’y a pas de soutien, les services meurent, les élus ne se mobilisent pas. Donc le moment venu, je tirerai les conséquences qui s’imposent».

Le collectif Sauvons les écoles 08 doit se réunir pour interpeller le ministère de l’Éducation nationale et le Dasen.

Tous s’en remettent à la réunion du conseil d’administration qui devra bientôt se tenir. Aucune date n’a été avancée. Il faudra que les vingt-trois  votants, parents, élèves, élus, représentants du conseil général, soient sur la même longueur d’onde, pour éventuellement pouvoir bloquer l’inspection académique.


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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 12:11

Si la Champagne-Ardenne perd des habitants sur 5 ans, la Picardie, elle, présente un solde positif de population entre 2006 et 2011. Ils étaient ainsi 1 918 155 Picards en 2011 contre 1 894 355 en 2006 soit une évolution annuelle de 0,25 %.

L’Aisne progresse sur 5 ans de 0,16 % en moyenne par an pour passer de 537 061 habitants en 2006 à 541 302 en 2011.

On remarquera que si Laon perd régulièrement des habitants (25 745 au dernier recensement), une ville comme Soissons reste stable (28 551 habitants en 2011 contre 28 442 cinq ans avant). Avec 14 413 habitants, Château-Thierry reste relativement stable également tandis que Saint-Quentin progresse un petit peu d’une année sur l’autre pour atteindre 56 278 habitants en 2011 contre 55 978 en 2010.

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 11:15

L’Insee vient de publier les populations légales des 36 664 communes françaises, des cantons, arrondissements, départements et régions. Des chiffres établis au 1er janvier 2011, après recensement. Ces données prennent effet ce 1er janvier 2014 et serviront notamment de base pour l’organisation des prochaines élections municipales. La comparaison est faite avec le recensement de 2006. 

Avec 1 336 053 habitants en Champagne-Ardenne au 1er janvier 2011, la région accueille 2 797 habitants de moins qu’en 2006, soit une baisse de 0,04 % en moyenne par an. A noter tout de même une petite embellie sur un an, la Champagne-Ardenne ayant gagné 130 habitants entre les chiffres 2010 et 2011.

La population des Ardennes s’établit à 283 110 habitants au 1er janvier 2011. En cinq ans, la population ardennaise recule au total de 2 543 personnes, soit à un rythme moyen annuel de - 0,2 %. Le solde naturel contribue favorablement à l’évolution de la population (+ 0,2 % par an en moyenne), sans pouvoir compenser les pertes de population dues aux départs plus nombreux que les arrivées (- 0,4 %).

La population de l'Aube s'établit à 303 997 habitants. En cinq ans, elle augmente de 4 293 personnes.

La population de la Marne est quasiment stable depuis 2006, passant de 565 841 habitants à 566 571 en 2011, soit une augmentation de 730 personnes. Cette stabilité fait suite à un ralentissement de la croissance démographique observé depuis les années 80. Sur la période récente, la contribution positive du mouvement naturel (+ 0,4 % par an), compense le déficit migratoire (- 0,4 % par an). Elle enregistre une forte hausse sur un an (+ 1 264 habitants).

La population de la Haute-Marne s'établit à 182 375 habitants. En cinq ans, c'est un des départements français qui perd le plus d'habitants, avec une baisse de 5 277 personnes.

Le détail par ville montre que depuis 5 ans toutes les grosses communes ont perdu des habitants et cela même dans les départements en progression. Un «exode» qui se fait souvent au profit de communes proches de ces agglos mais moins chères d’un point de vue du logement. On remarquera tout de même que pour la première fois depuis 2006, la ville de Reims a enregistré entre 2010 et 2011 une progression de sa population : 760 habitants de plus qui ne compensent tout de même pas la forte érosion des dernières années puisque l’on est passé de 183 837 habitants en 2006 (population municipale) à 180 752 en 2011. Charleville-Mézières passe en dessous de la barre des 50 000 hbitants (49 433). Chaumont et Saint-Dizier perdent respectivement 1 652 et 2 147 habitants.

L'Aube semble le département le plus attractif de la région, en attirant surtout des habitants venant de l'Ile de France proche. Les Ardennes et la Haute-Marne souffrent du déclin de  l'industrie traditionnelle, en particulier la métallurgie.

 

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 09:38

Hier, une délégation composée d’élus aubois et haut-marnais a été reçue par le ministre des Transports.

Celui-ci évoque ce qu’il nomme «l’enclenchement de la procédure de l’électrification». Dès le mois de janvier, la déclaration d’utilité publique sera notifiée. Mais cela ne permettra pas d’inaugurer l’électrification en 2017.

Le ministre entend en tout cas «confirmer les engagements de l’État». Mais justement, quid du financement côté État ? Le ministre rappelle à cet égard l’importance que devait prendre l’écotaxe dans le financement des grands projets ferroviaires. Et de rappeler les recommandations du Premier ministre et du ministre des Finances : «travailler en 2014 à périmètre financier constant».

Echéance : prochain contrat de plan État-Région 2014-2020 ?

Quant au rétablissement des deux allers-retours supprimés au printemps dernier, pas de réponse. Le ministre estime que Guillaume Pépy «devrait être plus précis dans ses explications. La SNCF dit qu’il existe des raisons techniques liées aux travaux et à l’obsolescence du matériel. Et la SNCF me dit qu’au-delà de treize allers-retours, on ne sait pas faire. Je ne peux dire plus».

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 11:24

En 2015, lanciens-cantons-des-Ardennes.pnges conseils généraux vont disparaître pour s'appeler conseils départementaux. Il y aura 2 conseillers par cantons, obligatoirement un homme et une femme. Mais cela implique une diminution des cantons...  Ainsi, dans les Ardennes, le nombre de cantons va passer de 37 à 19, mais le nomnbre de conseillers de 37 à 38.

Jusqu'à aujourd'hui, le nombre moyen de communes par canton dans les Ardennes était de 13, il va passer à 25. Normal puisque le nombre de cantons est divisé par 2.

Mais il y avait de très fortes disparités au niveau des populations de ces cantons : ainsi le canton le moins peuplé comptait 1 232 habitants (Tourteron) et le canton le plus peuplé 19  311 habitants (Mézières Est) pour une moyenne par canton de 7 832 habitants. Dans la nouvelle découpe, le canton le moins peuplé aura 12nouveaux-cantons-et-EPCI-Ardennes.png 223 habitants (Attigny) et le plus peuplé 17 004 habitants (Charleville-Mézières 4) pour une moyenne de 14 908 habitants. Ce qui apparaît plus juste.

Jusqu'à aujourd'hui, un canton regroupait de 2 à 26 communes (ou partie de commune), demain cela va varier de 2 à 78.

Charleville-Mézières et Sedan vont représenter, en gardant le même nombre de cantons (4 et 3) vont représenter 36,84 % des cantons et 37,51 % de la population  contre 18,32 % et 35,47 % auparavant.

Il s'agit d'un rééquilibre entre villes et campagnes.

Les chefs-lieux de canton vont désormais être celui du boug le plus peuplé.

Ce redécoupage ne fait pas que des heureux : les principaux responsables (le président du conseil général en tête) étaient des élus de cantons qui n'existeront plus... Un président de conseil général qui a laissé exploser sa colère : «C’est une carte partisane, politicienne et ruralicide, qui va créer des conseillers généraux, pardon départementaux, complètement hors-sol. Comme d’autres conseils généraux, dont trcharlevillecarte.JPGois de gauche, nous allons déposer un recours contre le Conseil d’État. Contrairement à la carte intercommunale, il n’y a eu aucune concertation, aucun débat, aucun vote. Tout a été écrit à Paris, d’où ces incohérences. Ce n’est pas dans l’intérêt des Ardennais d’avoir un territoire découpé au gré d’aléas partisans et de tripatouillages électoraux.»

A peine cette redécoupe cantonale connue, le directeur académique des services de l’éducation nationale (Dasen) des Ardennes en profite pour annoncer la fermeture du collège de Buzancy à la rentrée prochaine et les 80 élèves iront à Grandpré. «Ce qui nous fait très peur, c’est que Grandpré suive une tendance identique». Car ni Buzancy, ni Grndpré ne seront chef-lieu de canton...


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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 19:35

En visite en Haute-Marne et dans L'Aube, le président de la SNCF était très attendu.

Il promet un plan d’urgence de 8 millions d’euros d’ici l’année prochaine pour rénover la ligne 4. Cette somme représente dix nouvelles rames, à savoir 1/3 du parc déjà existant. De quoi normalement résorber les multiples dysfonctionnements qui sont à déplorer sur la ligne Paris-Troyes.

Les élus et les usagers restent déçus concernant les problèmes d’électrification et de suppression de dessertes. Le président de la SNCF s'est déclaré dépendant des engagements de l’Etat.

D’importants travaux sont ausis annoncés sur les infrastructures pour un montant de 25 millions d’euros répartis sur 2014 et 2015: remplacement de traverses et de rails entre Langres et Belfort, remplacement de tabliers métalliques à Vallant-Saint-Georges et Montiéramey, renouvellement de la voie et du ballast du côté de Belfort.

Autre proposition  : un contrat qualité lié au respect de la régularité sera mis en place avec les voyageurs quotidiens.

En fin de matinée, accompagné d'une délégation d'élus locaux, il s'est rendu à Chalindrey. Il a rencontré et signé une convention avec  l'entreprise Géo Waste. Cette société va s'occuper du démantèlement des wagons SNCF arrivés en fin de vie. Le futur centre de démantèlement, unique en son genre, devrait être opérationnel dans un peu plus d'un  mois. Après 3 ans de travaux et 8,5 millions d'euros d'investissement, cette activité permet la création de 50 emplois.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 09:45

D’année en année, le budget de l’A304 augmente. Le président du conseil général évoque une facture de 450 millions d’euros. L’État parle de 430. Pour mémoire, le coût initial, le 5 juillet 2007, était de 330 millions.

La facture sétablit ainsi : 55 % pour l’État (263,5 millions), 28,33 % pour la Région (121,8 millions) et 16,67 % pour le Département (71,68 millions). Et la, on arrive à 457 millons, soit plus que les 2 estimations.

A cela, il faudrait ajouter pour le département les 20 millions qu'il versera pour construire le barreau de raccordement de Charleville, les 22 millions versés par sa collectivité pour le tronçon Rocroi – Gué-d’Hossus, et les 3,5 que devrait lui coûter la portion entre Gué-d’Hossus et la Belgique. Ce qui ferait passer la part du département à plus de 117 millions...

Pour le président du conseil général, "Dix millions d’investissements publics, c’est du travail pour 250 personnes pendant un an". Ses services ont recensé 100 personnes œuvrant sur le chantier en 2011, 340 en 2013. Les travaux mobilisent 52 sous-traitants, dont dix entreprises de la région.

L’A304 va coûter plus cher, mais il va aussi falloir s’armer de patience. Le chantier ne sera pas fini en 2016, mais «en théorie» en 2017.

Un glissement de terrain a été observé récemment dans un hameau de Remilly-lès-Pothées, sur des terres fragiles et instables, que les techniciens ont décidé de laisser reposer plusieurs mois. Des obus allemands de 1914, non explosés, ont bloqué le chantier dans le secteur d’Haudrecy. Après étude, les démineurs de Châlons ont décidé non pas de les faire exploser, mais de les enterrer profondément. La découverte, près de Charleville-Mézières, d’une tombe à char pleine de promesses, fera l’objet d’une fouille en avril.

Une facture qui risque encore d'augmenter... «Quand on lance des travaux de cette importance, on se fie d’abord à des ordres de grandeur, comme le prix au kilomètre, mais cela reste une estimation sommaire. Il a fallu ensuite tenir compte de l’évolution des réglementations environnementales, de la loi sur l’eau, de l’augmentation du prix des matières premières, etc. On s’est aperçu aussi que le tracé emprunte des sols de mauvaise qualité, des zones très humides, voire marécageuses». Qui a fait les analyses de sol dans les ètudes ?

Une étude de l'ADEME estime que le trafic automobile va diminuer de 20% dans les années à venir, entre autre à cause de l'augmentation du prix des carburants. N'aurait-il pas été plus jidicieux de mettre cet argent dans la réfection de la ligne ferroviaire entre Charleville et Givet qui drain environ 800 000 voyageurs par an ?

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 10:32

Un appel d’offres avait été lancé par Cités-en-Champagne afin de sélectionner un opérateur compétent dans l’organisation du transport de fret et dans la traction ferroviaire de proximité.

Un potentiel de report modal de 84 000 équivalents wagons a été identifié (vrac, palettes, conteneurs...) auprès de 400 chargeurs, comme on les appelle (industries, coopératives...) des quatre départements.

Pour que le ferroviaire contribue au développement économique de la région, la communauté d’agglomération s’est alliée à la CCI de Champagne-Ardenne, aux conseils régional et général, à certaines communautés de communes et à RFF (Réseau ferré de France) au sein d’un accord cadre.

Déjà opérateur en Languedoc-Roussillon et en Lorraine, RégioRail a raflé la mise.  RégioRail, filiale du logisticien belge Eurorail international, et de la société américaine «Rail Development corporation» spécialisée dans le «short line», est associée à plusieurs entreprises champardennaises  : Véolog, filiale du groupe de transport et de logistique Labatut installé à Vatry et Recy  ; aux transports Clément Fabrice de Juniville (Ardennes) et à Barré logistique services de Reims.

RégioRail s’implantera dans un premier temps au centre Jacquesson à Chalons et devrait débuter son activité au premier trimestre 2014.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 10:10

Ce qui est extraordinaire avec le dossier d’électrification de la ligne 4 Paris-Troyes, c’est que chaque jour apporte son lot d’inquiétude.

«On nous annonce de nouveaux matériels pour 2016 avec l’arrivée des trains Regiolis. C’est une bonne nouvelle. Le problème, c’est que les crédits sont insuffisants ». L’enveloppe permettrait tout juste d’acheter dix rames Regiolis. «Et avec dix rames, on peut juste assurer cinq ou six allers-retours dont deux jusqu’à Belfort !». Cinq ou six, alors que le service actuel propose 13 allers-retours dans la mesure où il a déjà été amputé de deux allers-retours au printemps dernier.
Hier, lors de la réunion du Comité national de suivi des trains d’équilibre du territoire, il y a eu confirmation que l’État reste sur 13 allers-retours et non plus quinze.

Plus grave, la ministre déléguée chargée de la décentralisation, répond que les crédits prévus par l’État permettent «d’assurer le maintien d’un service substantiel à hauteur de neuf allers-retours entre Paris et Troyes, dont deux prolongés jusqu’à Mulhouse ». Quel matériel pour le reste du service, sinon les Bombardier déjà vieillissants et peu confortables ?

Seule bonne nouvelle dans tout cela, le rétablissement du terminus à Mulhouse pour deux allers-retours.

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 11:33

Les secteurs du Vouzinois, de la Thiérache et du Porcien étaient jusqu'à présent les plus menacés par la fermeture de collèges, ainsi que les collèges Lafontaine et Rouget de Lisle, à Charleville, jugés trop proches l'un de l'autre.

«Nous sommes la seule région de France à perdre des habitants. De nouvelles fermetures de collèges ne feraient qu'accentuer cette fuite en avant. Il est indispensable de maintenir un service public de l'éducation dans ces zones rurales mais aussi urbaines, zones qui connaissent des difficultés sociales croissantes. Le contexte local et national n'était pas propice à une telle réforme. Les Ardennais sont exaspérés des fermetures d'entreprises, de la détresse sociale, du dépeuplement de certaines communes, un mécontentement profond est en train de se généraliser», déclarait jeudi le maire de Neufmanil et vice-président du Département.

La réunion extraordinaire du conseil départemental de l'éducation nationale (CDEN) de jeudi allait-elle remettre le feu aux poudres ? Car un seul point était à l'ordre du jour : l'évolution de la carte des collèges.

La surprise est venu du directeur académique des services de l'Education nationale (Dasen, ex-inspecteur d'Académie), qui a pris soin de ne pas rouvrir les plaies du printemps dernier. «Une réflexion est nécessaire, dans un climat apaisé. Il faut établir un diagnostic en prenant en compte les données démographiques mais aussi la spécificité du territoire des Ardennes, en matière de transport par exemple. Il n'est pas prévu, dans un premier temps, de complètement bouleverser le schéma du département. Les premières mesures ne seront pas prises avant la rentrée 2016».

Trois années d'analyses poussées seront nécessaires, trois années au cours desquelles aucune suppression d'établissement ne sera annoncée.  L'académie compte faire appel à l'expertise d'un laboratoire de recherche de l'université de Reims afin d'élaborer un calendrier pertinent.

De quoi écarter cette épineuse question des prochaines échéances électorales.

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