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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 17:41
Un projet de ferme à 1 035 veaux en Thiérache

Le projet est celui de l’exploitation Larzillière située à Clairfontaine qui prévoit d’arrêter la production laitière, la salle de traite étant devenue trop petite pour pouvoir traire dans de bonnes conditions l’effectif présent.

A côté de la production laitière, il existe une activité de veaux de boucherie de 400 places. Les éleveurs (les parents et un fils) souhaitent passer à 1 035 à terme ainsi que 90 bovins à l’engraissement. Le bâtiment vaches laitières doit être réaménagé pour le logement d’une troupe allaitante et sa suite (vaches allaitantes, génisses de renouvellement et bovins à l’engraissement). Une extension d’environ 600 places du bâtiment accueillant les veaux de boucherie est prévue.

Les effluents (lisier, fumier) vont être épandus sur plusieurs parcelles de l’exploitation et chez des prêteurs de terre. Cela concerne sept communes de l’Aisne (Châtillon-lès-Sons, Clairfontaine, La Flamengrie, La Neuville-Housset, Marle, Mondrepuis, Wimy) et deux communes du Nord (Fourmies et Wignehies).

Un débat entre élus municipaux, militants pour l’environnement et l’exploitant qui porte le projet a eu lieu à la mairie de Clairfontaine (nord de l’Aisne) mardi soir. Une enquête publique est en cours.

Le conseil municipal de Clairfontaine n’a pas émis d’avis défavorable. Deux membres de la Confédération paysanne et d’autres militants ont exprimé leur opposition.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 16:05
Agro-industrie : les projets s’intensifient dans la région

Après la ferme des 15 000 porcs à Courdemages (51), le projet de la ferme des 7 500 porcs à Leffincourt (08), un poulailler industriel de 14 600 poulets à Géraudot (10), un projet identique à Piney (10), d’autres projets ont été déposés dans les préfectures de la région,

A Dampierre-sur-Moivre (51), l’EARL Valentin Schultess a déposé un dossier pour la construction de 2 bâtiments d’une superficie totale de 2 044 m2 pouvant accueillir 67 712 poulets (AEV*) pour une production annuelle de 642 000 poulets.

A Châtelraould-Saint-Louvent (51) (village voisin de Courdemanges), l'Earl des 3 Tilleuls a déposé une demande d’extension de ses activités et de celle de l’EARL des Petites Perthes. L’Earl des 3 Tilleuls possède un élevage de volailles (1 200 m2) de 30 000 AEV en poulets et 29 524 AEV en dindes sur le site «Devant Beaucamp», et sur le site «Les Petites Perthes» un élevage d’engraissage de taurillons (399 places) et un bâtiment dans lequel sont élevées des vaches allaitantes (10 vaches et la suite). La demande concerne la construction d’un nouveau bâtiment d’environ 1 800 m² utiles pour le logement des volailles avec un sas de 20 m² sur le site «Devant Beaucamp» et celle d’un nouveau bâtiment d’environ 1 840 m² utiles pour le logement des animaux comprenant une aire de contention et une infirmerie. Le but est de passer à 94 864 AEV en poulets, à 104 881 AEV en dindes et 800 bovins à l’engraissage. Soit 65 340 animaux-équivalents-volailles supplémentaires par rapport à la situation actuelle en poulets et 75 357 animaux-équivalents-volailles en dindes et 401 bovins à l’engraissage supplémentaires.

A noter que l’EARL des Petites Perthes possède aussi un élevage de volailles (1 300 m2) sur le site «Devant Beaucamp».

En 1983, le GAEC Oury à Coupetz exploite un atelier de production végétale de 200 ha, un élevage de 40 vaches allaitantes et un atelier d’engraissement de jeunes bovins de 50 places. En 1996, le GAEC Oury décide de construire un bâtiment permettant l’engraissement de 300 jeunes bovins. Ce projet permet de délocaliser l’atelier d’élevage à l’extérieur du village. En 2011, les membres du GAEC Oury décident de séparer les productions. La SARL Oury voit le jour et celle-ci se voit affectée la production animale tandis que le GAEC Oury conserve la production végétale. Le 21 Mai 2014, la SAS OURY est créée afin de porter et d’exploiter le projet d’implantation de l’atelier d’engraissement de taurillons à Faux-Vésigneul (51). Le projet de entraînera la construction de 4 bâtiments d’élevage de 494 places, de 4 silos de stockage (pulpes de betteraves, 14 000 tonnes), d’un stockage de matières sèches (4 mois de stockage), de 4 fumières couvertes et d’un bassin de récupération des eaux pluviales, d’un bassin de récupération des eaux d’extinction et de deux réserves pour la gestion du risque incendie. L’élevage accueillera environ 60 animaux toutes les semaines. Ces animaux seront âgés de 8 à 9 mois (350 kg) jusqu’à l’âge de 16 à 17 mois (720 kg vif). La production atteindra 3 136 animaux par an.

A Dampierre (10), l’ EARL Brouet a déposé un projet permettant de passer de 260 porcs reproducteurs à 388, de 1 008 porcelets en post-sevrage à 1 240 et de 2 056 porcs à l’engraissement et cochettes non saillies à 4 450. 3 nouveaux bâtiments seront construits (1 de 96 places en maternité et 60 places gestantes, 1 de 2 560 places pour l’engraissement, 1 de 20 places pour la mise en quarantaine) ainsi qu’une nouvelle fosse de stockage, d’une réserve incendie supplémentaire et le remplacement de la chaudière.

Alors que la filière viande, en particulier celle de la volaille, est en crise, les prix bas, bonjour la fuite en avant (produire plus pour gagner moins). Et merci pour l'environemment !

* AEV : animaux-équivalents-volailles (de 0,85 à 1 pour les poulets, de 2,20 à 3,5 pour les dindes). 100 AEV peuvent représenter de 100 à 118 poulets et de 29 à 45 dindes, suivant la taille

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 15:07
A propos des pesticides

Elles s’appellent Syngenta, Monsanto, Bayer ou Dow, vous ne les connaissez peut-être pas. Ce sont des multinationales de l’agrochimie qui fabriquent les pesticides utilisés dans l’agriculture. Leurs produits se retrouvent dans les aliments, dans l’eau du robinet et même dans l’air que l'on respire. Certains sont cancérigènes ou neurotoxiques, d’autres sont des perturbateurs endocriniens particulièrement dangereux pour les enfants.

En moyenne, ce sont près de 65 000 tonnes de pesticides purs qui sont épandues chaque année sur notre territoire. Aujourd’hui, l’Hexagone est le premier consommateur de produits phytosanitaires en Europe. Chaque année, près de 100 000 tonnes de pesticides classés dangereux ou potentiellement dangereux sont utilisés en France. Les départements de la Gironde, de l’Aube, de la Marne et de la Loire-Atlantique arrivent largement en tête de classement, avec des ventes de pesticides dangereux trois fois et demie supérieures à la moyenne de l'ensemble des départements français. L'objectif du ministre de l'Agriculture est de parvenir à faire baisser de 50% l'utilisation des pesticides d'ici à 2025. Optimiste.

La suite en pièce jointe avec la situation en Champagne Ardenne.

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 20:45
Manifestation à Mazagran contre des projets incohérents

Une centaine de personnes s'est donné rendez-vous à Mazagran afin de manifester leur mécontentement contre des projets locaux comme celui de la porcherie aux 7.000 porcs de Leffincourt mais aussi contre la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Ces agriculteurs entendent vouloir sauver l’agriculture paysanne en dénonçant des projets qu’ils estiment incohérents. L'endroit de cette manifestation n'a pas été choisi au hasard. C'est un passage obligé entre les départements de la Marne, la Meuse et les Ardennes.

Des membres de la Confédération paysanne et des associations de défense de la nature se sont donc retrouvés pour un pique-nique géant ce dimanche. Tous ces acteurs défendent également une autre idée de l'agriculture comme la défense des producteurs locaux.

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 11:24
Non aux expulsions à Notre-Dame-des-Landes

Journée de mobilisations sur Nantes et ailleurs, le 9 janvier 2016

Le gouvernement trahit les accords obtenus par la lutte selon lesquels ni les travaux de l'aéroport ni les expulsions ne commenceraient avant l'épuisement des recours juridiques.

En effet, les habitants et paysans dits «historiques», qui étaient propriétaires ou locataires avant la déclaration d'utilité publique (DUP), ont été assignés en référé expulsion le 10 décembre. AGO-Vinci demandait l'expulsion immédiate des habitants, avec pour contrainte une astreinte financière de 200 à 1000 € par jour. Et mise sous séquestre des biens et cheptels.

Le moment était sans doute malvenu sur le plan politique : COP21 et élections régionales. Les deux avocats ont accepté la mise en suspens de la procédure, celui d'AGO-Vinci affirmant sa volonté de la relancer en janvier.

Après que les tentatives de vider la ZAD par les forces policières ont échoué en 2012, l’État essaie maintenant de le faire sous la pression financière sans même avoir à se risquer à venir sur le terrain.

Il n'est pas question de laisser l’État expulser une partie d'entre nous, ni même de laisser peser une telle menace sur l'ensemble des habitants de la zone. Notre perspective est l'abandon du projet, cependant notre force collective doit arracher immédiatement l'engagement de l’État à renoncer à toute procédure d'expulsion jusqu'à ce que tous les recours soient menés à leur fin.

Le 30 décembre, AGO-Vinci a relancé la procédure pour une audience contradictoire le mercredi 13 janvier.

Une AG le soir même a décidé d'avancer la mobilisation au samedi précédent.

Nous appelons donc à une forte mobilisation le 9 janvier sur le périphérique de Nantes, en convois de tracteurs, vélos, marcheurs, convergeant vers Cheviré, pour un grand banquet partagé au pied du pont, victuailles tirées des sacs.

Le tout dans une ambiance enthousiaste, conviviale et sereine, celle que nous avons su conserver pendant les huit jours de notre convoi «CAP sur la COP» malgré l'état d'urgence. L'action de cette journée autour de Nantes sera assumable par tous et toutes et gérée ensemble de bout en bout. Nous nous portons collectivement garants de son succès.

Nous ne laisserons jamais disparaître les terres de la zad et tous ceux qui la font vivre.

Nous appelons donc à nous rejoindre pour une mobilisation le 9 janvier 2016, que ce soit :

- à la tracto-vélo de Notre-Dame-des-Landes à 8h30, qui ira jusqu'au périphérique de Nantes

- si vous n'avez pas de vélo : à la manifestation piétonne (les deux se rejoindront)

et si vous êtes trop loin, à des manifestations, blocages, occupations et autres formes d'actions près de chez vous en solidarité contre les expulsions, (plutôt) le 9 ou le 16 janvier, selon possibilités locales appréciées par les comités de soutien... Rennes, Toulouse, d'autres villes... ont déjà annoncé des actions.

À l'appel des composantes de la lutte contre l'aéroport :

des membres de la Coordination (ACIPA, ADECA, Agissons Pour l’Avenir, ATTAC, CANVA, CéDpa, CELA, Confédération Paysanne 44, décroissanceS-MOC, GAB44, PG44, NPA, UD44 Solidaires, EELV, ENSEMBLE !, Nature-Avenir, Natur-Action, OBSLAB, Vertou Écologie Solidarité, Sèvre Propre 2015, Solidarités Écologie), le COPAIn, Naturalistes en lutte, des habitant-e-s de la ZAD, des comités de soutien...

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 16:46

C’est un projet dantesque qui inquiète déjà les associations de protection de l'environnement.

A Leffincourt, petite commune du Vouzinois, un élevage de porc déjà existant (Sarl Rose et Vert) pourrait s'agrandir et accueillir jusqu'à 7 180 cochons, un chiffre qui souligne clairement la vocation industrielle du projet. Une unité de méthanisation est également à l'étude à proximité de l'élevage.

Il a été soumis à l’enquête publique depuis lundi 23 novembre. Et ce jusqu’au 22 décembre. Les dix-huit communes concernées (Leffincourt, Challerange, Machault, Dricourt, Contreuve, Semide, Chagny, Charbogne, Liry, Mont-Saint-Martin, Grandpré, Senuc, Termes, Bourcq, Savigny-sur-Aisne, Tourcelles-Chaumont, Vouziers, Quilly) ont jusqu’au 6 janvier pour se prononcer. Après, sans réponse de leur part, le projet sera réputé favorable.

A l'instar des critiques ayant émaillé le projet de la ferme des 1 000 vaches en Picardie, ce projet suscite déjà l’inquiétude des associations environnementales.

La Sarl Rose et Vert est une exploitation familiale (Luc et Benoit Rathueville, Père et Fils) sur la commune de Leffincourt depuis 2012. La SARL gère 210 truies en système naisseur/engraisseur et multiplicateur, soit 2 875 animaux équivalents porcs (une truie représente 3 animaux équivalents, un porc engraissé 1, un porcelet 1/3, …). Aujourd’hui ce sont en moyenne 6 300 porcs (charcutiers + cochettes) qui sortent chaque année de l’élevage.

La partie culture est gérée dans la SCEA Rathueville, créée en 2003 en EARL et transformée en SCEA en 2012, par Luc et Florence Rathueville (parents), Benoît Rathueville (fils) et Céline Rathueville (fille). L’exploitation compte 455 ha.

La fabrique d’aliment a été mise en place en même temps que la porcherie en 2004 pour valoriser les céréales issues de l’exploitation (mais, blé, orge, pois). Le volume produit à l’année est de 1 900 t environ. La dabrique d'aliment produira 4 350 t/an.

L’objectif est d’augmenter le nombre de truies à 420 truies productives soit 7 bandes de 60 truies avec la production moyenne de 13,8 porcelets sevrés par mise bas. Cela représente en moyenne 13 900 porcs/cochettes produits par an. Soit un nombre total d’animaux équivalents de 7 180.

En tenant compte des zones d’exclusion (point d’eau, habitations,…) la surface d’épandage est de 647 ha de terres labourables. Avec 1 933 t de digestat solide, 14 174 t de digestat liquide et 75 t de fientes (autre exploitation) par an a épandre, cela fait 112 kg N /ha de SAU. Les surfaces épandables totalisent 665 ha de terres labourées.

La mise en place d’une unité de méthanisation de 250 kWe (Puissance thermique : 265 kW) pour valoriser les effluents d’élevage et chauffer la porcherie. La méthanisation permettra de chauffer la porcherie, ce qui limitera l’utilisation du fioul par exemple. L’alimentation de ce méthaniseur (46,9 tonnes par jour) se fait en matière liquide (lisier de porcs - 65 % -) et en matières solides (fumier de bovins d’une autre ferme - 17 % - ensilage de CIVE - 9 % -, issues de céréales…). Cela permettrait de produire 845 100 m3 de biogaz, soit 4 872 MWh énergie primaire.

Aujourd’hui l’exploitation consomme environ 21 m3 par jour (alimentation – nettoyage – abreuvement). Apres projet la consommation sera d’environ 50 m3/jour.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 18:34

Avec 724 162 ha de forêt, c’est la 4ème région forestière française.

1 553 970 hectares de surface agricole soit 5,7 % de la superficie nationale, dont 269 140 hectares toujours en herbe et 31 699 hectares de vignes

La Champagne-Ardenne comptait 24 587 exploitations en 2010, dont 19 221 «moyennes et grandes» (dont 6 040 sont tournées vers l’élevage), avec une production brute standard supérieure à 25 000 euros.

La Surface Agricole Utile (SAU) moyenne de 62,5 ha est stable depuis 1981.

Le nombre d’exploitations agricoles est en diminution constante : - 10,8 % entre 2000 et 2010 (contre - 26 % en France).

Tout ce qu'il faut savoir dans le document joint.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 12:23

On le connaît pour ses marques de sucre Daddy, Truvia et Erstein. Le groupe coopératif français Cristal Union (1,8 milliard d’euros de chiffre d’affaires) est le 4ème transformateur de betteraves de l´Union Européenne, 2ème groupe sucrier français. Il possède 10 sites en France et emploie 2 000 salariés. Son siège vient d’être transféré de Bazancourt à Reims.

Tereos est un groupe coopératif sucrier français de dimension internationale, né en 2002 de la fusion de Béghin-Say et de l’Union des sucreries et distilleries agricoles (Union SDA). Tereos réalise 4,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Sa dette atteint 2 milliards d’euros. C’est le 3ème groupe sucrier mondial, 1er groupe sucrier français et 2ème groupe sucrier brésilien. Il possède une quarantaine de sites dans le monde et emploie 24 000 salariés. Son siège vient d’être transféré d’Origny-Sainte-Benoite à Lille.

Face à la chute du prix mondial du sucre et la fin programmée des quotas en Europe, Tereos a tenté en ce début d’année une fusion avec Cristal Union, fusion rejetée par cette dernière.

Toutes 2 s’intéressent aux bioplastiques. Un secteur dont le potentiel est estimé à 100 milliards de dollars (91 milliards d’euros) par les experts.

Après avoir créé BN-One avec Global Bioenergies pour la création d’une usine d’une capacité de 50 000 tonnes produisant de l’isobutène, usine dont le coût n’est pas encore chiffré et qui pourrait être opérationnelle dès 2018, Cristal Union va investir 70 millions d’euros aux côtés de la société de recherche italienne Bio-on S.p.A pour construire en France la première usine au monde dédiée à la production de polyhydroxyalcanoates (PHA). Issus des déchets de produits agricoles, en l’occurrence la betterave, ces biopolymères seraient capables de se substituer aux polymères traditionnels, obtenus actuellement avec des procédés pétrochimiques à base d’hydrocarbures. Ils présentent «les mêmes propriétés thermomécaniques, et présentent l’avantage d’être entièrement biodégradables de façon naturelle», assure Bio-on S.p.A, qui les a mis au point. La future usine devrait être construite sur le site d’une distillerie de Cristal Union, employer 50 opérateurs et produire 5 000 à 10 000 tonnes de PHA par an. 5 000 tonnes de bioplastiques correspondent à 20 000 tonnes de sucre ou 150 000 tonnes de betteraves, soit la production d’environ 1 500 hectares. La nouvelle unité se situera sur le site d’une sucrerie distillerie : Toury, Arcis-sur-Aube ou Bazancourt. Elle emploiera 50 personnes.

Tereos convoite lui aussi le marché des bioplastiques. Le groupe sucrier a signé un accord de partenariat exclusif avec la biotech néerlandaise Avantium qui devrait aboutir à la création d’une usine sur le site de biocarburants de Lillebonne (Seine Maritime) dont la mise en service est prévue à l’horizon 2017-2018. Avantium a breveté une technologie unique, baptisée «YXY», concernant la fabrication de polyéthylène-furanoate (PEF), un bioplastique issu des résidus agricoles, de grains ou de plantes.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 17:28

Alors que les prix de l’immobilier sont, dans le meilleur des cas, sur la pente douce, ceux des champs, des vignes et des forêts se portent bien dans la région. Les statistiques de la Safer en sont le reflet. La crise du marché des terres agricoles épargne les vignobles de la Champagne.

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 19:54

Revaloriser les prix ou bien ce sera la mort de l'élevage. Cette maxime est peut-être un peu excessive, mais c'est le message que les éleveurs bovins de Champagne-Ardenne entendent faire passer avec leur action. Aucun salarié des abattoirs de Vitry-le-François, qui appartiennent (45% du marché de l'abattage en France) n'a pu pénétré sur le site ce matin.

Les agriculteurs expliquent qu'ils perdent de l'argent avec un prix de vente de leur viande de 3,65€ par kilo. Leur souhait : que ce montant passe au dessus de 4 euros.

Les manifestants ont obtenu du Ministère de l'Agriculture l'organisation d'une table ronde avec tous les représentants de la filière dès ce mardi à Paris.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 20:53

L’agriculteur axonais qui possédait un élevage de cinq poulaillers (250 000 poules pondeuses) et de 400 taurillons à Bertaignemont, va désormais se consacrer exclusivement à l’élevage de taurillons. Et un arrêté préfectoral l’autorise à en élever jusqu’à 1 430. Un taurillon est un jeune bovin mâle non castré élevé pour produire de la viande.

Il va transformer l’espace occupé par les poules pondeuses, afin de l’utiliser pour les taurillons. Ils arriveront âgés d’environ 10 mois, pour repartir à l’abattoir vers 18 ou 24 mois.

Le fumier produit par les taurillons servira aussi à amender le sol de craie et éviter son appauvrissement. L’agriculteur est ainsi passé de 800 à plus de 1000 hectares en sa possession.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 10:43

Mercredi 5 novembre, quelque 3 500 agriculteurs et viticulteurs étaient descendus à Châlons pour, notamment, dénoncer le trop-plein de réglementations.

Les agriculteurs avaient tapé fort. Ils avaient aspergé de lisier les murs du conseil général et ceux de la préfecture. Des déchets qu’il a fallu évacuer et traiter mais également des lieux, notamment la chaussée, qu’il a fallu nettoyer ou encore des espaces verts qu’il faudra remettre sur pied.

Facture : 88 000 euros, 58 000 euros pour la Ville – notamment 20 000 euros rien que pour réparer le système d’arrosage de la Porte Sainte-Croix. Les 30 000 euros pour l’agglomération ont essentiellement payé le traitement des déchets.

Le préfet devait se prononcer cette semaine sur les suites à donner aux débordements. À savoir s’il portera plainte ou pas.

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