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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 17:28

Alors que les prix de l’immobilier sont, dans le meilleur des cas, sur la pente douce, ceux des champs, des vignes et des forêts se portent bien dans la région. Les statistiques de la Safer en sont le reflet. La crise du marché des terres agricoles épargne les vignobles de la Champagne.

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 19:54

Revaloriser les prix ou bien ce sera la mort de l'élevage. Cette maxime est peut-être un peu excessive, mais c'est le message que les éleveurs bovins de Champagne-Ardenne entendent faire passer avec leur action. Aucun salarié des abattoirs de Vitry-le-François, qui appartiennent (45% du marché de l'abattage en France) n'a pu pénétré sur le site ce matin.

Les agriculteurs expliquent qu'ils perdent de l'argent avec un prix de vente de leur viande de 3,65€ par kilo. Leur souhait : que ce montant passe au dessus de 4 euros.

Les manifestants ont obtenu du Ministère de l'Agriculture l'organisation d'une table ronde avec tous les représentants de la filière dès ce mardi à Paris.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 20:53

L’agriculteur axonais qui possédait un élevage de cinq poulaillers (250 000 poules pondeuses) et de 400 taurillons à Bertaignemont, va désormais se consacrer exclusivement à l’élevage de taurillons. Et un arrêté préfectoral l’autorise à en élever jusqu’à 1 430. Un taurillon est un jeune bovin mâle non castré élevé pour produire de la viande.

Il va transformer l’espace occupé par les poules pondeuses, afin de l’utiliser pour les taurillons. Ils arriveront âgés d’environ 10 mois, pour repartir à l’abattoir vers 18 ou 24 mois.

Le fumier produit par les taurillons servira aussi à amender le sol de craie et éviter son appauvrissement. L’agriculteur est ainsi passé de 800 à plus de 1000 hectares en sa possession.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 10:43

Mercredi 5 novembre, quelque 3 500 agriculteurs et viticulteurs étaient descendus à Châlons pour, notamment, dénoncer le trop-plein de réglementations.

Les agriculteurs avaient tapé fort. Ils avaient aspergé de lisier les murs du conseil général et ceux de la préfecture. Des déchets qu’il a fallu évacuer et traiter mais également des lieux, notamment la chaussée, qu’il a fallu nettoyer ou encore des espaces verts qu’il faudra remettre sur pied.

Facture : 88 000 euros, 58 000 euros pour la Ville – notamment 20 000 euros rien que pour réparer le système d’arrosage de la Porte Sainte-Croix. Les 30 000 euros pour l’agglomération ont essentiellement payé le traitement des déchets.

Le préfet devait se prononcer cette semaine sur les suites à donner aux débordements. À savoir s’il portera plainte ou pas.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 16:46

La Picardie est le producteur leader de betteraves à sucre et de pois, et prend la deuxième place pour les pommes de terre, les endives et le blé.

Quatrième région agricole, la Champagne-Ardenne ne compte pas que sur le champagne, notamment dans la Marne qui arrive en tête des départements producteurs de céréales et de luzerne déshydratée, et décroche la médaille d’argent dans les matières suivantes : colza, betterave industrielle, orge, escourgeon, pois protéagineux, pomme de terre de fécule, pavot médicinal.

Dans les Ardennes, les exploitations se répartissent en trois tiers de production quasi équivalents (les systèmes laitiers, les systèmes viandes sans lait, et les systèmes céréaliers). Particularité des Ardennes : c’est le département qui compte le plus de bovins (263 000 têtes) parmi nos deux régions.

Dans la Marne, on constate aussi des évolutions, comme la chute des producteurs de lait (1 500 en 1983, 150 aujourd’hui), l’augmentation de la taille moyenne des exploitations (100 hectares il y a dix ans, 150 aujourd’hui).

Surface agricole utile : 493 330 ha (Aisne), 560 000 ha (Marne) et 301 524 ha (Ardennes).

Taille moyenne des exploitations : 99 ha (Aisne), 150 ha (Marne) et 126 ha (Ardennes).

Exploitations agricoles : 5 060 (Aisne), 14 120 (Marne dont 70 % viticoles) et 2 979 (Ardennes).

Chefs d’exploitation et co-exploitants : 6 230 (Aisne), 10 272 (Marne) et 3 062 (Ardennes).

Part de l’emploi salarié : l’agriculture représente 2,1 % de l’emploi salarié dans l’Aisne, 6,6 % dans la Marne et 4,2 % dans les Ardennes.

Bovins : 205 000 (Aisne), 69 000 (Marne) et 263 000 (Ardennes).

Production de lait : 2 898 000 hl (Aisne), 764 000 hl (Marne) et 2 494 000 hl (Ardennes).

Production de céréales : 20,3 millions de quintaux (Aisne), 22,7 mq (Marne) et 8 mq (Ardennes).

Betteraves : 58 388 ha (Aisne), 54 340 (Marne), 9 730 (Ardennes).

Bois et forêts : ils s’étendent sur 151 000 hectares (Aisne), 125 000 ha (Marne) et 158 000 ha (Ardennes).

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 18:00

Dans le rapport annuel 2014 de la Cour des comptes, les Safer ( Société pour l’aménagement foncier et rural) et leur fédération nationale sont épinglées sur plusieurs points.

Les Safer ont été créées par la loi d’orientation agricole du 5 août 1960. Elles ont 3 grandes missions :
• dynamiser l'agriculture et les espaces forestiers, favoriser l'installation des jeunes ;

• protéger l’environnement, les paysages et les ressources naturelles ;
• accompagner le développement de l’économie locale.

Les principales actions de la Safer sont les études foncières et des actions d’achat, de vente, ainsi que de la gestion de biens agricoles, forestiers et ruraux.

La Cour des comptes reproche aux Safer d’avoir diversifié leurs activités sans que l’État n’y exerce de réel contrôle. Elle pointe également le manque à gagner occasionné par les procédures de substitution, ainsi que le trop faible nombre d’installations que les Safer ont permises, alors qu’il s’agit d’une de leurs principales missions.

Selon le directeur délégué de la Safer de Champagne-Ardenne, les procédures de substitution, «c’est la loi qui les a mises en place pour répondre à la diminution des droits d’enregistrement». En 2013, la Safer de Champagne-Ardenne a ainsi effectué «moins de 50 % de substitutions, on ne déroge pas à quoi que ce soit».

«C’est quand même les Safer qui installent le plus, à chaque fois qu’il y a une surface économiquement viable, on va vers une installation». En 2013, sur les 1 741 ha rétrocédés en Champagne-Ardenne, 847 sont partis vers une installation, soit 48,64 %. Dans l’Aube, l’activité 2013 a été faible : sur 103 ha rétrocédés, 20 l’ont été vers une installation (19,40 %, contre 34 % dans la Marne, 43 % en Haute-Marne et 71,48 % dans les Ardennes).

La convention de préemption sur les terres pouvant être reclassées en terres viticoles, «ça fonctionne», mais que ça «démarre doucement»  : 88 ares ont été acquis dans le cadre de ce dispositif dans lequel la Safer n’a «pas la volonté de foncer tête baissée».

Ce dispositif vise deux buts. Tout d’abord éviter un «troisième marché» qui aurait des «conséquences incalculables» sur le foncier rural (un terrain a été vendu en nue-propriété dans le Pays d’Othe à 50 000 €/ha). Ce dispositif doit aussi permettre la constitution d’une réserve foncière, conservée jusqu’en 2022, avec le versement de 85 % de la plus-value en cas d’inclusion des parcelles dans l’AOC Champagne.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 19:13

La réforme de la politique agricole commune, qui vient d’être adoptée par le Parlement européen, va coûter cher aux agriculteurs de de Champagne-Ardenne et de Picardie.

Ce n’est pas le budget de la Pac qui est en cause, puisqu’il est stabilisé à 53 milliards d’euros au niveau européen, mais plutôt la façon dont la France a décidé de répartir sa part. Plutôt les éleveurs que les céraliers...
Belle idée mais les exploitants qui vont bénéficier le plus de la redistribution sont ceux de la moitié sud de la France, lieu où l’élevage est majoritairement extensif (herbage) alors qu’il est plutôt intensif avec des bêtes nourries notamment au maïs dans le nord.

On va supprimer une prime à l’herbe pour renforcer «l’indemnité compensatoire de handicaps naturels» (ICHN). Or, comme le dénoncent en chœur le conseil régional et la chambre d’agriculture, 60 % des élevages de la Champagne-Ardenne sont hors IHCN.

Le gouvernement a voulu aider aussi la «production qui emploie davantage de main-d’œuvre et pour qui la rentabilité du capital investi est plus faible». Ce parti pris explique aussi la «surprime» accordée aux cinquante-deux premiers hectares de façon à aider les petites exploitations moins prospères.

Selon les calculs de la chambre d’agriculture champardennaise, la baisse des aides directes s’établira, en 2019, dernière année du déploiement de la réforme, à 137,2 millions d’euros pour les agriculteurs de Champagne-Ardenne et à 141,7 millions d’euros pour les Picards, soit des baisses de 25 % et 26 % par rapport à 2012.

«Les années où les cours sont très hauts, on n’a pas besoin d’aides», reconnaît le président de la chambre d’agriculture de la Marne.

En attendant, la chambre d’agriculture et la région montent au créneau, pour que le «deuxième pilier» de la Pac, à savoir le fonds Feader pour le développement rural, puisse voler au secours des éleveurs fragilisés par la nouvelle donne.

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 11:30

Selon l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV), les 28 états membres auraient ainsi produit cette année 163,9 millions hl de vins, en hausse de 11 % par rapport à la petite récolte 2012. La production mondiale s’élèverait entre 276,5 et 285,4 millions hl en 2013, avec une hausse de la production s’échelonnant entre 7,1 et 10,5 %.

Si l’Italie affiche une faible hausse de sa production (+ 2 % à 45 millions hl), la France et le Portugal connaissent une croissance de 7 % (à 44 et 6,7 millions hl), contre 17 % pour la Grèce (3,7 millions hl), +23 % pour l’Espagne (+ 23 %) et + 79 % pour la Roumanie (6 millions hl). L’Allemagne maintient sa production à 9 millions hl, l’Autriche affichant quant à elle un repli de 2 % (à 2,4 millions hl).
En 2013, le vignoble mondial s’étendrait sur 7,48 millions ha (-4 % depuis 1995).

Les surfaces viticoles européennes continuent à diminuer (de 10 à 20 00 hectares), même si l’arrêt des primes à l’arrachage en a ralenti le rythme (269 000 hectares ont été arrachés entre 2008 et 2011).

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 10:46

Selon les calculs de la chambre d’agriculture de Champagne-Ardenne, les exploitations champardennaises vont subir une baisse de 24 % de leurs aides soit 128 millions d’euros (base 2010).

C’est la région la plus touchée derrière la Picardie dont la baisse serait de 27 % soit 134 millions d’euros.

La proportion est importante comparée à la réduction de budget global de la France limitée à 4 %.

Par ailleurs, la nouvelle mouture de la Pac « ne parviendra pas à atteindre ses objectifs de rééquilibrage en faveur de l’élevage» estime la chambre qui s’inquiète de la disparition de la prime à l’herbe dont bénéficiaient deux éleveurs sur trois.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 17:13

Bientôt, le hameau de la Certine, sur la commune de Courdemanges comptera plus de porcs que Vitry-le-François n'a d'habitants. La société civile d'exploitation agricole de la Certine, qui exploite la porcherie fondée en 1981, finalise ces jours-ci un projet d'extension qui portera l'effectif de l'élevage à 15 692 animaux équivalents, contre 10 592 aujourd'hui.

Une truie reproductrice ou un verrat représente chacun trois animaux équivalents, alors qu'il faut cinq porcelets pour faire un animal-équivalent.

Le nombre de truie va augmenter de 13 % pour atteindre 1 130 bêtes. L'élevage va procéder à 52 mises bas hebdomadaires, contre 45 aujourd'hui. Ce sont donc environ 560 porcelets qui naîtront sur place chaque semaine.

Selon le dossier de demande d'autorisation d'exploiter, en plus des céréales produites sur les 580 hectares de terres qui entourent la porcherie, huit camions viennent chaque semaine apporter le reste de nourriture nécessaire : des coproduits de céréales (comme des extractions liquides de blé), des compléments minéraux vitaminés, ou encore du lactosérum (liquide protéiné issu de la coagulation du lait).

Si le processus d'acceptation de l'extension suit son cours sans encombre, les travaux pourraient débuter cet automne. Pour un coût de 2,5 millions d'euros.

Les porcs seront abattus à 97 kg, contre 92 aujourd'hui. Ils resteront donc plus longtemps à la Certine. Carrefour est le seul client.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 09:48

La relation entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l'adulte, telles que la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate ou certains cancers hématopoïétiques (lymphome, myélomes…) est plus que probable.

Pour évaluer le lien entre cancers et activités agricoles, la Mutualité sociale agricole a mis en place, depuis 2005 et sur 15 ans, une étude - Agrican - portant sur une cohorte de 18 000 personnes situées dans douze départements français.

Les premiers résultats publiés cinq ans après le début de l'étude révèlent que le nombre de cancers chez les agriculteurs est moins important que dans la population générale.

Dans le détail, certains cancers touchent néanmoins davantage les agriculteurs que la population générale. Il s'agit des cancers de la peau, les cancers du sein chez l'homme (+123 % par rapport à la population générale), les cancers de l'estomac, de l'œsophage et du sang.

En plus de cette étude menée sur quinze ans, la MSA a mis en place, depuis quelques années, un réseau de toxicovigilance (Phyt'attitude). Si Agrican s'intéressait davantage aux effets des pesticides sur le long terme, ce service s'adresse plus particulièrement aux agriculteurs victimes d'intoxications aiguës, suite parfois à une mauvaise manipulation des produits phytosanitaires. Troubles ORL, ophtalmologiques et respiratoires, lésions sur la peau, troubles digestifs ou troubles neurologiques font ainsi partie des symptômes les plus signalés.

Les signalements les plus importants sont effectués par les agriculteurs issus de la grande culture ou de la viticulture, qui sont, de par la surface traitée et par les pesticides utilisés, les plus exposés.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 11:55

Le bio reste une niche avec seulement 2,4 % du marché alimentaire des ménages (4 milliards d'euros) même s'il est en progression constante (+ 6,6 % en 2012), selon l'Agence Bio.

Le gouvernement veut encourager les agriculteurs à se convertir en bio et développer la consommation de produits issus de l'agriculture biologique notamment dans la restauration collective. Le ministre de l'Agriculture a dévoilé vendredi un plan «Ambition bio 2017». L'objectif ? Multiplier par deux les surfaces en bio en cinq ans.

Pour encourager les agriculteurs, le gouvernement prévoit de relever progressivement les aides à la conversion et au maintien des exploitations en bio, passant de 90 millions par an actuellement à 160 millions d'euros entre 2014 et 2020.

Le ministère de l'Agriculture, en partenariat avec l'Éducation nationale, va donc développer des actions de sensibilisation dans les écoles avec des activités périscolaires comme des visites de ferme bio ou des classes du goût.

Dans la restauration collective d'État, il se fixe comme objectif les 20 % de produits bio dans les repas. En 2012, si 57 % des établissements de restauration collective (publics comme privés) assurent utiliser des produits bio, ils ne représentent que 4 % des volumes d'achats.

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