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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 17:36
Des puéricultrices manifestent à Reims

A Reims, 2 crèches sont gérées par le CCAS. Faute de moyen, la municipalité évoque une éventuelle privatisation.

Une trentaine de puéricultrices ont manifesté leur inquiétude ce jeudi ce matin à Reims. Elles se disent surchargées, en sous-effectif.

Pour l'heure, les négociations avec la municipalité n'ont pas abouti.

Les deux crèches pourraient rester fermées jusqu'à samedi prochain inclus.

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 10:29

«Où est La Poste ? Depuis le 20 décembre, Vaudes et ses environs n’existent plus pour La Poste ! En effet, nous n’avons plus droit à la distribution du courrier.» Trois jours durant, – deux selon La Poste – le courrier n’a pas été mis dans les boîtes aux lettres dans cette commune comme à Montceaux-les-Vaudes, Rumilly-lès-Vaudes… à Chaource aussi.

À Villemoyenne, à Chappes, les élus dénoncent, pour leur part, une semaine sans courrier : une situation aussi inhabituelle que préoccupante même si des lettres recommandées ou colis ont été remis aux destinataires.

«Une situation exceptionnelle !», explique-t-on à la Poste. Celle-ci a dû faire face ces derniers temps à une épidémie parmi le personnel qui a généré plusieurs arrêts maladie concomitants – d’au moins sept salariés – sur la plateforme de la zone Est Aubois (région du Chaourçois et Vaudois notamment). Cumulées à des congés de fin d’année, ces absences ont nécessité de faire appel à des remplacements de dernière minute et c’est aux agences d’intérim que La Poste s’adresse en pareil cas.

«C’est le démantèlement du service public !», déclare le maire de Chappes. Les remplacements par des intérimaires ne sont pas sans poser quelques soucis, comme des erreurs de destinataires, des publicités mises malgré un «stop pub». Lundi, le courrier de tout un quartier a été déposé en vrac à Vaudes dans une – seule – des boîtes aux lettres.

«On nous dit que l’activité baisse mais ce n’est pas comme cela que ça va remonter», déclare le maire de Vaudes qui, comble de tout, fait remarquer l’augmentation du prix du timbre. Il ne comprend pas pourquoi les postiers de son secteur doivent désormais aller jusqu’à Chaource pour trier leur courrier et pourquoi ils sont obligés de distribuer de la publicité. «Ce n’est pas leur métier !», peste celui qui s’est amusé à relever les missions de service public et d’intérêt général de La Poste dont «la distribution du courrier au domicile de tous les Français six jours sur sept» fixées par rien de moins qu’une loi de 1990 ; missions réaffirmées depuis.

Les habitants voient bien que le courrier arrive de plus en plus tard et souvent l’après-midi. Ils ne reconnaissent plus leur facteur attitré. Des Barséquanais ont reçu un courrier leur demandant de bien vouloir rapprocher leur boîte aux lettres «normalisées» en «bordure de la voie ouverte à la circulation publique». «C’est pour que ça aille plus vite, on ne le fera pas ! Bientôt ils vont nous mettre les boîtes au bout de la rue !».

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 22:21

L'INSEE vient de sortir ses statistiques concernant la population légale au 1er janvier 2015 et concerne donc l'année 2012. C'est cette population légale qui sert à l'Etat pour doter les collectivités territoriales.

Pour la région Champagne Ardenne, nous sommes 1 339 270 habitants, soit 3 217 de plus que l'an dernier. Cette hausse est de 0,24 %, soit moitié moins que la France (+ 0,47 %).

Les Ardennes comptent 282 778 habitants, l'Aube 305 606, la Marne 568 750 et la Haute-Marne 182 136.

Mais il y a de fortes disparités entre les départements et dans un même département, entre les arrondissements.

Les Ardennes et la Haute-Marne continuent de perdre des habitants, respectivement 322 (- 0,12 ¨%) et 213 (- 0,13 %). Seul l'arrondissement de Saint-Dizier gagne des habitants.

L'Aube et la Marne en gagnent respectivement 1 609 (+ 0,53 %) et 2 179 (+.0,38 %). Mais les arrondissements de Nogent-sur-Seine, Epernay et Sainte-Menehould en perdent.

Le département de l'Aisne avec 540 888 habitants en perd pour la première fois (414, soit - 0,08 %) et tous les arrondissements sont concernés.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 11:14

Durant près d’un an, la gestion financière de la communauté de communes Ardenne Rives de Meuse a été scrutée de près. Jeudi soir, lors du conseil communautaire, le rapport de la Chambre régionale des comptes était enfin rendu public. Résultat ? Un rapport d’une cinquantaine de pages à la tonalité plutôt négative.

Le président de la chambre estime que «la communauté de communes ne fonctionne pas suffisamment. Elle a une fiscalité trop importante compte tenu de ses besoins. Du coup, elle reverse une somme trop conséquente aux communes… Ce n’est pas normal» Pour améliorer la situation, les magistrats recommandent deux choses. «Soit une baisse des impôts locaux, soit le transfert de nouvelles compétences».

«Impossible» selon le vice-président de l’intercommunalité. «Si on baisse les impôts locaux, on ne pourra plus reverser 40 % de nos recettes aux communes, comme c’est le cas actuellement. Et ce choix est un choix politique, l’idée étant que les retombées fiscales de la centrale de Chooz profitent à tous. Pour ce qui est des nouvelles compétences, c’est également exclu, car cela signifierait que nous devrions faire de nouvelles dépenses.  Aux dernières nouvelles, ce sont les élus qui décident, pas une chambre».

Outre ces observations générales, les magistrats font également part de leurs craintes «quant à l’exploitation du parc TerrAltitude». Ils soulignent «le décalage entre les prévisions de fréquentation et les résultats effectifs» du site d’accrobranche, situé à Fumay, «ainsi que la fragilité financière de cette activité». En effet, son déficit cumulé s’élevait, à fin 2013, à environ 600 000 euros.

Ce rapport, proposé à la discussion lors du conseil, n’a suscité que très peu de débat.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 10:43

Mercredi 5 novembre, quelque 3 500 agriculteurs et viticulteurs étaient descendus à Châlons pour, notamment, dénoncer le trop-plein de réglementations.

Les agriculteurs avaient tapé fort. Ils avaient aspergé de lisier les murs du conseil général et ceux de la préfecture. Des déchets qu’il a fallu évacuer et traiter mais également des lieux, notamment la chaussée, qu’il a fallu nettoyer ou encore des espaces verts qu’il faudra remettre sur pied.

Facture : 88 000 euros, 58 000 euros pour la Ville – notamment 20 000 euros rien que pour réparer le système d’arrosage de la Porte Sainte-Croix. Les 30 000 euros pour l’agglomération ont essentiellement payé le traitement des déchets.

Le préfet devait se prononcer cette semaine sur les suites à donner aux débordements. À savoir s’il portera plainte ou pas.

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 12:03

Le Comité local d’animation et de développement des transports de Champagne-Ardenne (Clad) s’est réuni ce mardi 18 novembre, à Sedan, sous la houlette du président de la Région. L’occasion pour le conseil régional et la SNCF de faire le point sur les derniers aménagements et d’échanger avec les usagers. Parmi les personnes présentes, une grande majorité de représentants de collectivités locales et d’élus, on s’est ému des trains surchargés à destination de Reims au départ de Rethel et Bazancourt : «C’est pire que dans le métro». Un problème confirmé par un conducteur de train membre de la CFDT.

Concernant la qualité du service, sur le taux de ponctualité (trains arrivant avec moins de cinq minutes de retard), la ligne Reims-Charleville affiche un taux de 95,72 % pour la période de janvier à octobre, celle de Charleville-Sedan s’élevant à 96,02 % contre 93,25 % pour la ligne Charleville-Hirson. Des résultats quasi stables en comparaison avec la même période l’an dernier.

En revanche, le nombre de trains supprimés a explosé de janvier à septembre : «Nous avons eu 266 suppressions ferroviaires dont l’origine ou la destination est Charleville-Mézières ou Sedan», détaille le directeur délégué du réseau TER (train express régional) Champagne-Ardenne. «C’est une année atypique due au mouvement de grève du printemps dernier» (du 11 au 24 juin). «Cet événement représente près de 70 % des suppressions à fin octobre». Le syndicaliste de la CFDT est catégorique : «Quand je vois le nombre de trains supprimés, je trouve que la SNCF n’a pas mis assez de moyens en œuvre pour faire rouler les trains. Et j’ai de quoi le prouver».

Par ailleurs, on apprenait qu’à fin octobre, la fiabilité sur la ligne 4, qui dessert entre autre l’Aube et une partie de la Haute-Marne, atteint les 91,6 %. Les «deux trains malades» que sont les 11 644 et 11 841 atteignent respectivement les 86,7 % et les 87,4 % de fiabilité. La SNCF avait promis d’atteindre au moins les 85 %. 45 trains ont été supprimés, dont 19 en raison d’une panne de locomotive. 11 moteurs ont été changés et quatre de plus le seront d’ici à la fin de l’année.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 13:12

L’idée de réaliser un centre de tri unique des déchets ménagers recyclables dans les Ardennes a été lancée en 2007. Achevé depuis le mois de septembre, il a coûté près de 16 millions d’euros, dont un peu plus de 3 millions de subventions. Le nouveau centre, inauguré jeudi, se substitue aux anciens sites de Charleville et Fumay, lesquels étaient devenus obsolètes et dispendieux.

Le président du syndicat mixte de traitement des déchets ardennais Valodea espère pouvoir faire des économies. «Le coût du tri devrait être entre 10 et 15 % moins cher». Une baisse qui sera notamment renforcée par la réduction du personnel. «Il y avait 45 personnes sur les deux sites. La société chargée de l’exploitation du nouveau centre devrait en conserver entre 20 et 25».

Mais ce nouvel équipement ne va pas faire baisser la note pour les Carolomacériens. Selon le maire, «À Charleville, entre 2001 et 2014, le coût du traitement des ordures ménagères a pris plus de 250 % !». Il s’engage, à défaut de mieux, à «prendre, dès l’année prochaine, des décisions pour, au moins, maîtriser le coût de la collecte des ordures ménagères».

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 09:49

Lundi, la majorité municipale rémoise a entériné la décision de modifier les critères d’attribution de certaines prestations sociales délivrées par le centre communal d’action sociale (CCAS). Une initiative dont les conséquences ne sont pas encore exactement mesurées.

Se pose également la question du fonctionnement d’un CCAS. Traditionnellement, celui-ci est présidé par le maire de la commune. Le conseil d’administration du CCAS, qui a validé le 26 juin la modification des critères d’attribution de certaines aides, est complété par des élus municipaux et représentants d’associations. La mission essentielle du CCAS est de soutenir les démunis. Alors quelles aides ? Et pour qui ?

En 2008, la municipalité socialiste décide d’affiner le dispositif d’attribution des aides. L’idée est de prendre l’ensemble des revenus d’une famille puis d’en déduire son loyer, ses charges et ses dépenses obligatoires. Le résultat de l’opération est le «reste à vivre». Si une famille est en dessous du seuil fixé par le CCAS, elle a droit à une «carte de solidarité». Celle-ci permet la gratuité des transports publics, de la cantine (en primaire), des bibliothèques, d’avoir des réductions pour la piscine, etc. Le seuil d’attribution de ce précieux sésame est toujours fixé, pour une personne seule, à 400 euros/mois ; 600 euros/mois pour deux personnes, puis 150 euros par personne supplémentaire. Second aspect de l’aide proposée, le «secours argent» : quelques dizaines d’euros versées aux plus précaires des précaires.

En 2008, l’équipe d’alors élargit certains critères, permettant aux SDF et gens du voyage de bénéficier d’aides. Déjà en augmentation, les demandes d’aides explosent. Entre 2008 et 2014, le nombre de familles aidées bondit de 88 %. De 3 200 en début de mandat, elles étaient 6 100 l’an dernier. En moyenne, une famille aidée compte 2,7 personnes. Soit plus de 16 000 personnes.

Pour aider et assurer le suivi de tout ce monde, forcément, la machine doit suivre. Dans la même période, le CCAS se retrouve à dépenser «800 000 euros supplémentaires de charges de personnel», selon l’équipe actuelle. L’an dernier, le déficit de l’organisme communal, dont le budget avoisine les huit millions d’euros, s’élevait à un demi-million d’euros. Les fonds propres dont disposait l’ancienne équipe permirent d’assurer l’équilibre. Cette année, le déficit serait d’un million d’euros.

Lundi, la nouvelle majorité a voté une subvention supplémentaire de 400 000 euros. Le demi-million d’euros manquant sera donc économisé sur les aides versées.

De nouveaux critères, listés par la CGT sur un tract distribué mercredi devant les grilles du CCAS, seront ajoutés dans le calcul du «reste à vivre» : «aides à la rentrée scolaire, prime à la naissance, bourse universitaire», etc. En clair : la naissance de votre enfant vous donnera une prime ; or, celle-ci pourrait vous faire dépasser le seuil fixé par le CCAS. L’effet est parfaitement pervers : vous voilà sans carte de solidarité pour six mois. Autre exemple : pour les plus de 65 ans, seuls ceux qui ne paient pas l’impôt sur le revenu pourront encore bénéficier de la gratuité des transports en commun.

Quelques mois seront nécessaires pour voir qui sera précisément impacté. Pour le coût politique d’une telle décision, en revanche, il faudra sans doute patienter davantage.

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 09:55

La menace planait depuis des mois sur la maternité, le couperet est tombé mardi. Le 3  février prochain, ce service fermera ses portes pour laisser la place à un centre périnatal de proximité à l’hôpital de Vitry. Les futures mamans devront donc se rendre à Châlons-en-Champagne ou à Saint-Dizier pour accoucher.

La décision est venue de l’agence régionale de santé (ARS), hier. «L’hôpital a une autorisation de gynécologie-obstétrique qui arrive à échéance le 3 août, nous la renouvelons de six mois. Le centre périnatal, ensuite, va assurer le suivi des femmes enceintes avant et après l’accouchement. La seule différence, c’est qu’il aura lieu dans une autre maternité».

Plusieurs facteurs ont motivé cette décision: «La qualité et la sécurité des soins. Le dossier de demande de renouvellement fait par l’hôpital laisse apparaître des éléments de fragilité pour les effectifs médicaux et paramédicaux. Ils ne remplissent pas le Code de la santé publique». Second élément : «Les projections démographiques de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) font apparaître une forte diminution du nombre de femmes en âge de procréer sur le territoire». En 2013, 371 accouchements ont été réalisés à la maternité, contre 336 en  2012. 2014 n’a pas suivi cette tendance, et le départ de deux gynécologues a encore déséquilibré le tout.

La situation financière de l’hôpital, qui affiche un  déficit accumulé de 11 millions d’euros, n’a pas non plus aidé au maintien de la maternité, dont la mise aux normes représenterait trop d’investissements (580 000 euros). «L’hôpital, conscient de ses difficultés, a autrefois tenté un rapprochement public privé, mais il se trouve, malheureusement, que ce rapprochement ne s’est jamais effectué. On a perdu du temps. Aujourd’hui, la situation continue de se dégrader, et il n’est pas possible que l’hôpital continue de vivre sous assistance respiratoire. Sans fonds propres, c’est son existence même qui est en jeu. La Ville n’est pas décisionnaire, mais un hôpital est un service public, on doit tout faire pour le maintenir». 500 000 euros d’économies devraient être réalisées avec la fermeture de la maternité selon l’ARS, soit un quart du déficit annuel de l’hôpital.

La décision prise par l’Agence régionale de santé impacte l’effectif du centre hospitalier. La moitié des agents seront «redéployés» dans la région. «Les membres du personnel seront accompagnés dans cette transition par l’hôpital, qui pourra s’appuyer sur l’ARS». Hier, la directrice de l’hôpital a organisé une assemblée générale pour annoncer les changements à venir à l’ensemble du personnel et la mise en place d’une cellule destinée au reclassement d’une partie des agents de la maternité. 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:19

Complexe et ancien (les faits remontent à 2006 et 2007), le «volumineux dossier» Ardennes Forge a été jugé hier par le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières. Non sans avoir subi, durant son instruction, une cure d’amincissement. Plusieurs infractions ont fait l’objet d’un non-lieu : l’abus de confiance au préjudice du conseil général (lors du rachat des machines pour un million d’euros) ; l’abus de biens sociaux (pour le montant du salaire du PDG, 132 000 euros annuels, et les liens troubles entre Estamfor et Ardennes Forge) ; enfin l’escroquerie au détriment de l’ANPE, «les fonds étant versés par les Assedic».

Pour le reste, les délits d’escroquerie aux Assedic et de travail dissimulé sont clairs, nets et reconnus. A la barre, trois prévenus, un ex-PDG, le responsable du recrutement et un ex-conseiller ANPE. Selon eux, nul n’ignorait que les aides à la formation, mises en place par l’ANPE et financées par les Assedic (qui ne se sont d’ailleurs pas portés partie civile !), allaient soutenir l’entreprise en payant des salaires. Ce sont exactement 398 610 euros qui ont rétribué plus de 30 salariés, en contrat de transition professionnelle (CTP), sous couvert de formations inutiles puisque les employés «effectuaient le même travail qu’avant, au même endroit et avec les mêmes machines».

Au fil de l’audience qui a duré 5 h 30, les trois prévenus ont mis en avant le «contexte de l’époque». À savoir, le «chaos» né de la fermeture de Thomé-Génot (ATG), et des élus ou des hauts fonctionnaires tentant par tous les moyens de relancer une activité sur le site. Durant l’enquête, plusieurs d’entre eux ont été entendus. Du président du conseil général à celui du conseil régional, en passant par les anciens directeurs du Travail, de l’ANPE, des Assedic ou l’ancienne préfète, tous ont dit n’être au courant de rien… Faux, rétorquent-ils, se présentant comme les fusibles d’une hiérarchie qui savait tout du «deal» passé à Nouzonville.

La substitut du procureur a requis six mois de prison avec sursis contre les trois prévenus et des amendes allant de 5 000 euros avec sursis à 10 000 euros. Les salariés ont demandé 10 000 euros d’indemnités  chacun.

Verdict le 1er septembre.

Pour rappel, ATG qui emploie 294 salariés est liquidé en décembre 2006. En novembre 2006, 268 salariés de Thomé-Génot acceptent de signer un CTP (Contrat de transition professionnelle), contre une prime de 25 000 euros versée par l'Etat, la région et le département. Ce type de contrat prévoit le versement de 80% du salaire brut pendant un an, pour le bénéficiaire qui s'engage à chercher un emploi.

Début 2007, Ardennes Forge, créé pour l’occasion, reprend l'activité et une partie des salariés d'ATG. En 2007, une partié de la production est transférée en Chine. En 2008, la société emploie 68 salariés dont 48 ex ATG. Ils seront licenciés en 2008.

Un précédent PDG, l’Américain Greg Willis, à la tête de Thomé-Génot, a été condamné à cinq ans de prison, mais continue à couler des jours heureux aux États-Unis…

Autre volet de l’affaire, celui des indemnités reçues par les salariés. En 2010, ils avaient obtenu aux Prud’hommes près de 900 0000 euros pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et travail dissimulé. Mais en 2012, la Cour d’appel de Reims, à la demande des AGS, avait ramené les dommages et intérêts à 470 000 euros. Les AGS réclament depuis le «trop-perçu» aux ex-ouvriers, dont beaucoup sont au chômage.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 10:23

Hier matin, une vingtaine de Roms ont été expulsés de deux squats à Reims, bâtiments désaffectés situés, pour l’un, à l’angle de la rue Lesage et du boulevard Robespierre, pour l’autre sur la rue Léon-Faucher. Ces évacuations forcées, gérées par la préfecture et soutenues par la municipalité faisaient suite à une décision de justice. Ces endroits insalubres étaient connus depuis des mois pour être squattés.

L’action menée hier matin obéirait à un agenda judiciaire et non pas strictement politique. Pour l’adjoint au maire en charge de la sécurité, «Cette expulsion n’en appelle pas d’autres». À Reims, une demi-douzaine de squats, dont la plupart se trouvent en centre-ville, sont identifiés par les acteurs sociaux, au contact quotidien avec les plus précaires des précaires.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 09:08

Les Vitryats le savent, la maternité de l’hôpital risque de fermer ou de laisser place à un centre périnatal de proximité. Si l’Agence régionale de santé (ARS) ne revient pas sur le contrat pluri-annuel d’objectifs et de moyens (CPOM) 2012-2017, il ne sera plus possible d’accoucher à Vitry à partir du 3 août prochain. Il faudrait aller à Saint-Dizier ou Châlons.

«Ce qui nous guette, c’est d’accoucher au bord de la route». «En supprimant des activités, on fait entrer moins d’argent» pour rétablir l’équilibre financier.  

«Un dossier de demande de renouvellement a été déposé début mai, il est en phase d’instruction par l’ARS. Le directeur général doit demander l’avis de la commission spécialisée de l’organisation des soins». Avis qui sera rendu le 7 juillet, la veille d’une réunion entre le comité, la direction de l’hôpital et l’agence de l’État. La décision tombera peut-être le 8 juillet. «La maternité a augmenté son activité de 10 % en un an». Mais l’établissement ne dispose que d’1,2 poste de gynécologue-obstétricien, ce qui oblige d’avoir recours à des intérimaires. «Cela ne permet pas d’assurer la continuité des soins». Mais la sécurité des patients est bien plus menacée s’il faut parcourir trente kilomètres de plus, surtout en cas de complications.

Le service de chirurgie risque lui aussi la disparition ou une réorganisation. La mobilisation des mois passés a permis d’obtenir un sursis.

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