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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 13:29

Deux policiers de la BAC de Reims ont été condamnés, hier mardi, à des peines de prison avec sursis ainsi qu’à des interdictions d’exercer pour avoir falsifié des procès-verbaux lors d’une enquête.

Sursis et 3 mois d’interdiction d’exercer ont été requis à l’encontre d’un policier rémois accusé d’avoir frappé en cellule un gardé à vue sous l’œil de la caméra.

De nombreux policiers étaient venus soutenir leurs collègues.

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 19:21
Mort de Denko : la famille porte plainte contre X
Communiqué du RESF 51 et de la LJDH Mali

Âgé de 16 ans et originaire du Mali, M. Denko SISSOKO, est arrivé seul en France en octobre 2016 après avoir traversé plusieurs pays d’Afrique et la Méditerranée dans des conditions dangereuses.

A son arrivée et comme il était en possession de documents l’identifiant comme mineur, il a été confié par le Procureur de la République à l'Aide Sociale à l'Enfance de la Marne et hébergé au foyer Bellevue.

Le 5 janvier 2017, en dehors de tout cadre officiel procédural, il s'est vu indiquer au commissariat qu'il serait mis fin à sa prise en charge car sa minorité n'était pas reconnue.

Le 6 janvier 2017, M. Denko Sissoko s'est jeté du 8è étage du foyer pour, d'après son entourage, échapper à la police.

Aujourd’hui, les parents de Denko Sissoko Bagou et Dialy Keita Cultivateurs demeurant à Dindanko (Mali), représentés par Maitres Emmanuel Daoud et Clarisse le Corre, avocats au barreau de Paris, ont saisi le Tribunal de grande instance de Châlons-en-Champagne par une plainte contre X pour homicide involontaire, mise en danger de la vie d'autrui et non-assistance à personne en danger.

Mineur isolé de 16 ans, il apparaît que M. Denko Sissoko, a été maintenu pendant les trois mois qu’ont duré l’évaluation de sa minorité, dans une situation précaire minimaliste, sans suivi ni accompagnement effectif sur le plan éducatif, médical ni psychologique, et a souffert d’un déficit de mesures visant à garantir sa sécurité.

Les conditions d’accueil et de suivi des jeunes migrants au sein du foyer Bellevue, se caractérisent en effet par plusieurs défauts :

- de sécurité : hébergés dans un quartier sensible et dans la compagnie d’adultes en grandes difficultés sociales, les jeunes ne sont pas supervisés la nuit et ne disposaient pas au moment de la mort de Denko, de numéro d’urgence.

- d’encadrement médical : les mineurs en difficultés sanitaires et psychologiques, tels que M. Denko SISSOKO, ne font l’objet d’aucun suivi particulier et rencontrent même des difficultés d’accès aux soins.

- d’encadrement et de suivi éducatifs et pédagogiques : par choix politique, la structure d’accueil n’emploie que 4 éducateurs pour 73 mineurs. Durant les mois d’attente de l’évaluation, ceux-ci ne bénéficient d’aucune scolarisation ni de cours de français. Leur sortie de dispositif est mal préparée : le jour même du refus de prise en charge, ils sont remis à la rue sans solution d’hébergement.

De telles conditions d’accueil et d’accompagnement contribuent à créer une instabilité psychologique ainsi qu’un état d’anxiété permanent – anxiété renforcée par l’intervention répétée de la police des frontières à l’intérieur du foyer, au petit matin, pour expulser ou arrêter les jeunes en fin de prise en charge.

Plus encore, ces conditions d’accueil et d’accompagnement contreviennent en tous points aux dispositions applicables en matière de protection de l’enfance et de protection des mineurs isolés étrangers et sont constitutives d’une faute au sens de l’article 221-6 du code pénal.

Enfin, la suspicion généralisée au sujet de la minorité de ces jeunes, systématiquement soupçonnés de tricher sur leur âge, renforce encore leur fragilité psychologique, alors même que leur rêve s’abîme sur une réalité française bien éloignée de l’image de la patrie des droits de l’homme. Denko SISSOKO n’a pas menti sur son âge et ses papiers n’ont pas été falsifiés.

Ce défaut d’encadrement et de suivi, cette suspicion de laquelle il a fait l’objet, ont eu des conséquences dramatiques sur l’état psychique de M. Denko SISSOKO, lequel, en dépit de sa minorité et de son instabilité, n’a fait l’objet d’aucune protection particulière, tant médicale qu’éducative ou sécuritaire, ce qui caractérise de fait, le lien de causalité entre la faute et le décès de M. Denko SISSOKO.

En déposant plainte, les parents de Denko Sissoko, entendent situer les responsabilités de celles et ceux qui ont délaissé Denko, lequel, en sa qualité de mineur, n’était pas en mesure de se protéger, et, par devant, dénoncer les conditions de travail minimalistes et indignes des éducateurs qui encadrent ces jeunes.

Pour les associations de défense des droits qui accompagnent les parents dans leur démarche, il ne s’agit en aucune façon d’instrumentaliser leur douleur. Sissoko Bagou et Dialy Keita, libres de leur choix, souhaitent eux-mêmes vivement faire la lumière sur les circonstances de la mort de leur fils. En effet, le suicide est un phénomène rare au Mali et ils connaissaient bien Denko, ils refusent la cause du suicide qui a été privilégiée. Les associations espèrent quant à elles, que la justice statue et contraigne les institutions à mieux s’inscrire dans le cadre de la protection de l’enfance pour tous les Mineurs Isolés Etrangers, faisant ainsi en sorte que Denko SISSOKO ne soit pas mort pour rien.

28 mars 2017

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 11:03
Un ancien préfet de Champagne-Ardenne soupçonné de fraude fiscale

Préfet de la Marne et de la Champagne-Ardenne de 2001 à 2003, Jean Daubigny a été placé en garde à vue ce jeudi dans un dossier de fraude fiscale. Le haut fonctionnaire, né à Troyes il y a 68 ans, a été entendu, avec sa femme, dans les locaux de l’office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff) à Nanterre, près de Paris, pour des faits présumés de fraude fiscale.

Le couple est soupçonné de fraude fiscale, n'ayant tout simplement pas déclaré d'impôts pendant plusieurs années consécutives. L'enquête porte sur la période 2011-2014, non couverte par la prescription, mais elle aurait mis en évidence des «oublis» récurrents sur une durée plus longue. Le préjudice pour l'Etat, estimé judiciairement à plus de 150 000 €, pourrait dans les faits s'avérer plus important. Les investigations auraient d'ores et déjà matérialisé la non-déclaration du traitement de haut fonctionnaire et le non-paiement d'impôts fonciers malgré plusieurs relances. L'ex-préfet aurait payé des arriérés pour un montant jugé à l'évidence insuffisant par les magistrats du parquet de Paris.

En 1983, alors chef de cabinet du préfet de Police, Jean Daubigny, ordonne la destruction de la série bis des prélèvements dans l’affaire Rovert Boulin.

Jean Daubigny, ancien élève de l’ENA, a été nommé en juillet 1988 conseiller technique au cabinet du président de la République François Mitterrand jusqu'à ce qu'il soit nommé en janvier 1991 Préfet du Vaucluse, puis en juin 1993 Préfet de la Loire. Réintégré dans son corps d'origine, il est nommé délégué interministériel à la ville et au développement social urbain en décembre 1996. Il a été nommé  préfet de La Réunion en juillet 1998, puis des régions Champagne-Ardenne, Midi-Pyrénées, Bretagne ou encore Pays de la Loire. Il avait été nommé en mai 2012 directeur de cabinet de Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, avant de devenir préfet de Paris et de l’Ile-de-France en décembre 2012 jusqu’à sa retraite en avril 2015.

Il occupait néanmoins depuis décembre 2015 les fonctions de président de l'Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) et de son comité d'orientation. Un organisme qui contribue à l'évaluation des politiques en faveur des quartiers prioritaires.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 18:35

La SPPE, Société pétrolière de production et d’exploitation, une PME de 7 personnes qui exploite du pétrole dans l’Aube, à Saint-Martin-de-Bossenay, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Troyes pour homicide involontaire.

En juillet 2010, l’un de ses agents, bras droit du patron décédait à la suite d’un accident très rare que les spécialistes qualifient de back spin ou effet ressort.

Pour faire remonter du pétrole, les exploitants utilisent un tube long de 1000m retenu par une roue crantée. Lorsque l'on débloque la roue qui retient le mécanisme, elle tourne rapidement dans l’autre sens. En 2010, elle a tourné tellement rapidement qu’elle s’est désintégrée, entraînant la mort de l’opérateur. A l’origine de l’accident, un problème de lubrification du matériel.

La SPPE a été condamnée à 20 000 euros d'amende pour homicide involontaire.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 13:47

Un homme a porté plainte pour diffamation après l’audition, le 15 janvier, de son fils de 9 ans par la gendarmerie de Villers-Cotterêts parce qu’il aurait crié «Allah akbar, vive le Coran» pendant une minute de silence en hommage à Charlie Hebdo.

L’enfant avait été entendu le 15 janvier par la gendarmerie de Villers-Cotterêts, en présence de son père, dans le cadre d’une enquête pour apologie du terrorisme.

Les soupçons pesant sur l’enfant «sont, sur le plan de la matérialité des faits, totalement infondés. On est dans une cantine municipale qui accueille plusieurs écoles, pendant la minute de silence, il n’y a aucun témoin qui entend ce garçon de 9 ans venir dire Allah akbar, vive le Coran.  C’est un autre enfant qui vient (le) dire après coup à sa mère qui est l’une des employées de la cantine, qui le dit à la personne qui encadre la cantine, un signalement est rédigé, (…) on prévient la brigade de gendarmerie», a affirmé le procureur de Soissons.

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 08:02

Selon l'ordonnance de référé datant du 25 septembre, le tribunal d'instance de Soissons a condamné la Lyonnaise des Eaux, filiale de Suez Environnement, à indemniser la victime et les deux associations à hauteur de 8.680 euros.

La Lyonnaise des Eaux avait coupé l'eau à une mère de deux enfants entre le 28 juillet dernier et le 16 septembre pour un impayé de 646 euros.

La loi du 15 avril 2013, dont le décret d'application date du 27 février 2014, interdit désormais à un distributeur de couper l'alimentation en eau dans une résidence principale en cas d'impayé, sauf lorsque la mauvaise foi du client a pu être clairement établie.

Dans le cas de cette mère de famille, le tribunal a établi que "la Lyonnaise des Eaux n'allègue ni ne prouve aucun élément qui serait susceptible d'établir sa mauvaise foi", étant donné que cette femme a respecté l'échéancier de paiement que les deux parties avaient négocié.

Il est également "incontestable que (la victime) se trouve dans une situation économique et sociale comportant des difficultés financières particulières", précise le jugement.

Pour les associations France Libertés et Coordination Eau-Ile-de-France, ce jugement est une première depuis l'entrée en vigueur du décret, et elles affirment, dans un communiqué, avoir reçu "plus d'une centaine de témoignages de coupure d'eau".

Elles dénoncent ainsi l'action des distributeurs privés d'eau, qui "contournent, voire se jouent de la loi en vigueur"."Quand on est une multinationale et qu'on remplit une mission de service public, il faut s'intéresser à ce que signifie le service public".

La Lyonnaise des Eaux avance "des erreurs d'appréciation et des dysfonctionnements qui expliquent la durée exceptionnelle de cette coupure" et dit "regrett(er) cette situation". "Nos procédures en matière de coupure sont rigoureuses et prennent en compte la situation sociale des clients", assure l'entreprise qui affirme avoir "pris toutes les mesures pour que cette situation ne se reproduise pas".

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 13:16

Avis de tempête sur l’hôtel de ville bognysien ! Jeudi, le parquet de Charleville-Mézières a enregistré la plainte d’un entrepreneur de BTP qui s’estime injustement écarté des marchés de travaux publics passés par la commune depuis plusieurs années. Ce dépôt de plainte, opéré par un vocat, fait suite à un contrôle de la répression des fraudes mené le vendredi 6 juin en mairie. Au cours de l’opération, qui a duré près de trois heures, les fonctionnaires de la DGCCRF ont saisi de nombreux documents visant à vérifier que les procédures imposées par le code des marchés publics avaient été respectées. Les contrôleurs ont ciblé des commandes bien particulières sur des chantiers remportés par une entreprise de BTP bognysienne.

L’administration chargée du contrôle des marchés publics, qui n’a pas encore finalisé son rapport, pourrait à son tour saisir le procureur de la République dans les prochains jours.

Invoquant l’article 432-14 du code pénal, l’avocat carolomacérien vise pour l’heure la responsabilité de la commune de Bogny-sur-Meuse pour délit de favoritisme. «Il semble que des marchés publics ont été attribués par bons de commande et sans mise en concurrence préalable, toujours à la même société et sans que la nature des chantiers ne revête un caractère d’urgence».

Après la DGCCRF, l’avocat espère que le procureur de la République ainsi que la Chambre régionale des comptes ouvriront une enquête pour déterminer l’origine du dysfonctionnement, si toutefois les irrégularités devaient se confirmer. L’entreprise plaignante affirme que sa concurrente réalise l’essentiel des travaux de BTP sur la commune sans que ses concurrentes ne soient informées des chantiers. L’entreprise dénoncée comme favorisée aurait ainsi capté 700 000 euros de commandes publiques l’an dernier.

De son côté, le maire de Bogny-sur-Meuse, ne paraît pas spécialement inquiet : «Deux inspecteurs sont effectivement venus et ont demandé des documents de commandes publiques qu’ils ont photocopiés. Depuis, nous n’avons pas eu de retour ni d’informations. Nous ne savons pas ce qui nous est reproché. Délit de favoritisme ? Cela peut par exemple concerner des délais non respectés. Il y a sûrement de la rivalité entre deux sociétés de BTP, mais ce n’est pas à nous de mettre notre nez dans leurs affaires»

À la justice de trancher.

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 09:42

Un ancien président du conseil de prud’hommes de Soissons (représentant les employeurs)  a été condamné pour «faux en écriture publique ou authentique».

Il a été reconnu coupable d’avoir modifié des jugements définitifs. «La rédaction de ces documents avait été confiée à monsieur B. Il s’est avéré que les jugements étaient différents des feuilles de délibération».

Quatre dossiers ont été analysés concernant des faits qui se sont déroulés entre le 25 mars 2009 et 18 décembre 2012, concernant 7 personnes.

Il a été condamné à 3 000 euros d’amende, ainsi qu’à l’interdiction d’exercer à vie. La partie civile de l’affaire sera jugée le 8 avril prochain.

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 18:25

logement insalubreA la faveur d'un contrôle de routine dans un bar de Soissons le 28 mars dernier, les fonctionnaires de police découvrent les conditions de vie de six locataires, à l'arrière de l'établissement.

Il est inculpé pour soumission de plusieurs personnes vulnérables à des conditions d'hébergement indignes. Il demande un délai d'un mois, comme la loi l'y autorise, pour préparer sa défense avec son avocat.

La loi du 29 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion définit le logement indigne (pour ne pas dire insalubre) en ces termes : «Les locaux ou les installations utilisés aux fins d'habitation et impropres par nature à cet usage, ainsi que les logements dont l'état ou celui du bâtiment dans lequel ils sont situés expose les occupants à des risques manifestes pouvant porter atteinte à leur sécurité physique ou à leur santé».

Aujourd'hui, il a été a été condamné à une peine de deux années d'emprisonnement assorties d'un sursis avec mise à l'épreuve et 5 000 euros d'amende.

Il devra, en outre, verser à chacun des deux locataires qui s'étaient constitués partie civile la somme de 1 000 euros. Le parquet avait requis deux ans de prison dont la moitié ferme.

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 16:25

Le 19 avril dernier, le maire de Saint-Léger-sous-Brienne a été mis en examen pour violence avec arme. Alors qu'il travaille dans un de ses champs, l'agriculteur croise la route d'une femme de 65 ans, membre d'une famille de gens du voyage sédentarisée à Brienne depuis 9 ans. Une altercation va alors éclater. Selon le procureur de la République de Troyes, l'élu va menacer la sexagénaire avec un fusil de chasse et tirer un coup de feu en l'air. Invalide, la femme s'enfuit au volant de sa voiturette. C'est alors que le maire la percute avec son véhicule. Une plainte a été aussitôt déposée par cette habitante. La maire s'est alors présenté au poste de gendarmerie de Brienne-le-Château. En état d'ébriété, il a d'abord été mis en cellule de dégrisement avant d'être placé sous le régime de la garde à vue...

Le premier magistrat a été jugé selon la procédure du plaider-coupable ce matin. Il a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, d'une mise à l'épreuve de 18 mois et d'une interdiction de détenir une arme. Il est également dans l'obligation d'indemniser les victimes.

Le plaider-coupable désigne un mode de traitement des infractions qui consiste, au terme d’une procédure allégée, à proposer au prévenu une peine inférieure à celle encourue en échange de la reconnaissance de sa culpabilité. Or, cette procédure n'est pas applicable pour les violences, les menaces, les agressions sexuelles et les atteintes involontaires à l’intégrité de la personne, pour lesquelles une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure ou égale à 5 ans est encourue.

Les violences commises par ce maire entraient-elles ou non dans ce cadre ?

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 10:28

Le 24 avril 2012, la direction des Ateliers des Janves déposait une plainte au Parquet de Charleville-Mézières. En interne, venait d'être repéré un détournement portant sur au moins 100 000 euros.

La section du SRPJ spécialisée dans la délinquance financière a trouvé que la fraude était d'une ampleur bien plus grande qu'initialement estimée.

Depuis 2007, environ 1,2 million d'euros aurait été détourné. Le comptable de la holding qui réunit les Ateliers des Janves, fleuron de l'industrie ardennaise basé à Bogny-sur-Meuse, et Ardennes machining industries (Ami), localisé à Vouziers, a été placé en garde à vue et longuement entendu par les enquêteurs. L'examen approfondi de ses comptes bancaires s'est révélé accablant : 930 000 euros auraient transité sur deux de ses comptes. Par ailleurs, il aurait également omis volontairement de payer plusieurs fournisseurs. Lorsque ceux-ci en venaient à protester de manière trop répétée, il se résignait alors à payer, tout en s'excusant de cet «oubli».

Il n'est cependant pas le seul mis en cause dans ce dossier. Un de ses amis proches, gérant d'une salle de sport carolomacérienne, l'aurait grandement aidé. Sur les 930 000 euros passés sur les comptes du comptable, au moins 60 000 ont ensuite transité sur ceux de ce «coach sportif» devenu complice.
L'instruction judiciaire, pour l'instant encore en cours, devrait être clôturée au cours des prochains mois. Un procès aura ensuite lieu, sans doute pas avant la fin de l'année.

En attendant l'épilogue judiciaire de cet abus de confiance, une certitude demeure : pour les Ateliers des Janves et Ami, le préjudice est d'ores et déjà considérable, surtout en temps de crise. En 2010, l'entreprise de forge-estampage avait réalisé 65,7 millions de chiffre d'affaires.

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 11:11

Par jugement rendu mardi en délibéré, le tribunal correctionnel de Reims a relaxé l'auteur du blog l'onion, très critique envers le quotidien l'union , et débouté les requérants de leurs demandes de dommages-intérêts.

Reprenant l'une après l'autre les allégations constitutives de la plainte pour «diffamation publique commise au préjudice de l'union […] et de Jacques Tillier», le tribunal considère qu'elles restent «vagues», ne comportant aucune imputation d'un fait précis. Ces allégations «ne dépassent pas le cadre de la liberté de discussion et d'expression du prévenu», et «constituent de simples manifestations d'une opinion exprimée dans le cadre de l'exercice du droit de libre critique du mis en cause».

Les plaignants disposent de dix jours pour faire appel sur les dispositions civiles du jugement.

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