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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 09:26

La Cour de discipline budgétaire et financière vient d'être saisie à l'encontre de l'État. L'État ne peut actuellement plus payer, faute de crédits alloués aux préfectures. C'est vrai dans la Marne, mais également bien au-delà de la Champagne-Ardenne.

Selon la préfecture, «Chaque année, le préfet sollicite des fonds pour payer les condamnations pécuniaires. Mais actuellement, nous n'en avons pas. Pas de crédits pour l'instant, c'est ce qu'a indiqué le ministère de l'Intérieur au mois d'août. Nous ne contestons pas les jugements, mais nous ignorons quand nous en disposerons de nouveau. Et le cas échéant, nous paierons».

Selon l'article L.911-9 du code de justice administrative, lorsqu'une décision juridictionnelle passée en force de chose jugée a condamné l'État au paiement d'une somme d'argent dont le montant est fixé par la décision elle-même, cette somme doit être ordonnancée dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision de justice. Ce qui est loin d'être le cas. Et la situation n'est pas récente.

Dans une circulaire datée du 20 mai 2008, le premier ministre observait déjà, en effet, que l'exécution effective, par les administrations de l'État, des condamnations pécuniaires prononcées par les juridictions administratives, judiciaires ou internationales, n'était pas faite avec la promptitude requise dans un nombre significatif de cas.

Selon un avocat, «Le fond de tout cela, c'est que l'État ne respecte pas les décisions de justice et rechigne à payer. Il gagne du temps»

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 15:30

L'ancien garde des Sceaux était venu à Laon il y a un an pour le lancement des travaux du palais de justice et l'inauguration de l'établissement de placement éducatif et d'insertion construit à Laon. Depuis lundi, cet établissement est devenu officiellement un centre éducatif fermé (CEF), un des quatre en France à voir le jour en 2012 par transformation d'une structure existante.

Ces CEF avaient suscité la polémique cet été. Christiane Taubira, actuelle ministre de la Justice, avait indiqué qu'elle allait stopper les dix-huit transformations de foyers ouverts en CEF prévues par l'ancien gouvernement, alors que le candidat Hollande avait promis de doubler le nombre de ces CEF. La ministre avait alors précisé que quatre CEF seraient bien ouverts par transformation cette année, mais que les autres seraient à l'avenir des créations, pour ne pas affaiblir l'offre existante en placement ouvert, une offre saturée. L'établissement laonnois a sans doute était retenu car il s'agit d'une construction récente. Les travaux nécessaires pour répondre au cahier des charges d'un CEF ne devaient pas être trop conséquents.

Le CEF de Laon comporte douze places. Pour l'heure, seuls les professionnels qui vont y travailler sur place sont à pied d'œuvre, dont des éducateurs, un enseignant, un psychologue… Les premiers mineurs sont attendus pour la mi-octobre.

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 12:35

Mardi, après en avoir délibéré, le tribunal a reconnu le maire de Villers-Allerand de 2001 à 2010, de «faux en écriture publique ou authentique» et l'a condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir émis des délibérations «fictives», dites de «rattachement», en fait des délibérations non émargées ou non votées par le conseil municipal de 2007 à 2009.

Il avait ainsi reconnu avoir pris seul certaines décisions en vertu de la délégation de pouvoirs qu'il détenait et avoir simplement «maladroitement» rédigé des délibérations comme si elles avaient été votées en séance de conseil municipal, donnant ainsi l'impression que tout avait été débattu démocratiquement.

Dans cette affaire, la substitut du procureur, qui avait dénoncé de «petits arrangements inacceptables», avait requis deux mois de prison avec sursis, une interdiction des droits civils et civiques pendant deux ans, ainsi que l'inéligibilité de l'élu. Elle n'a pas été suivie sur ces deux derniers points par le tribunal.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 11:03

Depuis ce matin 7 heures, une quinzaine de surveillants pénitentiers bloquent l'accès de la prison de Reims, boulevard Robespierre. Ils dénoncent "de mauvaises conditions de travail et une surpopulation carcérale toujours trop importante".

Les grévistes ont prévu de bloquer l'accès à la prison jusqu'à nouvel ordre et l'obtention d'un rendez-vous avec la direction.

Le déroulement des audiences pourrait être perturbé par ce mouvement de grogne. De même, il ne devrait pas y avoir de parloirs.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 13:10

Prison-Laon.jpgQuartier nouveau concept. c'est leur appellation. Sept vont pousser dans toute la France et Laon est l'un des lieux choisis pour cette première vague de sept établissements d'accueil des détenus. Si, actuellement, la prison laonnoise compte moins de 600 détenus pour cause de travaux, à la fin de l'année 2013, le complexe pénitentiaire devrait disposer de 90 ou 150 «hébergements» supplémentaires.

«Ce sont des quartiers réservés aux courtes peines (moins d'un an) et aux détenus qui sont en fin de peine, moins d'un an là aussi. Deux blocs toutefois bien séparés, pour que les populations ne se mélangent pas. Il y aura un aspect moins «prison» puisqu'il n'y a plus de grands murs d'enceinte mais un grillage couplé avec des caméras. Le but est d'avoir un usage intensif, tout en donnant des conditions de travail agréables au personnel de l'administration pénitentiaire.»

Actuellement, la solution en placement extérieur est de règle lorsque le détenu a une peine de prison inférieure à 2 ans à purger mais un éventuel changement de gouvernement pourrait amener une évolution de la loi pénitentiaire…

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 13:28

Prison de LavauActuellement, il y a trois centres pénitentiaires dans l'Aube : la maison centrale de Clairvaux (240 places), le centre de détention de Villenauxe-la-Grande (600 places), et la maison d'arrêt de Troyes, rue Hennequin (113 places).

Prévue initialement sur la base de 346 places, la future maison d'arrêt de Lavau pourrait accueillir «jusqu’à 600 détenus». La lettre adressée par le Garde des sceaux au préfet de l’Aube, faisait état de la construction d’une maison d’arrêt de 400 places.

En attendant un éventuel nouveau chiffre, le préfet, entouré des responsables des services pénitentiaires, mais aussi de la représentante l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ), a présenté un projet de quelque 90 millions d’euros.

«Il s’agit de fermer la maison d’arrêt de Troyes, dont la capacité est de 113 détenus et qui en accueille actuellement 145, en raison de sa vétusté et du caractère indécent des conditions de détention».

L’ensemble des nouvelles normes a été exposé : un établissement offrant 95 % d’encellulement individuel, des cellules de 8,5 m2 avec douche et sanitaire, l’engagement des services pénitentiaires de proposer à chaque détenu cinq heures d’activités par jour, qu’il s’agisse d’un travail, de la formation ou du sport. Les hébergements seront répartis en unités de 160 détenus sur quatre niveaux. Pas de mirador aux angles de l’enceinte, ni de filin anti-hélicoptère.

La future prison de Lavau fait partie du nouveau programme immobilier pénitentiaire présenté par le ministère de la Justice le 5 mai 2011. Le but de ce programme est de disposer en 2018 de plus de 70 000 places de prison en France, contre 56 500 aujourd’hui.

On passe de 113 places à 640 places (160x4), soit près de 6 plus ! Le tout répressif continue son chemin !

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 13:44

Plus de 77 000 procédures en 2011, une «activité soutenue» qui place les 4 parquets du ressort de la cour d'appel «en haut du tableau au niveau national».

L'année 2011 aura été marquée par une augmentation modérée de la délinquance et quelques bons résultats : une baisse de 3 % des atteintes à l'intégrité physique, une stabilisation au même niveau que la moyenne nationale des violences crapuleuses, une baisse de 4 % des atteintes aux biens, une diminution significative de 12 % des cambriolages dans les locaux commerciaux ou professionnels et surtout, une baisse de 8 % des violences induites contre les dépositaires de l'autorité publique, un chiffre qui sert d'indicateur de la délinquance en général. Mauvaise note en revanche avec une augmentation constante de la délinquance des mineurs et une hausse de 14 % des cambriolages dans les résidences principales ou secondaires.

En matière civile, le Premier président a évoqué de son côté une «activité juridictionnelle globalement stable en dépit d'une légère augmentation du stock des affaires restant à juger en fin d'année, liée à des vacances de postes». C'est ainsi que la chambre de la famille affiche une diminution de son stock d'affaires en cours (516 par rapport à 562), en raison principalement d'une baisse du nombre des appels. La chambre civile et commerciale affiche, elle, une augmentation de 224 affaires de plus.

Mais, c'est surtout en matière sociale que la cour d'appel a vu les effets de la crise. Il est question d'une augmentation de 47 % des affaires nouvelles, soit 500 affaires de plus d'enrôlées par rapport à 2010. Ces affaires concernent principalement des contestations de plans sociaux importants. «Pratiquement, à elle seule, cette chambre rend compte de la dégradation annuelle du stock des affaires civiles qui, en fin d'année, augmente de 794 dossiers, passant de 2908 à 3702». Toujours en 2011, 3364 décisions ont été rendues… Reste donc un peu plus d'un an de rôle d'affaires à évacuer.

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 22:08

En février 2011 apparaissait sur la toile un blog "l'onion" (Journal indépendant et satirique s'inspirant d'un célèbre journal rémois issu de la résistance). (loniondereims.over-blog.com)

Ce n'est pas la première qu'apparaît sur Reims une parodie de notre grand quotidien d'information (sic).

Quelques jours après sa mise en service, l'onion recevait ce courriel de l'Union :

"La ressemblance entre votre logo et celui de l'union est plus que gênante.
Non autorisée, elle confine à la copie illégale.
Nous vous demandons de modifier dès maintenant le logo de l'onion et de le différencier totalement du nôtre.

Nous ne vous autorisons pas - et ne vous avons jamais autorisé à reproduire les articles de l'union. Merci donc de vous en abstenir à l'avenir et d'effacer tous les articles déjà parus sur votre site".

L'onion retire ses liens avec l'Union, et rappelle par ailleurs que son PDG est en autre un ancien de la DST qui a fait la chasse aux agents soviétiques

(www.revue-médias.com/jacques-tillier-quand-mesrine,663.html).

Une plainte est déposée et il y a quelques jours, la gendarmerie débarque chez le directeur de publication de l'onion et lui confisque son ordinateur.

Samedi, c'est un article incendiaire d'une bassesse terrible à son encontre.

Pour plus d'infos :

http://loniondereims.over-blog.fr/article-jacques-thillier-nous-ecrit-pas-le-biais-de-son-journal-93005209.html

http://loniondereims.over-blog.fr/article-creation-d-une-association-l-onion-93008889.html



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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 11:06

Françoise Debaisieux a été condamnée jeudi à six mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Mende pour vols et détournements de biens appartenant à la préfecture entre 2007 et 2009.

La justice lui reprochait d'avoir soustrait meubles, tableaux et linge de maison appartenant à la Préfecture. Une partie des objets disparus de Lozère avaient été retrouvés à leur domicile de Haybes (Ardennes). Son époux, médecin à Fumay dans les Ardennes, a été relaxé.

Absente au rendu du délibéré, l'ex-préfète de Lozère s'est vu également signifier deux ans d'interdiction d'exercer une fonction publique. Poursuivie pour "détournements et vols de biens remis en raison de sa fonction par personne dépositaire de l'autorité publique", elle avait été révoquée dès juillet 2010 en raison de cette affaire qui avait fait grand bruit. Son époux, Hervé Debaisieux, un médecin généraliste de 58 ans, jugé pour "recel", a été relaxé.

Cette Laonnoise de 57 ans, est diplômée de médecine à Reims en 1981, ex-directrice de la Ddass de l'Aisne et ex-directrice régionale et départementale des affaires sanitaires et sociales de Champagne-Ardenne (Drass) à Châlons entre 2005 et 2007.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 11:03

Après plus d'un mois de grève des avocats commis d'office du barreau de Chalons, dont les interventions en garde à vue n'étaient plus payées depuis le mois de juillet, l'issue du conflit a enfin été annoncée lundi.

La grève a pris fin dès que la somme de 35 000 euros leur a été versée, et le parquet a été avisé sur le champ. Le montant versé devrait permettre de payer les interventions réalisées depuis cet été, ainsi que celles à venir jusqu'en janvier. Le mouvement bloquait une grande partie des rouages de la justice, en matière pénale, car, outre la garde à vue, la grève s'étendait également devant le juge des libertés, lors d'une présentation devant un juge d'instruction, ou pour des comparutions immédiates.

Les cinquante avocats du barreau ont toujours conservé, depuis le début du mouvement, la liberté individuelle d'analyser au cas par cas les situations d'urgence.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 16:53

Le Conseil constitutionnel a validé vendredi toutes les dispositions du nouveau régime de garde à vue, n'émettant qu'une simple réserve sur l'"audition libre".

Estimant que les droits de la défense restent insuffisants en dépit de la réforme de la garde à vue instaurée au printemps 2011, les avocats avaient demandé aux "Sages" de contraindre le gouvernement à revoir une nouvelle fois sa copie. En juillet 2010, le Conseil constitutionnel avait censuré l'ancienne loi sur la garde à vue, qui ne prévoyait qu'une présence très limitée de l'avocat.

Les avocats avaient contesté par le biais de questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) le fait de ne pas avoir accès aux dossiers de leurs clients, de ne pas pouvoir poser librement des questions ou encore de ne pas être présents lors de tous les actes de procédure (perquisitions, saisies, etc.).

Mais le conseil a jugé leurs griefs hors sujet, les déclarant "inopérants" dans une décision publiée sur son site internet. Il a jugé que "la garde à vue demeure une mesure de police judiciaire qui n'a pas pour objet de permettre un débat contradictoire sur sa légalité ou le bien-fondé des éléments de preuve""Un tel débat aura sa place devant la juridiction d'instruction ou de jugement", a-t-il fait valoir.

Il a en revanche émis une réserve sur la mesure dite d'"audition libre" d'une personne par des enquêteurs. Les enquêteurs pourront continuer d'entendre en dehors du régime de garde à vue, et sans avocat, une personne soupçonnée d'avoir commis une infraction, si elle y consent. Mais ils devront l'informer de son droit de quitter les locaux de police ou de gendarmerie à tout moment, et de la nature et de la date de l'infraction dont elle est soupçonnée.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 09:24

Il  a été condamné à 24 mois de prison avec sursis, 15 000 euros d'amende et dix ans d'interdiction de gérer une société par le tribunal correctionnel de Charleville.

Il était poursuivi pour abus de biens sociaux, banqueroute, faux et usage de faux, alors qu'il dirigeait l'entreprise Artis (Monthermé dans les Ardennes), liquidée en juin 2002, laissant une cinquantaine de salariés "sur le carreau". La société était spécialisée dans le trraitement des surfaces métalliques.

La constitution de partie civile des salariés pour préjudice moral n'a pas en revanche été reçue par le tribunal.

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