Les résultats des élections législatives ont créé la surprise et également le soulagement pour toute une partie de la population. Un sursaut ? Disons plutôt un sursis avant la catastrophe.
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Les résultats des élections législatives ont créé la surprise et également le soulagement pour toute une partie de la population. Un sursaut ? Disons plutôt un sursis avant la catastrophe.
Quelques remarques et commentaires sur les résultats électoraux et la situation inédite que nous vivons...
La dissolution de l’Assemblée Nationale et les élections législatives qui en découlent nous emmènent vers des rivages inconnus. Un «Nouveau Front populaire» à vocation essentiellement électoraliste a bien été mis sur orbite et au lendemain de la sage, très sage marche antifasciste du 15 juin, les manifs plus ou moins spontanées des premiers temps ont cessé.
Mais qu’est donc ce nouveau front populaire, à quoi fait il référence, comment et pourquoi le Front Populaire fait partie des mythes de la gauche et des illusions de la social démocratie...
Et, sur un ton larmoyant, où la mauvaise foi s'effaçait soudain devant la sincérité, Blum, en pleine victoire, annonçait déjà l'échec : "Mais, s'il se trouvait que nous échouions, s'il se trouvait que des résistances insurmontables nous obligent à constater qu'il est impossible d'amender, du dedans, la société actuelle, je serais, moi, le premier à venir vous
dire : C'était une chimère ! C'était un rêve vain ! Il n'y a rien à faire de cette société. (...)." Victime expiatoire offerte à l'avance aux coups de l'ennemi, il nous consolait, par anticipation, de l'effondrement de nos rêves en réchauffant notre foi socialiste à la vision d'un futur eschatologique. La salle, debout, l'acclama religieusement.
Daniel Guérin Front Populaire révolution manquée
L'escalade au proche orient continue et la région semble s'approcher inexorablement d’un conflit d’ampleur. En attaquant directement Israël par le biais de drones et de missiles, le régime au pouvoir à Téhéran a franchi un seuil. Cette attaque avait été précédée par des assassinats ciblés attribués à l’Etat hébreu de hauts responsables militaires iraniens en Syrie, le 25 décembre et surtout le 1er avril, lors du bombardement du consulat iranien à Damas. Un espoir est cependant permis, il réside dans la réaction des peuples et dans leur refus de cette logique mortifère.
Interview de Ben ARAD par +972
https://www.972mag.com/ben-ara
L’inscription de l’IVG dans la constitution s’est faite finalement autour d’un consensus assez large de la classe politique. Mais dans la réalité quel est l’effectivité de ce droit et plus globalement ou en sont les droits des femmes dans notre pays aujourd’hui ?
Nous recevons ce soir deux militantes du Planning de Reims pour discuter de toutes ces questions.
Le Planning Familial tient une permanence le mardi de 18h30 à 19h30 et le mercredi de 15h à 17h à la Maison de la vie associative 122 bis rue du Barbâtre bureau 307
Permanences anonymes gratuites et confidentielles (tests de grossesse, préservatifs internes et externes, une écoute bienveillante et sans jugement)
Numéro vert national : 0800 08 11 11 anonyme gratuit
Enquête ouvrière : Nous avons les moyens de vous faire parler avec la Mouette Enragée.
Que reste t il de la "classe ouvrière" sujet mythique et révolutionnaire par excellence : disparue ? transformée ? intégrée ? Investie dans un projet depuis 2017 d’enquête ouvrière, La Mouette enragée a recueilli la parole de salarié·es à travers un questionnaire en ligne et sous forme d’entretiens menés principalement dans le Pas-de-Calais, le Nord et la Bretagne, à l’occasion de rencontres ou de luttes de boites. Ils nous présentent ce soir le résultat de leurs réflexions à l'occasion de la sortie du bouquin résultant de cette enquête.
Nous, qui nous interrogeons sur la pertinence de l’existence des prisons, nous souhaitons interroger l’une de ses justifications ; la violence faite aux femmes. Nous tenons à préciser qu’il n’est pas question pour nous de sous-estimer ou banaliser la question de la violence faite aux femmes. Nous ne prenons pas à la légère son traitement, bien au contraire. Nous saluons le courage de l’Observatoire international des prisons (OIP) qui s’est saisi du dossier dans son numéro d’avril 2023 et qui va nous permettre de nous confronter à la question ; est-ce que la prison est la solution ?
Pour parler de cette question, nous recevons Prune Missoffe, membre de l’observatoire international des prisons.
La guerre en Ukraine a changé la situation politique sur le continent européen et la situation économique dans le monde. La guerre détruit. Elle détruit les bâtiments, elle détruit les illusions, elle détruit les gens. Si la guerre touche incontestablement tout le monde, elle n’a pas le même impact sur tout le monde. Certains vont même tirer profit de cette guerre : des avantages politiques pour les politiciens qui sont du «bon côté», des avantages économiques pour les oligarques qui se sont retrouvés du côté de la «paix et de la justice» Cela vaut pour l’interprétation russe ou ukrainienne de la situation, et pour les détenteurs de l’interprétation universelle de la guerre : les marchands d’armes. Mais ce sont les travailleurs qui vont certainement perdre, quel que soit le camp qu’ils ont choisi ou dans lequel ils se sont involontairement retrouvés.
Les travailleurs sont l’objet principal de la mobilisation : la population entre 18 et 60 ans qui, qu’elle le veuille ou pas, est appelée à payer le coût humain de la guerre. Les travailleurs constituent également la majorité des réfugiés. Contrairement à ce qu’on a appelé la crise des migrants pendant la guerre en Syrie (qui était surtout une hystérie médiatique manipulée par des politiciens de droite), nous sommes aujourd’hui confrontés à une situation massive de réfugiés susceptible de déplacer les couches sociales du continent.
Aujourd’hui, plus de 5 millions de réfugiés ont déjà quitté l’Ukraine et plus de 6 millions sont des réfugiés internes. Une masse gigantesque de personnes, dont beaucoup se retrouveront dans le système des contrats d’emploi temporaire dans des pays comme l’Allemagne, enrichissant les grandes entreprises comme Volkswagen. Des millions de travailleurs vont continuer à payer le prix de la guerre sous la forme d’une main-d’œuvre bon marché et échappant au code du travail dans des conditions de migration forcée. Les employeurs vont profiter de la situation pour maintenir les réfugiés dans des emplois peu rémunérés tout en baissant les salaires pour tout le monde. Les politiciens nationalistes vont désigner les migrants comme les responsables de la baisse des salaires, en faisant pression pour limiter leurs droits, ce qui entraînera des salaires encore plus bas pour les migrants Il en découlera une pression encore plus forte sur les salaires de tous les travailleurs et les politiciens feront briller leurs capacités de démagogie, d’exploitation et de cynisme.
Dans ce contexte d’aggravation des conflits sociaux en Europe, nous sommes également confrontés à des appels sans précédent à la militarisation générale du continent. Trois jours après le début de la guerre, le 27.02.2022, le chancelier allemand Scholz annonce que l’armée allemande disposera d’un budget spécial de 100 milliards. Entre 2015 et 2021, le budget de l’OTAN a augmenté de façon spectaculaire, passant de 895 milliards (2015) à 1174 milliards (2021). Il ne s’agit pas seulement de chiffres montrant que l’OTAN se prépare à se défendre contre la Russie. Ce sont des milliards qui n’iront pas aux hôpitaux, aux transports par chemins de fer. Ils n’iront pas aux écoles, aux ressources d’énergies renouvelables et aux programmes sociaux. La militarisation universelle signifie une forte accélération de la dégradation néolibérale de l’État-providence et entraîne une baisse immédiate du niveau de vie pour tous. Il s’agit d’une atteinte directe au salaire social du travailleur, qui devra payer plus pour bénéficier de moins de services sociaux.
Naturellement, les travailleurs ne doivent pas et ne seront probablement pas de simples victimes passives de l’évolution des événements. C’est dans le chaos de la guerre que se trouve la force de la grève des travailleurs. Les travailleurs peuvent faire opposition à la fois aux conséquences économiques de la guerre et à la guerre elle-même. Nous avons déjà vu les travailleurs portuaires du syndicat autonome USB en Italie refuser de charger des armes pour la guerre. En Bulgarie aussi, nous avons failli assister au surgissement d’une grève non organisée de grande ampleur dans la zone industrielle de Plovdiv, qui annonce l’émergence de l’opposition des travailleurs aux effets de l’inflation. Dorénavant nous allons voir de plus en plus d’actions semblables à grande échelle. Avec la poursuite de la guerre et l’aggravation de ses conséquences économiques, politiques et sociales, nous allons entrer dans une période de renforcement et de radicalisation des luttes sociales qui nous oblige à prendre position.
FACB (Fédération anarchiste communiste-bulgare)
De la nature du macronisme ?
L’argent coule à flots pour restaurer une cathédrale (un milliard d’euros en deux jours), mais rien ne vient pour aider les salariés ordinaires, les travailleurs pauvres, les précaires, les petits retraités, les «sans», les migrants, les usagers des services publics de proximité... En bref, les prolétaires.
Depuis six mois, on assiste à des mouvements sociaux d’une durée et d’une ampleur qu’on n’avait pas vues depuis longtemps : non seulement le mouvement des gilets jaunes, mais aussi les luttes dans la santé, l’éducation, les manifs de salariés et de retraités, les mobilisations pour défendre les services publics, les migrants ou la planète.
A l’issue de trois mois d’un débat biaisé, le Président de la République a montré dans son discours du 25 avril sa grande capacité à n’entendre que ce qu’il veut et à continuer dans le même sens les réformes que ces mouvements combattent. Beaucoup de flou dans les annonces, mais aussi quelques orientations inquiétantes.
Travail
Le délai de 10 jours que s’est octroyé Macron entre la date prévue de son intervention et son allocution lui a permis de laisser fuiter une annonce sur l’augmentation du temps de travail. Cela aurait été un peu fort, juste un siècle après la loi des 8 heures (27 avril 1919) pour laquelle les travailleurs se battaient depuis des décennies et qui imposa de ne plus travailler que 48h par semaine afin de partager le travail. L’objectif de ceux qui nous gouvernent aujourd’hui n’est pas de partager le travail mais bien toujours d’exploiter de plus en plus les salariés (de moins en moins nombreux), et tant pis pour ceux qui n’ont pas de boulot. Face aux réactions, il n’y aura pas d’augmentation de la durée légale hebdomadaire du travail mais les heures supplémentaires continueront d’être favorisées selon le principe du « travailler plus pour gagner plus » cher à Sarkozy.
Et évidemment, il faudra travailler plus longtemps si on veut toucher une retraite décente : sans toucher à l’âge légal minimum de départ mais en mettant en place un système par points. Évidemment, il n’y a eu aucune réponse sur les inégalités qui se creusent entre les revenus des actionnaires et dirigeants d’entreprise et ceux des salariés. Macron est bien le représentant de la classe patronale qui capte les richesses produites par les travailleurs.
Famille
Sous ses dehors modernistes, Macron a une vision très traditionnelle de la famille, style «un papa, une maman». La seule aide qu’il envisage pour les mères seules avec enfant, c’est de faire prélever les pensions alimentaires qui ne sont pas versées par les ex-conjoints. C’est déjà la loi. Est-il envisageable de l’étendre aux ex-concubins ? Et si l’ex est très précaire ? La CAF refusait de donner une allocation à une mère isolée sous prétexte que son ex (au RSA lui-même) lui versait 50€ par mois. Il a fallu demander à celui-ci d’arrêter de les verser afin qu’elle soit vraiment considérée comme mère isolée et aidée en tant que telle. Ce qu’il faudrait surtout c’est développer les aides à la garde d’enfants afin que ces femmes puissent se former ou travailler si elles le souhaitent. Une allocation de stage ou un contrat aidé rapportent moins que ce que la mère doit verser à une garderie ou à une assistante maternelle.
Et dans la famille, il faut de plus en plus aider un proche handicapé ou ses vieux parents, surtout ceux qui n’ont pas une retraite suffisante pour financer une place dans les EHPAD. Macron annonce donc un statut pour les aidants familiaux. Il y en a déjà un pour une partie de ceux-ci ; certains aidants sont salariés de la personne aidée. Le vrai problème c’est le niveau de rémunération et de cotisations sociales (en particulier pour la retraite).
La vision familiale de Macron, c’est surtout faire supporter aux familles les aides que l’État ne veut plus apporter.
Patrie
Macron au cours de son discours a souvent fait appel à l’unité de la nation. Il a rappelé qu’à partir de l’an prochain, dans le cadre de la réforme de l’école, la présence du drapeau français et du drapeau européen sera obligatoire dans toutes les classes. Cette innovation est issue d’un amendement proposé par le très droitier député LR Eric Ciotti et adopté avec enthousiasme par les députés la république en marche (au pas de l’oie ?)...
Il veut rétablir un service national, obligatoire comme l’est la journée d’appel de la défense, sous une forme qui sera plus civique que militaire, mais encadré par des militaires quand même. Il ne faut surtout pas laisser à des militants associatifs le soin de transmettre des valeurs aux jeunes...
Il a rappelé la nécessité de défendre l’ordre et l’autorité de l’État face aux casseurs, qu’ils soient Black Blocs ou Gilets Jaunes. Il assume pleinement la légitimité de la violence d’État, l’aggravation des violences policières.
D’autre part, il a annoncé un débat annuel au parlement sur la politique migratoire (pour définir des quotas ?) et une refondation de Schengen pour protéger l’asile et lutter contre les abus. Il faut entendre par là réserver l’asile à un minimum de personnes et renvoyer ceux qui abusent de notre hospitalité. Y a-t-il là une différence avec les politiques d’Orban ou de Salvini ?
La présentation ci-dessus pourra sembler abusive à certains lecteurs. Évidemment l’histoire ne se répète jamais exactement de la même manière. Macron n’est pas fasciste ; il est juste un serviteur du «grand capital», comme on disait il y a quelques décennies, et il est prêt à tout pour imposer la politique la plus profitable à celui-ci. Ça peut mener très loin...
Sauf si...
Sauf si le mouvement enclenché depuis quelques mois ne baisse pas les bras. Même si les manifestations du samedi sont moins massives qu’il y a quelques semaines, il y avait aujourd’hui encore environ 60 000 Gilets jaunes dans les rues. Les manifs du 1er mai risquent fort d’être plus animées que les défilés habituels.
Même s’il n’est pas facile d’élaborer ensemble des stratégies et des axes de lutte, comme on peut le voir dans le compte-rendu de l’Assemblée des Assemblées, les luttes favorisent les discussions qui entretiennent la lutte. Le plus intéressant dans les mouvements actuels ce sont les formes multiples qu’ils prennent et le fait qu’ils restent incontrôlés. Les leaders autoproclamés ne durent pas longtemps quand tous sont égaux dans la lutte.
Il y a une relance de toutes les luttes sectorielles ou locales et des convergences qui se créent. Ici, à Limoges les enseignants qui manifestent en divers lieux tous les mardi soir pour «les mardis de Jean Mimi» favorisent la participation de tous à la critique de la réforme. Que des gilets jaunes participent à une manif des sans papiers ou se joignent à une manif pour le climat, c’est vraiment le signe que les échanges favorisent les prises de conscience politiques.
Tout ce qu’on a pu lire récemment sur les gilets jaunes (ou sympathisants) qui disent réprouver les violences policières et au contraire comprendre, voire approuver les «casseurs», Black Blocs ou autres, c’est aussi le signe que la violence d’État est aujourd’hui considérée comme moins légitime que la violence des révoltés.
Toute une partie du peuple est aujourd’hui entrée en résistance contre les réformes capitalistes. Un symbole : le mercredi 8 mai, c’est sur le mont Gargan, haut lieu de la Résistance, que les Gilets Jaunes de tout le Limousin ont choisi de se retrouver.
Limoges, le 27 avril 2019
Les rencontres libertaires que l’Organisation communiste libertaire (OCL) organise chaque été se dérouleront – du mardi 17 au lundi 23 juillet inclus – dans les coteaux du Quercy, à trente minutes au nord de Montauban ou au sud de Cahors, à une heure de Toulouse. Nous serons accueilli-e-s dans un gîte, La Maison carrée, à Lauzeral, sur la commune de Vazerac.
Ces rencontres sont ouvertes à celles et ceux que les thèmes des discussions programmées intéressent ; nous souhaitons qu’elles soient un espace de dialogue, d’échanges formels et informels sur nos investissements militants.
Les débats auront lieu comme d’habitude le soir à partir de 21 heures sur des sujets d’actualité, mais il y en aura aussi dans l’après-midi, ainsi que des projections de films sur des luttes d’hier et d’aujourd’hui – et il sera toujours possible de proposer et organiser d’autres discussions pour partager une expérience ou présenter une lutte particulière.
Vous trouverez également là des tables de presse, une vidéothèque... et vous pourrez profiter de la région, qui offre des lieux de baignade non loin, ainsi que de multiples excursions dans un rayon de trente kilomètres.
Nous camperons sur un terrain arboré (prévoir donc une tente, seul mode de logement possible), et bénéficierons d’installations pour collectivités : cuisine, salle pour les repas et les débats, salles de bains et sanitaires.
Le mode de vie quotidienne et la gestion de ces rencontres sont les mêmes que dans les précédents campings de l’OCL : les repas sont confectionnés par des équipes tournantes et pris en commun – chacun-e s’inscrivant, en fonction de ses disponibilités, dans une équipe afin d’assurer pendant une journée les repas ou le ménage. Les tarifs journaliers, pour les trois repas et la participation aux frais de location des lieux, sont échelonnés selon les revenus par tranches de 100 € : il sera demandé 5,5 € par jour pour les revenus inférieurs à 500 €/mois, 6,50 € pour des revenus entre 500 et 600 €, etc., jusqu’à 26 € pour des revenus supérieurs à 2 400 €/mois – et 5 €/jour pour les enfants.
Afin de faciliter la confection des repas et votre accueil, nous vous demandons de nous prévenir en téléphonant au 06-41-42-00-06 au moins 24 heures avant votre arrivée. On peut venir vous chercher à la gare de Montauban si vous arrivez en train.
Le programme en pièce jointe
A l'initiative du Comité "Brut de Bure" et l'EGREGOREBURE ET LONGWY s’invitentAU TEMPS DES CERISESJeudi 28 juin 201814 h : RENCONTRE avec Sébastien Bonetti. Présentation du dernier document Bure en Lutte.
La période qui sera évoquée s'attache à la prise collective du Bois Lejuc tout proche de Mandres en Barrois (Meuse), le 19 juin 2016, son occupation durant trois semaines, la première expulsion spectaculaire, l'implantation par l'ANDRA d'un mur de béton de plus d'un km et sa mise à terre par la vague "Bure de Merlin" les 14 et 15 août 2016... L'occupation de la forêt durant un an et demie... jusqu'à l'expulsion militaire le 22 février 2018.
L'idée c'est de consacrer deux heures depuis la présentation de l'extrait du doc et puis la discussion qui s'en suivra ensemble.
Ce qui nous mène avec Steve Bingham pour les présentations et la transition ...ainsi, nous évoquerons l'érosion des bassins industriels de sidérurgie comme l'avènement de l'industrie nucléaire.
16 h : Rencontre avec Steve Bingham, auteur réalisateur du film Longwy.
Nous évoquerons ce qui a marqué et déterminé son départ des Etats Unis pour l'Europe, ses engagements multiples et notamment auprès des Blacks Panthers comme avocat, ce qui fît de lui une cible du chef du FBI Edgar Hoover.
Le contexte social en lorraine dans ces années de fer 79-84, où tout semble encore possible !!?
18 h : Le film Longwy, suivi d'une discussion sur la période et les liens à établir avec le mouvement social actuel, la détermination de l'Etat à anéantir toute contestation par toute une palette de stratégies qui vont de la propagande, du dénigrement, au mépris et à la violence sans limites contre les classes dangereuses.
20h : Repas collectif au Temps des Cerises A prix libre!
Plus d’infos dans l’Emission L’Egrégore,
tous les lundis 19 h sur Radio Primitive, 92,4 MH
Dans son film, Steve Bingham raconte tout : les dures conditions des sidérurgistes (liées à la nature de leur travail et à ses horaires), leur amour de leur métier, les solidarités qu’ils ont construites… Mais aussi la grève des loyers observée par les immigré-e-s pendant un an dans le foyer Sonacotra deMont-Saint-Martin ; le travail des ouvrières aux Faïenceries de Longwy, jusqu’à leur fermeture à l’hiver 1981 et à leur occupation pendant plusieurs mois avec le soutien de syndicalistes CFDT et CGT. Et encore la difficulté d’organiser la vie quotidienne (notamment la garde des enfants, qui empêche les femmes de militer autant qu’elles le voudraient), pendant ces mois d’effervescence ; les répercussions du plan «acier» gouvernemental sur l’économie régionale, avec la disparition des commerces et d’autres entreprises…
RENCONTRES LIBERTAIRES DU QUERCY
organisées par l’OCL
du 17 au 23 juillet 2018 inclus
Les rencontres libertaires que l’OCL organise chaque été se dérouleront cette année encore – du mardi 17 au lundi 23 juillet inclus – dans les coteaux du Quercy, à trente minutes au nord de Montauban ou au sud de Cahors, à une heure de Toulouse. Nous serons accueilli-e-s dans un gîte, La Maison carrée, à Lauzeral, sur la commune de Vazerac.
Ces rencontres sont ouvertes à celles et ceux que les thèmes des discussions programmées intéressent ; nous souhaitons ouvrir un espace de dialogue, d’échanges formels comme informels.
Des précisions sur le lieu et le programme des débats seront données dans le prochain numéro de Courant alternatif. Nous discuterons comme d’habitude le soir à partir de 21 heures sur des sujets d’actualité, pour échanger sur nos investissements militants ; mais il y aura aussi, dans la journée, des ateliers abordant des sujets plus théoriques ou historiques, ainsi que des projections de films sur des luttes d’hier et d’aujourd’hui – et il sera toujours possible de proposer et d’organiser d’autres discussions pour partager une expérience ou présenter une lutte particulière.
Vous trouverez également là des tables de presse, une vidéothèque... et pourrez profiter de la région, qui offre des lieux de baignade non loin, ainsi que de multiples excursions dans un rayon de trente kilomètres.
Nous camperons sur un terrain arboré (prévoir donc une tente, seul mode de logement possible), et bénéficierons d’installations pour collectivités : cuisine, salle pour les repas et les débats, salles de bains et sanitaires, terrasse couverte...
Le mode de vie quotidienne et la gestion de ces rencontres demeurent les mêmes que d’habitude dans les campings de l’OCL : les repas sont confectionnés par des équipes tournantes et pris en commun – chacun-e s’inscrivant, en fonction de ses disponibilités, dans une équipe afin d’assurer pendant une journée les repas ou le ménage. Les tarifs pour les trois repas journaliers et les frais de location des lieux sont établis en fonction des revenus. On peut venir vous chercher à la gare si vous arrivez en train (un numéro de téléphone sera communiqué avec le programme des rencontres)...
D’ores et déjà, nous pouvons vous annoncer la projection de films sur la lutte de Bure contre l’enfouissement des déchets radioactifs, sur celle des sidérurgistes de Longwy en 1979, sur Mai 68… Ces films pourront être accompagnés d’ateliers rappelant le contenu de ces mobilisations ou événements. Pour les débats, il est prévu pour l’instant un retour sur la Marche des solidarités du 17 mars dernier à Paris et sur les différentes formes de solidarité avec les exilé-e-s. Nous parlerons aussi du harcèlement sexuel et du combat antipatriarcal, d’un point de vue communiste libertaire ; du mouvement social, avec notamment la grève des cheminots et les blocages de facs ; des luttes à Bure et à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Nous reviendrons sur le bilan des luttes contre la loi travail et ses prolongements. Nous aurons également des échanges sur les combats menés contre le colonialisme et son héritage, que ce soit en Palestine ou en Kanaky, sans oublier la lutte des Kurdes et la situation paradoxale à Mayotte.
Alors, au plaisir de vous voir bientôt !