Le festival Furies à Châlons-en-Champagne célèbre cette année ses 25 ans d’existence. Un anniversaire qui s'annonce mouvementé. Plusieurs spectacles ont d'ores et déjà été annulés en raison de la grève des intermittents du spectacle.
"Le festival est solidaire avec les artistes et techniciens du spectacle et Furies se déclare en lutte à partir d'aujourd'hui", a précisé le directeur artistique du festival.
Les intermittents présents sur le festival doivent se prononcer mardi en fin de journée sur la suite à donner au mouvement. Un point sur la programmation sera fait "au jour le jour".
10 juin – Festival en lutte
Furies, Festival en lutte
Le Festival Furies tient à exprimer sa solidarité avec les professionnels artistes et techniciens du spectacle vivant qui dénoncent les derniers accords de l’UNEDIC.
Cet accord national interprofessionnel relatif à l’indemnisation du chômage du 22 mars 2014 signé par le MEDEF/CGPME/UPA et la CFDT/CFTC/FO, est le prolongement redouté de celui de 2003. Il n’est donc pas adapté aux pratiques d’emploi discontinu.
En solidarité avec toutes les manifestations culturelles qui se sont engagées depuis la fin du mois de mai dans un mouvement radical de contestation, Furies se déclare en lutte à partir de ce jour.
Cette décision fait suite à diverses rencontres entre les salariés permanents et intermittents de Furies et résulte de concertation avec l’ensemble des artistes et compagnies présents pour y jouer.
Le festival se met à la disposition des artistes et techniciens intermittents pour soutenir leurs actions et revendications, il assure le chantier de mise en place des représentations en préconisant certains débrayages.
L’ensemble des salariés de Furies demande solennellement à Monsieur François Rebsamen Ministre du travail de ne pas agréer cet accord du 22 mars.
Châlons en Champagne
10 juin 2014
Si vous souhaitez signer la pétition «Non à l’agrément de l’accord UNEDIC signé dans la nuit du vendredi 21 mars», rendez-vous sur ce site :
http://www.change.org/petitions/monsieur-le-ministre-du-travail-non-à-l-agrément-de-l-accord-unedic-signé-dans-la-nuit-du-vendredi-21-mars
Une surprise pour la Ministre
Mardi matin, les intermittents des Furies ont fait le déplacement dans l'Aisne pour interpeller la Ministre de la Culture Aurélie Filipetti, qui visitait le Familistère de Guise. Une trentaine d'artistes lui a réservé une surprise sous la forme d'un spectacle original : des pyramides d'hommes et de femmes totalement nus. Une manière de dénoncer le dénuement dans lequel la réforme de leur statut risque de les entraîner.
Hier matin et ce matin, les salariés de la Mission Locale pour la Jeunesse de Reims sont en grève.
43 des 70 salariés grévistes de Cartier Joaillerie International à Reims sont partis en car, vendredi matin, de la zone
Farman. Direction le 13 rue de la Paix, la très prestigieuse adresse parisienne du joaillier Cartier, où ils ont, une nouvelle fois, réclamé une augmentation de salaire de 200 euros nets.
Les salariés d'Electrolux ont décidé de poursuivre leur mobilisation, après la manif « surprise » de la veille et suite à l'annonce du rejet du
projet niVer. Ils l'ont répété et répété encore hier matin : «Nous ne lâcherons rien !».
Ça ne s'arrange pas au lycée professionnel Joliot-Curie. Après un «droit de retrait» exercé le 11 octobre pour dénoncer le climat délétère
au sein de l'établissement, 100 % des personnels ont observeré une journée de grève ce jeudi 24 janvier.