Licenciés, les 58 derniers salariés de Bosal-Le Rapide à Beine-Nauroy (51) occupent leur usine depuis 6
semaines. Ils veulent obtenir 40 000 € d'indemnités supra légales (Bosal ne veut lacher que 8 000 €).
Jeudi, ils menacent de faire sauter l'entreprise. Aussitôt la presse se rue vers Beine-Nauroy...
Une réunion est immédiatement programmée sur le site mercredi matin...
Interview d'un intermittant de la CIP IdF et interview sur la situation à a Redoute
"Dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 mars il n’y a pas eu de «négociations». Comme d’habitude
l’affaire a été pliée à 1h du matin sur un accord inacceptable.
(...) Avec ce nouvel accord ce sont 400 millions d’euros d’économie sur le dos des chômeurs. En période de
crise, c’est un massacre. Et sans me répandre en émotion malsaine, je suis touché par le fait que ce sont les plus pauvres qui vont trinquer, ceux qui sont mal organisés, qui n’ont pas le
micro et dont on considère le pouvoir de nuisance médiatique presque nul.
(...)Nous sommes déterminés.
Nous appelons tous les chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires dans toutes les communes, à
occuper des lieux publics et à organiser avec nous la riposte."
La grève reconductible de Rueil-Malmaison est partie pour défendre une collègue précaire, dont la direction
refusait le renouvellement du contrat d’insertion. La grève a dès le début été «ultra majoritaire» avec un taux de grève entre 80% et 90% depuis le 29 janvier. A ce jour, la grève continue. A Epernay et dans la Marne, il y a des luttes aussi. Un tour d'horizon de ce qui se passe à La Poste
Depuis janvier 2013, à quelques uns, chômeurs, travailleurs, sans-papiers, habitants du quartier ou pas,
nous occupons ce lieu pour ne pas rester isolés dans la précarité.
Si les repas ne sont pas chers et les activités gratuites c’est parce que nous voulons lutter contre ce
monde marchand où tout s’achète et tout se vend.
Nous ne cherchons pas à faire de bénéfices et payer un loyer au prix du marché est incompatible avec notre
action. C’est pourquoi, nous occupons illégalement un immeuble qui était vide au 331 rue des Pyrénées. À l’étage vivent aussi 6 personnes qui, comme beaucoup, n’ont pas les moyens de se loger en
région parisienne. Par ailleurs, nous n’avons aucun scrupule à le squatter dans la mesure où ce lieu appartient à un groupe immobilier qui participe à la spéculation chassant les plus pauvres du
centre.
Nous ne pensons pas qu’un monde meilleur soit possible à l’intérieur du capitalisme.
Nous ne voulons pas compenser les faiblesses de l’État. Nous ne prétendons pas non plus créer une bulle
alternative à l’extérieur de ce système car les réalités sociales et économiques s’imposent à tous. La lutte et la solidarité sont les seuls moyens d’en sortir.
Ce lieu est nécessaire, utile et ouvert au quartier. Depuis janvier beaucoup nous ont rejoint. Chacun,
chacune peut participer à la cantine, aux distributions gratuites de nourriture, aux cours de français ou aux permanences déjà en place ; proposer d’autres ateliers, organiser des réunions
publiques sur des luttes locales, un repas pour soutenir une caisse de grève, une discussion, une projection...
Nous sommes expulsables depuis la décision d’un juge rendue le 6 septembre 2013.
La manifestation d’aujourd’hui a connu une mobilisation inégalée.
520 tracteurs, venus de tous les départements limitrophes ont été comptés, deux fois plus que le 24 mars
2012 à Nantes. Cela marque une implication massive du monde paysan. Les tracteurs vigilants sont prêts à intervenir sur la zad.
(...) La préfecture avait choisi de mettre Nantes en état de siège et de nous empêcher d’être visible dans
le centre ville. C’est la première fois qu’on interdit à une manifestation d’emprunter le Cours des 50 Otages. Une partie du cortège est passée par l’île Beaulieu. Une autre a essayé de passer
par le trajet initialement prévu et a fait face à une répression policière violente avec tir de flashball, gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Cela n’a pas empêché les manifestant-e-s
de rester en masse dans les rues de Nantes jusqu’à la fin.
Il existe différentes manières de s’exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation
anti-aéroport, il n’est pas étonnant qu’une certaine colère s’exprime. Que pourrait-il se passer en cas de nouvelle intervention sur la zad ?
Cette journée est un succès et les différentes composantes de la lutte restent unies sur le terrain.
L’opposition ne fait que croître depuis 30 ans. Le gouvernement n’a pas d’autre choix que d’abandonner le projet d’aéroport ! (...)
Depuis plusieurs semaines, la lutte des ouvrier-ères de la Redoute s'intensifie. Après les premiers
débrayages et les manifestations qui ont suivi l'annonce du PSE (plan de suppression des emplois et non de «sauvegarde») début janvier, les actions tendent à se radicaliser comme lors du blocage
du site logistique de la Martinoire à Wattrelos. Les «Redoutables» comme s'appellent eux-mêmes les salarié-es luttent contre la suppression de 1 178 emplois d'ici 4 ans. Jadis premier employeur
de la région lilloise, la Redoute fait les frais du virage Internet et de «l'amazonification» de la vente par correspondance. L'entreprise reste néanmoins première dans le secteur de
l'habillement et de la maison mais au nom de la compétitivité, ce plan imposé par le milliardaire Pinault et la nouvelle direction se veut inéluctable comme la progression de la fortune
personnelle de la famille Pinault. Mais certain-es refusent cette résignation et se battent contre la misère annoncée.
Le Jeudi 19 décembre 2013, la police investit, sur ordre du directeur, l’établissement publique de santé
mentale – EPSM - à Caen. Avec Odile infirmière en psychiatrie a EPSM, la situation dans cet établissement depuis Juin et les luttes en cours.
Deuxième guerre de François Hollande, cinquantième intervention française en Afrique depuis les
indépendance, l’opération Sangaris est aussi une nouvelle étape dans une relation à sens unique entre la France et la Centrafrique.
Yannis Thomas, de l’association Survie, explique de quoi il retourne, les raisons pour lesquelles la France
tient tant à intervenir "chez elle".
Suite à la grève dans l’entreprise de sous-traitance
LASER qui travaille pour la SNCF, gare d’Austerlitz, à Paris,les grévistes ont fait céder la direction de LASER et la SNCF et une partie de leur revendications ont été obtenues.
Les grévistes ont gagné sur la plupart de leurs revendications : remplacement intégral des personnes
parties de la société (7 personnes concernées) ou heures complémentaires sur le contrat de travail.
C’est une victoire pour les grévistes grâce à leur détermination.
Au 1er avril, le marché du nettoyage de la gare d’Austerlitz passera à une autre société, ISS Abilis
(actuellement sur le chantier des Ardoines où il cédera là-bas la place à LASER). Les conditions de passage ne sont pas encore déterminées, mais les anciens grévistes restent vigilants et
déterminés à ne pas voir leur condition aller à la baisse. Ils auront encore certainement à se battre.
C'est un lieu emblématique. Symbole d'une "certaine idée de la naissance et de la parentalité", d'un
accouchement plus confortable face aux "usines à bébés" qui se développeraient ailleurs.Mais le bâtiment qui accueille la maternité des Lilas, en Seine-Saint-Denis, depuis sa création en 1964, a
vieilli, plafonnant l'activité et bloquant le projet ambitieux de passer de 1 700 à 2 700 accouchements par an. L'établissement craint désormais pour son avenir. La maternité était engagée depuis
plusieurs années dans un projet de reconstruction. Son inscription en janvier 2009 dans le cadre du plan gouvernemental Hôpital 2007-2012, validée par l'Agence régionale de l'hospitalisation
(ARH) et la ministre de la santé de l'époque. Au projet initial de reconstruction est désormais préférée l'option d'un déménagement à l'hôpital de Montreuil.
Le collectif de soutien, qui se bat depuis plusieurs années pour la maternité des Lilas, a repris du service et
montre sa détermination.
Début des années 70 : une série d’évènements fait monter la tension dans les prisons françaises. En
réponse au traitement inhumain que leur fait subir l’administration pénitentiaire, les prisonniers de la centrale de Ney à Toul (Lorraine) ouvrent le bal et se mutinent au début du mois de
décembre 1971. Les détenus de la maison d’arrêt Charles III à Nancy leur emboitent le pas le 15 janvier 1972. Dans les mois qui suivent les révoltes de Toul et de Nancy, plus d’une trentaine de mutineries vont
embraser les prisons françaises, qui n’avaient jamais connu une telle vague de révoltes.
Emission réalisée avec Nicolas Drolc, réalisateur du documentaire "Sur les toits" dont la sortie a lieu
le 14 janvier à Nancy.