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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 10:16

nuc et singesEn juin 2008, le gouvernement confie à l'Andra la mission de lancer un appel à candidatures auprès des collectivités locales pour accueillir un centre de stockage de déchets radioactifs à vie longue, les fameux FA-VL. Dans l'Aube, une dizaine de communes sont intéressées. Le temps presse ; on en parle depuis 1993 et le futur centre doit entrer en exploitation en 2019. Pars-lès-Chavanges et Auxon sont favorables mais les élus sont pris à partie, voire menacés de mort. Ils jettent l'éponge. Le projet est enfoui.

En 2010, le haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire s'auto-saisit de cette affaire et met en place un groupe de travail chargé de tirer les conclusions de cet épisode douloureux. Le rapport a été rendu public.

Le haut comité reproche à l'État de ne pas s'être suffisamment impliqué dans le processus de recherche et aux différents acteurs locaux de n'avoir pas suffisamment communiqué : «L'échelon local n'était pas adapté, le territoire et le contexte local ont été mal appréhendés, le dialogue avec la population concernée a été inexistant»…

Les producteurs de déchets «souhaitent qu'une solution rapide et durable soit trouvée». L'autorité de sûreté nucléaire (ASN) juge que «le stockage FA-VL est absolument nécessaire» et fustige le fait que «l'implication de l'État a été trop faible. Le gouvernement doit prendre position clairement au niveau national. C'est à l'État de décider».

Le rapport recommande un certain nombre de mesures pour mener à bien la prochaine recherche. «Un nombre restreint de territoires doit être sélectionné par l'État sur recommandation de l'Andra», préconise le rapport. On ne parlerait plus aujourd'hui des 3 115 communes du départ mais des quarante communes qui s'étaient déclarées favorables en octobre 2008.

«Le choix des territoires accueillant déjà des installations nucléaires doit être privilégié», poursuit le rapport. Or, sur les quarante sites retenus, les seules «installations nucléaires» se trouvent… dans le Soulainois.

Par ailleurs, fortement critiqué lors de la précédente tentative, «l'État doit afficher le caractère d'utilité publique et de service rendu à la Nation». Il est également recommandé de dépasser l'échelle communale pour, «a minima», privilégier l'échelon intercommunal avec le soutien des grandes collectivités.

Enfin, recommandation est faite de mettre en avant la communication et la concertation et bien préciser que «les mesures d'accompagnement doivent être équitablement réparties entre les communes situées à proximité du site d'implantation ; les frontières administratives ne doivent constituer aucun obstacle». En clair, les retombées d'un tel projet concerneraient un vaste territoire.

Pour l'heure, il ne s'agit que de «recommandations» que l'Andra devrait reprendre dans son rapport final qu'elle remettra à l'État fin 2012.


Pour plus d'infos : http://www.hctisn.fr/documentation/dossiers/rapport_favl/rapport_gtfavl_vf.pdf

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 09:54

nuc et singesAu terme d'une fouille minutieuse de quinze «big-bags» en attente de stockage dans le bâtiment logistique, les démineurs du service régional de déminage de la sécurité civile de Châlons-en-Champagne ont trouvé des grenades datant de la Première Guerre mondiale provenant d'un chantier de Grenoble.

La question pour les responsables de l'Andra estt de savoir si des grenades se trouvent alors dans les colis déjà reçus dans le centre de l'Aube.

Si une première fouille menée sur quinze big-bags en attente de stockage a permis de découvrir deux engins potentiellement explosifs, la question se pose sur les 235 autres colis provenant du même site de Grenoble qui sont, eux, déjà stockés sous une alvéole.

Dans l'attente, la prise en charge de réception des colis à Morvilliers est toujours suspendue, au moins jusqu'à la fin de la semaine prochaine.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 12:28

nuc et singesAujourd'hui 11 octobre, un convoi de déchets nucléaires partira de Borssele aux Pays-Bas.

Il rejoindra le terminal ferroviaire de Valognes, dans la Manche. Il traversera 11 départements français dont l’Aisne et l’Oise le mercredi 12 octobre. Il passera notamment par les villes de Saint Quentin, Tergnier, Chauny, Noyon, Ribécourt-Dreslincourt, Compiègne, Longueil-Sainte-Marie.

Ce convoi contiendrait du combustible usé néerlandais jugé hautement radioactif.

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 10:09

voie criminelle 2L'incapacité du mouvement antinucléaire de ce pays à réagir à la catastrophe de Fukushima est lourde de sens quant au poids du lobby nucléaire en France, et à la dégénérescence du mouvement antinucléaire de ces dernières années. L'initiative impulsée par la coordination antinucléaire de l'Ouest de faire du 15 octobre 2011 une journée nationale pour dire Stop au nucléaire revêt donc une importance particulière pour l'avenir de cette lutte.

L’enjeu des manifestations antinucléaires qui vont se dérouler dans plusieurs villes de France le 15 octobre est double.

Leur réussite d’abord, la mobilisation de plusieurs dizaines de milliers de personnes est primordiale. L’échec ne serait qu'une claque secondaire pour les écolos (et d’ailleurs ces derniers ne souhaitent qu’une réussite modérée) mais elle serait plus importante pour qui pense que c’est dans la rue que se gagnera la bataille du nucléaire, et non au parlement ou dans les urnes.

Ensuite la tonalité des manifestations. Quel message délivreront-elles ? Bien sûr personne n’osera venir avec des banderoles «arrêt progressif, dans 20 ou trente ans» au risque d’être brocardé et de subir même quelques horions bien mérités. Les écologistes vert et/ou roses dont c’est le programme préfèreront sans doute un de ces défilés-enterrements traditionnels, colorés de drapeaux vert et de la récupération du soleil antinucléaire, pour parler énergies renouvelables et suggérer l’échéance de la prochaine présidentielle comme premier pas vers le commencement du coup d'arrêt à porter bientôt…

Mais il pourrait être un autre message émergeant de ces manifestations, celui de l’exigence d’un arrêt immédiat. C’est en tous les cas celui que nous essaierons de porter avec tous les antinucléaires radicaux ou au moins conséquents. C’est que cet «arrêt immédiat» signifie aujourd'hui dans le paysage écolo et antinucléaire actuel, bien autre chose qu’une simple querelle de date. Il est devenu le symbole d’un clivage plus général entre une écologie sociale qui s’insère dans une perspective anticapitaliste et anti-productiviste et les tenants d’un néocapitalisme vert pour lequel les questions énergétiques peuvent servir à relancer une fois encore une économie de marché mal en point.

Il est pourtant très clair, qu’arrêter le nucléaire sera aussi difficile avec la gauche au pouvoir qu’avec la droite.

Pour un arrêt immédiat, définitif et sans condition du nucléaire

Pour nous il donc est déterminant, comme nous le disions au début, que les manifestations du 15 octobre soient un succès et que le message qui en sorte ne soit pas celui des écologistes de gouvernement. Mais ce n’est pas suffisant. Il faudra aussi que si cette présence d’arrêt immédiat est conséquente, qu’elle marque un point de départ vers une véritable re-fondation d’un mouvement antinucléaire. Il ne manque pas de groupes comme «Stop nucléaire» (coordination qui vient de se relancer avec Stop-Nogent), coordination contre la société nucléaire, CRAN, groupes locaux venant de quitter le réseau ou sur le point de le faire qui, pour peu qu’ils désirent se doter d’une perspective politique allant au-delà d’un simple témoignage pourraient participer à la construction d’une phase nouvelle du mouvement antinucléaire.

A cet effet il est prévu qu’à l’issue de la manifestation de Rennes se tienne un forum de discussion sur l’avenir d’un mouvement nucléaire à reconstruire, sur quelles bases et avec qui. Espérons que les circonstances feront qu’il puisse se tenir et qu’il y en ait aussi dans les autres villes qui manifesteront ce jour-là.

Il ne nous paraît pas possible que ce nouveau mouvement se cantonne au strict nucléaire. Car s’il s’agit d’exiger la fermeture de TOUTES les centrales en fonctionnement, ces combats ne sont pas sans liens avec les luttes en cours contre les dévastations sociales et écologiques de cette société énergivore et électrifié de toute part : aéroport à Notre dame des landes, nouvelles lignes TGV, forages de gaz de schiste, électronique généralisée et. Contester le nucléaire demande à coup sûr de combattre cette société capitaliste-productiviste dans son ensemble.

Car le capitalisme s’adaptera comme il s’est toujours adapté aux contraintes rencontrées lors de son histoire et de son développement. Donc il développera les alternatives nécessaires à sa perpétuation : les kilomètres d’éoliennes prévues dans la mer, les millier de kilomètres carrés de photovoltaïque dans le Sahara, et d'autres projets industriels de ce type en sont l'illustration.

Quant à nous il ne s’agit pas non plus d’attendre que le capitalisme miné par ses crises internes ou détruit par un gigantesque mouvement mondial prolétarien s’effondre. C’est dès maintenant que nous voulons arrêter le nucléaire, car c'est ici et maintenant que nous vivons !

Il existe plein de propositions pour réduire la «demande» en commençant ici et maintenant à faire le ménage dans le système productif, en dressant l’inventaire de ce qui est à la fois gourmand en énergie et produisant des choses (biens et services) de peu de valeur d’usage. Nos adversaires nous répondent que c’est impossible, mais c’est faux : il n'est qu'à regarder du côté du Japon, capable du jour au lendemain d'arrêter 80% de sa production électro-nucléaire, soit 43 réacteurs sur les 54 existant en septembre 2011, sans échéance de redémarrage... Combien de Fukushima faudra-t-il pour que les nucléocrates  et leurs valets comprennent l'urgence de la situation ?

Extrait de Courant alternatif n° 213, octobre 2011


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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 10:05

Toutes les pantalonnades politiciennes se retrouvent dans le rapport entre le Réseau pour un avenir sans nucléaire et les manifestations du 15 octobre. Si les positions officielles du Réseau ne se différencient guère de celles des Verts dont nous avons parlées (rappelons que les Verts y sont plus que largement représentés) il s’y ajoute d’autres embrouilles qu’il nous faut évoquer.

En vue du sommet de Copenhague pour le climat en décembre 2009, Greenpeace (membre du réseau jusqu’en 2007) et le WWF lancent en mai 2009 un appel à Sarkozy qui introduit un sacré bémol dans la revendication d’arrêt du nucléaire. D’un seul coup c’est le réchauffement climatique et l’effet de serre qui passe au premier plan et finalement le nucléaire, de ce point de vue, est jugé plutôt positif. Si bien que l’on change son fusil d’épaule : pas de nouvelles centrales certes, mais prolongation de 10 à 20 ans de celles existantes. Ainsi le directeur général de Greenpeace pour la France, Pascal Husting déclare : "On éviterait ainsi de se lancer à corps perdu dans un renouvellement du parc qui compromettrait la mise en oeuvre de toute vraie solution face aux changements climatiques [...] En France, les bénéfices opérationnels issus de cette prolongation devraient être investis exclusivement dans le changement de notre modèle de production et de consommation de l’énergie." L’Appel est rejoint par la fondation Hulot, France nature environnement etc. Sous l'influence de son porte parole Stéphane Lhomme, le Réseau sortir du nucléaire, sollicité en juin pour rejoindre l'Ultimatum climatique, refuse de signer un texte sur le climat qui n'exclurait pas explicitement le recours au nucléaire. Mais en septembre, le directeur du réseau, Philippe Brousse, force la décision du C.A. est le réseau signe l'appel. Cela ouvre une crise au réseaux, les opposants dont le porte parole sont virés et à ce jour, le Réseau sortir du nucléaire reste signataire de l’appel «Ultimatum Climatique» et membre du Réseau Action-climat, même si son assemblée générale de juin 2010 à décidée son retrait de cet appel..

On comprend mieux avec ces exemples, le sens que prend l’opposition entre arrêt immédiat et toutes les autres propositions de sortie ou de non sortie.

Nous remarquons que les propositions de sortie «à terme», «différée», «progressives», oscillent allègrement entre des délais de dix ans, de vingt ans, de trente ans, pour faire le chemin inverse au fur et à mesure que les concurrents marquent des points. C’est que leurs propositions ne s’assortissent jamais de plan sérieux s’insérant dans leurs délais, il ne s’agit rien d’autre que d’un slogan politicien variant au fil du temps. Le mieux pour eux serait de dire… 50 ans car ainsi ils auraient pas mal de chance d’avoir eu raison, compte tenu qu’il y a fort à parier que d’ici-là les capitalistes auront tiré un trait sur la production électrique nucléaire, s’ils considèrent que ça ne dégage plus assez de plus-value face aux coûts «catastrophiques» que cela génère.

Extrait de Courant alternatif n° 213, octobre 2011

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 09:47

En 1981 lorsque les socialistes accèdent au pouvoir l’électricité d’origine nucléaire ne représente que 38 % de la production totale. Au terme de la première législature socialo-communiste la part du nucléaire atteint 60 %. Les Verts les accompagneront dans le gouvernement Jospin pour parvenir à 80 %

Ces derniers mois les déclarations des socialistes concernant le nucléaire nous en disent long sur ce que sont les politiciens… qui ne seront élus, de toutes les manières qu’avec une infime minorité de voix par rapport au nombre d’habitants du pays.

Martine Aubry : "Il faut aller vers une sortie et cela peut prendre 20 ou 30 ans".

François Hollande : "Un candidat socialiste ne peut prétendre sortir du nucléaire." Il estime qu’abandonner une industrie «où on est sans doute les meilleurs» (sic) serait «ni économiquement sérieux, ni écologiquement protecteur, ni socialement rassurant».

Ségolène Royal : "Nous devons ramener le nucléaire à une énergie d'appoint." Après l’accident survenu à Fukushima elle avait reproché aux écologistes de ne pas respecter un «délai de décence» (c’est-à-dire selon elle de ne pas se cantonner à la solidarité avec les victimes, mais dans le même temps d’accuser le nucléaire). Jack Lang, lui, qui trouve que dans l’ensemble le nucléaire «est une énergie pacifique et non-polluante»

Jean-Michel Baylet : "Une sortie radicale du nucléaire [...] n'est pas réaliste. Nous demandons un rééquilibrage vers les autres énergies."

Arnaud Montebourg : "Je souhaite le dépassement du nucléaire."

Manuel Valls : "Je défendrai [...] une sortie progressive et maîtrisée du nucléaire [...]" (maîtrisée pour lui ça ne veut pas dire «techniquement», ça veut dire sans danger pour le taux de profit et la croissance !)

Mais c’est là une vieille histoire : Edith Cresson, en charge à Bruxelles du programme JOULE sucra 655 millions de francs alloués aux énergies renouvelables. On apprend également dans le livre Les vies cachées de DSK que l’ex futur président avait autant d’attache avec le lobby nucléaire qu’avec le lobby sioniste. Il touche 1,5 millions de francs d’EDF pour avoir favorisé la coopération franco-allemande sur l’EPR entre 94 et 96. «De la Cogéma, le natif de Neuilly-sur-Seine palpa quelque 600 000 francs pour des interventions auprès de députés sociaux-démocrates qu’il s’agissait de convaincre quant à l’opération susvisée. Il «pigea» aussi pour l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Au total, il perçut jusqu’en 1997 en moyenne 200 000 francs par mois pour quelques rapports, courriers, entretiens de visu et coups de fil… Alors que son… addiction à…l’atome lui avait rapporté gros».

Bref, les imbéciles qui vont voter à la primaire du PS (et qui, soyons en certains seront moins nombreux que les uns ou deux millions espérés) pourraient tirer quelques conclusions de ces déclarations. Non pas sur l’attachement au nucléaire, là-dessus religion est faite, mais sur la façon dont les politiciens à quelques mois des élections nuancent et diversifient leurs déclarations en vue de la  prochaine bataille pour accéder au pouvoir.

Cerise sur le gâteau, il n’est qu’à voir le revirement de Mélanchon se découvrant soudain, après Fuskushima, une âme d’anti-nucléaire sans que cela ne le gêne en rien, évidemment, dans son alliance avec le PC qui, lui, ne parvient pas à être aussi girouette (et pourtant il fait des efforts !).

Extrait de Courant alternatif n° 213, octobre 2011

"Je propose que l'on fixe pour 2025 un objectif de réduction de la part de l'électricité d'origine nucléaire de 75 % à 50 %. C'est un effort équivalent à celui de l'Allemagne. C'est le seul qui rende possible une substitution d'énergie verte à l'énergie nucléaire."
 

Extrait de l'interview de François Hollande dans le journal L'Union,

1er octobre 2011


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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 09:40

Se vendre pour un plat de lentilles leur sert de programme.

En 97, Ils arrivent aux affaires dans le gouvernement Jospin : ministère de l’environnement et de l’aménagement du territoire pour Dominique Voynet – juin 97-juillet 2001 –, puis pour Yves Cochet (Juillet 2001-mai 2002). Bilan ? La part du nucléaire continue de monter jusqu’à 80 % de l'électricité produite, Voynet signe une dizaine de décrets favorables au nucléaire comme l’introduction du MOX à Chinon et l’érection de deux tranches à Civaux, l’autorisation du chantier  pour l’enfouissement de déchets radioactifs à Bure, etc.

En 2002 ils présentent à l’élection présidentielle une de leurs icônes, Noël Mamère, celui qui quelques années plus tôt, en 1997 chantait les louanges de Superphénix «le prototype les plus évolué de cette filière à neutrons rapides»  qui considèrent que «ces centrales sont très économes en combustible et présentent une parade à toute crise et pénurie d’énergie» et pour finir «le paradoxe de cette industrie nucléaire dont la France s’est dotée d’abord par la volonté d’indépendance nationale et qui finalement aura été pour elle l’occasion d’une nouvelle ouverture sur le monde»* (en vendant des centrales sur tous les continents, en traitant les déchets de la planète, en pillant l'Uranium un peu partout, et en exportant du courant !).

L’année suivante (1998) il adhère aux Verts sans que nul n’y trouve à redire. Non que les militants de base approuvent les paroles de l’ancien Noël, mais que, entre le bénéfice supposé de l’adhésion d’un député connu (Gironde) et quelques entorses à la ligne, il n’y a pas photo. Médiatisation et notabilisme sont durablement installés.

On peut à la rigueur considérer qu’à cette époque pas mal de Verts de base on dû avaler des couleuvres pour le prix du pouvoir et du «réalisme» mais ce n’est plus le cas à présent. La composition sociale et l’histoire des militants a changé. S’ils étaient majoritairement issus des mouvements antinucléaires des années 1970, ce sont maintenant des apparatchiks, qui ont grimpé dans le parti en prenant des places dans les instances régionales et municipales, qui sont majoritaires.

Plus que de luttes de terrain ils sont idéologiquement (et souvent matériellement) liés à un néo-entrepreunariat consacré aux énergies alternatives et aux préoccupations de quelques classes moyennes, «éduquées» comme on dit, qui ne veulent pas de nucléaire dans leurs assiettes confortablement posées sur des tables en bois «équitable» dans une maison politiquement correcte et qui sont prêt à assumer une part de nucléaire pour conserver ce confort. Ce sont les promoteurs d’un capitalisme Vert, créateur d’emplois verts, zélateur d'une croissance verte et de rapports d’exploitation… verts.

Actuellement, en terme de stratégie politique ils sont porteur d’un unique message : voter massivement pour eux pour être mieux à même de faire pression sur leurs partenaires socialistes dans la perspective du second tour de la présidentielle de 2012.

Or il n’est qu’à voir ce qui se passe en Allemagne pour comprendre que c’est l’inverse qui se passe, à savoir que ce sont les socialistes qui exercent les pressions sur les écologistes. Ainsi la direction du parti est parvenue à imposer aux députés de Die Grünen d'accorder leur soutien au gouvernement conservateur-libéral de Merkel lors du vote du Bundestag sur l'abandon du nucléaire à l’horizon 2022, à contre-courant de l'opinion dominante au sein du parti écologiste favorable à un arrêt des centrales dès 2017, et ce au prix du maintient des Verts dans les coalitions diverses et variées avec la droite.

Et c'est bien ce que nous avions déjà vu ici en 2004 quand au Conseil régional de Base Normandie quand les élus verts avaient laissé passer une motion favorable à l'implantation de l'EPR à Flamanville sous prétexte de ne pas «ne pas mettre en difficulté un exécutif de gauche récemment élu».  …

En définitive c’est Denis Baupin  qui résume le mieux ce que sera l’accord avec le PS : «il y aura des négociations, nous pouvons discuter sur le calendrier, ce qui est important, c'est qu'au moment de cet accord le signal soit "On va faire la fin du nucléaire"». Ce qui est une évidence, le nucléaire n’est pas éternel et, par définition, on va vers sa fin. Quand et comment, c’est une autre question, seul compte l'effet d'annonce, tant les promesses n'engagent que ceux et celles qui y croient….

Pour le parti écologiste la quadrature du cercle c’est d'exister en dehors du PS et de ne pas se ranger derrière une candidature unique en 2012 que beaucoup souhaitent. Et le prix c’est à la fois l’appui franc aux politiques d’austérité et l’acceptation d’un arrêt progressif dans 30 ans. Moyennant quoi nous auront peut être, comme en 81 avec Plogoff et le Larzac, ou comme en 97 avec Superphénix une ou deux mesures symboliques concernant l’abandon de projets déjà condamnés.

Extrait de Courant alternatif 213, octobre 2011

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 12:31

nuc et singesÀ la centrale nucléaire de Nogent, l'unité 2 fonctionne de nouveau depuis le 14 septembre.

Ce retour sur le réseau intervient après un arrêt normal pour le renouvellement d'une partie du combustible qui a débuté dans la nuit du 22 au 23 juillet.

Les équipes ont également réalisé des activités de maintenance programmées, comportant entre autres le remplacement d'un pôle du transformateur principal.

En plus des 700 salariés d'EDF et des 200 partenaires industriels travaillant en permanence sur le site, près de 700 salariés extérieurs sont venus en renfort.

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 14:11

15 octobre 2011La France est l’État le plus nucléarisé au monde avec le Japon. Un parc de production atomique composé de 58 unités de production réparties sur 19 sites nous a été imposé. Et il faut y ajouter des sites militaires, des sousmarins, des centres pour les déchets, des laboratoires, etc.

Cette production d’électricité nucléaire est dangereuse et antidémocratique : accidents majeurs, pollutions radiologiques et chimiques, militarisation, création d’une caste d’expert-e-s, etc. Plus on produit d’énergie nucléaire, plus la sortie du nucléaire en devient illusoire tant les déchets nous resteront sur les bras des milliers et des milliers d’années. Mais la décision d’abandonner tout de suite cette industrie reste un choix politique. L’exigence d’un arrêt immédiat, total et définitif est donc le seul mot d’ordre qui vaille, encore plus après la catastrophe de Fukushima.

Seul un vaste mouvement social de combat du nucléaire et de la société qui l’accompagne permettra d’imposer cet arrêt à un État et des entreprises irradiés jusqu’à la moelle.

Les logiques électorales et de lobbying ne nous seront d’aucun secours. Les plans de sortie à long terme du nucléaire par des énergies alternatives non plus, si on ne remet pas radicalement en cause le fonctionnement de notre société capitaliste.

Manifestons-nous partout où cela est possible pour amplifier l’opposition à la construction des futurs réacteurs EPR à Flamanville et de la ligne THT Contentin-Maine. Continuons à exiger la fermeture de la centrale de Fessenheim et de toutes les centrales en fonctionnement. Ces combats ne sont pas sans lien avec les luttes en cours contre les dévastations sociales et écologiques de notre société énergivore et électrifiée de toute part : aéroport à Notre- Dame-des-Landes, nouvelles lignes TGV, forages de gaz de schiste, puçage électronique généralisé, etc. Contester l’hégémonie du nucléaire demande à coup sûr de combattre cette société productiviste dans son ensemble.

OFFENSIVE LIBERTAIRE ET SOCIALE
Mille Bâbords
61 rue Consolat
13001 Marseille
http://offensive.samizdat.net
 

ORGANISATION COMMUNISTE LIBERTAIRE
Egrégore
BP 1213
51058 Reims cedex
http://oclibertaire.free.fr

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 11:55

L'usine Orflam-Plast à Pargny-sur-Saulx fabriquait jusqu'en 1997 des pierres à briquet avec du thorium. Il s’est avéré lors de la cartographie effectuée en juin 2009 qu’elle était radioactive, ainsi que d’autres sites contigus où étaient jetés les résidus.

Des travaux de mise en sécurité ont déjà été effectués à l'étang de la Grévière. C’est au tour de la peupleraie où 300 peupliers ont été abattus et broyés. Les copeaux de bois ont propulsés sur la parcelle la plus contaminée par la radioactivité.

Un revêtement géotextile sera posé sur le sol de la parcelle la plus contaminée par la radioactivité, c'est-à-dire sur une surface de 6 800 m². Une couche de 40 cm en moyenne d'argile compactée s'y ajoutera. Un grillage antifouisseur sera mis en place sur une surface de 1 700 m², puis de la terre végétale viendra couvrir le site.

Des merlons (levées de terre) seront installés de chaque côté du chemin de randonnée afin de garantir une protection optimale des promeneurs. La parcelle de 4 800 m², implantée de l'autre côté du sentier, ne sera en revanche pas concernée par ces travaux de confinement. Comme elle n'est pas contaminée par la radioactivité, elle restera simplement déboisée. Les souches seront dévitalisées.

Coût total de ces travaux de mise en sécurité : 230 000 euros financés par l'État. On est loin des 14 millions d'euros chiffrés s'il avait fallu dépolluer la peupleraie. A la fin des travaux prévus vers la mi-octobre, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire mesurera la radioactivité sur le site (100 microsieverts par heure ont été relevés en juin 2009).

Des travaux de mise en sécurité seront effectués sur le site de l'usine Orflam-Plast… courant 2012.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 11:28

train nucleaireLe convoi ferroviaire qui a traversé l'Aisne et la Marne cette nuit transportait vers la Suisse 10,4 tonnes de déchets métalliques.

Les déchets charriés par ce dernier étaient classés dans une catégorie de dangerosité inférieure que les castors de mars dernier.

Si ce train, de quelques wagons seulement, ne faisait que traverser la sous-préfecture rémoise, il s'est arrêté en gare de Châlons, sur la zone de triage, où il est resté pendant près de quatre heures.

De Châlons, le convoi devait repartir vers la Suisse en passant par Vitry-le-François, avant de pénétrer dans la Confédération helvétique via Bâle. Ce train prendra enfin la direction du centre de stockage de Zwilag, aux environs de midi aujourd'hui. Si aucune embûche ne retarde l'acheminement…

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 16:30

Manif cheminots 25 11 04Un convoi de déchets nucléaires composé de deux castors doit traverser l'Aisne puis la Marne dans la soirée.

Parti de Valognes, en Basse-Normandie, à 13 h 07, il est attendu à Laon (à 21h42 puis à Reims à 22h24. Il sera à Châlons-en-Champagne entre 23h15 et 4h30 et à Vitry-le-François jeudi matin à 4h55 avant de mettre le cap sur Bar-le-Duc.
Il traversera donc l'Est et le Nord de la France pour rejoindre Würenlingenen en Suisse, sa destination finale où il doit arriver jeudi vers 11 h 50.

Voici l'itinéraire emprunté par le convoi :
21h09 Mennessis

21h14-21h17 Tergnier Poste 2
21h24 La Fere
21h35 Crepy Couvron
21h42 Laon Gare
21h57 Saint Erme
22h08 Guignicourt
22h16 Loivre
22h24 Reims
22h29 Reims Bétheny
22h38 Sillery
22h51 Mourmelon
23h01 Saint-Hilaire-au-Temple
23h15-4h30 Châlons-en-Champagne
4h44 Vitry la Ville Voyageurs
4h48 Vitry la Ville Songy
4h55 Vitry le François
5h05 Blesme Haussignemont
5h22 Revigny
5h26 Bar le Duc Voyageurs

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