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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 09:40

gaz-de-shiste-1.jpgL'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste, dont l'interdiction vient d'être confirmée par le gouvernement, ont néanmoins leurs partisans. Le président de l'Amicale des foreurs et des métiers du pétrole (AFMP) explique qu'il regrette que la France ne se donne pas au moins les moyens  de la recherche. Voici  le bilan des permis de recherches d'hydrocarbures (en activité, octroyés  ou en cours d'instruction) en Champagne-Ardenne et Picardie.

En moyenne, une quinzaine de permis de recherches sont attribués chaque année en France depuis 35 ans, mais ces chiffres sont très variables d'une année à l'autre. Ainsi, en Champagne-Ardenne, 28 demandes de recherches sont actuellement en cours d'instruction et 12 permis ont été octroyés. En Picardie, neuf demandes sont à l'examen et un seul permis a été accordé, en l'occurrence à la société Toreador, sur un périmètre de 779 km autour de Château-Thierry. Ce permis concerne les trois départements de l'Aisne, de la Marne et de la Seine-et-Marne.

Dans le détail, la Marne est le département de nos régions où le plus grand nombre de permis de recherches d'hydrocarbures a été accordé, en l'occurrence sept. Mais seuls trois sont spécifiquement marnais (Val des Marais, Plivot et Mairy). Les autres se partagent avec la Seine-et-Marne, l'Aube, les Ardennes et la Meuse. Les Ardennes disposent d'un seul permis de recherches spécifique accordé, en l'occurrence aux sociétés Thermopyles SAS et Pilatus Energy, sur un périmètre de 1 176 km qui va de Vouziers aux portes de Sedan et Charleville-Mézières. Un second permis (Est Champagne, accordé à la société Lundin) s'étend surtout sur la Marne et ne concerne que l'extrémité sud des Ardennes.

Dans l'Aisne enfin, le permis de Château-Thierry occupe actuellement tous les débats autour des huiles et gaz de schiste. Normal, c'est actuellement le seul permis de recherches d'hydrocarbures octroyé dans la région picarde. Cinq autres, qui concernent directement l'Aisne, sont actuellement en cours d'instruction (l'Ourcq, Denanteuil, Hautevesnes, Marvilliers, Laon).

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 16:48

Carmen-2.jpgLa technique de la fracturation hydraulique est écartée (loi de 2011), mais le gouvernement ne ferme pas la porte à d'autres procédés. Les collectifs de militants anti-gaz de schiste sont donc sur le qui-vive.

Une demande de permis de recherche a été déposée avec un périmètre qui arrive aux portes de l'Ailette. Des communes comme Chamouille, Nouvion-le-Vineux, Braye-en-Laonnois, Pinon, Vauxaillon, sont incluses dans la zone.

«Il y a sept demandes de permis qui concernent une partie du département de l'Aisne». Celui qui englobe une partie du Laonnois s'appelait à l'origine «permis de l'Ourcq». Il est devenu le «permis de Soissons». Et il est en phase finale d'instruction. Pour le moment, il ne s'agit pas d'aller creuser la roche pour en tirer du gaz ou de l'huile. Ce permis, s'il est délivré, autorisera la compagnie à effectuer pendant cinq ans des explorations pour parfaire sa connaissance du sous-sol, voir s'il y a une possibilité de gisement.

«Les compagnies cherchent à gagner du temps. Elles misent sur le surenchérissement du prix du carburant, sur la plus forte dépendance du pays vis-à-vis de l'extérieur. Il y a un intérêt à assouplir la position actuelle et exploiter ce potentiel. Beaucoup de capitaux sont mobilisés».

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 09:07

Plate-forme à Ecury-sur-CooleLa société Toreador, quatrième producteur de pétrole français, et son partenaire Hess Oil France, filiale française, réalisent actuellement une plate-forme d'exploration pétrolière près de Huiron. Si le forage du sous-sol n'est pour l'instant pas programmé, l'infrastructure nécessaire au forage sera néanmoins achevée d'ici à deux mois.

Et si prospection il y a, ce ne sera pas avant fin 2012 début d'année 2013. Trois sites sont sur les rangs de la prospection, celui de Huiron mais également celui d'Ecury-sur-Coole et un autre installé en Seine-et-Marne.

Exploration ne veut pas dire cependant exploitation du pétrole. Car si l'onen croit le taux de succès des explorations, celle de Huiron aurait de grandes chances de se solder par un échec : seul un forage sur cinq, voire sur six, s'avère fructueux. Un taux de succès faible comparé à l'investissement financier engagé : entre 3 et 6 millions d'euros sont nécessaires pour réaliser les études, les travaux et l'exploration.

Cependant, à Huiron, la recherche peut s'avérer plus fructueuse qu'ailleurs.
A Huiron, Courdemanges et Châtelraoult, Lundin International exploite trois puits de pétrole depuis 1994, année où la société les a rachetés à Elf Aquitaine venue s'installer en 1984. Aujourd'hui, les puits de Courdemanges et Châtelraoult produisent chacun mensuellement 150 m3 d'or noir. A Huiron, la production est pour l'instant arrêtée mais les études sont toujours en cours. De petites productions comparées à celles de Montmirail, où siège Lundin International, avec 200 m3 de pétrole sortis chaque jour d'une petite centaine de puits. La concession d'exploitation prévue initialement pour une durée de vingt-cinq ans dans l'arrondissement de Vitry est sur le point d'être renouvelée.

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 09:46

CarmenCe sont les vacances mais les membres des collectifs anti-gaz de schiste ne restent pas les doigts de pied en éventail.

Les 11 et 12 août, à Verdelot (Seine-et-Marne), où s'est tenue une réunion de coordination des différents collectifs, ils ont mis sur pied les mobilisations pour la rentrée de septembre.

Ils ont ainsi prévu de se faire entendre le 14 septembre à Paris à l'occasion de la conférence environnementale qui devrait se pencher sur la transition énergétique. Ils seront aussi actifs lors des journées du patrimoine pour sensibiliser le grand public.

Le 22 septembre, ils se rassembleront à Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne) en parallèle d'un rassemblement qui se tiendra dans le sud. Ce jour-là, dans toutes les villes ou villages concernés (ou pas) par un permis de forage, les collectifs inviteront chaque citoyen, commerçant ou mairie à afficher une banderole portant l'inscription Non au pétrole et gaz de schiste.

À noter que le 15 août, le président de la République a aussi reçu, au fort de Brégançon, où il passe ses vacances, une délégation de citoyens opposés à l'exploitation des gaz de schiste.

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 14:59

éolienEntre 2010 et 2011, la puissance du parc éolien a augmenté de 21 % en Champagne-Ardenne (+ 15 % en France) pour s'établir à 838 MW. Même évolution pour le photovoltaïque dont la puissance a quadruplé (elle a triplé en France) pour s'établir à 55 mégawatts. Seule la production hydraulique a diminué l'an dernier (- 6,8 %) dans la région comme dans le reste de l'Hexagone. Elles n'en restent pas moins marginales, en comparaison du nucléaire, qui représente 92,5 % de la production électrique totale en Champagne-Ardenne, et qui a également augmenté de 6,1 % en 2011.

La Champagne Ardenne est devenue la première région productrice d’énergie éolienne avec une production de 980 MW début juillet 2012. Le schéma éolien de Champagne-Ardenne prévoit de porter la production d'énergie d'origine éolienne à 2 790 mégawatts (MW), soit l'équivalent de la puissance de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine qui compte deux unités de production de 1 300 mégawatts chacune. Sous réserve, bien entendu, que le vent souffle… Ce sont les Ardennes qui compteraient le plus de mâts (950) devant la Marne et l'Aube (chacun 690) suivis de la Haute-Marne (460).

L'agriculteur qui a une éolienne sur son champs reçoit environ 2000 € par an par MW, ce qui constitue une aide indirecte non négligeable.

Les recettes fiscales éoliennes sont réparties entre la commune, les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), les départements et les régions. Si le bloc communal (commune et EPCI) reçoit l'ensemble de la CFE (contribution foncière des entreprises), la CVAE (valeur ajoutée des entreprises de production d'électricité d'origine photovoltaïque ou éolienne) est partagée entre le bloc communal (26,5%), les départements (48,5%) et les régions (25%). De même, la commune touche 20 % de l'IFER (imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau) ; l'EPCI, s'il y en a un, reçoit 50 % et le département 30 % (ou 80 % lorsque la commune d'implantation n'est pas membre d'une intercommunalité à fiscalité propre).Selon France énergie éolienne, pour un parc de 6 éoliennes de 2 MW chacune, les recettes fiscales sont en moyenne de 124 884 euros pour l'ensemble des collectivités locales (région, département et communes), dont 81 600 euros sont attribués au bloc communal.

La loi française oblige EDF (qui le refacture aux clients au travers de la Contribution Service Public d'Electricité  - CSPE) à acheter le courant produit par tout système de production d'électricité, avec un prix d'achat bonifié pour l'éolien (sauf pour les éoliennes de plus de 12 MW) garanti pendant quinze ans par l'État (8,2 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 2,8 et 8,2 c€/kWh pendant 5 ans selon les sites) pour favoriser cette jeune filière en plein développement et permettre à la France d'atteindre les objectifs de la directive européenne (Directive 2001/77/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 septembre 2001 relative à la promotion de l'électricité produite à partir des sources d'énergie renouvelables sur le marché intérieur de l'électricité).

Le Conseil d'Etat a rendu le 15 mai 2012 un arrêt n °324852 aux termes duquel il a sursis à statuer sur le recours d'une association tendant à l'annulation de l'arrêté de 2008 fixant le tarif d'achat de l'énergie éolienne, le temps que la Cour de justice de l’Union européenne se soit prononcée sur la question préjudicielle suivante : «Compte tenu du changement de nature du mode de financement de la compensation intégrale des surcoûts imposés à Electricité de France et aux distributeurs non nationalisés mentionnés à l’article 23 de la loi n° 46-628 du 8 avril 1946 sur la nationalisation de l’électricité et du gaz, à raison de l’obligation d’achat de l’électricité produite par les installations utilisant l’énergie mécanique du vent à un prix supérieur au prix de marché de cette électricité, résultant de la loi n° 2003-8 du 3 janvier 2003, ce mécanisme doit-il désormais être regardé comme une intervention de l’Etat ou au moyen de ressources d’Etat au sens et pour l’application des stipulations de l’article 87 du traité instituant la Communauté européenne ?». La fin de la poule aux oeufs d'or pour les producteurs ?

En tous les cas, l'éolien fait des envieux. «Nous voulons une filière industrielle française pour l'énergie renouvelable. La Champagne-Ardenne est la première région éolienne en terme de puissance installée. Or en matière d'éolien comme de photovoltaïque, rien ou presque n'est fabriqué en France. Pourquoi le gouvernement qui se targe de relancer l'industrie n'a-t-il rien fait pour mettre en place une véritable filière afin que toutes les machines soient fabriquées en France ? Plutôt que des belles paroles, c'est une stratégie complète, globale et cohérente de développement de l'éolien et du photovoltaïque qu'il faudrait mettre en place. Le potentiel de la croissance verte est énorme : dans son livre blanc, le syndicat des énergies renouvelables évalue à 136 000 le nombre d'emplois potentiels dans ce secteur dans les 20 ans. Encore faudrait-il que les industriels français puissent développer leur filière de production sur notre territoire. Les conseils régionaux copilotent actuellement avec les préfets la mise en place des schémas éoliens : alors pourquoi les régions sont-elles écartées de toutes les retombées fiscales de l'énergie renouvelable ? Un partage de la manne fiscale nous donnerait de nouveaux leviers pour former à ces nouveaux emplois et continuer à soutenir l'innovation dans ce domaine». Jean-Paul Bachy, président de la région Champagne Ardenne, le 26 janvier 2012.

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 10:19

Usine-de-methanisation.jpgDès l'annonce d'un projet de construction d'une usine de méthanisation, près des Serres de la chevalerie à l'entrée du village de Pouy-sur-Vannes dans l'Aube, des voix se sont élevées pour dénoncer un projet qui serait source de nuisances olfactives et d'une augmentation du trafic de camions sur le territoire.

Des élus, habitants et membres de l'association s'opposant au projet d'implantation de l'usine se sont rendus à Ribeauvillé en l'Alsace pour découvrir l'usine de méthanisation lancée en début d'année. Ils ont découvert cette usine qui transforme la matière organique en gaz (le méthane) qui sert lui-même à alimenter un moteur produisant de l'électricité. Ce processus crée également de la chaleur et du digestat, fertilisant qui peut être épandu par les agriculteurs. Cette unité doit ainsi permettre de revaloriser près de 26 000 tonnes de déchets chaque année.

Après cette visite, les avis sont toujours partagés. Le conseil municipal devrait se réunir à la fin du mois pour décider si une étude sera ou non lancée. «Ce sera à elle de démontrer si le projet est viable et dans quelles conditions techniques. Le lieu d'implantation n'est pas défini. Si le site évoqué dans un premier temps ne convient pas, il faudra en trouver un autre».

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 09:10

CarmenLe projet est dans les tuyaux depuis 2008 mais c'est seulement la semaine dernière que les membres du collectif Carmen, mobilisés depuis un an contre l'exploitation du gaz de schiste dans le sud de l'Aisne, ont eu connaissance du «permis de Soissons».

La société pétrolière Galli Coz a, en effet, demandé un permis exclusif de recherches d'hydrocarbures liquides ou gazeux, sur une surface de 984 km2. Le projet est déjà bien avancé puisqu'il en est entré dans sa phase 3, sur un total de 4, la dernière étant l'arrêté d'attribution du permis ou son rejet. Il a, par exemple, été accordé à Château-Thierry.

Si tel était le cas à Soissons, la société viendrait planter sa plateforme de forage mobile dans les campagnes, afin de rechercher les traces de pétrole de schiste. C'est cette étape que le collectif Carmen veut à tout prix éviter, après les expériences américaine et canadienne, où la course à ce nouvel or noir fait rage depuis dix ans. Le bilan : des nappes phréatiques souillées, des terres contaminées, des hommes malades. Sans parler des nuisances sonores et des risques de tremblements de terre, consécutifs à l'extraction des hydrocarbures à de telles profondeurs.

Depuis la loi de juillet 2011, adoptée sous la pression citoyenne, la technique dite de fracturation hydraulique, nécessitant beaucoup d'eau et des produits chimiques, n'est autorisée qu'à titre scientifique. L'extraction est donc interdite pour l'instant sur le sol français. Cependant, comme le font remarquer deux porte-parole du collectif Carmen, «il serait très étonnant que ces compagnies pétrolières investissent des millions sans avoir l'intention d'exploiter ces ressources».

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 12:12

Centrale-geothermique.jpgAprès le pétrole classique, le pétrole de schiste, voilà la géothermie. Le sous-sol du Sud-Ouest marnais est décidément très convoité. Le groupe français Fonroche (déjà acteur dans le solaire et le biogaz) vient de déposer une demande de permis de recherches de gîte géothermique.

L'objectif : forer pour voir s'il y a de l'eau chaude dans le sous-sol du Sud-Ouest marnais. Cette demande de permis de recherche concerne un large périmètre qui comprend le Sud-Ouest marnais de Montmirail à Sézanne ainsi que le secteur de Dormans et de Château-Thierry (Aisne).

Le groupe Fonroche, une entreprise installée à Agen (Lot-et-Garonne), a choisi le bassin parisien, l'Alsace et l'Aquitaine pour développer un réseau de centrales géothermiques. Un choix guidé par les caractéristiques du sous-sol de l'Est parisien.

Le principe du puits géothermique : de l'eau est puisée à l'aide d'un forage dans des nappes très profondes. Cette eau chaude (car enfouie sous terre) est remontée à la surface et sert à chauffer un autre circuit d'eau qui sert à son tour au chauffage de bâtiments ou bien à la production d'électricité, si l'eau est très chaude. L'eau puisée dans les nappes profondes est seulement amenée à la surface avant de retourner dans son état originel vers le sous-sol. Seulement sa chaleur est utilisée.

Les projets qui pourraient voir le jour dans le Sud-Ouest marnais utiliseraient de l'eau puisée à plusieurs kilomètres de profondeur, là où la nappe peut atteindre une température de 120 à 170° C. Un procédé nouveau.
Les centrales seraient destinées à produire de l'électricité pour plusieurs milliers de personnes. Rien à voir avec ce qui existe depuis 30 ans à petite échelle pour le chauffage de bâtiments en région parisienne.

Fonroche prévoit la création de «500 emplois directs et 400 millions d'euros d'investissements en France».

Force est de constater que le sous-sol du Sud-Ouest marnais fait l'objet d'une véritable ruée.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 09:58

Le sujet est clos. Après tant de controverses, Rosières n'accueillera finalement pas d'unité de méthanisation sur son sol. Il ne faudrait pourtant y voir aucun lien entre la mobilisation des habitants, sur le front depuis un an, et le retrait du projet par la SEM énergie, soucieux de ne pas perdre la face sur ce brûlant dossier. Quoi qu'il en soit, le résultat est là, les riverains peuvent savourer…

«Depuis novembre 2011, un nouveau décret autorise à injecter le méthane directement dans le réseau de gaz. Grâce à cette nouvelle loi, on peut maintenant être plus éloigné de notre réseau de chaleur des Chartreux, et donc des habitations. Les gros producteurs de déchets organiques que sont les industriels et les collectivités ont l'obligation d'appliquer la valorisation biologique depuis le 1er janvier par compostage ou par méthanisation».

«Notre unité de méthanisation pourrait par exemple s'intégrer au projet de Biogaz Vallée». L'Aube veut en effet monter un centre de recherche et d'excellence industrielle autour de la méthanisation. Mais pas à Rosières.

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 14:34

Plate-forme-a-Ecury-sur-Coole.jpgHess Oil France, filiale de la société Hess Corporation, vient de passer à la vitesse supérieure. «Les travaux devraient être terminés début août, d'ici huit semaines». Hess Oil est co-titulaire du permis exclusif d'exploration de Mairy, avec Toreador, dont le périmètre inclut le site d'Écury-sur-Coole, sur le lieudit «La Voie des Noyers», non loin du village et de l'aérodrome.

À partir de la fin de l'année, ou du début de l'année prochaine, les carottages d'exploration seront effectués sur une durée de deux mois. Si ces carottages s'avèrent fructueux, l'exploitation du site pétrolier sera réalisée de façon classique et non par fracturation hydraulique, promet encore Hess Oil, qui sait que la question reste très sensible.

Les travaux s'étendent sur une surface de 1,1 ha. Un nivellement a été réalisé, une membrane géotextile protège le sous-sol d'une pollution éventuelle en surface, recouverte d'un empierrement de grave calcaire. Un réseau de fossés aboutissant à des bassins collectera à terme les eaux de pluie. Une bâche étanche est également prévue sur une surface de 2 500 m2 «au centre de la surface de travail», ainsi que des caniveaux pour «collecter les égouttures». Une dalle support en béton de 150 m2 viendra bientôt soutenir l'appareil de forage. Enfin, une cave étanche de trois mètres de profondeur entourera le tube guide où seront réalisés les carottages. Trois à douze personnes se relaient sur le site, selon les phases de travaux.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 09:21

La construction d'une usine de méthanisation n'en est pas encore au stade de l'étude que déjà des voix s'élèvent à Pouy-sur-Vannes pour s'y opposer.

Ce type d'unité dégrade de la matière organique (déchets verts, déchets ménagers…) pour produire du compost et du gaz. Ce dernier serait alors utilisé pour chauffer les serres de la Chevallerie.

«Cette entreprise chauffe actuellement ses serres au fioul lourd et face à l'augmentation des tarifs du pétrole, elle se trouve aujourd'hui en difficulté . Il y a une douzaine d'emplois à sauver. Nous n'en sommes qu'au stade de la réflexion sur l'opportunité qu'une telle usine s'installe», explique le maire.

Avant de prendre toute décision, le conseil municipal préfère visiter une usine du même type. «Certains disent que ça pollue, d'autres que ça sent mauvais. On va juger par nous-mêmes», indique le maire. Le 22 juin prochain, il se rendra en Belgique avec des conseillers municipaux pour juger sur pièce.

Mais déjà des habitants font entendre leur voix pour s'opposer à ce projet. Une pétition a déjà recueilli 90 signatures (le village compte 146 habitants). Une association de défense des Pouytons s'est constituée… Bref, la commune est en effervescence. Outre les désagréments d'ordre olfactif et le risque de pollution, les opposants à ce projet s'inquiètent de l'augmentation du trafic de camions dans le village.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 10:12

Ils voulaient faire tourner leurs pales à la place du projet concurrent. Entre 2007 et 2008, les gérants d'une société ardennaise avaient multiplié les faux recours auprès du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne pour faire capoter le projet de parc éolien «Le Mont de l'Arbre». Une piraterie au coût salé : 6 millions d'euros de préjudice… qui leur vaut aujourd'hui d'être condamnés à des peines de prison avec sursis.

Le cogérant de la société ardennaise FEE (Forces Energies Electriques) à Fleville, et son père, aujourd'hui décédé, n'avaient pas eu de meilleure idée que de faire usage de faux en écriture pour faire capoter le projet. Sur la base d'un faux bail et de fausses quittances de loyers (établis par une riveraine), ils avaient inventé un nouveau résident - Rémy Bontemps - sur la commune de Saint-Martin-aux-Champs, concernée par l'implantation… Seule façon pour eux de déposer des recours contre ce parc éolien, histoire de récupérer à terme le marché, un projet de dix-sept éoliennes. Mal leur en a pris. Le PDG de la SARL JMB Energie, avait flairé l'arnaque et déposé plainte le 1er octobre 2008.

Hier, après en avoir délibéré, les trois comparses ont été reconnus coupables. Le cogérant a été condamné à 10 mois de prison avec sursis, le"nouveau résident", 2 mois avec sursis et la riveraine à 1 mois avec sursis.

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