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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 15:38

La société Toreador France détient le permis exclusif de recherches d'huiles de schiste sur le Bassin parisien. L'autorisation a été délivrée en septembre 2009 par le ministère de l'Écologie pour une durée de 5 ans. Le périmètre de recherches s'étale sur 779 km2 autour de Château-Thierry. Le permis de recherche dit «de Château-Thierry» s'étend de Meaux à Montmirail en passant par le Sud de l'Aisne.

En adoptant la loi sur les gaz de schiste, le 30 juin dernier, la France est devenue le premier pays au monde à interdire la technique de la fracturation hydraulique employée dans la recherche et l'exploitation du gaz de schiste. Mais l'absence de définition, dans la loi, du procédé de la fracturation hydraulique ouvre la brèche à de nombreuses interprétations et rend le texte fragile et attaquable.

Dès que la loi sera publiée au Journal Officiel, les sociétés détentrices de ces précieux permis auront deux mois pour transmettre leur rapport. Ce document devra préciser les techniques employées ou envisagées dans le cadre de la prospection ou de l'exploitation. Si le recours à la technique de la fracturation hydraulique y est mentionné, les permis pourront être abrogés.

«Nous confirmons que nous ne mettrons pas en œuvre cette technique [de la fracturation hydraulique] sur nos permis», assure le PDG de Toreador. «Malgré la nouvelle loi, nous restons persuadés que les ressources pétrolières du Bassin parisien peuvent engendrer des emplois, accroître le développement économique local et générer d'importants revenus pour l'Etat».

La fracturation hydraulique combinée à celle des forages horizontaux a récemment rendu accessible des ressources autrefois soit inaccessibles, soit qui n'auraient été exploitables qu'à des coûts exorbitants et avec lenteur. Et on connaît les dégâts que cela a entraînés au Canada et aux Etats-Unis.

Toreador confirme «sa volonté de poursuivre le développement des ressources de ce bassin».

Comme on le voit ici, une loi ne résout rien. L’économique prime avant tout.

Nous devons être conscients que, malheureusement, mêmes si nous faisons reculer les multinationales de l’énergie et le gouvernement dans les régions concernées par le gaz de schiste, nous ne résoudrons pas pour autant le problème du besoin croissant d’énergie et la recherche effrénée de ressources énergétiques nécessaires aux bon déroulement de ce système industriel.

Dès le début, la question des ressources énergétiques a été un facteur crucial pour le développement du capitalisme. Ce système économique, basé sur la recherche du profit, ne peut en effet s’accroître sans «carburant». Sans énergie : pas de transports, pas d’extraction de matières premières à grande échelle, pas de machines pour les transformer ; sans machines : pas de production de marchandises, et pas de profit.

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 11:59

éolienUn arrêté en date du 28 août 2008 par lequel le préfet de la Marne avait créé une zone de développement de l'éolien (ZDE, dans lequel il faut être pour obtenir des financements) sur le territoire des communautés de communes des côtes de Champagne, de la région Givry-en-Argonne et de Saint-Amand-sur-Fion, ainsi que des villages d'Aulnay-l'Aître, Herpont, Maisons-en-Champagne, Vanault-le-Châtel et Pringy vient d’être annulé par tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Une décision qui prendra effet au 1er juillet 2012.

Au départ de cette affaire, un agriculteur de La Chaussée-sur-Marne, lui-même propriétaire de plusieurs éoliennes sur cette commune et d’une centrale hydroélectrique en Alsace. Sa crainte : les nuisances sonores. Une distance de 1 500 à 2 000 mètres doit être respectée aux abords des habitations, préconisés par le vade-mecum éolien. Or sa ferme se trouve à 630 m de la limite de la ZDE. Le rapporteur public a en revanche, pointé du doigt l'absence de participation du public au débat en invoquant une décision du Conseil d'Etat d'avril 2010.

Le président de la 1ère chambre du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a considéré que «le projet contesté, par sa nature, son objet et son importance, comporte une incidence importante sur l'environnement et l'aménagement du secteur territorial concerné». Dès lors, «il entre dans le cadre des dispositions qui imposent l'association du public à son élaboration». Selon lui, la consultation notamment des assemblées des collectivités territoriales concernées ne suffit pas. Mais le tribunal administratif n'a pas annulé deux arrêtés en date du 24 février 2009 qui délivraient à la société Vent de Brunelle SNC deux permis de construire aux fins de modifier l'implantation de 4 aérogénérateurs et d'un poste de livraison au hameau de La Cense-des-Prés, ainsi que d'implanter 2 éoliennes supplémentaires, sur le territoire de la communauté de communes de Saint-Amand-sur-Fion.

Cette décision ne satisfait pas notre agriculteur dans le sens qu’il ne souhaitait pas cette annulation, mais simplement une modification de la «cartographie». Sans doute pensait-il à une augmentation de son propre parc éolien.

Pour la société Sorgenia France, qui planche sur trois projets de parcs éoliens dans cette ZDE, pour un montant de 35 millions d’euro et une puissance totale de 25,4 mégaWatts, cette annulation demeure infondée. «Elle repose sur une décision du conseil d'état d'avril 2010 postérieure à la création en 2008 de la ZDE». Ses permis de construire ont tous été accordés. Les travaux ont déjà commencé sur un des sites, afin de ne pas perdre le droit à l'obligation d'achat de l'électricité. Le coût d’achat obligatoire est fixé par l’Etat (environ 8,2 centimes d’euro le kWh pendant 10 ans, puis renégociation après) et est actuellement plus avantageux qu’un achat au prix du marché (6 centimes le kWh) ! Il est beaucoup moins élevé que celui du solaire (entre 27,6 et 33,12 centimes le kWh).

 

Se reporter aussi à la page environnement pour d'autres infos, en particulier sur le schéma régional éolien.

Note : le coût d'achat obligatoire est indicatif, dépendant de l'année de construction, du lieu et des sources

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