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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 12:00

Le syndicat Nord rémois (SNR), chargé du dossier depuis le début de l'année, fait suite à la publication des résultats de l'enquête menée par l'association Vacarmes, auprès de dix-sept des vingt membres du syndicat. Une enquête qui laisse à penser que les membres du SNR sont mal informés sur le contenu des dossiers, la façon de les étudier, leur financement et la façon de prendre des décisions au sein de l'instance. Et qui expliquerait pourquoi le dossier traîne depuis si longtemps.

Si cette reconversion traîne en longueur, la faute incombe à Brimont et Courcy. Pour acquérir les terrains de l'ancienne BA112 au prix d'un euro symbolique et bénéficier de l'aide de l'État à hauteur de trois millions d'euros, les communes doivent signer le contrat de redynamisation du site de défense. Un CRSD qui ne peut se faire que si le comité syndical du Syndicat mixte Nord rémois approuve le projet d'aménagement global. Ce qu'il a en réalité déjà fait le 26 mars dernier sans la présence des communautés de communes de la colline (Brimont) et des deux coteaux (Courcy), pourtant invitées. Seulement, sans leur adhésion au SNR et sans la rétrocession de leurs terrains rien ne pourra se faire.

Si pour le SNR, Courcy et Brimont bloquent, les maires de ces 2 communes reprochent au SNR de ne pas avoir de projet.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 12:53

Pratiquement l'équivalent de la population française, a pris le TGV Est depuis son lancement il y a cinq ans, le 10 juin 2007. Avec 60 millions de voyageurs en cinq ans, et 13 millions, l'an passé, le trafic sur la ligne à grande vitesse Est a progressé de 18 % par rapport à la première année d'exercice. Le niveau d'abonnés quotidiens est passé de 250, avant le TGV, à 700 aujourd'hui.

La SNCF va déployer des rames EuroDuplex avec une capacité de 510 places contre 360 pour un TGV classique. Ainsi 500 places supplémentaires seront désormais disponibles chaque jour sur l'axe Reims-Paris en heure de pointe. Ces EuroDuplex en cours de livraison par Alstom sont déjà en circulation sur l'axe Paris-Francfort. Leur arrivée dans la région est annoncée pour décembre 2012, ou peut-être avant en fonction de la livraison des rames.

120 trains circulent chaque jour sur la LGV-Est, dont 38 desservent la Champagne-Ardenne. Il y a : 8 allers-retours Reims/Paris dont 3 prolongés à Charleville-Mézières (dont 1 Sedan) ; 2 allers-retour Paris/Champagne Ardenne TGV/Bar-le-Duc ; 3 allers-retours Champagne-Ardenne TGV/Lille incluant notamment la desserte de Roissy CDG ; 6 allers-retours Champagne Ardenne TGV/Atlantique (dont 1 Rennes, 2 Nantes, 3 Bordeaux).

Bémol : l'association des Châlonnais en Champagne usagers de la SNCF (Accus) réagit  vivement au fait que l'horaire du TGV du soir puisse être modifié. «La durée du trajet, de 1 h 03 à ce jour, passerait à près de 1 h 15. Comparativement, cela ramènerait la prestation du TGV à ce qui existait du temps des Corails. Cela viderait son utilité de tout son sens !» Pire encore : soucieux de faire des économies, quitte à perdre un quart d'heure, les usagers pourraient finir par préférer le TER au TGV.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 12:26

La création d'une agence départementale d'ingénierie pour les collectivités de l'Aisne fait suite «au désengagement de l'Etat en matière d'ingénierie publique» et il correspond à «une demande insistante» des élus. Mais, cela ne suffit pas à déminer le terrain puisque le Département pourrait être accusé de vouloir jouer dans la cour des entreprises privées qui se sont installées sur ce marché.

L'idée de base est d'offrir aux collectivités «une assistance d'ordre technique, juridique ou financier». Les statuts précisent «l'agence doit notamment trouver une solution aux adhérents pour réaliser ou faire réaliser leurs études et leurs travaux dans les domaines de la voirie et du bâtiment». Essentiellement, d'ailleurs, pour des projets qui n'ont pas l'ampleur suffisante pour intéresser les structures existantes, même si le plafond a été fixé à 350 000 euros (montant hors taxe de l'opération). C'est en effet le seuil qui a été retenu pour une adhésion communale. Peuvent aussi être adhérents, les communautés de communes et les syndicats intercommunaux. Sont donc exclues les communautés d'agglomération qui disposent de services à même de remplir ces missions.

Pour des raisons d'efficacité et de rentabilité, la future agence sera, dans un premier temps, «adossée» aux services du conseil général «pour éviter de faire exploser les coûts». Ensuite, tout dépendra de son succès auprès des collectivités et de la montée en puissance de son activité. Pratiquement, elle sera présidée «de droit pendant dix ans» par le président du conseil général qui en nommera le directeur. Côté financement, l'essentiel des ressources devrait être assuré par les droits d'entrée (50 € la première année pour les communes et les syndicats, 100 € pour les communautés de communes), des cotisations annuelles en fonction du nombre d'habitants que représentent les adhérents, d'une participation dégressive du Département durant trois ans en fonction du nombre de communes, ainsi qu'une cotisation annuelle de 0,60 € par habitant des communes membres et le paiement des prestations effectuées. Cette dernière ressource étant censée représenter 50 % des recettes au bout de trois ans. Selon les projections, l'adhésion de 250 communes permettrait à la future agence d'être viable.

«Cette agence est une bonne chose. Les petites communes ne savent plus vers qui se tourner. Elles font faire quelques devis mais n'ont pas les compétences techniques, c'est une perte de travaux puisqu'on n'en engage plus». D'autant plus préjudiciable que «les petites communes lancent de petits projets auxquels répondent de petites sociétés» offrant ainsi des bouffées d'oxygène aux économies locales.

Le député de Thiérache a aussi calmé les ardeurs de ceux qui, dans l'euphorie, envisagent déjà de faire instruire les permis de construire par la nouvelle agence, voire d'en créer une autre pour uniformiser le prix de l'eau dans le département.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:43

La Ville de Reims et la communauté d'agglomération viennent de relancer un marché de démolition avec l'entreprise Ferrari.

Démolitions communautaires :
Tranche ferme (10 démolitions)
Jusque fin août : 17, rue de l'Épargne ; 6 bis, 8 rue de la Roseraie ; 40, rue de la Roseraie ; 46, 48 et 58, rue de la Victoire ; 45, rue du Bois d'Amour ; 20, rue de la Cerisaie ; 43, chaussée Saint-Martin ; 85, avenue Henri-Farman (dallage et fondation).
Tranches n° 1 et 2 (8 bâtiments démolis)
Jusque fin août : collège Pablo-Picasso et logements de fonction 47, rue Grandval.
Tranche n° 3 (4 bâtiments)
De juin jusqu'au mois de novembre : entrepôts du transporteur Struby route de Witry-lès-Reims, à Reims.
Tranche n° 4 (13 démolitions)
De septembre 2012 à février 2013 : 33, 57, 59 et 85, rue du Bois d'Amour ; 2,5,8 et 21, impasse du Bois d'Amour ; 2 bis, rue du Mont Ermé ; 2, impasse des Closiaux ; 13, impasse de la Vesle à Saint-Brice-Courcelles ; chemin Auguste-Huart et 4, chemin Auguste-Huart à Tinqueux.
Tranche n° 5 (12 démolitions)
De mars 2012 à octobre 2013 : rue Ledru-Rollin, en bord de Vesle ; hangar rue Ledru-Rollin ; 20b-26t, rue de la Cerisaie ; 147, route de Witry à Reims ; 223, route de Witry à Witry-lès-Reims ; 7, chemin de Bétheny à Reims ; 8, rue de Prouvais ; 136, route de Cernay ; Les Marais du Prince à Auménancourt ; 101 et 119, rue du Barbâtre à Reims.

Démolitions prioritaires hors marché
56, rue de la Victoire ; 4, avenue du Général-de-Gaulle et 45, impasse du Bois d'Amour.

Autres démolitions en cours au niveau de la ville :
Centre aéré de Villers-Allerand : les anciens sanitaires et préaux seront détruits avant l'été.
Bâtiment insalubre de l'ex-Babou (zone Cora-Nord) : permis de démolir obtenu, reste à fixer une date pour œuvrer.
«La Villageoise» (quartier des Châtillons) et le 23, avenue Paul-Marchandeau : ils disparaîtront en septembre.
100, avenue de Paris : permis de démolition en cours.
29, rue Passe-Demoiselles : la maison principale a été démolie, reste à réaliser les finitions.
50, rue Roger-Salangro : permis de démolition en cours.
179, rue Paul-Vaillant-Couturier : les travaux auront lieu en 2013.
5, rue des Romains : la démolition et reconstruction d'un mur sont en attente en raison d'un blocage avec le propriétaire.

Il va devenir difficile de squatter...

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 10:07

gaz-de-shiste.jpgDemain matin, le collectif Marie-Ange 02 vous offre du muguet au Hameau de Gillauche à Rozoy-Bellevalle.

Marie-Ange 02 craint la disparition des clochettes parfumées et plus généralement de la faune et la flore des alentours, si la société Toréador réalise son forage sur la commune de Rozoy-Bellevalle et exploite les huiles de schiste par fracturation hydraulique. Le brin de muguet sera donc l'opportunité d'informer les visiteurs de la situation et les inciter à se mobiliser.

Ce nouveau collectif, créé il y a deux mois, est déjà très actif sur toutes les manifestations de la région : foire, brocante, marché… Tout est occasion à distribuer des tracts contre l'exploitation des huiles de schiste dans le Sud de l'Aisne. Il ne cherche pas à multiplier les membres, à l'inverse «nous incitons les habitants des autres communes concernées par les permis de se réunir en collectif. Nous sommes prêts à les aider et à les soutenir dans leur démarche. Soyons solidaires, montrons que nous existons !»

Outre le permis de Château-Thierry accordé à la Société Toréador, quatre autres sont à l'instruction. Ils recouvrent entièrement le territoire du Sud de l'Aisne et remontent même jusqu'à Villers-Cotterêts et Oulchy-le-Château dans le Soissonnais

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 10:58

Ce matin à Rozoy-Bellevalle, les anti-gaz de schiste manifesteront au cœur du village.

Devant le mouvement qui prend de plus en plus d'ampleur sur le Sud de l'Aisne, Hess Oil France et Toreador Energy France  se sont empressés d'envoyer le communiqué de presse suivant : «Dans le cadre des permis d'exploration pétrolière de Hess Oil France et Toreador Energy France dans le bassin parisien, et comme indiqué précédemment dans un rapport remis au BEPH en septembre 2011, nous allons entreprendre des travaux de forages classiques à la fin de l'année 2012. Ces forages seront identiques à ceux effectués depuis maintenant plus de 50 ans dans la région, et seront en conformité avec les lois en vigueur. Notre politique est d'informer en amont les autorités locales, notamment les maires, ainsi que les résidants concernés par les travaux qui seront effectués. Il n'y aura donc aucune activité sur une quelconque commune, sans que le maire et ses habitants ne soient prévenus en amont. Nous souhaitons donc profiter de cette occasion pour vous rappeler qu'aucune activité de forage n'est actuellement prévue à Rozoy-Bellevalle

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 09:28

CET-d-Allemant.jpgAllemant, et son Ecopole, quarante hectares d'un centre dédié au traitement des ordures. Avec ceux de Flavigny-le-Grand et Beaurain au nord de l'Aisne (géré par la société Edival) et de Grisolles au sud (propriété de Véolia, mais sous maîtrise d'ouvrage du syndicat mixte départemental Valor'Aisne), ce centre d'enfouissement est l'une des trois décharges industrielles du département.

Elle a ouvert en 1996. Travadec, une filiale de Sita-Dectra, elle-même chapeautée par Suez, l'exploite. Théoriquement jusqu'au 30 juin 2015. Le propriétaire a en effet déjà bénéficié d'une rallonge en septembre dernier, 1,4 millions de tonnes (capacité maxi de stockage, fixée par l'arrêté de 1996) était atteint. Le préfet a donné son aval pour 300 000 tonnes supplémentaires.

Le PLU (Plan local d'urbanisme) a été gelé mi-mars mais le projet majeur qui l'accompagnait, à savoir le déclassement de 17 hectares de terres agricoles -35 hectares dans le projet d'origine - en terres industrielles pour permettre l'extension du centre d'enfouissement technique a été rejeté par une majorité de conseillers.

A noter que sur les 10 conseillers municipaux présents lors du vote, 4 personnesimpliquées directement par l'extension (une emplyée du centre, l'épouse de l'agriculteur dont les terres seraient déclassées, un salarié de la ferme et un locataire de l'agriculteur)  n'ont pas prispart au vote.

Par ailleurs, Les professionnels de santé du secteur ont rencontré le préfet le 18 janvier dernier. À la suite de cet entretien, consacré à «l'impact sanitaire potentiel engendré par le centre d'enfouissement et son éventuel agrandissement», le Dr Mailliez a été destinataire d'un courrier lui demandant de «recueillir des informations détaillées sur les cas de lymphomes observés chez les habitants du canton».

C'est à la cellule Nord-Pas-de-Calais Picardie de l'Institut national de veille sanitaire que reviendra l'étude des éléments rapportés par le médecin axonais. Sous quel délai ?

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 15:17

Quelques mois après avoir écarté l'implantation d'un radar tout neuf au milieu des 540 hectares prochainement vacants, le ministère de la Défense a retourné sa veste une fois de plus.

Un nouveau radar, prévu pour 2018, sera bien sur le terrain de la BA 112. Ce radar de la classe GM 400 juché sur un mât d'une trentaine de mètres, qui remplacera l'actuel radar Centaure, pourrait tout remettre en cause. En effet, l'ensemble des travaux des différents porteurs de projets et des institutionnels de l'agglomération ne prenaient pas en compte le maintien de ce site d'observation.

Les cartes doivent donc être rebattues, une nouvelle fois, plus de trois ans après l'annonce de la fermeture de la base.

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 13:12

En décembre 1994 est créé un «Syndicat Intercommunal à Vocation Multiple du Pays d'Argonne Champenoise». En septembre 1996, celui-ci devient «SIVOM du Pays d'Argonne champenoise». En mars 1998, après l'adhésion de nouvelles communes, il devient le «Syndicat Mixte du Pays d'Argonne Champenoise».

Le sympac a trois vocations premières : l'aménagement de l'espace (itinéraires de randonnées, politique d'amélioration de l'habitat et du logement), le développement économique (sauvegarde et développement de l'emploi, promotion du tourisme) et la coordination et la mise en œuvre du contrat rural relatif à l'assainissement et à l'eau.

Le Sympac a reçu 6 950 965,10 € de subventions entre 2007 et 2010. La chambre régionale des comptes (CRCCA) met le doigt sur plusieurs anomalies.

Le Sympac avait notamment pour but, dans le cadre d'une convention, de résorber entre 2002 et 2007 les sources de pollution pour l'Aisne et ses affluents, de sécuriser l'alimentation en eau et d'améliorer les captages. Or, ce sont essentiellement la chambre d'agriculture et l'agence de bassin Seine-Normandie (ABSN) qui se chargent de ce travail, la structure argonnaise étant reléguée au statut de «boîte aux lettres», selon les propres termes de son président. En clair, elle se charge essentiellement de transmettre les dossiers et de nouer des contacts entre les différents acteurs.

Sur le plan comptable, le syndicat accuserait également quelques errements. Une convention concernant entre autres l'amélioration du logement et le développement du travail pour l'artisanat a été signée en 2007 par le Sympac. La CRCCA estime qu'une «incertitude demeure en ce qui concerne la position soit créditrice soit débitrice du Sympac à l'égard des organismes financiers ou des sommes restant dues».

Toujours dans le registre financier, certaines «sorties» dans le bilan comptable ne seraient pas justifiées.

En tout, la CRCCA demande au Sympac de trouver la somme de 817 980 €, appelant des contributions financières auprès des communes et des comcom de l'arrondissement.

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 10:46

A Saint-Remy-en-Bouzemont, la zone d'Activités «La Formerie» était présentée comme un «site d'avenir».

Un peu plus de deux ans après son acquisition par la communauté de communes du Bocage Champenois, les 12 000 m2 de bâtiments qui accueillaient jusqu'en 2003 les meubles Roll, ainsi que les 2 ha 50 de terrain, peinent à être occupés. Les deux premières entreprises à s'être implantées sur cet ancien site industriel - Poppyder et MTDM - n'existent plus aujourd'hui.

«Poppyder», société qui fabrique du pop-corn, avait élu domicile à Saint-Remy-en-Bouzemont pour se rapprocher des plates-formes logistiques de deux gros clients de la grande distribution. Elle devait produire dans un premier temps 3 millions de sachets par an et réaliser un chiffre d'affaires de 2 millions d'euros. En cinq ans, elle devait fabriquer 12 millions de sachets, faire fonctionner 4 lignes de production et embaucher 24 personnes. Un an et demi plus tard, Poppyder se retrouve en liquidation judiciaire. Le 17 novembre dernier, le tribunal de commerce de Châlons-en-Champagne a reçu une déclaration de cessation de paiements. Les trois salariés ont été licenciés et l'unique ligne de production est actuellement à vendre.

Deuxième entreprise à s'implanter, MTDM (Menuiserie Travaux Divers Meline) a mis, elle aussi, la clef sous la porte.

Aujourd'hui, les bâtiments ne sont occupés que par une seule société : «Convoyage service» qui vend des fournitures et équipements industriels divers.

Mais pour le président de la communauté de communes du Bocage Champenois, «La Formerie» reste «de l'or en barre».

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 12:47

Volet de la réforme des collectivités territoriales lancée en 2010, le nouveau schéma de l'intercommunalité vise à rendre plus efficace cette mise en commun des compétences. Dans la Marne, qui comptait 56 intercommunalités, dont plus de la moitié avec moins de 5 000 habitants, des discontinuités territoriales et des communes seules, une situation extrême, le nouveau schéma, adopté par la commission départementale, a été fixé dans un arrêté du préfet, le 19 décembre dernier. Le département ne compte plus que 29 communautés de communes, ses 620 communes étant toutes intégrées dans une com'com, certaines dans l'Aube et la Haute-Marne.

Des recours ont bien été formés contre ce redécoupage dans plusieurs secteurs de la Marne (Jâlons/Vertus, Perthois et autour de Bétheniville). Pour le moment, comme pour toute décision prise par une autorité administrative (un arrêté du préfet en l'occurrence), ce sont des recours à titre gracieux qui ont été déposés.

«Si le préfet ne change pas la donne, ce sera suivi d'un recours au contentieux», soit devant le tribunal administratif cette fois. «Et nous envisageons déjà le dépôt d'une QPC pour non-conformité avec la loi du processus qui a débouché sur le nouveau schéma

Devinez qui est à la tête de la fronde ? Le député-maire (Nouveau Centre) de Vanault-les-Dames, par ailleurs président de la communauté de communes des Côtes de Champagne, et membre de la commission départementale de la coopération intercommunale qui a adopté ce schéma.

La préfecture a «confirmé avoir reçu plusieurs recours gracieux depuis ce début de semaine. Ils sont à l'étude dans les services». Elle dispose d'un délai de deux mois pour y répondre.

Ensuite, les demandeurs pourront se tourner vers le tribunal administratif pour déposer un recours contentieux.

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 16:51

Non-aux-barrages.jpgL'Entente Oise-Aisne, l'établissement public territorial qui gère le bassin des eaux de ces deux départements, est à l'initiative d'un projet à Savigny (08) : la création d'une digue de 4 millions de mètres cubes d'eau, destinée à écrêter les inondations du type de celles qui sont survenues en décembre 1993.

La réalisation d'une telle infrastructure dans le Vouzinois permettrait, selon ses promoteurs, de limiter les dégâts à Attigny, Rethel, Soissons, voire Compiègne en réduisant de quelques centimètres le niveau des fortes crues hivernales.

«Au départ, l'idée était de créer onze sites pour faire des petits bassins. Mais, pour des raisons économiques et politiques, l'Entente Oise-Aisne a réduit son projet sur deux sites en envisageant des constructions à Varennes-en-Argonne (Meuse) sur l'Aire et, donc, à Savigny-sur-Aisne. Ici, nous avons été choisis par défaut et alors que nous ne figurions même pas dans les onze sites envisagés au départ. Et suite la fin de non-recevoir du conseil général de la Marne d'hériter d'un tel ouvrage à Villers-en-Argonne, on nous a pressentis en 2006».

«Le surstockage des 4 millions de mètres cubes d'eau ferait courir, en cas d'onde de rupture, des risques graves aux habitants du bas de Savigny. On les soumet à des risques technologiques alors qu'il n'y a aucun risque naturel».

«C'est surtout un prétexte pour surbétonner des zones avec de grands projets comme Paris-Oise, et continuer d'urbaniser des zones inondables là-bas».

La DSVA (défense du sud de la Vallée de l'Aisne) s'est fixé des objectifs : démonter la publicité faite autour de l'ouvrage de Proisy (Aisne) et lutter contre celui de Varennes (Meuse), préalable à un jumeau ardennais, continuer à demander que tous les sites possibles pour cette retenue soient étudiés sur un pied d'égalité et obtenir du conseil général des Ardennes une position claire.

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