Le syndicat Nord rémois (SNR), chargé du dossier depuis le début de l'année, fait suite à la publication des résultats de l'enquête menée par l'association Vacarmes, auprès de dix-sept des vingt membres du syndicat. Une enquête qui laisse à penser que les membres du SNR sont mal informés sur le contenu des dossiers, la façon de les étudier, leur financement et la façon de prendre des décisions au sein de l'instance. Et qui expliquerait pourquoi le dossier traîne depuis si longtemps.
Si cette reconversion traîne en longueur, la faute incombe à Brimont et Courcy. Pour acquérir les terrains de l'ancienne BA112 au prix d'un euro symbolique et bénéficier de l'aide de l'État à hauteur de trois millions d'euros, les communes doivent signer le contrat de redynamisation du site de défense. Un CRSD qui ne peut se faire que si le comité syndical du Syndicat mixte Nord rémois approuve le projet d'aménagement global. Ce qu'il a en réalité déjà fait le 26 mars dernier sans la présence des communautés de communes de la colline (Brimont) et des deux coteaux (Courcy), pourtant invitées. Seulement, sans leur adhésion au SNR et sans la rétrocession de leurs terrains rien ne pourra se faire.
Si pour le SNR, Courcy et Brimont bloquent, les maires de ces 2 communes reprochent au SNR de ne pas avoir de projet.
Allemant, et son Ecopole, quarante hectares d'un centre dédié au traitement des ordures. Avec ceux de Flavigny-le-Grand et Beaurain au nord de
l'Aisne (géré par la société Edival) et de Grisolles au sud (propriété de Véolia, mais sous maîtrise d'ouvrage du syndicat mixte départemental Valor'Aisne), ce centre d'enfouissement est l'une
des trois décharges industrielles du département.
L'Entente Oise-Aisne, l'établissement public territorial qui gère le bassin des eaux de ces deux départements, est à l'initiative d'un projet à
Savigny (08) : la création d'une digue de 4 millions de mètres cubes d'eau, destinée à écrêter les inondations du type de celles qui sont survenues en décembre 1993.