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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 20:02

«Tylers Swatting» et «Zakhaev Yamaha» sont soupçonnés d’être les hackers ayant piraté la ligne téléphonique de l’église Saint-Leu, dans le quartier des Halles à Paris, pour appeler les forces de l’ordre et leur faire croire qu’une prise d’otages y était en cours samedi après-midi.

Dimanche soir, L’Obs avait publié sur son site un entretien avec deux jeunes revendiquant le coup de fil à l’origine de la fausse alerte pour «rechercher le buzz». Selon le magazine, tout au long de l’après-midi samedi, les deux jeunes se seraient «mis en scène» sur les réseaux sociaux. Le vitryat s’est même vanté sur Facebook d’avoir, selon L’Obs «fait déplacé (sic) des hélico (sic), le gouvernement, 50 voiture (sic) de police, en premier sur twitter, j'suis passer (sic) sur periscope, j'suis passer sur facebook, j'suis passer sur BFMTV et 10 journal (sic) hihi»

«Tylers Swatting», son pseudonyme sur Facebook, lycéen de 16 ans, élève en 2nde technologique depuis la rentrée au lycée François 1er de Vitry-le-François (Marne), a été arrêté dans la ville. Il est depuis dans les locaux de la brigade de gendarmerie locale, et pourrait être transféré vers Paris dans la soirée.

Un second adolescent, âgé de 17 ans et surnommé «Zakhaev Yamaha», soupçonné d’être co-auteur du canular, était lui toujours recherché hier soir par les enquêteurs.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 13:31

Avec Nantes, Tours et Mayotte, la ville de Reims a été choisie pour accueillir une antenne régionale du GIGN. C'est ce qu'a annoncé ce lundi le ministre de l'Intérieur lors de ses voeux à la gendarmerie.

Ces quatre nouveaux "pelotons d'intervention inter-régionaux de gendarmerie" (PI2G), leur nom officiel, vont être créés afin de renforcer "le rôle fondamental" de la gendarmerie dans la lutte contre le terrorisme. Ils viendront s'ajouter aux trois déjà existants à Orange, Toulouse et Dijon.

"La menace est plus élevée qu'elle ne l'a jamais été", a insisté le ministre, évoquant "des cellules disséminées dans plusieurs pays européens et susceptibles de planifier un attentat de façon concertée" et "les risques liés à des comportements d'imitation de la part d'individus qui répondent aux mots d'ordre de Daech en attaquant nos concitoyens sans nécessairement s'inscrire dans un réseau formel".
Créées en septembre 2004, ces unités d'élite régionales sont constituées d'une trentaine d'hommes recrutés et formés par le GIGN. Ces pelotons doivent être prêts à partir en intervention en moins de trente minutes.

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 20:47

Le Rémois David a été condamné par le TGI de Nancy à quatre mois de prison avec sursis, tout comme son comparse Loïc. Cédric écope de son côté de huit mois de prison avec sursis.

Leur matériel a été confisqué et ils devront dédommager la région Lorraine (près de 6 000 euros en tout) et le conseil départemental de la Meuse (1 500 euros environ). Ils devront également verser un euro symbolique à l'Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra).

Le tribunal les a reconnus coupables d'avoir entravé ou faussé le fonctionnement d'un système automatique de gestion de données, en l'occurrence les sites du conseil régional de Lorraine et du conseil départemental de la Meuse, ainsi que d'avoir participé à un mouvement en bande organisée.
Loïc a en outre été condamné pour avoir entravé les sites du ministère de La Défense et de l'Andra.

Les trois militants, qui étaient également jugés pour intrusion et modification de données, ont en revanche été relaxés de ces accusations.

Les trois militants étaient passibles de peines allant jusqu'à 10 ans de prison et 150 000 euros d'amende.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 21:25
3 militants des Anonymous ont comparu à Nancy

Ils avaient mené des attaques informatiques contre le site de l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra), ceux du conseil régional de Lorraine, du conseil général de la Meuse, et celui du ministère de la Défense.

L’attaque du ministère avait été revendiquée pour «venger» la mort, le 26 octobre 2014, du militant écologiste Rémi Fraisse, opposé au barrage de Sivens. Les autres, commises dans le cadre de l’opération des Anonymous contre «les Grands Projets Inutiles et Imposés» (GPII), visaient le projet de l’Andra d’un site d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse).

3 personnes, dont un rémois, passaient aujourd’hui devant le TGI de Nancy. Ils étaient passibles de peines allant jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende.

«Pour moi, GPII est une démarche citoyenne. Le but n’était pas de détruire un site Internet ni de faire des dégâts mais simplement de manifester en rendant le site inaccessible», a déclaré à la barre le rémois David.

Pour l’avocat de Cédric, «il y a une disproportion» entre les poursuites engagées «et la réalité de l’attaque. Cela ouvre le champ aux discussions. Est-ce politique ? Pour museler la parole ? On peut se poser la question».

Pour Loïc, «Ces attaques, il faut vraiment les relativiser, elles ne sont pas si incroyables que ça. Ce n’est pas du piratage, c’est une action de contestation comparable en DDOS (déni de service) à une manifestation, un blocus d’université

L’Andra, qui demande un euro de dommages et intérêts et 1 500 € par prévenu au titre des frais de justice, estime que l’«on a dépassé la ligne jaune».

Le procureur a demandé «une peine de principe, symbolique», à l’encontre des prévenus: de 4 à 6 mois de prison avec sursis pour Loïc, David, et de 8 à 10 mois avec sursis pour Cédric qui ne s’est pas présenté au tribunal.

La décision a été mise en délibéré au 23 novembre

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 19:44
Interpellation musclée dans vide-greniers à Reims

Il est 17 heures environ dimanche à la Maison de Quartier Croix-Rouge de Reims, où se déroule dans la bonne humeur un vide-grenier : Maryam, sa mère et ses sœurs, y tiennent un stand de produits palestiniens (savon, broderies) et d’objets de la campagne de solidarité (T-shirts, brochures, autocollants notamment).

Soudain, une équipe de policiers débarquent sans crier gare, et foncent sur la table, alors qu’on n’est même pas sur la voie publique. Ils n’hésitent pas à arroser l’assistance de gaz lacrymogènes, y compris les enfants, nombreux. Cinq des victimes de l’assaut devront aller se faire soigner aux urgences hospitalières.

On apprendra plus tard que les policiers avaient été «alertés» par une personne qui avait téléphoné au commissariat pour dénoncer «une opération antisémite» !

Mariame, qui proteste contre les violences faites à sa propre mère, est ensuite embarquée brutalement, menottée, puis rouée de coups pendant le trajet et à l’arrivée au commissariat, où elle est placée en garde à vue. Le médecin qui l’y examine relève la présence d’hématomes.

Les policiers lui disent qu’ils retiennent cinq charges contre elle, et pas des moindres : «rébellion», «outrage à fonctionnaires», «coups et blessures à fonctionnaires», «offense au Président de la République», sans oublier la sempiternelle «incitation à la haine raciale» !

L’indignation se répand alors rapidement, non seulement parmi les habitants du quartier Croix-Rouge, mais aussi sur les réseaux sociaux et au-delà de la ville de Reims.

Tandis que des dizaines de personnes se rassemblent devant le commissariat, et que le standard téléphonique de celui-ci est saturé d’appels téléphoniques, des responsables associatifs locaux contactent la hiérarchie policière, et lui font valoir que si elle voulait provoquer de véritables émeutes, elle ne s’y prendrait pas autrement.

Du coup, les responsables de la police rémoise prennent peu à peu conscience de l’énormité de la bavure de leurs subordonnées, et le système cherche alors une porte de sortie : dans la matinée, Mariame, étudiante âgée de 19 ans, se voit signifier un «rappel à la loi», et elle peut enfin sortir lundi en milieu de journée sans que des charges soient retenues contre elle.

L’affaire est cependant loin d’être terminée, car plusieurs plaintes vont être déposées visant le comportement de la police. Pour les brutalités subies par Maryam et plusieurs autres, mais aussi pour vol : les objets de la table «Palestine» saisis par la police ne sont en effet jamais arrivés au commissariat (à l’exception de quelques autocollants, censés être des «pièces à conviction») ! Tous ces agissements ont eu lieu au grand jour, et les témoignages ne manquent pas.

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