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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 15:29

Ils étaient une quarantaine, hier, aux portes de la résidence Roux, établissement dépendant du centre hospitalier universitaire, à manifester leurs colères. Une grogne qui monte depuis plusieurs mois déjà et qui a pris une forme bien visible et audible hier. Pourquoi ce mouvement d'humeur de la part d'une partie des personnels ? Les motifs sont récurrents. Manque de personnel, le mot est une fois de plus lancé à qui veut bien l'entendre.

«Nous contestons une fois de plus les coupes réalisées par la direction de notre centre hospitalier qui a tendance à croire qu'un centre de soins est une entreprise qui doit gagner de l'argent. Nous soignons des gens. Un point c'est tout. Nous comprenons la volonté de rigueur et de sérieux dans les comptes mais ce ne doit pas être la seule chose qui compte. La direction du CHU nous a supprimés 250 postes, voilà comment on peut faire des économies très rapidement. Les conditions de travail et donc les soins prodigués aux patients se dégradent au fur et à mesure que les années passent».

Illustration de tout le réseau des Ephad du CHU, établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. Les 600 agents doivent s'occuper de 930 lits. «C'est mission impossible de donner des soins convenables. On martèle dans les écoles que, pour réaliser une toilette convenable à une personne handicapée, il faut une heure. Aujourd'hui, on ne peut même pas passer vingt minutes avec un patient. On court partout et force est de constater que tout se dégrade».

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 15:21

1,98 enfant par femme en âge de procréer, c'est le chiffre moyen de la fécondité dans la région déterminé par l'étude de l'Institut national de la statistique et des études économiques. Une moyenne similaire au chiffre national. Malgré tout, c'est dans les Ardennes que l'indicateur conjoncturel de fécondité est le plus élevé avec 2,03 enfants par femme, contre 1,92 enfants par femme dans la Marne. Une différence que l'étude explique en raison du «poids du célibat, du niveau de qualification des emplois occupés, de la poursuite d'études supérieures ou encore par la ruralité». Enfin, l'âge moyen des mères à la naissance s'établit à 29,2 ans dans la région, 30,1 an en France métropolitaine.

3 600 naissances de plus que de décès ont été enregistrées en 2010. Une bonne nouvelle qui ne suffit pas encore à enrayer la perte de population estimée à 7 400 habitants depuis 2009.

40 ans, c'est l'âge moyen des Champardennais en 2010. Une moyenne en augmentation puisque de 1999 à 2010, il est passé de 37,7 ans à 40 ans dans notre région. La population régionale vieillit et suit la tendance nationale de l'allongement de la durée de vie. En 2010, les plus de 65 ans représentaient 16,8% de la population champardennaise, soit 1,3 point de plus qu'en 1999. Quant aux jeunes de moins 20 ans, ils sont aujourd'hui 24,2% contre 29,5% en 2009, soit moins d'un quart de la population. Une évolution désormais supérieure à la moyenne nationale selon l'Insee.

76,3 ans pour les hommes, 83,2 ans pour les femmes, c'est l'espérance de vie à la naissance en Champagne-Ardenne en 2009. La Haute-Marne et les Ardennes «en raison de leurs caractéristiques sociales» affichent une espérance de vie moins élevée : 82,4 et 82,5 ans chez les femmes ; 75,6 ans chez les hommes. Ces deux territoires figurent parmi les dix départements français ayant les données les plus faibles. Cependant, l'espérance de vie des Champardennais continue de croître : en dix ans, les hommes ont gagné 2,5 ans ; les femmes, 1,1 an.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:26

Le secteur de l'aide à domicile connaît une réorganisation de grande ampleur. Réunie en assemblée générale extraordinaire, jeudi matin, l'Asimat (Association de soins infirmiers et ménagers de l'agglomération troyenne) vient d'entériner la fusion-absorption de la Fédération départementale d'aide aux personnes de l'Aube (Fedapa).

Cette dernière, qui a pour mission de regrouper l'ensemble des acteurs dans l'Aube au plus près des personnes âgées et/ou handicapées se trouve confrontée à d'importantes difficultés financières. En 2011, son résultat affiche une perte nette de 75 000 €.

il a été décidé une reprise des activités et de tout le personnel par l'Asimat. L'activité de mandataire judiciaire à la protection des majeurs a quant à elle déjà été transférée au 1er janvier dernier.

Les associations et CCAS (Centre communal d'action sociale), membres du réseau Fedapa deviennent par cette fusion adhérents de l'Asimat, qui ne prend pas pour autant le rôle de fédération.

Le 1er juillet - sous réserve du vote de la Fedapa qui doit se prononcer le 28 juin - la fusion sera définitivement actée.

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 12:59

Après l'angoisse, le soulagement. Le projet d'Orpéa pour la résidence Léon Braconnier à Revin a rassuré. Il comprend la sécurisation du bâtiment actuel, la construction d'un nouvel Ehpad juste à côté, le maintien du personnel et même plus.

Ainsi, contrairement à ce qui avait pu se dire à une certaine époque, le bâtiment actuel ne sera pas détruit. Orpéa souhaite acquérir le terrain juste à côté, appartenant à la Mutualité Prémiris, pour y construire un nouvel établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) avec l'ouverture de 80 à 90 lits.

Alors que pour l'heure, la résidence a une autorisation pour 64 lits, et 53 sont occupés, la création d'un nouvel établissement et le développement du service devraient donc s'accompagner d'embauches, en renfort de l'équipe existante. Quelques mois avant le transfert effectif des résidants dans le nouvel Ehpad, il s'agirait de recruter de 15 à 20 personnes dans le secteur médical : aide-soignantes, infirmières…

Selon le calendrier prévisionnel, le transfert vers le nouvel Ehpad est prévu d'ici deux ans et demi, trois ans. Le permis de construire devrait être déposé à l'automne pour un début de chantier espéré au printemps 2013.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 12:11

Hôpital Chateau-Thierry 2012Au 1er juin, les Castels devaient voir disparaître la permanence des soins en orthopédie-traumatologie, de 18 h 30 à 8 h 30, ainsi que les week-ends et jours fériés à l'hôpital. La décision a été reportée à début juillet. Les grandes vacances arrivant dans la foulée, il est fort possible que tout se décante à la rentrée des classes.

En attendant, l'Agence régionale de santé (ARS) a décidé de reculer la prise de décision. Pour quelles raisons ? L'ARS indique brièvement, période électorale oblige : «Les trois établissements Soissons, Château-Thierry et Laon ne se sont pas mis d'accord. Dans un souci de qualité de soins et de meilleure organisation pour les patients, nous avons préféré prolonger d'un mois la concertation». Pour le syndicats  : «C'est un sursis mais rien n'est gagné ! Ils sont bien gentils à l'ARS mais leur détermination est toujours là. Ils ne nous garantissent pas le maintien de la permanence et le changement de la dénomination de l'hôpital castel en hôpital infrarégional, ce qui permettrait de maintenir tous les services existants car, ne l'oublions pas, nous avons une activité à Château-Thierry quasi identique à l'établissement de Soissons Si on supprime la surveillance continue (permanence de soins), ça fragilisera, à terme, le service réanimation».

Autre nouvelle tombée ces jours-ci : l'Usic (Unité de soins intensifs cardiologiques), elle aussi «menacée» selon les syndicats, n'est pas ou plus en danger (cela dépend du côté où l'on se situe). L'ARS l'a précisé au maire, le 30 mai, par téléphone. Tout comme elle nous a indiqué «qu'elle n'avait jamais eu l'intention de supprimer les financements de l'Usic». Allez démêler l'info de l'intox !

Les syndicalistes en sont certains : «L'Usic ne figurait plus dans les documents fournis. Il y a donc deux poids, deux mesures, mais ce qui nous intéresse, nous, c'est ce qui est écrit et pas ce qu'ils disent !».

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 10:00

Cela fait plus de 25 ans que la Criée (collectif de recherche sur l'institutionnel et l'éthique) organise des colloques sur la psychiatrie. A Reims, et en faisant venir des spécialistes de toute la France, et même d'autres pays. La cité des sacres pourrait même accueillir des assises nationales en 2013.

Le congrès qui s'est ouvert hier vendredi au centre des Congrès va permettre à tous les spécialistes de définir les actions pour revenir sur les décisions prises par Nicolas Sarkozy en 2008, qui remettent en cause l'hospitalité, thème du colloque 2012.

A Antony, l'ex-Président avait traité les malades schizophrènes comme des «criminels potentiels». Avec pour conséquence notamment la loi du 5 juillet 2011, qui permet, selon Patrice Chemla, président de la Criée, responsable du centre de jour Antonin-Artaud, «l'internement à domicile».

«Avant, l'internement, c'était l'exception. Maintenant, la loi pose le médecin en position de flic, car il doit dénoncer ceux qui ne prennent pas leur traitement. Il faut pourtant une relation de confiance pour espérer des progrès».

Au centre de jour Antonin-Artaud, les psychiatres veulent faire en sorte que l'hôpital n'aggrave pas l'état du patient. «Il existe des appartements thérapeutiques, des appartements protégés. Une équipe de soin passe soit tous les jours, soit une fois par semaine. Certains malades vivent même en couple. Nous avons trouvé un accord avec la Ville pour obtenir des logements sociaux».

Il n'y a pas beaucoup de centres comme cela en France, «car il y a beaucoup de problèmes administratifs. Nous avons des demandes de tout le pays pour venir ici».

Certains malades qui fréquentent le centre de jour Artaud (1 400 personnes sont accueillies) ont en effet monté un collectif, «Humapsy», qui leur permet de gagner en autonomie, de prendre la parole pour raconter leur souffrance mais aussi leurs progrès. Ils communiquent aussi beaucoup en réseau avec des patients d'autres régions, via internet. Enfin, le slameur Toltent donnera son spectacle poético-politique, «On sans fous».

De quoi voir la psychiatrie autrement, de peut-être dépasser ses peurs. Car évidemment, la schyzophrénie, voire la dépression tout simplement, met la plupart des citoyens mal à l'aise.

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 09:08

Une révolution est sans doute en passe de transformer le paysage hospitalier dans le département des Ardennes : via un groupement d'intérêt, les hôpitaux publics de Charleville et Sedan se sont porté candidats à la reprise de l'établissement privé de la Polyclinique du Parc à Charleville ! Cela donnerait naissance à un géant de la santé dans le département.

Les centres hospitaliers de Charleville et Sedan totalisent à l'heure actuelle respectivement 967 lits et 2 500 agents (médecins, personnels soignants et non-soignants) d'une part, 512 lits et 700 agents d'autre part. Quant à la Polyclinique, on y recense 126 lits, 200 salariés et 50 médecins.

Le Polyclinique du Parc est actuellement détenue par le leader français de l'hospitalisation privée, la Générale de Santé (près de 2 milliards de chiffre d'affaires, 110 établissements, un million de patients annuels).

Dans le cadre de la loi Hôpital Patients Santé et Territoire, il avait été mis au jour précisément, il y a quelques mois, un projet de coopération entre les trois unités : les hôpitaux publics de Charleville et Sedan et la clinique privée du chef-lieu.

Question : les personnels de la clinique. A priori, un modus vivendi leur permettrait de conserver leur statut de droit privé tout en continuant à travailler dans une structure publique.

Dans la mesure où ce schéma (pour l'heure non chiffré en terme de prix de cession) correspond aux orientations décidées par l'ARS, il est pour l'heure le scénario le plus crédible.

Mais, car il y a toujours un «mais», un autre candidat s'est déclaré : il s'agirait du groupe privé actuellement propriétaire de la clinique Courlancy. Dans tous les cas, le ministère de la Santé aura son mot à dire.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 09:36

Rien n'a encore changé à la Résidence Léon Braconnier à Revin.  Le nouveau maître des lieux, le groupe Orpéa, n'a pas encore pris les rênes du pouvoir. En effet, la prise en main des affaires par le nouveau gestionnaire va prendre du temps, environ un mois.

Si la présidente de la Chambre des procédures collectives du Tribunal de grande instance de Charleville-Mézières a bien prononcé la reprise de la maison de retraite en faveur d'Orpéa à la mi-avril tout comme la résidence Les Perdrix à Charleville-Mézières, l'acte de vente, lui, n'est pas encore signé.

Le groupe a déclaré que le notaire s'est saisi du dossier et que le document devrait être signé dans environ une semaine. Une fois cette procédure faite, Orpéa diligentera un état des lieux détaillé de la structure. Tous les services (restauration, service des soins médicaux etc.) ainsi que l'état du bâtiment seront examinés. Ce n'est qu'à partir de là que le groupe dressera un plan d'action pour la maison de retraite.

Ce travail nécessaire avant la prise en main de la résidence prendra entre un à deux mois.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 10:26

Les conseillers de Bar-sur-Aube ont dû se prononcer sur le projet de zonage de l'Agence régionale de santé (ARS). Cette dernière était chargée de définir les zones d'application des mesures destinées à favoriser une meilleure répartition géographique des professionnels de santé, à partir d'une cartographie déterminée au niveau national.

Le conseil municipal a ainsi validé le zonage proposé par l'ARS qui classe Bar-sur-Aube dans la catégorie des territoires très sous-dotés en termes de soins infirmiers. Les élus ont toutefois tenu à ajouter deux précisions à destination de l'ARS : le Smur reste un élément indispensable au secteur et le manque de professionnels de santé ne concerne pas uniquement les infirmiers mais l'offre de soins globale.
«Ici, il s'agit d'un zonage pour les infirmiers mais la sous-dotation est générale. Donc, au-delà de ce simple exemple, il faut noter que tous les professionnels de santé sont en sous-effectif», soulignant une fois de plus que «le maintien du Smur est un point essentiel».

Bar-sur-Aube compte en effet six infirmières libérales, alors qu'il en faudrait «une dizaine» pour couvrir de façon efficace le territoire. Un manque évident, donc, auquel s'ajoute «le problème aigu des kinés». Deux d'entre eux sont en effet proches de la retraite. Et quant à trouver quelqu'un qui reprendrait leur clientèle…

Une fois le nouveau zonage de l'ARS publié, des dispositifs seront mis en place afin de favoriser l'installation et le maintien des professionnels sur les territoires très sous-dotés : aide forfaitaire à l'équipement ou aux investissements professionnels notamment.

Des mesures incitatives qui laissent toutefois perplexe : «Je pense que ce zonage débouchera sur pas grand-chose. Ils constatent, oui, mais ils n'inciteront pas vraiment».

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 09:28

Après une année difficile qui a vu la Mutualité licencier 44 de ses 372 agents, et après des semaines d'interrogations concernant le dossier de reprise proposé par Orpea, la justice a rendu sa décision hier.

La présidente de la Chambre des procédures collectives au Tribunal de grande instance, a tranché en faveur du groupe. Orpea sera donc bel et bien le futur gestionnaire des maisons de retraite Léon-Braconnier, à Revin, et Les Perdrix, à Charleville-Mézières.

La décision du TGI ne pourra donc que rassurer les salariés, d'autant que le groupe s'est engagé à reprendre tous les agents des deux structures (35 à Revin, 25 à Charleville), et à maintenir le prix actuel de journée des résidants.

A la Ronde-Couture, le groupe pourrait ainsi rapatrier les lits sur son site de la Houillère (résidence Patrice-Groff) et délaisser les murs, propriété d'Habitat 08.

A Revin, l'idée consiste à détruire le bâtiment actuel et à construire à proximité un nouvel EHPAD (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). La nouvelle structure devrait compter 80 lits (vingt de plus qu'aujourd'hui), avec six places d'accueil de jour et la réalisation d'une à deux unités Alzheimer.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 09:28

La conclusion d'une inspection menée il y a quelques jours dans les cuisines de l'établissement par les services vétérinaires est sans appel : les installations ne sont plus aux normes.

Alors la question se pose : que se passe-t-il si les services vétérinaires décident de fermer les cuisines de l'hôpital ? L'hypothèse n'est pas exclue. «Nous n'aurons pas le choix, il faudra trouver une solution. Mais je pense aux 24 personnes qui travaillent pour nos cuisines…».

Qui va financer et dans quelle mesure ? La question se pose d'autant plus que le centre hospitalier est en discussion, avec l'Agence régionale de santé notamment, pour mettre en œuvre un plan de retour à l'équilibre.

Mais entre la maternité, les personnes âgées, ou encore le matériel, le programme d'investissement prévu sur les six prochaines années s'élève entre 35 et 40 millions d'euros pour l'hôpital, qui peine à trouver des financements.

Les prochains mois risquent donc d'être difficiles. Et des économies. Il est déjà question de regroupement pour les unités de surveillance continue. Des bruits récurrents faisaient aussi peser des interrogations sur la pédiatrie. Rien n'est encore décidé.

Mais en attendant, il faudra bien que les patients mangent.

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 15:55

carte-eau-Aube.jpgPrès de deux millions de personnes en France reçoivent une eau non conforme aux réglementations car trop polluée, selon l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, mettant en cause l'agriculture, à l'origine de près de 70% des pollutions.

Si quasiment aucune pollution n'est relevée dans les grandes villes ou les villes de taille moyenne, 2.750 communes reçoivent de l'eau non conforme en France métropolitaine, essentiellement dans des zones d'agriculture intensive, selon l'UFC. La Champagne et le département de l'Aube font partie des secteurs les plus touchés. Les pesticides seraient responsables de l'essentiel des pollutions d'origine agricole (60%).

L'association base sa mise en garde sur une enquête qu'elle a menée à partir des résultats d'analyses du ministère de la Santé, commune par commune, sur deux ans. Elle a passé ses résultats au crible de six critères "traduisant les principales contaminations" : pesticides (quantité totale de pesticides, atrazine et ses métabolites), nitrates, sélénium, qualité bactériologique (bactéries coliformes), aluminium, radioactivité.

Deuxième source de pollution agricole et principale cause de fermeture des captages (points d'extraction d'eau), les nitrates contaminent l'eau principalement dans le nord du pays, souligne l'association. La France fait actuellement l'objet de poursuites de Bruxelles pour son incapacité à lutter contre cette pollution, qui fait l'objet d'une directive.

En dehors de l'agriculture, les autres sources de contamination de l'eau sont liées "au défaut de traitement (qualité bactériologique, aluminium) et aux contaminations naturelles (radioactivité)" et touchent "1.500 communes et 500.000 consommateurs".

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