Ils étaient une quarantaine, hier, aux portes de la résidence Roux, établissement dépendant du centre hospitalier universitaire, à manifester leurs colères. Une grogne qui monte depuis plusieurs mois déjà et qui a pris une forme bien visible et audible hier. Pourquoi ce mouvement d'humeur de la part d'une partie des personnels ? Les motifs sont récurrents. Manque de personnel, le mot est une fois de plus lancé à qui veut bien l'entendre.
«Nous contestons une fois de plus les coupes réalisées par la direction de notre centre hospitalier qui a tendance à croire qu'un centre de soins est une entreprise qui doit gagner de l'argent. Nous soignons des gens. Un point c'est tout. Nous comprenons la volonté de rigueur et de sérieux dans les comptes mais ce ne doit pas être la seule chose qui compte. La direction du CHU nous a supprimés 250 postes, voilà comment on peut faire des économies très rapidement. Les conditions de travail et donc les soins prodigués aux patients se dégradent au fur et à mesure que les années passent».
Illustration de tout le réseau des Ephad du CHU, établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. Les 600 agents doivent s'occuper de 930 lits. «C'est mission impossible de donner des soins convenables. On martèle dans les écoles que, pour réaliser une toilette convenable à une personne handicapée, il faut une heure. Aujourd'hui, on ne peut même pas passer vingt minutes avec un patient. On court partout et force est de constater que tout se dégrade».
Au 1er juin, les Castels devaient voir disparaître la permanence des soins en orthopédie-traumatologie, de 18 h 30 à 8 h 30, ainsi que
les week-ends et jours fériés à l'hôpital. La décision a été reportée à début juillet. Les grandes vacances arrivant dans la foulée, il est fort possible que tout se décante à la rentrée des
classes.
Près de deux millions de personnes en France reçoivent une eau non conforme aux réglementations car trop polluée, selon l'association de
consommateurs UFC-Que Choisir, mettant en cause l'agriculture, à l'origine de près de 70% des pollutions.