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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 18:37

860 salariés en 2005, deux plans sociaux en 8 ans, des départs volontaires, du chômage partiel, un directeur partagé sur deux sites, un exécutif qui annonce de l’activité pour deux ans seulement…

La Matt, société axonaise basée à Montcornet, l’une des multiples que possède le groupe Trèves, fabriquait chaque jour 10 000 plages arrières de voitures toutes marques il y a dix ans. Dix fois moins aujourd’hui. «La société a des sites partout dans le monde. Ça part dans les pays émergents».

Elle emploie 165 personnes dont certaines sont contraintes de chômer plusieurs jours. «On est cinquante-quatre de concernés cette semaine. Un groupe reste chez lui les lundis et mardis, l’autre le reste de la semaine».

Aujourd’hui, quatre presses avec quatre équipes de 15 personnes tournent vraiment.

Quatre syndicats sont présents dans l’entreprise, avec la CGT, FO, la CFDT et la CFTC, majoritaire, mais aucune intersyndicale n’a vu le jour jusqu’à présent. Lors du dernier comité d’entreprise, le 12 décembre, personne n’a suivi la CGT lorsqu’elle a sollicité un droit d’alerte (qui permet d’engager une analyse comptable de l’entreprise par un cabinet indépendant).

Une réunion se déroulera lundi en mairie de Montcornet, qui rassemblera  député (ou son représentant), le maire, le président de la communauté de communes le conseiller général, les partenaires sociaux et peut-être le directeur de l’usine. «L’objectif, c’est de sauver l’entreprise. Ou de réindustrialiser le site».

Cela fait deux ans que l’atelier 4 déserté ne trouve pas de locataire. La Matt, c’est 17 000 m2 de locaux vieux de 40 ans alors qu’au Cateau, près de l’autoroute, une usine neuve du même groupe avec un effectif jeune tourne bien. 

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