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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 10:48

l-ecluse-20131029.jpgL’Ecluse est un centre social autogéré, une maison dans laquelle plusieurs dizaines de personnes vivent et/ou développent des projets personnels ou collectifs alliant travail, échange de savoirs-faire, information et convivialité.

En bientôt deux ans d’existence, L’écluse a permis la mise en place de près de trois cents projets, de la soirée concert au développement d’un potager communautaire, en passant par l’édition d’un fanzine collectif.

Ouvert en décembre 2011, L’Ecluse est un squat, c’est-à-dire un bâtiment occupé sans droit ni titre. Une telle occupation est certes illégale, mais légitime à leurs yeux.

Racheté en 2006 par Reims Métropole puis laissé à l’abandon, condamné à une démolition certaine, l’ancien Café de la Cerisaie a ainsi trouvé une vie nouvelle grâce à la seule motivation des individu-es qui s’y investissent.

Suite à une procédure d’expulsion initiée par Reims Métropole en plein hiver 2011-2012, des négociations ont été entamées pour envisager une pérennisation du projet. Sous la pression des officiels, une association a été créée en août 2012 pour poursuivre ce dialogue, aboutissant à un projet de bail de type emphytéotique validé par le conseil communautaire il y a déjà plusieurs mois.

Dans un courrier daté du 11 octobre 2013, la Ville de Reims les somme de nous acquitter de 6 300 € de frais notariaux sous quinze jours, ce qui signifierait l'acceptation du bail (Pourquoi un courrier de la Ville, alors que c'est Reims métropole qui est propriètaire ?).

Un rendez-vous pris avec le notaire est annulé par celui-ci.

S'ils ne refusent pas de payer les 6 300 euros de frais notariaux réclamés par la mairie, c’est sur certains termes du bail emphytéotique qu'il y a des problèmes :
-   l’obligation de remise aux normes du bâtiment en moins de trois ans, alors que les architectes et maîtres d’œuvre rencontrés la disent impossible en moins de huit ans compte tenu de nos moyens financiers et humains ;

-   le paiement des impôts locaux, élevés pour une bâtisse abandonnée le long du canal, remettent en cause notre principe de non-rentabilité ;

-   le droit de visite permanent du lieu par Reims Métropole et ses services, inacceptable puisqu’il s’agit d’un lieu de vie, les expose beaucoup trop au jeu des politiques.

Lundi 28 octobre 2013, la Ville leur fait savoir qu'elle met fin aux négociations (plutôt unilatérales) et qu'une procédure d'expulsion sera en cours à partir du 1er novembre.

Huit personnes résident dans la maison, et risquent, lundi, de se retrouver à la rue, «alors que nous servons, aussi, régulièrement de lieu d’hébergement d’urgence...».

«Nous ne sommes pas des inconscients. Au cours des deux ans, des mesures compensatoires de sécurité ont été mises en place. Nous voulons bien rentrer dans la légalité, mais en faveur d’un projet pérenne et qui nous convienne, plaident encore les artistes.  À l’approche des municipales, nous sentons bien que nous gênons. Les élus ne veulent pas être taxés de laxisme».

Un rassemblement est prévu samedi, à partir de 14 heures, place Stalingrad.

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