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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 13:49

Le 12 octobre dernier, le tribunal de grande instance de Troyes avait condamné un militant CGT à deux mois de prison avec sursis et 40 heures de travail d'intérêt général pour avoir lancé des chiffons enflammés en direction des grilles de la préfecture au cours d'une manifestation sur la réforme des retraites, en octobre 2010.

Deux jours plus tard, le préfet de l'Aube  rencontrait le secrétaire de la CGT pour l'informer qu'il avait demandé à l'agent judiciaire du trésor la non-application de la sanction pécuniaire. En d'autres termes, le préfet passe l'éponge sur les dégradations faites aux grilles de la préfecture et imputées au seul Guillaume, l'un des 4 000 manifestants que comptait le cortège massé ce jour la devant la préfecture.

Reste que si le préfet demande, c'est désormais l'agent judiciaire du trésor qui dispose. Entre le premier et le second, il n'y a aucun lien de subordination.

Guillaume est convoqué chez le juge d'application des peines pour fixer les modalités de ses 40 heures de travail d'intérêt général. La CGT maintient sa proposition de faire effectuer la peine dans son syndicat

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 10:51

Jugement syndicaliste TroyesLe 28 octobre dernier, 4 000 personnes défilent contre la réforme des retraites à Troyes.

En fin de manifestation, des rognures de textile sont lancées dans la cour de la préfecture, dont certaines se sont enflammées.

Suite à la plainte de l'ancien préfet, Guillaume, un syndicaliste CGT, est mis en examen pour «dégradation et détérioration des grilles de la préfecture de l'Aube». On lui reproche d'avoir dégradé les dorures des grilles de la préfecture et d'avoir endommagé le digicode pour un montant d’abord de 37 000 euros, puis de 20 000 euros (en fait 8 300 euros selon la facture établie après constat d’huissier.

Il se retrouvait devant les juges au TGI de Troyes le 23 septembre 2011.

Les réquisitions du procureur, deux mois de prison avec sursis avec obligation d'effectuer 50 heures de travaux d'intérêt général, traduisent davantage une volonté de stigmatiser l'action syndicale que de sanctionner durement un syndicaliste décrit plutôt comme un casseur.

Le jugement a été mis en délibéré au 12 octobre à 14 heures.

Près de 150 personnes se sont rassemblées devant le palais de justice pour soutenir le syndicaliste.

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