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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:52

Dans les couloirs des urgences, rien n'a changé depuis une semaine. Rien ou presque. Le service aux patients est assuré. Un service minimum, imposé aux grévistes par la loi. En réalité, et selon la CGT, syndicat à l'initiative de la grève des urgentistes, le service est assuré, presque comme si de rien n'était. «Du personnel a été réquisitionné en effet. Mais ces réquisitions équivalent à ce qui est inscrit sur les plannings, en temps normal. Aux urgences, on n'est pas en sureffectif. Ce sont donc les grévistes qui travaillent depuis une semaine».

La seule différence est que ces agents - ils sont 25 médecins, infirmiers et aides-soignants à l'hôpital Brisset- portent aujourd'hui, une étiquette «en grève» sur leurs blouses. D'autres signes ne trompent pas : à l'entrée des urgences, des banderoles sont balayées par le vent. Mercredi dernier, un piquet de grève a été installé sur le parvis du service.

Tous en ont plein le dos. Mutations d'un service à un autre et jeu de chaises médicales depuis plusieurs mois, blocage des formations de cadres par la directrice des soins infirmiers, intimidations, pressions… Et une unité, celle de l'hospitalisation de courte durée de quatre lits, qui dépend des urgences. C'est dangereux  : «Ce service tourne avec le personnel des urgences. Il faut créer un poste avant qu'il n'arrive une catastrophe. D'autant que cette unité rapporte 800 000 euros par an».

Depuis la nomination du nouveau directeur par intérim, rien n'a changé. «Cela fait des mois que cela dure. Certains membres de l'ancienne équipe dirigeante étaient déjà néfastes. La plupart ont gardé leurs postes».

Seule note positive pour les cégétistes : l'arrivée d'une directrice adjointe, début mai, à Hirson.

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:41

En mars, le vendeur, avait laissé entendre qu'il apposerait une signature sur le document qui permettait de débloquer des fonds pour verser les salaires.

Moins d'un mois après cette heureuse péripétie, on apprend, et le conseil des prud'hommes itou, que les quatorze salariés de la SARL Aisne Iso, à Bruyères-et-Montbérault, n'ont toujours pas reçu le moindre euro.

La justice prud'homale se réunissait, hier, en référé, pour obtenir de l'employeur des quatorze maçons et poseurs, qu'il verse à ses anciens salariés leur solde de tout compte, leur certificat de travail et toutes les pièces indispensables pour être accueilli par Pôle emploi.

Les anciens salariés - non encore officiellement licenciés - n'ont pas reçu de salaire depuis trois mois. L'un d'eux a même obtenu de l'ancien gérant  un chèque de 1 571 euros…. sans provisions.

Le dirigeant, convoqué au tribunal par lettre avec accusé de réception, n'est pas allé chercher ce courrier. «Nous sommes obligés de reconvoquer les parties», indique la greffière en fin d'audience après avoir incité les salariés à saisir un huissier pour faire citer l'employeur.

Administrateur ou pas, la main-d'œuvre d'Aisne Iso reste ballottée par ses «gérants» en conflit. «Vous devez aller à Saint-Quentin à la rencontre de cet administrateur» conseille un juge. «C'est encore la meilleure façon d'obtenir vos documents et d'enclencher le processus qui permettra à l'assurance de garantie des salaires de vous verser ce qui vous est dû».

Une autre procédure est en cours, au tribunal de commerce cette fois, pour examiner la situation économique de la société. Il y a fort à parier ce jour là (le 19 avril) qu'un administrateur judiciaire sera officiellement nommé pour suivre les opérations de redressement ou, plus sûrement, de liquidation d'Aisne Iso.

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:31

Suite à un nouveau mouvement national de protestation contre la diminution de l’offre de soin biologique voulue par les autorités, les biologistes médicaux de l’Aube informent leurs patients que l’ensemble des laboratoires de biologie médicale du département est fermé au public depuis hier, tous les après-midi, jusqu’au mardi 16 avril inclus.

Cette grève pourra être reconductible. Seules les urgences seront assurées, sur appel préalable du médecin.

Dans l’Aube, les treize laboratoires sont concernés.

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:24

«Pierre André nous a reçus ce matin - vendredi - et a pris en compte nos revendications».

La CGT réclamait pour les agents de ce service une revalorisation du régime indemnitaire. Elle dénonçait qu'à grade équivalent, les primes soient plus faibles que dans d'autres services. «Pour certains, le manque à gagner pouvait être de 80 à 100 €».

Le mouvement de grogne des agents du service assainissement de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin entamé le 5 mars vient tout juste de trouver une issue favorable.

Des groupes de travail doivent être mis en place pour étendre les revalorisations à l'ensemble des services de l'agglo au 1er janvier 2014. Celle du service assainissement prenant effet au 1er avril de cette année.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:02

Plysorol 2Un ancien dirigeant de sites de Plysorol, d'anciens cadres, ainsi qu'un associé africain acteur du secteur du bois, proposent la reprise des usines d'Epernay-Magenta et Lisieux, le troisième site de Fontenay-le-Comte (Vendée) n'étant pas concerné.

Environ 35 des 94 ex-salariés sparnaciens seraient repris dans le cadre d'une activité de production de «contreplaqué spécifique» à forte valeur ajoutée. Lisieux reprendrait un peu moins de 30 salariés, avec du contreplaqué à base d'okumé, un bois tropical particulièrement adapté poussant notamment au Gabon.

Le tribunal de commerce devrait répondre à la proposition de reprise le 29 mai. Les repreneurs devront engager près de dix millions d'euros pour relancer les activités du groupe sur les deux sites français ainsi qu'au Gabon, où Plysorol possède encore une usine.

En parallèle, les ex-salariés de Plysorol International demandent des indemnités à leur ex-employeur. Les Sparnaciens ont engagé une procédure devant le conseil des prud'hommes de Reims. Ils estiment qu'il y a eu un «manquement aux obligations de reclassement» de la part de l'entreprise et que les licenciements sont «sans cause réelle et sérieuse».

Si les prud'hommes donnaient raison aux Plysorol, ce serait non pas l'actionnaire de l'entreprise mais le régime de garanties des salariés (AGS) qui financerait les dommages et intérêts. Les 205 ex-salariés du groupe, demandent, selon leur ancienneté, autour de 65 000 € à leur ex-employeur. Une audience initialement fixée à mardi dernier, a été reportée à juillet.

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 21:06

Le tribunal de commerce de Meaux (Seine-et-Marne) a prononcé lundi la liquidation judiciaire de deux sociétés de meubles du groupe Cauval Industries, avec effet immédiat pour Confort et Systèmes dans l'Aveyron et avec poursuite d'activité de deux mois pour Atmosphères Interiors dans l'Aube.

La liquidation semblait inéluctable, faute de repreneur, depuis que le ministère public s'était opposé, lors de l'audience du 25 mars, à ce que le groupe Cauval Industries puisse faire une offre de poursuite d'activité à effectifs réduits. "On nous impose une liquidation immédiate, ce qui coupe l'herbe sous le pied de deux cadres qui se proposaient de reprendre l'activité de mousses moulées" pour canapés, a déclaré, très désabusé, M. Lanier, délégué CGT qui assistait à l'audience du tribunal.

Selon lui, l'usine qui emploie 191 salariés à Bar-sur-Aube dans la fabrication de canapés d'entrée de gamme, Atmosphères Interiors, a obtenu deux mois de poursuite d'activité "car sa trésorerie est supérieure à la nôtre et peut encore assurer les salaires", a-t-il expliqué.

A Sévérac, les salariés ont occupé l'entreprise jeudi en apprenant que les salaires de mars ne pouvaient être payés et ils ont retenu deux dirigeants jusqu'à ce que ces derniers s'engagent par écrit à 22h30 au paiement des salaires avant la mi-avril, au besoin par l'intermédiaire de l'AGS (Assurance de garantie des salaires).

Les salariés ont poursuivi l'occupation depuis et se relaient dans les locaux pour prévenir toute velléité de la direction de vider les locaux, notamment d'emporter des gabarits et des matières premières. La fermeture des deux entreprises porte un coup aux salariés, qui ont pour beaucoup de longues années d'ancienneté, et à l'économie locale de petites communes comme Sévérac (2.500 habitants) et Bar-sur-Aube (5.300 habitants).

Sources ; France 3 Champagne Ardenne

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 12:26

Cauval 20130327Une salle pleine à craquer, des conseillers municipaux quasiment tous présents autour de la table. La réunion du conseil municipal de Bar-sur-Aube d'hier soir n'avait rien d'ordinaire. Un seul point était à l'ordre du jour : la situation des sociétés baralbines du groupe Cauval.

«Les élus sont réunis ici pour confirmer ou infirmer le fait que la Ville se positionne pour racheter les actifs de la société Atmopsheres Interiors et une partie des actifs de Confort et Systemes à Sévérac-le-Château en Aveyron pour 100 000 €. Une somme que remboursera ensuite Cauval sous forme de loyers», a introduit le maire. Le rachat, notamment des machines, pourrait permettre de sauvegarder plus de cent emplois.

«Personne ne s'opposera à un projet qui peut sauver des emplois mais cela ne doit pas être fait à la légère. Il vous appartient de prendre toutes les garanties vis-à-vis de Gilles Silberman pour un projet blindé qui préserve les intérêts de la ville et des salariés», a indiqué un conseiller municipal d'opposition.

Assurant vouloir rester attentifs à la viabilité du projet industriel présenté par le vice-P-DG Gilles Silberman, les conseillers ont tout de même voté à l'unanimité l'envoi d'une lettre d'intention de rachat des actifs des deux sociétés au président du Tribunal de commerce de Meaux.

Une lettre que le maire de Bar-sur-Aube n'a pas signée seul. La communauté de communes de la région de Bar-sur-Aube est, elle aussi, entrée dans la danse. Appuyée par le préfet de l'Aube, la CCRB va prendre à sa charge le coût de la moitié du rachat, soit 50 000 €.

De leur côté, les représentants des salariés étaient réunis hier pour négocier les modalités du plan social d’Atmosphères Interiors. Sur les 191 salariés, 110 pourraient conserver leurs emplois. Les cinquante premiers dans le cadre de la création, sur le site de Bar, d’un établissement secondaire de la société Diva, située à Roanne et intégrée au groupe Cauval Industries. Cinquante autres salariés pourraient être reclassés pour poursuivre l’activité de Confort et Systèmes de Séverac-le-Château. Ils pourraient dans ce cadre, récupérer des matériaux de l’usine Aveyronnaise.

Ces emplois sont conditionnés à l’achat des machines par la Ville de Bar-sur-Aube et la CCRB devant le tribunal de commerce pour 100000 euros : «À ces 100 emplois s’ajoutent 10 autres reclassement que nous avons négocié» souligne la CGT.

Au final, il y aurait donc 66 licenciements secs et 25 départs volontaires. «Gilles Silberman s’est engagé à ce que les 110 emplois soient maintenus pour au moins trois ans». Une promesse à remettre en perspective avec les interrogations de certains élus sur la santé de la société Diva.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 21:30

La cour d’appel de Reims a confirmé mercredi la condamnation d’EMO au paiement d’indemnités à une vingtaine de ses anciens salariés.

En juillet 2011, le conseil des prud’hommes de Troyes avait condamné l’entreprise textile de la rue Courtalon à verser entre 10 et 18 mois de salaires à ces anciens licenciés, soit un total estimé à 265 000 €. L’affaire avait fait grand bruit. EMO, qui avait été placée en redressement judiciaire en 2010, était alors une entreprise convalescente. Son président, avait alors craint que cette décision n’emporte son entreprise. Il avait, en vain, demandé la levée de l’exécution provisoire de la décision. Les sommes avaient finalement été payées.

Cette fois, c’est sur le fond que la cour d’appel a confirmé le jugement de première instance. Le plan de sauvegarde de l’emploi mis en place durant le redressement judiciaire de 2010 a été à nouveau jugé insuffisant au regard des moyens du groupe.

La semaine dernière, la cour d’appel de Reims avait donné tort dans la procédure de contestation de l’ultime plan de sauvegarde de l’emploi d’Olympia.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 09:22

Chez ODCF Reims une réunion extraordinaire vient d'être décidée pour le mardi 9 avril, avec à l'ordre du jour «un point sur les procédures en cours et les derniers événements au sein de l'entreprise».

Hier, environ 50 salariés ont débrayé une heure. Le but : alerter les pouvoirs publics.

Dans le meilleur des cas, le passif de l'entreprise est comblé, comme il l'a été jusqu'alors, chaque année. Soit, la faillite deviendra inévitable et d'ici un mois, 65 personnes pourraient se retrouver sur le carreau. ODCF, fabricant de portes de garage et qui est connu sous la marque «Wayne Dalton», dépend d'une société américaine, elle-même régie par un consortium japonais.

L'entreprise a grossi et s'est installée sur l'ancien site de Krema. Beaucoup d'ex-Krema, ou d'Arthur Martin, ont retrouvé un emploi grâce à ODCF. Mais aujourd'hui, on a la hantise d'un nouveau plan social.

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 09:51

Portec est sauvée. Le 19 mars, le tribunal de commerce de Troyes avait mis en délibéré au 2 avril sa décision concernant la reprise de Porte et technologie de Champagne (Portec). Hier, la reprise a été prononcée, et c'est sans surprise que la seule offre déposée a été acceptée.

Sur les vingt salariés que compte l'entreprise de Piney aujourd'hui, onze sont repris et neuf seront licenciés. Les actifs de la société ont été vendus 145 000 € et resteront incessibles pendant une période de cinq ans.

En difficulté depuis les débuts de la crise, Portec avait été placée en redressement judiciaire le 11 décembre 2012. L'entreprise est spécialisée dans la fabrication de portes d'intérieur avec une technologie spécifique.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 14:55

Une dizaine de salariés du magasin ont cessé le travail ce mardi 2 avril pour dénoncer leurs conditions de travail.

Salaires trop bas, manque de personnel qui entraîne des heures supplémentaires non payées alors que leur magasin connaît un résultat en progression : tels sont les griefs soulevés par les salariés de ce magasin discount du quartier Pompidou.

Sur les 14 salariés, une dizaine de caissières, manutentionnaires et responsables de rayon ont cessé le travail ce mardi 2 avril et ont manifesté devant l'enseigne qui appartient au groupe Casino.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 09:16

Après la liquidation de la filiale Transcom France, prononcée par le tribunal de commerce le 21 mars, les salariés du centre d'appels de Soissons se sont réunis une dernière fois pour passer la journée ensemble sur la plateforme.

Le plan de sauvegarde de l'emploi, négocié mardi dernier, devrait être validé lors du CCE de jeudi. «Même si ce n'est pas la panacée, les gens peuvent être fiers d'eux car, au début, nous partions de zéro».

Les salariés vont encore se retrouver cette semaine, notamment dans le cadre des accords transactionnels avec la direction avant le comité d'entreprise.

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