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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 11:32

Il a beau avoir des diplômes en serrurerie-métallerie, impossible de trouver un emploi dans sa branche. Depuis six ans maintenant, il multiplie les contrats auprès d'agences de travail temporaire, dans l'Aisne, la Marne et même la région parisienne. «Je fais des missions comme cariste et préparateur de commandes».
Il découvre chaque jour un peu plus la précarité de sa situation. «En tant qu'intérimaire, on est la roue de secours parfaite», il pointe le «chantage à l'emploi» dont les intérimaires sont l'objet : «On se tait ou…»

Les raisons de ne pas se taire sont, selon lui, pourtant nombreuses. «On nous promet des missions de trois mois qui n'arrivent pas, ou alors on nous fait venir pour nous faire repartir au bout de trois heures». Il relève aussi les astuces trouvées par certaines entreprises pour ne pas être obligées de se mettre en conformité avec le code du travail. «Normalement, après 18 mois passés dans une même entreprise en intérim, on peut être embauché. À Reims, par exemple, j'ai travaillé dans une entreprise où j'étais sur le même poste mais où ça changeait sur le contrat de travail». Il évoque encore les «grosses incohérences sur les fiches de paie», dont une - presque surréaliste - reçue avec le chiffre «0» dans la case «net à payer»…

Plus anecdotique, mais pas moins révélateur, l'attribution de tickets restaurants est prévue dans le contrat, avec une participation de 50 % à la charge de l'intérimaire qui est directement retirée du salaire. «Le problème, c'est qu'il faut réclamer sans cesse pour récupérer ces tickets restaurants».

En février 2013, le nombre d'intérimaires en équivalents-emplois à temps plein s'établissait à 575 200 en France, un chiffre en hausse de 2,5 % sur un mois mais en baisse de 8,3 % sur un an.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:01

Le 24 mai 2012, l'entreprise Mondial Mateflex, située sur la zone industrielle de Crancey, une société spécialisée dans la fabrication de matelas, décidait de se séparer d'une partie de ses quarante-quatre salariés au motif d'une importante baisse de production liée à la perte de son principal client, la société But.

La CFDT, chargée de la défense le 25 juin prochain devant la barre des prud'hommes de Troyes de sept des neuf salariés licenciés, fait remarquer que «Alors que la direction vient de licencier neuf salariés, suite au départ de But, on s'aperçoit que les 35 heures ne suffisent pas pour assurer la fabrication des matelas et des sommiers, la direction utilisant alors les heures supplémentaires pour répondre aux besoins de la production». L'obligation de reclassement incombant à l'employeur n'aurait été pas respectée «rendant donc les licenciements dénués de cause réelle et sérieuse».

«En aucune manière cette situation ne permet d'engager des licenciements, tout du moins de la manière avec laquelle ils ont été décidés il y a un an à l'encontre de ces neuf salariés».

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 14:11

Le 25 janvier dernier, c'est par un simple coup de téléphone de leur direction belge que les 162 salariés Châlonnais de l'usine de papiers peints Grandeco (ex-Grantil) apprenaient que leur site était en cessation de paiement, et de ce fait placé en dépôt de bilan.

Jeudi 7 février était une journée cruciale pour les salariés châlonnais : après un comité d'entreprise, le sort de l'entreprise avait été examiné à huis-clos par le tribunal de commerce de Châlons-en-champagne. Le tribunal avait décidé de prolonger la période d'activité jusqu'au 21 février, le temps pour d'éventuels repreneurs de se faire connaître.

En avril, la commission permanente du Conseil régional avait octroyé la somme de 220 000 euros au projet de Scop monté par des salariés pour sauver leur usine châlonnaise. Cette somme, était bloquée sur un compte jusqu'au lancement effectif de la structure et devait permettre d'alimenter les fonds propres de l'entreprise. Elle devait aussi servir d'apport éventuel pour les banques. La Région espèrait aussi que cette somme serve d'effet de levier auprès d'éventuels autres partenaires financiers.

Vendredi 12 avril, les salariés avaient présenté leur projet de reprise de l'usine sous la forme de Scop aux curateurs belges de Grandeco en charge de l'administration des actifs de l'entreprise. Ils avaient également fait une offre de rachat dont ils ne souhaitaient pas communiquer le montant. Si l'activité avait repris en mai, 68 salariés - sur les 162 que comptait initialement le site châlonnais - auraient participé au lancement de cette Scop. Un chiffre qui pouvait passer à 84 salariés dans les deux ans.

Le projet de Scop porté par les salariés à échoué. Aucun accord n'a été trouvé avec les propriétaires Belges. L'entreprise de papier-peint va définitivement fermer. Les 162 salariés seront sans emploi.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 12:27

La dizaine de salariés en grève depuis mardi, adécidé ce soir de reprendre le travail lundi matin. Tous dénoncent un chantage de la direction  qui ne voulait pas entrer en négociations avant l'arrêt de la grève. Le représentant CGT regrette ce soir le manque de solidarité de la cinquantaine d'employés du site. "C'est en se battant ensemble que nous arriverons à quelque chose".

Lundi après-midi une première réunion sur l'accord de réactivité est prévue, mais pour l'heure les 0,2% d'augmentation de salaire annoncés par la direction ne sont pas acquis...

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 09:46

Les enseignants du collège Gérard-Philipe étaient mobilisés contre le projet de suppression des neuf postes d'assistants pédagogiques. Du personnel jugé indispensable dans ce collège classé Éclair (ex-ambition réussite).

Les «AP» sont présents dans les classes pour aider les élèves en difficulté, sur l'aide aux devoirs et lors des sorties.

La décision de supprimer les assistants pédagogiques dans l'académie d'Amiens - ils sont plus de 200, soit 126 en équivalent temps plein - avait été annoncée le 11 avril. Cela s'inscrit dans la volonté de Bercy de faire des économies de fonctionnement dans tous les domaines.

Compte tenu de la protestation un peu partout en Picardie, le recteur a annoncé, mardi, aux chefs d'établissement rassemblés à Amiens, que les deux tiers des AP seraient conservés dans les établissements Éclair. Le tiers restant se verra proposer des solutions, comme les emplois d'avenir.

Reste à savoir si cela s'avérera suffisant pour le corps enseignant.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 09:41

Une partie du personnel du CFA du bâtiment et des travaux publics des Ardennes, situé à Poix-Terron, a suivi un mouvement de grève mercredi après-midi pour protester contre «la dégradation des conditions de travail».

L'organisation des CFA-BTP étant désormais régionalisée, leurs homologues de l'Aube et de la Haute-Marne ont également répondu à ce mouvement. Seul le personnel du centre de Reims ne s'est pas mis en grève.

Au sein de l'établissement, des membres du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ont décidé d'enquêter sur les conditions de travail au sein du CFA et le mal-être qui touche, depuis plusieurs années, le personnel et certaines personnes en particulier. Un cabinet de psychologie doit également faire un diagnostic.

Les grévistes restent pour l'heure dans l'attente des résultats de ces études, avant d'envisager d'autres actions, ne souhaitant pas «faire une grève pour la grève».

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 09:17

Le mouvement de grève a été reconduit chez Initial, la blanchisserie industrielle de la zone Actipôle La Neuvillette à Reims. Les négociations semblent toujours bloquées.

Le désaccord porte sur une prime d’intéressement, qui serait baissée de 20 % et fondée sur 5 critères. Selon la direction, deux de ses critères étaient déjà en place (résultats et atteinte du budget) pour cette prime qui existe depuis 1986. Elle a proposé une nouvelle réunion le 5 juin, et n’a pas eu de réponse des partenaires sociaux.

Dans un communiqué, Initial précise qu’elle «souhaite récompenser les sites qui voient leur absentéisme baisser et le niveau de satisfaction de leurs clients augmenter; elle a donc proposé de faire évoluer l’accord d’intéressement en ce sens, tout en maintenant comme base du calcul de l’enveloppe le niveau de résultat du site ainsi que l’atteinte du budget, comme c’est le cas dans le précédent accord. Ces nouveaux critères qualitatifs agiraient simplement comme des coefficients bonus/malus pouvant faire varier l’enveloppe de plus ou moins 10 %

Les deux parties ont jusqu’au 30 juin pour renégocier cet accord d‘intéressement.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:47

Les faits reprochés à la société FM Logistic courent sur la période d'août 2007 au 31 mars 2008. Cette entreprise du sud de l'Aisne était poursuivie pour avoir recouru à l'intérim afin de faire face à un besoin structurel de main-d'œuvre.

Le dossier repose sur des procès-verbaux de l'inspection du travail de Soissons, des 15 avril et 23 septembre 2008. «Lors du contrôle de la société, qui avait à l'époque comme principal client la société Carrefour, 40 % des contrats étaient des contrats d'intérim. Pourquoi autant ? La question avait été posée», souligne la juge. À l'époque comme hier, l'argument de FM Logistic reste le même : ces intérimaires étaient là pour faire face à un accroissement temporaire de l'activité. Sauf que l'inspection du travail a constaté que cet accroissement se «produisait tous les jours. N'aurait-on pas pu embaucher ?»

Le vice-procureur ne doute pas : «Il y a eu recours abusif à l'intérim. En août 2007, il y a 97 contrats d'intérim. C'est le plus bas. Le mois suivant, 131, puis 249, puis 292. Le nombre de contrats va toujours être au-dessus de 200. C'est une masse trop importante. Cette société s'applique un droit du travail qui n'est pas celui du code du travail». Il requiert pour ces faits 5 000 € d'amende, «sanction qui n'est pas importante au regard du chiffre d'affaires de l'entreprise». L'enjeu de cette audience, selon lui, «c'est la culpabilité».

L'affaire a été mise en délibéré au 17 juin prochain.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:41

En sursis depuis le mois d'août 2012, la sentence est tombée le 16 mai dernier pour les transports Acosta. Le tribunal de commerce de Châlons-en-Champagne a prononcé la liquidation judiciaire des sociétés de transports Trans Plus Services de Recy et de la Société rémoise de transports (SRT) de Saint-Martin-sur-Le-Pré. La société Transmeuse installée à Revigny-sur-Ornain - dans la région voisine - a elle aussi baissé le rideau le 17 mai. Les trois entités étaient spécialisées dans le transport de marchandises.

Au niveau humain, le bilan chiffré est lourd avec 90 emplois supprimés au total sur les deux sites marnais et 19 dans la Meuse.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:18

L'entreprise générale du bâtiment Serprodis est née il y a une quinzaine d'années à Laon.

«Vendredi, j'irai au tribunal de commerce de Saint-Quentin et ce sera la fin. Mais les ouvriers ne sont pas à remettre en cause, ni la gestion, ni les clients, les fournisseurs, la banque… Tous peuvent être remerciés.... On est surtout en colère contre le Gouvernement qui ne fait rien».

«Il y a déjà longtemps qu'on n'a plus de trésorerie. On travaille à flux tendu, de quoi payer ce qu'on doit, les salaires». Des projets qui capotent et c'est soudain douze personnes qui se retrouvent à quai.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:09

Le mois dernier, les élus de la communauté de communes et ceux de Bar-sur-Aube ont décidé de racheter les actifs de plusieurs sociétés de Cauval industries et notamment des machines de l'usine de fabrication de matelas de Sévérac-le-Château. Elles devraient être démontées et rapatriées à Bar-sur-Aube dans les prochaines semaines.

«En attendant, nous poursuivons l'activité sur les produits plus bas de gamme. L'usine tourne même si elle connaît des difficultés d'approvisionnement»

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 15:56

Vetrotech-05-2013.jpgDepuis mardi une dizaine d'employés des secteurs découpage du verre et façonnage à grande vitesse, de Vetrotech à Condren, sont en grève.

Un mouvement à l'initiative d'ouvriers des deux secteurs et relayés par la CGT. Les grévistes réclament des hausses de salaires. «La société commence à gagner de l'argent mais on oublie les travailleurs. On est d'accord pour donner, mais il faut aussi recevoir. Les dirigeants ont été assez récompensés avec nos efforts depuis le plan social».

Des négociations sont en cours avec la direction ; le piquet de grève pourrait durer. «Ils ne lâcheront rien tant qu'il n'y aura pas d'effort de fait».

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