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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 09:51

Pas moins d'une soixantaine de salariés disposant de CDD, dont la durée était comprise entre deux et quatre ans, ne se verront pas renouveler leurs contrats. Toutes les catégories de personnels sont touchées, les catégories C plus particulièrement, celles qui sont le moins diplômées.

«On nous annoncé il y a quelques semaines le chiffre de vingt-quatre suppressions de postes. Aujourd'hui nous en sommes à une soixantaine, on ne sait pas où va s'arrêter la saignée des agents non-titulaires de l'Urca (Université de Reims Champagne-Ardenne). Ces agents, l'Urca a su les trouver pour leur faire accomplir des tâches et exécuter des missions nécessaires au bon fonctionnement de l'établissement. Et aujourd'hui, on s'en débarrasserait ?».

Pourquoi ce non-renouvellement des contrats dès la rentrée prochaine ? La direction de l'université de Reims s'appuie sur une loi du 12 mars 2012, également appelée loi Sauvadet. Un texte relatif à «l'accès à la titularisation et à la valorisation des acquis professionnels». Ce texte de loi, adoptée en seconde lecture par le Sénat le 20 février a plusieurs objectifs. Il s’agit de «lutter contre la précarité dans la fonction publique», de mieux «encadrer des cas de recours aux agents contractuels», de faire «évoluer les dispositions relatives à l’égalité professionnelle homme/femme».
Sur le campus du Moulin de la Housse où 233 personnels sont des contractuels. Quatre-vingt-quatre sont en droit d’être «cédéisables». Et ce nouveau dispositif permettait ces titularisations. Mais la question soulevée par les représentants syndicaux est «Qui ne pourra pas être titularisé»? Réponse: les agents employés pour faire face à un besoin lié à un accroissement temporaire ou saisonnier d’activité, dans la mesure où ils ne rempliront pas les conditions de durée, leurs contrats ne pouvant être reconduits au-delà de deux ans.

En clair, les premiers visés seront les contrats courts qui sont recrutés par l’Urca lors des périodes d’inscriptions ou à l’issue des concours, les fameux «vacataires temporaires».

«On se dirige tout simplement vers une externalisation de certains services. Les locaux de pharmacie font d'ores et déjà appel à des sociétés de nettoyage et d'entretien extérieur. Jusqu'où va-on aller sur notre campus ?»

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 09:39

Pompiers-Aisne-20130606.jpgLes sapeurs pompiers étaient une centaine, hier matin, devant les locaux flambant neufs du Sdis (service départemental d'incendie et de secours), à former un piquet de grève pour se faire entendre de leur hiérarchie.

Les pompiers voulaient montrer leur détermination et attirer l'attention sur la réforme de leur filière qui entraînerait une perte de leur pouvoir d'achat.

Ces pompiers de terrain refusent «d'être sacrifiés pour des prétextes budgétaires». Selon les représentants syndicaux, ils ont déjà perdu 50 % d'heures supplémentaires et ils ne veulent plus subir de régressions financières.

Les pompiers estiment également qu'il faudra prendre en compte la décision de la Cour européenne qui a rappelé à l'ordre la France sur leur temps de travail. Un temps de travail qu'ils jugent «néfaste à la sécurité des pompiers et des victimes secourues». Les pompiers craignent aussi d'être confrontés à une perte de fonction alors qu'ils ont suivi des formations. Ils réclament des nominations de sapeurs à des grades supérieurs.

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 09:32

Alors que leurs collègues de Nexans avaient réussi à gravir la première marche en faisant reconnaître la non-conformité de leur plan de licenciement, les 53 anciens employés de l'entreprise Essex (sur les 124 qui ont perdu leur emploi) ont appris que leur demande était rejetée. Le conseil des prud'hommes de Laon en a ainsi décidé.

Après cette déconvenue, il reste aux salariés la possibilité de faire appel. Une alternative que chacun va étudier et notamment leur avocat qui attend les conclusions du conseil des prud'hommes afin de prendre une décision.

L'appel semble donc inévitable avec l'espoir pour les ex-Essex d'obtenir gain de cause.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 16:04

La menace d'une fermeture définitive du site n'est plus sur toutes les lèvres. Mais le souvenir du plan de départs volontaires au cours duquel une centaine de salariés ont quitté l'usine Visteon de Charleville début 2013, lui, reste dans les mémoires.

Plus de six mois après la prise de contrôle opérationnel par le groupe coréen Halla climate control, les syndicalistes s'inquiètent de l'avenir du site carolo, spécialisé dans la fabrication de systèmes de climatisation, sans tomber dans le catastrophisme. Ces derniers espèrent obtenir des réponses ce vendredi, lors de la venue sur le site du numéro deux de Halla et du directeur européen.

Visteon a acheté près de 70 % des actions de Halla Climate control, mais lui a laissé le contrôle opérationnel de certaines filières, notamment celle de la climatisation.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:54

Une quinzaine d'hommes sur le carreau avec la liquidation d'Aisne Iso, quasiment autant chez Serprodis pour les mêmes raisons, sept licenciements chez Noralu pour survivre à la crise… Cette fois, c'est au tour des salariés de D-Fer à Urcel de craindre un licenciement.

L'entreprise, qui a déjà connu des difficultés il y a quelques années, est de nouveau placée en redressement judiciaire. La décision est tombée le 12 avril dernier. Sur un effectif de 43 personnes, 23 licenciements sont envisagés. L'entreprise D-Fer existe depuis 1997. Elle a employé jusqu'à 53 personnes. Dix personnes avaient déjà été licenciées lors de la première procédure de redressement judiciaire.

Le premier plan de redressement avait été établi sur dix ans et était basé sur un retour d'activité plus rapide. Selon l'administrateur judiciaire, l'activité de démolition n'est pas rentable, mais l'activité désamiantage le serait.

Deux entrepreneurs seraient susceptibles de faire une offre de reprise. Une audience est d'ailleurs prévue demain au tribunal de commerce concernant la réorganisation de l'entreprise afin de déterminer s'il est possible de maintenir l'activité en vue d'une cession.

Pour l'activité de démolition, 23 salariés sont visés par la procédure sur un effectif de 43 personnes. Les entretiens préalables se sont tenus il y a une dizaine de jours. Les licenciements pourront intervenir dès que le juge-commissaire donnera son accord. Le dernier mois de salaire a été payé avec un peu de retard. Tout devrait être réglé puisque l'AGS (régime de garantie des salaires) a pris le relais.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:41

pompiers-laon-20130606.jpgEnviron 90 sapeurs-pompiers professionnels venus de tout le département manifestent actuellement devant la direction départementale d'incendie et de secours (Sdis) à Laon.

Ils dénoncent l'application de la réforme de la filière qui avait déjà provoqué des mouvements de grogne en 2010 et 2011.

Des représentants de l'intersyndicale, composée de la CGT et de la fédération autonome, doivent être reçus cet après midi par le directeur du Sdis.

Les manifestants craignent "un retour en arrière" concernant l'avancement de carrière.

Selon les délégués syndicaux, certains gradés pourraient perdre une certain nombre de leurs attributions sur le terrain si la réforme est appliquée.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 11:41

«Aux Charmilles», 11 salariés, en liquidation
L’ancien «Pat-à-Pain» du mail des Charmilles, devenu «Aux Charmilles», a été placé en liquidation judiciaire. Cet établissement de restauration rapide avait connu un douloureux redressement judiciaire en 2010 à la suite d’un long conflit avec son franchiseur. Il en était sorti en concluant un plan de continuation qu’il ne peut plus honorer.
Le tribunal n’avait donc d’autres solutions que de prononcer la liquidation judiciaire de la société QSP qui l’exploite. Une décision assortie toutefois d’une période de continuation jusqu’en septembre prochain, ce qui laisse le temps à d’éventuels repreneurs de se manifester. «Aux Charmilles» emploie toujours 11 salariés.

LTS Bâtiment, 6 salariés, en plan de redressement
LTS Bâtiment, une société spécialisée dans l’isolation basée à Saint-Flavy, est sortie hier matin de son redressement judiciaire par le haut. Son plan de redressement, qui prévoit un paiement du passif sur dix ans, a été validé par le tribunal.

JSA Confection, 9 salariés, en liquidation
JSA Confection n’aura pas réussi à redresser la barre. L’atelier de confection de La Chapelle-Saint-Luc avait pour lui son savoir-faire et ses clients fidèles. Mais les commandes, trop irrégulières dans l’année, avaient déjà provoqué des difficultés de trésorerie que l’entreprise n’a pas pu résoudre. Le tribunal a donc converti le redressement judiciaire en liquidation.

Halasol, 16 salariés, en redressement
Spécialiste des revêtements de sols, et notamment des sols souples, Halasol a été placée hier en redressement judiciaire. Cette société de Verrières, a été victime d’un décalage de gros chantier, ce qui a provoqué des tensions sur sa trésorerie. Son carnet de commandes bien garni devrait lui permettre de redresser la barre.

Atel, 7 salariés, en redressement
Atel, une agence de communication troyenne, a été placée hier matin en redressement judiciaire. Me Cardon, administrateur provisoire suite à la maladie du gérant, a été nommé administrateur.

Royal Moto toujours dans les temps
Royal Moto France, le distributeur d’articles de moto et de vélo de Saint-Thibault, a passé hier un nouvel examen de passage. «On continue!».
L’arrivée des nouveaux Quadro, le scooter révolutionnaire à quatre roues, est toujours prévue pour septembre. La société compte sur sa commercialisation pour se relancer. En attendant, elle enregistre déjà de beaux succès avec le Quadro à trois roues, qui vient de bénéficier d’une nouvelle motorisation.

Le Golf de l’Ermitage fixé le 18 juin
La société du Golf de l’Ermitage sera fixée le 18 juin sur son sort. Le cas de la société, placée en redressement judiciaire depuis le 8 janvier, a été examiné hier en chambre du conseil, en présence d’un repreneur. Le tribunal a mis sa décision en délibéré jusqu’au 18 juin.
 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 14:49

guise-maagencia-20130603.jpgSixième jour de grève pour les salariés de l'uisine Magencia à Guise, qui occupent le trottoir à l'entrée du site. "80 à 90% des salariés sont en grève, et la production est totalement stoppée"

Les salariés dénoncent un nouveau système de primes qui pourrait faire perdre "près de 1 000 € par an, soit presque un mois de salaire en moins pour ceux qui sont proches du SMIC. La dernière grève remonte à deux ans et n'avait duré que deux jours. On réclamait une revalorisation des salaires et on avait eu gain de cause. Là, on a déjà accepté cette année un gel des salaires, donc on ne lâchera pas. En l'absence d'avancées de la part de la direction, on envisagera des actions plus dures".

Le mouvement a été reconduit pour demain mercredi.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 12:33

Premontre-20130530.jpgNon l'hôpital de Prémontré n'est pas malade. «Il n'y a pas de problèmes financiers. En 2012, le budget est équilibré. On a eu un excédentaire sur la masse salariale d'un peu plus de 131 800 €, somme reversée sur un poste d'investissement. C'est ainsi que l'on crée une situation artificielle».

«La direction veut modifier nos conditions de travail, seul moyen pour débloquer les fonds nécessaires afin de terminer la troisième tranche de travaux entamés en 2007». 8 millions d'euros sont nécessaires pour mettre aux normes deux unités de soins de l'hôpital. Au cœur des frictions, «la modification de nos plages horaires de travail et la suppression de RTT et de repos compensateurs».

A l'appel de la CGT, ils étaient près de 150 à s'être regroupés dans la cour d'honneur de l'hôpital. «Toutes ces personnes - infirmiers, personnel de la santé, membres des ateliers, ambulanciers, chauffeurs ainsi que personnel de bureau - sont là pour sauvegarder nos 35 heures, poursuit le représentant syndical. Demain, on nous demande de travailler plus pour le même salaire».

Jeudi, le durcissement du mouvement a été décidé, «ça pourrait même conduire à la grève illimitée. Les modalités ne sont pas encore décidées».

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 17:36

Pole EmploiEn mars, le chômage avait augmenté dans l'Aube de 1,2 %, soit 200 demandeurs d'emploi de plus. En avril, il progresse encore de 0,9 %, soit 156 chômeurs de plus.

Fin avril, 17 364 personnes étaient ainsi inscrites en catégories A dans l'Aube. Certes, la progression du chômage aubois est la même que celle constatée en région. Et elle est même légèrement inférieure que celle constatée au niveau national (+1,2 %).

Sur l'année, le nombre de chômeurs de catégorie A atteint des sommets : il grimpe de 16,3 % dans l'Aube, une croissance plus forte qu'en Champagne-Ardenne (+15,8 %) et plus forte qu'au niveau national (+12,5 %). Aux deux extrémités de la pyramide des âges, les jeunes de moins de 25 ans (+20,8 %) et les plus de 50 ans (+17,5 %) sont de loin les publics aubois les plus touchés par cette inexorable montée du chômage.

Et cette montée du chômage touche malheureusement au-delà des seuls chômeurs de catégorie A. Si l'on prend en compte l'ensemble des chômeurs de catégories A, B et C, la situation est encore plus sombre : fin avril, l'Aube comptait 25 383 demandeurs d'emploi, un nombre en progression de 0,9 % sur le mois et de 14 % en glissement annuel. Si l'on analyse plus en détail les chiffres, on s'aperçoit que 39,7 % de ces 25 383 chômeurs sont inscrits depuis plus d'un an, signe que le chômage s'installe aussi dans la durée.

Enfin, autre indicateur également dans le rouge, celui des offres d'emploi collectées par Pôle Emploi. Leur volume a non seulement fondu (- 4,6 % en glissement trimestriel) mais leur qualité s'est également nettement détériorée : sur les 1211 offres collectées en avril, seulement 349 concernaient des emplois durables de six mois ou plus.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 16:58

Pole EmploiEn Champagne-Ardenne, le nombre de demandeurs d'emploi s'établit à 71 476, fin avril 2013 , soit + 0,9 % (+ 665) par rapport à la fin mars 2013 (+ 15,8 % sur un an). Par département, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A varie de + 0,4 % à + 1,3 % en avril 2013 par rapport à fin mars : Ardennes (+ 0,5 %), Aube (+ 0,9 %), Marne (+ 1,3 %), Haute-Marne (+ 0,4 %).

Dans le département des Ardennes, 16 579 personnes sont ainsi inscrites à Pôle emploi en catégorie A. Ce nombre est en augmentation de 13,2 % sur un an.

Dans la Marne, 29 024 personnes sont inscrites à Pôle emploi. Ce nombre augmente  de 17,3% sur un an.

En Picardie, à fin avril 2013, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A s’établit à 110 900. Cela correspond à une hausse de +1,3% par rapport au mois dernier (+1 402 personnes). L’évolution annuelle quant à elle, enregistre une hausse de +11,1%.

Le département de l’Aisne compte ainsi 35 847 demandeurs d’emploi, soit une hausse de +1,1% comparé au mois dernier, et une hausse de +8,6% par rapport à avril 2012. 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 16:45

Deux anciens salariés des Taxis Vasseur qui réclamaient 150 000 euros à la compagnie de taxis saint-quentinoise viennent d'être déboutés de leur demande, lundi, par le tribunal des prud'hommes de Saint-Quentin.

Leurs reproches portaient sur le non-paiement, pendant cinq ans, de ce qu'ils considéraient être des heures supplémentaires. Seulement si leur contrat de travail prévoyait une durée journalière de 6 h 30 de travail effectif, il imposait également une amplitude de mise à disposition du véhicule de 12 heures. La différence étant justifiée par les temps de pause et de repas.

Cette mise à disposition du salarié n'a pas été considérée par le tribunal comme devant être rémunéré en tant qu'heures supplémentaires.

Quatre autres anciens chauffeurs de taxis de l'entreprise - qui, eux, ont signé un protocole d'accord transactionnel avec leur ex-employeur - réclament pour les mêmes raisons 250 000 euros à la compagnie Vasseur.

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