Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 09:47

La douloureuse épreuve judiciaire de Plysorol pourrait encore s’étoffer d’une nouvelle page aujourd’hui. En effet, si la firme est en train de reprendre son activité sur le site de Magenta avec l’arrivée d’investisseurs et de repreneurs nouveaux, la bataille juridique n’est pas terminée.

Le conseil des Prud’hommes se saisira en début d’après-midi de quelque 70 dossiers d’ex-salariés de la firme de Magenta. Une audience importante pour des dizaines de salariés. Sur les soixante-dix dossiers qui seront examinés par le conseil des Prud’hommes de Reims, certains en plus de la procédure judiciaire en cours misent de logiques espoirs sur une éventuelle réintégration sur le site de Leroy-Industries. Sur les lieux même d’où ils avaient été licenciés il y a quelques dizaines de mois.

Première étape d'une longue bataille judiciaire : ils ne comptent pas laisser tomber les anciens responsables de l’entreprise. Ils contestent en premier lieu leurs licenciements bien entendus mais aussi les conditions de départs ainsi que le non-versement de certains préavis.

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 09:14

Le mercredi 30 octobre, les bureaux de distribution du courrier de Gueux et de Fismes seront en grève.

Les factrices et facteurs, soutenus par le syndicat SUD et CGT, contestent l'instauration par la Direction de deux semaines supplémentaires "de partageabilité non prévues en fin d'année (semaines 44 et 52)".

Ce qui veut dire que les facteurs devraient se partager les tournées des absents, "augmentant ainsi leur charge quotidienne de travail (...) La direction a décidé arbitrairement d'imposer cette mesure, alors que les facteurs de ces bureaux ont déjà réalisé les objectifs de partageabilité demandé depuis le début de l'année".

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 16:50

Depuis 16h heures, une réunion organisée par le syndicat se déroule à l'ancienne mairie de Revin en présence de l'avocat sur le thème de la défense et du maintien des emplois à l'entreprise Electrolux de Revin.

L'intersyndicale -composée de représentants CFDT, CGT et  CFCE-CGC n'a pas pris part au débrayage.

Sur les 400 salariés, 77 ont rallié FO pour le suivi de leur dossier.

Demain, les représentants de l'Intersyndicale rencontreront le président et  le directeur général de Selni, en visite sur le site de Revin. Ce sera l'occasion pour les représentants des syndicats d'espérer des réponses. Notamment sur le fameux moteur BLDC qui concernerait la seconde ligne d'assemblage. «Il existe depuis quatre ans et nous ne voyons pas poindre de marchés suffisants pour alimenter les deux lignes d'assemblage de Nevers et Revin», s'inquiète l'Intersyndicale, dans une lettre ouverte aux dirigeants de Selni. Pour l'Intersyndicale, la date du 30 novembre inscrite au calendrier prévisionnel pour la reprise d'Electrolux est désormais «caduque».

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 20:57

À la suite de la décision du groupe Wolseley, les agences Réseau Pro de Villeneuve-Saint-Germain et Vic-sur-Aisne fermeront le 31 octobre. Au grand désespoir des 32 employés.

Désormais, les 32 salariés de Villeneuve-Saint-Germain et de Vic-sur-Aisne doivent rebondir. À Villeneuve, les quatre ont déjà trouvé un emploi. Pour les autres, une période de reclassement de douze mois se profile à l'horizon. Entre-temps, leur licenciement économique leur aura été notifié par courrier. La preuve officielle de la fin de leur parcours au sein de ces agences.

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 20:52

La direction de Cartier Joaillerie International (CJI) a annonçé, lundi soir, la fin de la grève sur le site de Reims. Un protocole aurait été signé entre la direction de CJI et le délégué syndical CGT du site rémois.

Selon le communiqué de Cartier : "Le protocole d'accord final traduit la volonté de la direction, exprimée depuis plusieurs mois, d'améliorer les conditions de rémunération des premiers échelons, ouviers et employés de CJI".

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 09:03

Samedi, un contrôleur s'est fait agresser sur la ligne Reims-Charleville. Cette agression était la cinquième depuis 2 mois sur le réseau TER de Champagne Ardenne.

Immédiatement, les 200 contrôleurs ont exercé un droit de retrait. Aucun TER n'a circulé pendant 24 h.

Qu'est-ce que le droit de retrait ? Tout salarié ou groupe de salariés peut se retirer d’une situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour lui ou les autres (article L.4131-1du Code du Travail). Tant que persiste la situation de travail présentant un danger grave et imminent, l’employeur ne peutdemander au salarié de reprendre son activité (article L.4131-1 du Code du Travail).

Le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) avait exercé il y a une dizaine de jour un droit d'alerte. Le droit d'alerte peut être le fait d'un salarié (article L.4131-1 du Code du Travail), soit du CHSCT (article L.4132-2 du Code du Travail).
Pourquoi les trains ne circulent pas si les contrôleurs exercent leur droit de retrait ou sont en grève ? «Dans certains cas, le conducteur peut être seul si l’équipement du train (caméras…) et la formation du conducteur le permettent. De plus, il faut que cela soit convenu dans l’organisation du travail. En Champagne-Ardenne, ce n’est pas le cas sauf cas exceptionnel».

Aujourd’hui, va se tenir un CHSCT exceptionnel en présence d’un représentant de la préfecture
«pour définir avec l’État les actions à prendre».
 

 

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:37

Une démission, des arrêts de travail à répétition, des «sextos», des tensions et une ambiance délétère : rien ne va plus à l’IFPS (Institut de Formation des Prossenniels de Santé) de Châlons-en-Champagne.

Des conditions de travail assez… rock and roll. Des responsables en arrêt maladie depuis le début de l’année pour certains. Une formatrice en congés maladie depuis le 5 septembre qui vient d’envoyer sa lettre de démission...
Une grosse partie du personnel (36 salariés) va mal, très mal, et tire la sonnette d’alarme via la médecine et l’inspection du travail, mais également auprès du président de la Croix-Rouge française dont dépend la structure.

«Deux de nos collègues ont tendance à déconner avec des étudiantes en leur envoyant des textos que l’on pourrait rebaptiser sextos (et plus si affinités). L’affaire a été étouffée. Nous sommes témoins de ces faits et les langues d’infirmières diplômées aujourd’hui se délient car elles peuvent enfin parler. Une collègue a déposé plainte, elle est suivie par un psychologue».

Suite à un certain nombre d’événements et alors que l’ambiance était devenue déplorable au sein de l’institut, une réorganisation du travail est passée par là, exacerbant les tensions, et créant de nouveaux dysfonctionnements. «Deux d’entre nous ont été poussés à partir car la direction les a empêchés d’effectuer leur travail : absence de responsabilité de promotion, absence de responsabilité d’enseignement depuis la mi-août». L’un d’eux a été déclaré inapte pendant un laps de temps par la médecine du travail.

Enfin, un autre point d’achoppement, et non des moindres, est d’actualité. Les prescriptions ministérielles du programme 2009 ne sont effectivement plus respectées à ce jour. De ce fait, certains enseignements sont aujourd’hui non dispensés, et des suivis d’étudiants en stage sont non assurés, faute de formateurs en nombre suffisant.

Pour couronner le tout, les binômes de formateurs ont été «éclatés», les référents ne suivent plus les mêmes promotions.

Les propos tenus par la directrice administrative régionale aux équipes, lors d’une récente réunion n’arrangent rien : «Vous avez des conditions de fonctionnement confortables, ne cassez pas votre outil de travail en colportant des ragots, en faisant des histoires de pas grand-chose, en utilisant les étudiants, en ayant des comportements inadaptés, non professionnels. Il faut que vous arrêtiez de fabuler dans les couloirs. Certains formateurs mordent la main de ceux qui les nourrissent».

Ce dossier châlonnais est aujourd’hui suivi prioritairement par la direction régionale et par le siège national de la Croix-Rouge qui souhaitent aider les équipes à sortir de l’impasse, et solutionner les problèmes afin que le calme revienne au sein de la structure.

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 09:31

Sodimédical février 2012C'est un nouveau rebondissement dans le dossier Sodimédical dont les 49 salariés licenciés se seraient bien passés.

Fort d'un arrêt de la Cour de cassation, la société Laboratoires Lohmann & Rauscher vient d'adresser aux salariés licenciés une lettre signé du directeur général leur expliquant qu'ils avaient perçu à tort quatre mois de salaires. En conséquence, la société leur laisse entendre qu’il faudra rembourser le trop perçu, soit plus de 6 000 € par personne.

Rendu le 25 septembre dernier, l'arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation qui annule l'arrêt de la Cour d'appel de Reims du 31 août 2011 pour "motifs inopérants et impropres" et pour "manque de base légale" n'est pas définitif, puisqu'il est renvoyé devant la Cour d'appel de Paris.

Le courrier a bien entendu mis le feu aux poudres du côté de Plancy-l’Abbaye où la quasitotalité des licenciés s’est retrouvé sans emploi.

«C’est le monde à l’envers. Que les ouvriers licenciés payent leur patron ! Faut arriver à 55 ans pour voir des c... pareilles. On n’a pas été payé pendant plus d’un an. Ils n’ont même pas payé notre mutuelle. Et maintenant, ils nous demande des comptes alors qu’ils n’ont pas versé un centime de plan social. C’est un comble».

Epuisés, surendettés ou malades, sept ex-salariés ont déjà «craqué » en acceptant les 14 000 à 20 000  € nets d'indemnités en échange d'un abandon de toute poursuite contre la société...

Le groupe Lohmann craint de devoir débourser beaucoup plus  : le conseil des prud'hommes de Troyes se prononcera sur le sujet le 16 décembre à 14h. L’avocat des salariés a demandé 100 000 € de dommages et intérêts pour chaque salarié.

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 12:35

L'entreprise ardennaise Société ardennaise d'essieux (SAE) avait été frappée ces dernières années de plein fouet par la crise (moins de commandes, baisse d'activité dans le BTP et les transports). Un plan social supprimant 30 emplois (sur une centaine) n'avait pas permis de redresser la barre.

Suite logique du processus de reprise acté en juillet dernier par le tribunal de commerce de Sedan, la Société a été liquidée la semaine passée par le même tribunal, quelque temps après que son activité fut transférée à une nouvelle société, sous l'appellation SAE-SMB Industrie, dotée d'un capital de 500 000 euros.

L'ex-SAE est donc pleinement une filiale du groupe Colaert Essieux basé à Steenbecque, dans le Nord, qui comprend une dizaine d'entreprises «sœurs» dans ce secteur des essieux.

La direction de Colaert a confirmé les engagements pris devant le tribunal en juillet : 5 millions d'euros vont être investis (sur plusieurs années) à Ham-les-Moines pour agrandir les bâtiments et parfaire l'outil de production.

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 12:22

L'entreprise Focast a été mise en liquidation judiciaire et les 130 salariés ont été licenciés en mars 2013.

Quelques-uns, qui travaillaient à la maintenance sont partis sur des sites à Saint-Quentin. D'autres, une poignée, sont en formation pour tenter une reconversion dans des services de manutention. «Pour un, voire deux qui s'en sortiront combien resteront sur le carreau ? La semaine dernière un collègue qui travaillait au noyautage a mis fin à ses jours».

«Il n'y a plus d'industries et le marché de l'emploi s'est durci. La suite on la connaît : un an de chômage, pôle emploi puis le RSA. Nous ne sommes pas seuls. Certains d'entre nous ont des femmes qui travaillent, sans parler de nos enfants. Et puis pour partir, il faudrait au moins des garanties professionnelles. Ce que nous n'aurons sans doute plus».

En attendant des jours qui s'annoncent sombres, les anciens salariés ont mis en place une mutuelle collective par le biais de l'association Les Anciens de Focast. Celle-ci doit prendre vie à compter de début novembre.

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 21:34

Remontés les vendangeurs de la maison Bamchen Yvelise de Chigny-les-Roses. Ils se sont retrouvés hier matin devant le conseil des Prud’Homme avec leur fiche de paie en main pour dénoncer leur patronne.

«On n’a pas été payé correctement par rapport au travail effectué. Censés être rémunérés à la tache, on a gagné 579 euros pour sept jours de travail. Nous n’étions pas nourris et nous n’avons pris que 20 minutes de pause par jour, explique Benoît Chevalier. Même les mauvaises années, alors payé à l’heure, je n’ai jamais gagné aussi peu».

«Aucune quantité minimale n’a été inscrite sur le contrat. À l’œil, on a calculé avoir rempli 6 à 7 camions par jour de 25 caisses. La patronne nous disait qu’on avait réalisé le quota mais sans donner de précision». Plusieurs, «près de la moitié sur l’équipe de douze», affirment ne même pas avoir eu de contrat de travail.

«On a même fait une matinée au noir mais qui ne nous a rapporté que 55 euros en liquide».

Les vendangeurs sont décidés à faire appel à la justice. Après les Prud’Hommes, ils avaient prévu de se rendre à l’inspection du travail.

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 21:24

Deux salariés de l’entreprise Wayne Dalton ont entamé, hier matin, une grève de la faim après avoir passé la nuit, avec deux autres collègues, sous une tente de fortune installée à deux pas de la sous-préfecture.

Ce mouvement de colère fait suite à l’annonce, mercredi, de l’homologation du Plan de sauvegarde de l’emploi par la Direccte, la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi.

L’un des deux grévistes de la faim, élu du comité d’entreprise rappelle que les 63 salariés du site rémois ne digéreront jamais la «somme dérisoire» de 500 000 euros accordée alors que «le groupe a distribué 90 millions de dollars en trois ans aux actionnaires».

«Ce qui nous écœure le plus, c’est que nous avons appris que la société Tubauto, le principal concurrent de Wayne Dalton, était prête à nous reprendre, et qu’elle a transmis ce souhait dès juillet dernier, lors de l’annonce de notre liquidation».

Partager cet article
Repost0