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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 09:30

Lundi, le conseil de prud'hommes de Saint-Quentin a été saisi par But International pour statuer sur le caractère obligatoire des cotisations de prévoyance mutuelle mise en place par l'entreprise en 2009, pour se mettre en accord avec la loi Fillon.

En effet, le 22 janvier dernier, le bureau des référés de Saint-Quentin condamnait l'entreprise à rembourser les cotisations de mutuelles payées par un employé de la société (soit 1 731,26 €, ndlr) au motif que celui-ci était déjà affilié au régime complémentaire obligatoire de sa femme. Décidant de ne pas faire appel, But a décidé d'assigner son salarié aux prud'hommes pour «avoir une décision sur le fond du dossier. Cela peut avoir un impact pour les 6 500 salariés du groupe».

Le prononcé sera rendu le 10 février 2014.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 22:07

La fin de journée a été animée devant la mairie de Villers-Cotterêts, mercredi. Plus de trente personnes se sont rassemblées à l’appel de la CGT, dans le cadre d’une grève des territoriaux. A ces derniers, venant aussi bien de la Ville de Villers-Cotterêts que de la communauté de communes et du centre communal d’action sociale, s’étaient également joints des Soissonnais ainsi que des salariés du privé.

Même si les revendications exprimées pour le préavis de grève étaient plus générales (résorption de l’emploi précaire par la titularisation des contractuels, nomination des récipiendaires d’examens et de concours, accélération de l’avancement de grade, ouverture de négociations sur les critères d’attribution du régime indemnitaire), il semblerait que la plainte déposée par le maire pour vol à l’encontre d’un employé municipal, il y a environ un an, et ses suites pèsent lourd dans le déclenchement de l’action.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 21:52

Moins d’un mois après son ouverture, le centre d’appels douzynois, qui a créé 65 emplois, vient de se séparer de plus de 10 % de ses effectifs. Sept télévendeuses sont remerciées sur-le-champ durant leur période d’essai. «Cet essai ne nous a pas semblé concluant».

Après trois mois de formation, ces jeunes femmes en situation précaire pour la plupart, mère de famille pour certaines, pensaient avoir décroché le sacro-saint CDI. Elles n’auraient pas été formées sur les produits qu’elles sont censées vendre. Quant aux conditions de travail, elles seraient… particulières. « Il y a des caméras qui nous filment à l’intérieur, il y a aussi des microsOn a constamment l’impression d’être espionné».

Le plus inquiétant, c’est qu’après un mois de travail, elles n’auraient toujours reçu aucun salaire, «tous les jours on nous disait il faut attendre demain, le virement sera effectué», mais en vain.

En ce qui concerne le retard de paiement le centre explique qu’un «décalage» de banque en est à l’origine et que les salariés ont été payés en début de semaine. Ils le seront également pour la période de carence d’une quinzaine de jours entre la formation et l’arrivée en poste. Pour prouver sa bonne foi le centre d’appels est même prêt à reprendre ces salariées si, de leur côté, elles suivent une formation au métier de télévendeur...

Mais pourquoi diable cette société marocaine est venue s'installer à Douzy alors qu'en deux ans , la France a perdu dans ce secteur plus de 8 000 emplois qui ont été délocalisées au ......Maroc ?

A suivre.

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 09:53

Plan de continuation, reprise, voire liquidation ? Le tribunal de commerce tranchera le 11 février sur l’avenir de la SNB à Nogent-sur-Seine et de ses 41 salariés.

D'un côté, le gérant fondateur de la SNB, qui propose un plan de continuation avec apurement du passif (1,9 M€…) sur dix ans et la reprise de 32 salariés.

De l'autre côté, le candidat à la reprise, déjà dans le secteur avec la Blanchisserie du Grand Lyon.

Pour rappel, le gérant de la SNB ayant refusé de présenter son plan de continuation aux conseillers municipaux, le conseil municipal de Nogent a choisi la szmaine dernière de soutenir le repreneur en proposant de racheter le bâtiment de la SNB sous forme de crédit-bail pour 600 000 €.

«Il nous manque tous les éléments nous permettant d’évaluer objectivement et sereinement la situation afin de prendre la meilleure décision. La SNB est actuellement dans la période d’observation légale, et elle ne crée pas de nouvelles dettes. Il n’y a pas d’urgence». Le tribunal de commerce de Troyes a donc, en toute logique, reporté sa décision au 11 février.

«Ce report est une mauvaise chose. L’entreprise est coupée en deux clans qui se battent. L’employeur, en divisant pour régner, n’a pas joué son rôle» indique la représentante des salariés et déléguée CGT.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 09:44

Lorsque les chauffeurs de taxi attendent dans leurs voitures, est-ce du temps de travail effectif ? C'est cette question qui a été soumise lundi au conseil des prud'hommes, par quatre anciens employés des Taxis Vasseur à Saint-Quentin.

Concrètement, six salariés, dont deux ont été déboutés (et font appel) en mai dernier par le même conseil, réclament cinq ans d'arriérés d'heures supplémentaires à leur employeur, des sommes pouvant s'élever à 70 000 €.

Toute la question est de savoir si le différentiel quotidien de 5 h 30 - la durée journalière de travail rémunéré est de 6 h 30, mais la mise à disposition des véhicules est de 12 heures - doit être considéré comme du temps de travail, ou de repos.

En 2010, une première fronde de quinze des vingt-deux salariés pour des revendications salariales a lieu. Ils menacent alors l'entreprise de partir en grève.
Selon l'avocate des ex-salariés, si un accord a bien été accepté par ses clients, celui-ci ne peut être considéré comme mettant fin au litige. Selon elle, les concessions faites par l'employeur n'ont pas été le fruit d'une réelle négociation, même si, sur les quinze salariés initiateurs de la procédure, seuls six ont maintenu leur action.

Le prononcé sera rendu le 24 février prochain.

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 13:29

En liquidation judiciaire depuis juillet dernier, les boulangeries Laroche de Saint-Quentin n'ont pas trouvé de repreneur unique pour les quatre boulangeries.

Pour l'instant, une seule offre a été formulée pour celle située place de Mulhouse.

Si aucune offre n'est formulée, une vente publique devrait être organisée, pour tenter de solder une partie des dettes de la société [600 000 €].

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 13:24

Le dépôt-vente de meubles et d'objets en tout genre, La Trocante, a été placé depuis le 5 décembre en procédure de sauvegarde.

La procédure de sauvegarde a été lancée «à l'initiative» des gérants de l'entreprise.

En 2009, l'enseigne saint-quentinoise comptait cinq employés.

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 13:15

La série des entreprises en difficulté économique se poursuit. Cette fois, c'est la société de matériel de levage et de manutention, Burton' Steel, qui a été placée le 5 décembre en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Saint-Quentin.

Pour le président du directoire de Burton' Steel, "c'est juste un manque de trésorerie passager".

Pour le responsable du personnel, "C'est quand même assez grave. Le trou est conséquent. Une des commandes a pris un an de retard. Et la seconde, on ne sait toujours pas quand elle sera assurée. C'est important. Des licenciements ont été évoqués au tribunal si la situation ne s'arrange pas. Mais on ne sait pas combien de personnes seraient touchées ni quand".

Le président affirme pourtant qu'il «y a toujours du boulot» pour les 44 employés de l'entreprise et que d'éventuels licenciements ne sont «pas à l'ordre du jour».

L'avenir de Burton' Steel devrait se décanter fin janvier, période à laquelle son état de santé économique sera réétudié par le tribunal de commerce de Saint-Quentin.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 21:55

Spécialisée dans l’usinage et l’estampage de pièces ferroviaires et d’attelage, la société familiale est placée en redressement judiciaire en février 2009, puis en liquidation judiciaire en septembre 2010 mais fait presque aussitôt l’objet d’un plan de cession au profit de Forgex France en octobre 2010. Or, le repreneur avait posé des conditions drastiques depuis plusieurs mois, imposant aux ouvriers de revoir à la baisse leurs contrats de travail. Idem, pour les accords d’entreprise. Un référendum avait même été organisé parmi le personnel dans une atmosphère évidemment assez lourde.

Quelque 40 ex-salariés de Raguet qui avaient contesté leur licenciement et avaient déjà obtenu gain de cause devant les prud’hommes viennent de nouveau d’obtenir un jugement favorable devant la cour d’appel de Reims. Mais saisie par le liquidateur, qui souhaitait remettre en cause la décision de première instance, la juridiction a, dans ses attendus, été plus explicite encore.
Non seulement, comme c’est le lot, elle a jugé insuffisantes les propositions de reclassement, même pour les ouvriers engagés dans le contrat de transition professionnelle, mais elle a pointé du doigt les conditions de reprise par Forgex. «La motivation (de la cour) va bien plus loin que la simple sanction de l’obligation de reclassement. En effet, elle nous approuve en reconnaissant un doute sur la réalité du motif économique : il est relevé une collusion frauduleuse entre le cédant et le repreneur qui s’entendent préalablement à la cession pour contraindre les salariés à accepter une baisse de salaire. Ce sont justement ceux qui refuseront qui seront licenciés. Ainsi la cause économique est reconnue comme ayant été artificiellement créée».

Raguet-2010.jpgLicenciés en novembre 2010, ceux qui avaient dit «non» à ce qu’ils estimaient être «un chantage» ont donc été reconnus dans leurs droits par la cour d’appel : «Ce n’est pas sans pertinence que les salariés se sont interrogés sur les causes de leur licenciement suite à leur refus d’accepter la modification de leurs contrats de travail imposée par Forgex et posée comme condition suspensive à son offre de reprise… C’est antérieurement à la décision du tribunal de commerce devant se prononcer sur les offres de reprise, au nombre desquelles celle de Forgex, que la SAS Raguet qui – à tort ou à raison – avait d’ores et déjà choisi de privilégier celle-ci, a proposé aux salariés considérés la modification de leur contrat de travail, et ce sera leur refus qui constituera, après la décision du tribunal de commerce, la cause invoquée de la rupture».

Par conséquent, conclut la cour, «les salariés sont fondés à douter de la validité de l’exécution de l’obligation de reclassement qui consista à leur proposer leur poste de travail, mais avec la réduction de rémunération et la suppression des avantages obtenues par Forgex dont l’offre de reprise avait été entérinée…»

Les ex-salariés ont obtenu justice, les dommages et intérêts allant jusqu’à 53 000 € en fonction de l’ancienneté.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 22:35

Le plan social en cours de négociation chez Nobel Plastiques à Vitry-le-François aurait-il pu être évité ?

"La perte prévisionnelle de notre site devait être de 3,6 millions d’euros en 2013. L’intéressement a été supprimé, il n’y a pas eu d’augmentation des salaires, les cadres n’ont pas eu de prime, il y a eu diverses mesures d’économie en interne qui ont permis de limiter le déficit à 560 000 euros. Si la production d’une pièce pour Peugeot avait été maintenue ici, au lieu de la délocaliser en Slovaquie, notre usine aurait pu être rentable".

À défaut de pouvoir annuler le plan de sauvegarde de l’emploi, les syndicalistes veulent donc limiter la casse. «De 96 postes supprimés, nous sommes passés à 91, puis à 84. L’activité ne va pas chuter autant que la direction le prévoyait en 2014. Elle souhaite un plan de départs en cinq phases au lieu de trois, étalé sur 2014 et 2015. Ils ont besoin du personnel, jusqu’à l’arrêt de certaines productions».

À l’heure actuelle, en plus des indemnités minimales légales dans le cadre d’un plan de licenciements, Nobel Plastiques propose aux partants cinq mois de salaire, plus 450 euros par année de présence dans l’entreprise au-delà de cinq ans d’ancienneté. Les élus du personnel réclament le double : 9 mois de salaire et 900 euros par année d’ancienneté.

«Aujourd’hui, les possibilités de retrouver un emploi dans l’industrie locale sont quasi nulles. Pour rebondir, il faut se reconvertir ou déménager, pour ça il faut un minimum d’argent. Les gens vont forcément passer par une période d’inactivité».

Pour éviter un nouveau plan de licenciement dans les prochaines années, les syndicats veulent "des engagements de la direction sur la pérennité du site et sur l’affectation de nouveaux produits".

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 13:25

Ils étaient une quarantaine de manifestants sur le perron de l’hôpital de Troyes, hier matin, à l'appel de FO, pour clamer leur exaspération face à la dégradation de leurs conditions de travail. Un seul mot d’ordre pour ces agents épuisés, inscrit en majuscule sur des banderoles : «Maintenant ça suffit !».

En cause, les restrictions budgétaires infligées à l’hôpital entraînant des réductions d’effectifs, des heures supplémentaires subies et non récupérables, des rappels sur les repos, des changements de planning et des non-remplacement de congés ou d’arrêts maladies.

Cristallisant la colère des grévistes, le nouveau rythme de l’alternance jour/nuit dont l’abandon définitif a été demandé par le syndicat. Alors que le personnel effectuait des gardes de 12 heures en alternant trois mois de jour puis un mois de nuit, il doit aujourd’hui alterner les gardes de jour et de nuit sur une semaine.

Une situation cocasse, l’absence d’un médecin du travail en poste au sein du centre hospitalier depuis mai 2013. La fonction est assurée par des médecins de ville agréés mais non spécialisés en médecine du travail, aux frais de l’hôpital.

Dans l’après-midi, c’est au Domaine de Nazareth que le syndicat a demandé à ses troupes de se mobiliser. Au 15 novembre dernier, cinquante-six agents étaient en arrêt sur les deux cents que compte la maison de retraite.Sans parler des heures supplémentaires. «Des heures non payées et qu’il est impossible de récupérer par manque d’effectif. On n’a plus de vie sociale, familiale ou affective, on se tue au travail et, en plus, on n’en retire aucune satisfaction car on ne peut pas travailler correctement. Parfois, le week-end, un aide-soignant est en charge de 90 patients, c’est une honte !».

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 11:58

Hier, sur les huit magasins Lidl des Ardennes, cinq étaient fermés : Vouziers, Bogny-sur-Meuse, Revin, Givet et un de Charleville-Mézières. Les salariés ont suivi le mouvement départemental initié par la CGT.

«Depuis le rachat il y a un an et demi, les conditions de travail se détériorent de plus en plus». Personnel non remplacé lors des congés ou maladie, productivité de plus en plus importante, suppression de la prime de participation… Les motifs de mécontentements sont nombreux, sans compter les doutes sur la pérennité des magasins.

«C’est toujours pareil. Je travaillais à Vivier-au-Court avant que le magasin ferme et on nous a prévenus par téléphone moins d’un mois avant. En nous disant où chaque employé irait ensuite. Il n’y a aucune préparation pour les salariés». Ces derniers ont également peur pour les dimanches. Lidl serait en train d’étudier l’idée d’ouvrir tous les dimanches de l’année.

«Les employés doivent courir dans tous les sens et sont stressés. La direction ne fait rien pour l’être humain. Quand on a voulu négocier, elle nous a simplement offert un bon d’achat de 100 euros à chacun. En plus, cet argent sera taxé !»

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