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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 11:24

141 points de vente de l’enseigne La Halle aux chaussures vont fermer en France.

Trois enseignes La Halle aux chaussures vont être fermées dans l’Aube par décision du groupe. Sont concernés Bar-sur-Aube, La Chapelle-Saint-Luc et Saint-André-les-Vergers. Onze emplois (3 à Bar-sur-Aube, 4 à La Chapelle-Sait Saint-Luc ; 4 à Saint-André-les-Vergers) sont directement menacés.

Un seul magasin axonais va fermer, c’est celui de Guise.

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 10:58

Le 15 juin 2011, cinq gangsters s’emparent d’exactement 1 625 868 € dans les locaux ardennais de la société Loomis à Villers-Semeuse. Franck est viré par la société de convoyage de fonds, laquelle a, peu de temps après, délocalisé son entrepôt à Reims.

 

Dans un courrier du 11 juillet 2011, elle écrivait que le salarié «a complètement négligé l’aspect sécuritaire», et que «l’accumulation de (ses) carences a grandement participé au succès de l’opération des malfaiteurs». L’entreprise dénonçait en particulier la somme déposée sur le «passe-charriot», «plus de dix fois supérieure» aux 114 000 euros indiqués, sur l’engin, par un simple autocollant…

 

En première instance, les prud’hommes de Charleville avaient donné raison à la Loomis, laquelle estimait que le manque de professionnalisme» de son cadre a facilité le braquage.

 

Les juges la chambre sociale de la cour d’appel de Reims ont, au contraire, démontré l’absence de preuves apportées pour justifier un licenciement disciplinaire. Au fil du jugement, la cour décline les arguments en faveur de l’ancien responsable des entrepôts de Villers et Reims. En 2010, son évaluation pointe ainsi «ses bons résultats et est vide de remarques dans la rubrique Points à améliorer». En juin 2011, le rapport d’enquête post-braquage «ne stigmatise pas la présence des fonds sur le chariot comme ayant été déterminante de la réussite du vol» (l’assurance de la Loomis n’a rien trouvé à redire sur ce point). En revanche, les enquêteurs ont mis en avant l’absence de «dispositif anti-bélier», un des rares points que la Loomis n’a justement pas reprochés à son salarié !

 

Dans un arrêt du 18 janvier 2017, la chambre sociale de la cour d’appel de Reims a donné raison à cet Ardennais aujourd’hui exilé dans le Nord, en condamnant la société à lui verser 100 000 € de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, et 5 000 € au titre du préjudice moral. La société devra indemniser l’assurance chômage pour les indemnités versées (dans la limite de 6 mois).

 

Au final, c’est donc le géant mondial (21 100 employés, dont 3 600 en France), qui devra dédommager Franck. Une victoire pour son avocat. «Au-delà des importantes sommes d’argent obtenues, c’est la fin d’un long combat judiciaire qui permet de restituer à mon client son honneur professionnel. Aujourd’hui, la vérité du dossier c’est que rien ne pouvait lui être reproché».

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 10:54

À première vue, rien ne distingue Ladiv des autres plateformes de recrutement. L’inscription est gratuite. Les offres proposées sont répertoriées sur une carte ou classées par ancienneté. Type de contrat, description du poste, profil recherché, les exigences des employeurs sont listées. Pourtant, quand on y regarde de plus près, une information manque à l’appel, le salaire.

Sur le site créé en mai 2016, les candidats indiquent leur prétention salariale. Les autres membres du réseau peuvent enchérir en exigeant un salaire brut annuel plus bas. La vente durera plusieurs semaines. À la fin, le postulant sera fixé sur le choix de l’entreprise.

Ladiv indique proscrire le dumping social et invite les candidats à voir la recherche d’emploi comme un jeu stratégique. «Si on se voit comme un produit marketing, on aura plus de facilité à présenter sa candidature». Un principe de recrutement qui peut laisser penser que certains chômeurs bradent leur force de travail dans l’espoir de retrouver un emploi, mais qui indique surtout la tendance actuelle des patrons : augmenter les bénéfices en baissant les salaires.

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 10:26

Une partie des salariés d’Enedis (ex-ErDF) s’est mise en grève hier, répondant à un appel national de la CGT. Ils protestent contre la baisse des moyens alloués aux activités sociales de l’entreprise.

Le comité d’entreprise de la branche énergie, industrie, électricité gaz, géré par les organisations syndicales, voit en effet sa dotation par les entreprises menacée d’une baisse de 20 %. Une baisse qui pourrait remettre en cause les activités de la structure comme les camps de vacances ou les activités culturelles proposées aux salariés.

Les négociations, qui couraient initialement jusqu’au 19 janvier, ont finalement été prolongées jusqu’au 31.

Une autre mobilisation est d’ores et déjà prévue le 31 janvier, cette fois pour réclamer une augmentation des salaires, gelés pour la première fois cette année depuis 1946.

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 10:03

Les 150 anciens salariés de NMLK coating de Beautor (Laminés de Beautor) avaient rendez-vous hier devant les Prud’hommes de Laon. Tous contestent leur licenciement sans cause réelle, ni sérieuse.

Aucune conciliation ne s’est avérée possible. Ils espèrent néanmoins que tous pourront bénéficier d’une indemnisation financière à la hauteur de leur espérance. Une nouvelle audience devrait se tenir, le 20 avril, 9 heures, à la Maison des arts et Loisirs cette fois.

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 11:01

Lundi, les salariés obtenaient la suspension du plan social. Mardi, les intérimaires ont été déboutés aux prud’hommes. L’intersyndicale demandait la requalification en CDI de 13 intérimaires.

«Il résulte des éléments de la cause et des débats que le contrat de service de M. X a pris fin le 6 janvier 2017.Le conseil ne peut pas ordonner la poursuite d’un contrat dont le terme est arrivé à échéance, de sorte que la demande de M. X est devenue sans objet. En conséquence, il convient de rejeter la demande formée en ce sens» explique le conseil des prud’hommes de Troyes dans son ordonnance rendue le 17 janvier 2017 par le juge départiteur et ses 2 assesseurs ((juges professionnels qui interviennent lorsque les juges prud’homaux n’arrivent pas à trouver une décision majoritaire).

Le jugement sur le fond (requalification en CDI) doit avoir lieu le 24 mars.

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 10:38

Les représentants des salariés des usines de La Villeneuve-au-Chêne et Digoin (Saône-et-Loire) sont ressortis hier avec le sourire de la réunion du comité central d’entreprise (CCE). Face à l’injonction de la Direccte, la direction d’Allia (groupe Geberit) a indiqué qu’elle suspendait son projet de plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Les salariés ont donc gagné plusieurs mois.

Ils étaient environ 150 salariés d’Allia à manifester devant le siège social de l’entreprise, à Samoreau, près de Fontainebleau.

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 11:09

Ils sont environ 150 salariés d’Allia sur les 257 à manifester devant le siège social de l’entreprise, à Samoreau, près de Fontainebleau.

Ce lundi 16 janvier 2017, la procédure légale du plan de sauvegarde de l’emploi, afin de chercher des repreneurs et des solutions, s’arrête. Les salariés demandent à ce que cette procédure soit prolongée.

Une réunion obligatoire du comité central d’entreprise (CCE) se tient également aujourd’hui. Les syndicats sont invités à rendre un avis sur le plan social. «Mais on ne donnera aucun avis. Pour nous, la procédure est suspendue suite à l’injonction faite par la Direccte à la direction d’Allia».

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 10:33

Des salariés ont débrayé hier dans les hypermarchés Carrefour de Château-Thierry, de Charleville-Mézières, de Reims-Tinqueux et d’Épernay.

Ces salariés s’inquiètebt de la volonté de la direction de Carrefour de permettre l’ouverture des hypermarchés du groupe le dimanche à travers la France. «La direction veut revenir sur la convention collective via un accord d’entreprise. Or, les hypers peuvent déjà ouvrir 12 dimanches par an, c’est largement suffisant. C’est même inutile car toutes les enseignes Carrefour de proximité (Carrefour, Market, Express, Contact, City…) à dominante alimentaire sont déjà ouvertes le dimanche matin».

Ce qui est étonnant, c’est que ce soit la CFDT qui soit à l’origine de ces débrayages

La date du 16 janvier est annoncée pour la signature de cet accord à l’échelle de la France, mais pour l’instant, FO (syndicat majoritaire chez Carrefour au niveau national), n’a pas donné son accord. Les mesures d’accompagnement sont déjà définies, à savoir : majoration de 80 % des indemnités ou récupération des heures majorées, volontariat impératif pour les salariés travaillant le dimanche matin.

Du côté de la direction nationale, il est précisé que «la liste des hypermarchés concernés n’est pas arrêtée pour le moment».

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 09:59
Allia : les 2 sites bloqués

Depuis mai dernier et l’annonce de la fermeture des deux usines de l’entreprise Allia, filiale du groupe suisse Geberit, les 257 salariés dont l’emploi est menacé, parmi lesquels une centaine dans l’Aube, sont mobilisés.

Mercredi 7 décembre, les salariés de l’usine Allia de Digoin, en Saône-et-Loire, ont débuté le blocage, toujours en cours, de leur site.

Lundi 9 janvier, peu avant 7 h, c’était au tour de ceux de l’usine de La Villeneuve-au-Chêne de mettre en place devant leur site palettes, pancartes et drapeaux pour un débrayage à durée indéterminé.

Hier après-midi, plusieurs dizaines d’entre eux étaient réunis pour une assemblée générale, à laquelle participaient des représentants syndicaux de Digoin et l’avocat du comité d’entreprise. L’occasion de faire le point sur les deux derniers comités centraux d’entreprise, l’un le 3 janvier pour présenter le rapport de l’expert-comptable sur la partie économique et l’autre le 5 janvier.

La réunion était également l’occasion de parler de la suite du dossier. Lundi prochain, la procédure d’information-consultation du comité d’entreprise, débutée quatre mois plus tôt dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), arrivera à son terme. Si aucun accord n’est signé à ce moment, l’entreprise pourrait déposer ou non un document unilatéral, mais des irrégularités dans le dossier ont été mises en exergue.

Il faudra quelques semaines pour connaître la suite du plan social. D’ici là, les salariés demeurent mobilisés.

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 17:01
La durée du travail en 2015

Depuis le début des années 2000, dans les entreprises de plus de 20 salariés et, depuis 2002, pour l’ensemble des salariés du privé et du public, la durée légale du travail est fixée à 35 heures hebdomadaires ou 1 607 heures an­nuelles pour les personnes travaillant à temps complet et relevant d’une durée hebdomadaire de travail. Fin 2015, d’après l’enquête trimestrielle Acemo (Activité et condi­tions d’emploi de la main d’oeuvre), elle concerne 88,5 % des salariés des entreprises de 10 salariés ou plus des secteurs concurrentiels non agricoles. Parmi eux, 81,9 % sont à temps complet et 18,1 % à temps partiel. Les autres, 11,5 % des salariés, relèvent d’une convention de forfait en jours de travail à effectuer dans l’année, établie entre l’employeur et le salarié.

La durée habituelle hebdomadaire s’applique à une semaine normale sans événement exceptionnel (jour férié, congé, etc.) et inclut toutes les heures habituellement effectuées. D’après l’enquête Emploi de l’Insee, elle s’établit à 39,3 heures par semaine en 2015 pour les salariés à temps complet des entreprises du secteur marchand non agricole et à 39,1 heures pour l’ensemble des salariés à temps complet, soit 3,4 heures de plus que la durée collective hebdomadaire. D’après cette enquête, la durée annuelle effective du travail des salariés à temps complet est de 1 686 heures en 2015 pour ceux des entreprises du secteur marchand non agricole et de 1 652 heures pour l’ensemble, soit une durée supérieure à l’équivalent annuel de la durée légale (1 607 heures).

La durée individuelle de travail varie selon les caractéristiques des actifs et de leurs em­plois. En 2015, au sein des sala­riés, les cadres à temps complet déclarent, en moyenne, les durées les plus longues tant annuelles (1 814 heures), qu’hebdomadaires (43,2 heures). Les employés et les ouvriers affichent des durées annuelles effectives relativement proches, supé­rieures à celle des professions intermédiaires. Les femmes à temps complet travaillent en moyenne moins que les hommes avec respecti­vement 1 577 heures contre 1 707 heures par an. L’écart se vérifie quelle que soit la catégorie socio­professionnelle.

Les salariés à temps partiel ont logiquement des durées travaillées significativement plus faibles que les salariés à temps complet avec une durée annuelle effective de 976 heures et une durée ha­bituelle hebdomadaire de 23,3 heures.

Selon les déclarations des entreprises à l’enquête Ecmoss (Enquête sur le coût de la main d’oeuvre et la structure des salaires), 48 % des salariés à temps complet des entreprises de 10 salariés ou plus du secteur privé non agricole ont effectué au moins une heure supplémentaire ré­munérée au cours de l’année 2013. En moyenne, on dénombre 50 heures supplémen­taires par salarié à temps complet (106 heures si l’on considère uniquement les salariés qui en ont fait). La part de salariés à temps partiel qui ont fait des heures complémentaires rémunérées est de 35 % en 2013. Le nombre moyen d’heures complémen­taires rémunérées par salarié à temps partiel est de 16 heures (45 heures en moyenne si l’on consi­dère uniquement les salariés qui en ont fait).

Les entreprises du secteur de la construction re­courent le plus intensément aux heures supplé­mentaires. Dans ce secteur, 72 % des salariés à temps complet font des heures supplémentaires pour un volume annuel moyen de 133 heures en 2013. Dans l’industrie, la moitié des salariés à temps complet fait des heures supplémentaires pour un volume annuel moyen de 92 heures. Le secteur tertiaire se trouve dans une situation intermédiaire, avec une part de salariés effectuant des heures supplémentaires légèrement inférieure à la moyenne (43 %) mais un nombre d’heures supplémentaires un peu supérieur (107 heures). Cependant, l’hétérogénéité des pratiques est très forte dans ce secteur. Le recours aux heures sup­plémentaires est traditionnellement faible dans les activités immobilières et financières ; il est, à l’inverse, très élevé dans les transports et l’héber­gement-restauration.

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 16:58
Les grèves en 2014

1,4 % des entreprises de 10 salariés et plus du secteur marchand non agricole déclarent avoir connu un ou plu­sieurs arrêts collectifs de travail en 2014, quelle que soit leur durée. Cette proportion est en très légère hausse par rapport aux deux années précédentes. Elle varie selon la taille des entreprises : de 0,5 % dans les entreprises de 10 à 49 sala­riés à 27,5 % dans celles employant au moins 500 salariés.

En 2014, l’intensité des grèves, mesurée par la durée et le nombre de salariés impliqués dans ces grèves, a conti­nué à augmenter, mais de manière plus modérée. Avec 81 journées individuelles non travaillées (JINT) pour 1 000 salariés, sa progression n’est que de 2 jours contre 19 jours en 2013. Le nombre de JINT dans les entreprises ayant connu au moins une grève passe de 322 à 356. L’intensification de ces grèves y est plus modérée (+ 34 jours) que l’année précédente (+ 72 jours).

En 2014, plus de la moitié (57 %) des entreprises concernées par des grèves l’a été, au moins en par­tie, dans le cadre de conflits nationaux, sectoriels ou interprofessionnels. Les entreprises déclarent dans des proportions similaires des motifs de grève exclusivement internes (43 %) ou exclusive­ment externes (41 %), contrairement à l’année précédente où ce sont les motifs de grève propres aux entreprises qui étaient plus souvent signalés. En revanche, un peu moins d’entre­prises déclarent avoir connu des grèves à la fois pour motifs internes et externes.

55 % des entreprises ayant connu au moins une grève déclarent avoir connu des arrêts collectifs de travail portant sur les rémunérations. Les revendications salariales demeurent le pre­mier thème de conflit. Son poids relatif progresse sensiblement par rapport à l’année précédente (+ 10 points). 19 % des entreprises concernées par des arrêts de travail invoquent les revendications liées aux conditions de travail, celles-ci sont en légère hausse en 2014. Alors qu’elles étaient en hausse l’année précé­dente, les grèves liées à l’emploi baissent consi­dérablement en 2014. 15 % des entreprises ayant connu au moins un conflit

Par secteurs d’activité

La fréquence et l’intensité de la conflictualité, ainsi que les revendications qui lui sont associées, varient selon le secteur d’activité.

En 2014, 3,3 % des entreprises ont connu au moins une grève dans l’industrie. La proportion d’entre­prises ayant connu des arrêts de travail est plus élevée dans ce secteur que dans les autres. Après une baisse en 2012, cette proportion progresse depuis 2013 (+ 0,4 point en 2014). Le nombre de JINT pour 1 000 salariés augmente de 15 jours en passant de 96 à 111 jours. Les entre­prises industrielles évoquent davantage que celles des autres secteurs, des motifs de mobilisation propres à l’entreprise ; 58 % déclarent avoir connu des grèves pour des motifs exclusivement internes. Cette proportion est en hausse par rapport à l’année précédente (+ 16 points). Les trois quarts (74 %) des entreprises du secteur concernées par des grèves déclarent les rémuné­rations comme motif de mobilisation collective, soit une hausse importante de 27 points. L’emploi, deuxième thème de conflit le plus cité, concerne une proportion moindre d’entreprises qu’en 2013 (20 % des entreprises contre 39 %).

1,7 % des entreprises du secteur des services ont connu au moins une grève en 2014, contre 1,2 % l’année précédente. Le nombre de JINT, qui se situe à 22 jours pour 1 000 sala­riés, est cependant en baisse par rapport à 2013 (-14 jours). Malgré une légère hausse de la part des entreprises du secteur concer­nées par des grèves, leur intensité diminue, le nombre de jours de grève pour 1 000 salariés passant de 188 à 136 au sein de ces entreprises.

Dans le commerce (regroupant commerce, répa­ration d’automobiles et de motocycles, transports et entreposage et hébergement et restauration), la proportion d’entreprises ayant connu au moins une grève est de 0,7 % et le nombre de JINT est de 147 jours pour 1 000 salariés. En 2014, la part des entreprises concernées par des grèves dans ce secteur reste stable (- 0,1 point) malgré une légère hausse du nombre de jours de grève (+1 6 jours). En revanche, parmi les entreprises ayant connu au moins une grève, le nombre de JINT est en plus nette hausse : 560 jours pour 1 000 salariés, soit + 97 jours par rapport à 2013. Les entreprises de transports et d’entreposage sont celles qui connaissent le plus fréquemment des ar­rêts collectifs de travail parmi celles du commerce ; 1,9 % d’entre elles ont déclaré au moins une grève, soit une baisse d’un point par rapport à 2013. En un an, le nombre de jours de grève pour 1 000 salariés augmente légèrement et passe de 407 à 419 jours. Les revendi­cations salariales, après une baisse l’année précé­dente, retrouvent une fréquence proche de 2012 ; 82 % des entreprises les citent comme motif de grève. La moitié de ces entreprises évoque les conditions de travail comme motif de grève (49 %), contre une sur cinq (20 %) l’année précédente.

Les grèves restent rares et peu intenses dans les entreprises de la construction. Comme l’année précédente, 0,3 % des entreprises de 10 salariés et plus de ce secteur ont connu au moins une grève en 2014. Le secteur est essentiellement constitué de petites entreprises caractérisées par des instances représentatives du personnel rares et peu syndiquées. Le nombre de JINT reste stable entre 2013 et 2014 en se situant à 9 jours de grève pour 1 000 salariés.

D’autres formes de conflictualité

La conflictualité collective au sein des entreprises peut se manifester sous d’autres formes que la grève (rassemblement, manifestation, occupation, boycott). En 2014, 2,2 % des entreprises déclarent avoir connu au moins une forme de mobilisation collec­tive différente de la grève : 1,9 % au moins un rassemblement et/ou une manifestation et 1,3 % au moins une pétition. 1 % d‘entre elles signalent plus d’une forme alternative de conflit, soit au moins un rassemblement/manifestation et au moins une pétition. La part des entreprises déclarant une manifestation et/ou un rassemble­ment parmi celles ayant connu une grève unique­ment pour motif sectoriel ou interprofessionnel augmente de 20 points en 2014 (de 12 % à 32 %). La part d’entreprises n’ayant pas connu de grève et déclarant des formes alternatives de conflit pro­gresse aussi (passant de 1,1 % en 2013 à 1,8 % en 2014), ce qui peut s’expliquer par le fait que la par­ticipation de leurs salariés à ces manifestations, qui peuvent être sectorielles ou interprofessionnelles, n’est pas toujours considérée, et déclarée à l’en­quête, comme un jour d’arrêt collectif de travail.

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