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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:08

Si le bout du tunnel est encore loin pour les 430 salariés du groupe, l’horizon ne semble pas encore tout à fait bouché. Certes, ils vont devoir retrousser leurs manches et de nombreux problèmes structurels vont devoir être réglés, mais ils ont pu retrouver un peu d’espoir hier.

Mobilisés et unis, ils étaient près de 230 à avoir le déplacement pour soutenir leurs représentants au tribunal de commerce, qui s’est réuni en audience exceptionnelle.

La juridiction a décidé de placer le groupe en redressement judiciaire avec une période d’observation de 6 mois. «C’est plutôt positif mais il ne faut pas se leurrer non plus, il y aura une obligation de résultat non seulement sur la qualité des produits mais aussi sur la mobilisation des salariés et leur solidarité.  Les salariés devront rester vigilants et soudés et surtout continuer à soutenir leurs représentants» Des représentants qui n’ont pas manqué de se dire soulagés après la décision du tribunal mais ne comptent pas pour autant relâcher leur vigilance. «Il faut que l’administrateur judiciaire soit à notre écoute mais c’est une bonne chose car les problèmes vont pouvoir être clairement identifiés» confiaient les représentants de SMPA (site de Vendeuvre-sur-Barse), Escao (Lusigny) et Arbat (Arcis-sur-Aube), les trois sites aubois du groupe qui emploi actuellement 430 personnes.

Autre bonne nouvelle avant les congés de salariés : l’assurance que les salaires de juillet et août seraient payés en temps et en heure.

Un avis également partagé par la direction qui, de son côté, attend la fin de la procédure qui lui permettrait d’obtenir un prêt de 3 millions d’euros de l’État. Mais Bercy a besoin de garanties que le groupe ne peut apporter aujourd’hui sauf à récupérer la propriété du site de Vendeuvre, détenue conjointement par la communauté de communes des Rivières et le conseil général. «Nous avons déjà l’accord de la communauté de communes mais nous devons encore convaincre le conseil général. Nous sommes cependant confiants. Nos clients ont décidé de nous suivre et il y aura des efforts à faire. Mais ne partons pas sur une note pessimiste. Je tiens également à saluer la combativité et le professionalisme des salariés qui défendent leur emploi tout en continuant à travailler».

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:06

Le chômage à Soissons augmente. Moins vite. Mais il augmente toujours avec entre mai 2013 et mai 2014, 4,2 % de demandeurs de plus toutes catégories confondues. Ce qui porte leur nombre à 10 102 pour l’arrondissement de Soissons (Soissons et les six cantons de Villers-Cotterêts, Vic-sur-Aisne, Braine, Vailly-sur-Aisne et Oulchy-le-Château). Cette courbe s’élève moins rapidement qu’en 2012 et 2013 avec des taux proches des 8 % ces années-là.

La situation change si l’on est jeune ou senior. Pour le directeur de pôle emploi, les moins de 25 ans sont «une priorité sur le bassin». Il y a eu un effet «emploi d’avenir». Chez les seniors, dont beaucoup d’ouvriers, le chômage a augmenté de 12,7 %. Dans le Soissonnais, le chômage de longue durée «est plus persistant qu’en Picardie», souligne t-il. 35 % des demandeurs d’emploi de moins de 30 ans sont inscrits depuis plus de douze mois.

Ce n’est un secret pour personne, l’arrondissement de Soissons est un secteur qui a beaucoup souffert ces dernières années en termes d’emploi, en particulier dans le secteur de l’industrie. Les plans sociaux et les fermetures d’entreprises depuis une quinzaine d’années ont laissé un territoire soissonnais appauvri. Pour autant «il y a encore un avenir dans l’industrie». L’industrie agroalimentaire, par exemple, aurait l’intention de recruter 112 personnes et envisage d’avoir des difficultés pour trouver sa main-d’œuvre. Les entreprises qui recherchent des soudeurs, des tourneurs, des fraiseurs, les secteurs de la métallerie, de la métallurgie et de la chaudronnerie recrutent également mais ont des difficultés à trouver des candidats.

Ce n’est pas parce qu’il y a beaucoup de chômeurs qu’il y a équation entre l’offre et la demande. «Pour aider les entreprises qui ont du mal à recruter, on travaille sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences avec des entreprises locales», via des actions de formation.

Le pôle emploi de Soissons a fait une étude sur le territoire dont il ressort notamment que «le secteur marchand se développe. Il y a la zone de Vauxbuin où nous avons fait pas mal de recrutements. Cela ne suffit pas encore à inverser la courbe du chômage, cela ne compense pas les destructions d’emploi». C’est ce secteur tertiaire qui est le plus vecteur d’emplois dans l’arrondissement : il représente 83 % des offres. L’arrivée de trois centres d’appels en est l’une des principales causes.

L’une des particularités du Soissonnais : «On a un marché du travail qui est tourné vers l’extérieur. 9 300 personnes travaillent en dehors de l’arrondissement». Sur ces 9 300 salariés, 6 300 se déplacent vers la zone de Roissy et l’Ile-de-France. Reims et sa couronne voient également les Soissonnais migrer quotidiennement.

Les salariés sont mobiles, les demandeurs d’emploi aussi. Ils sont 22 % contre 19 % en Picardie à être prêts à faire 39 km pour aller travailler. D’où l’importance des moyens de communication à améliorer : RN2 et desserte ferroviaire.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:04

Cette Laonnoise, assistante sociale de formation, travaillait pour la Commission technique d’orientation et de reclassement professionnel, la Cotorep, lorsque cette institution a disparu pour intégrer la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). C’est dans cette toute nouvelle structure qu’elle a été affectée mais les choses ne se sont pas déroulées comme elle l’avait imaginé et elle s’est retrouvée en opposition avec la direction.

Elle a donc demandé à quitter la MDPH. «Je voulais repartir dans mon secteur professionnel, celui de l’assistance sociale», explique la Laonnoise, qui avait même en vue un poste au sein de l’Éducation nationale. Espoir déçu. Celle qui a plus de 35 ans de pratique dans ce domaine d’activité s’est retrouvée affectée à un poste purement administratif à la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS).

«J’ai été placardisée et j’étais dans un sous-emploi». Les relations avec l’un de ses collègues se sont très vite détériorées, entraînant une dépression puis un arrêt maladie. «L’administration m’a demandé de me mettre en congé maladie de longue durée. Si je ne voulais pas y laisser ma santé, j’ai fini par accepter».

Dès lors, elle a engagé un bras de fer avec son administration pour que sa dépression «soit reconnue imputable au service», non sans mal. «Dans un premier temps, il y a deux ans, la commission de réforme m’a donné raison mais la procédure a été jugée caduque parce qu’elle n’était pas présidée par un psychiatre. Tout a donc dû être recommencé et, en février dernier, la commission m’a cette fois donné tort. J’ai contesté la décision et demandé une contre-expertise. La commission de réforme, sur avis de quatre psychiatres, a reconnu ma dépression imputable au service puisque contractée à cause de mes conditions de travail». Au-delà de sa satisfaction personnelle, elle y voit l’occasion de délivrer un message : «Dans la fonction publique, on peut gagner des combats. Il ne faut pas se laisser faire».

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:02

Les ex-salariés de Vendeuvre Sous-Vêtements (VSV) n’ont pas «lâché l’affaire». Plus de deux ans après la liquidation judiciaire de leur société, 37 d’entre eux ont remporté une bataille devant le conseil des prud’hommes de Troyes. Il y a quelques semaines, l’instance a reconnu que leurs licenciements avaient été abusifs et que le contenu du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) était insuffisant, notamment au regard des moyens du groupe Zannier.

«C’est malheureusement le constat que l’on observe souvent dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire, y compris pour les sociétés qui appartiennent à un groupe. On délaisse complètement la filiale et ses salariés. On ne fait pas grand-chose pour que les gens puissent être reclassés ou bénéficient de moyens suffisants de formation ou même financiers pour pouvoir s’en sortir par la suite», plaide le conseil des salariés.

D’autre part, l’avocat indique que la convention collective du textile oblige l’employeur, qui licencie pour motif économique, à saisir la commission territoriale du textile et les syndicats professionnels pour rechercher une solution de reclassement à l’extérieur de l’entreprise. Ce qui n’a pas été effectué.

Soutenues par la CGT, les anciennes petites mains de VSV ont célébré cette première victoire devant leurs anciens locaux de Vendeuvre. D’autant que le conseil des prud’hommes leur a également octroyé des dommages et intérêts : «Les salariés vont recevoir entre 15 000 et 42 000 € de dommages et intérêts, soit près de 30 000 € en moyenne, payés par le régime de garantie des salaires. Cependant, il y a eu appel de la décision. Le message, c’est que nous ne désarmons pas. Nous savons que la procédure peut être longue, mais nous continuons à nous battre car cette lutte pour les ex-VSV est plus que symbolique. Le groupe Zannier avait tout préparé en plaçant un cadre à la tête de VSV pour se dédouaner des licenciements et avoir les mains propres. Leur objectif était simplement de délocaliser la production».

Les anciennes ouvrières se disent «déterminées» à aller au bout. Deux ans après la liquidation, la plupart d’entre elles demeurent dans une situation difficile. Parmi les ex-VSV, très peu ont retrouvé un emploi stable. «Même si nous gagnons devant la justice, le mal est fait. Les emplois sont perdus. Les dommages et intérêts n’ont jamais été qu’un pansement pour des personnes d’un certain âge qui ne disposent pas forcément de diplôme ou de formation».

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 16:56

Pour le troisième jour de grève contre la délocalisation de deux chaînes d’assemblage, le conflit se tend devant les grilles d’Assa Abloy. Les ex-Vachette ont en effet décidé hier de durcir le mouvement de grève après que les syndicalistes, reçus par la direction en fin de matinée n’aient reçu aucune réponse à leurs questions quant à la stratégie de l’entreprise.

Ce matin, alors que la grève s’organise avec la musique et le barbecue installé sur place, un huissier de justice a été mandatée par la direction. Il reste donc assis, sur un muret en face des grévistes à prendre le pouls de la situation. Parallèlement la police municipale de Sainte-Savine est passée ce matin aider quelques camions de fournisseurs à gagner l’intérieur du site. La police municipale s’est ensuite rendue sur place pour vérifier que la route n’était pas coupée. Ce qui n’était pas le cas.

En comité d’entreprise, cette après-midi, les représentants syndicaux vont à nouveau poser les mêmes questions. En espérant cette fois des réponses.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 16:54

Environ 150 salariés du groupe Simpa – qui compte trois sociétés : Arbat (Arcis-sur-Aube), Escao (Lusigny-sur-Barse) et Simpa (Vendeuvre-sur-Barse) – se sont réunis aujourd’hui à Vendeuvre-sur-Barse.

Suite au comité d’entreprise du groupe Arbat, les représentants syndicaux ont annoncé que le groupe allait effectuer une demande de placement en redressement judiciaire pour l’ensemble des trois sociétés. Celle-ci sera examinée mardi 29 juillet par le tribunal de commerce de Troyes et le jugement sera rendu vendredi 1er août.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 07:49

Leader mondial des systèmes de serrurerie, Assa Abloy emploi 530 personnes sur deux sites de Sainte-Savine, dont 239 ouvriers (usine et bureaux administratifs sur le Parc du grand Troyes).

Depuis ce matin 7h, une centaine de salariés de l’usine Assa Abloy de Sainte-Savine, ex-Vachette, se relaient devant la grille du site pour dire «non» aux relocalisations. Deux chaînes d’assemblage de serrure doivent en effet quitter l’usine pour «des pays à bas-coût». 21 personnes travaillent actuellement sur ces lignes et pourraient donc être concernées, sans compter les interimaires. «On ne nous a pas parlé de départs,  mais plutôt de réorganisation».

Un comité d’entreprise extraordinaire se déroule en ce moment-même à Paris, avec les représentants de l’usine savinienne et du site Assa Abloy d’Anjou. Les salariés attendent des nouvelles de cette réunion dans la journée.

Les ex-Vachette en grève
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 08:38

Les rumeurs de suppressions de postes ont laissé place à un plan détaillé de réorganisation. Pour l’établissement public de santé mentale (EPSM) de l’Aube, dont le siège est situé à Brienne-le-Château, il s’agit de réaliser une économie de près d’un million d’euros chaque année. «En 2013, nous avons enregistré un déficit de 200 000 €, notre dotation de fonctionnement de la part de l’Assurance maladie baisse de 200 000 € et nous devons également faire face à une augmentation des cotisations retraite des salariés. Au total, cela représente 980 000 €», indique le directeur.

La direction a dévoilé un plan pluriannuel d’économies pour la période 2014-2018. Les premières mesures prendront effet dès cette année avec la fermeture du centre post-cure de Romilly-sur-Seine. Cet établissement spécialisé dans les soins de réadaptation psychosociale de neuf places emploie une dizaine de personnes. Créé en 1990 pour permettre aux patients d’être soignés au plus près de chez eux, ce service avait intégré des bâtiments neufs en 2006. «Le projet initial prévoyait un service de quinze lits. Pour des questions financières, il a ouvert avec neuf lits et une équipe soignante réduite. Mais les six lits supplémentaires n’ont, finalement, jamais ouvert. On ne peut atteindre le seuil optimal de fonctionnement. Il faut en tirer les leçons ; nous avons donc pris la décision de le fermer».

Le plan prévoit de ne pas remplacer 25 départs à la retraite et mutations. Le directeur évoque un gel des postes mais, pour les syndicats, il s’agit bien de suppressions d’emplois.

Autre mesure, le regroupement des services d’urgences psychiatriques avec les urgences de l’hôpital en 2017. Les syndicats craignent qu’à terme, la spécificité de la médecine psychiatrique soit diluée dans les urgences somatiques.

Enfin, la capacité d’hospitalisation des personnes âgées et le nombre de lits en hospitalisation en psychiatrie de longue durée seront réduits pour y intégrer les lits de la moyenne durée.

«Ces restructurations et ce plan d’économie ont été décidés sans aucune concertation avec les instances représentatives du personnel. Il s’agit d’un plan d’économie purement comptable qui ne prend pas en compte la qualité des soins et de la prise en charge. Nous travaillons sur l’humain, il faut des personnes formées et motivées», indiquent FO et la CGT.

Le directeur y voit quant à lui un virage qui va dans le sens de l’histoire. «Depuis les années 50, et la découverte des neuroleptiques, la psychiatrie s’oriente vers une prise en charge qui privilégie la socialisation. Donc avec de moins en moins d’hospitalisation complète. Aujourd’hui, les 200 lits d’hospitalisation mobilisent 60 % de notre budget tandis que les 3 000 malades suivis à l’extérieur en mobilisent 40 %. Nous voulons inverser ce ratio. Je comprends que le changement puisse faire peur, mais il faut se tourner vers l’avenir».

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 09:46

Un bilan d’activité 2013 du comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF) a été livré à Laon. Cette structure est coprésidée par le préfet et le parquet de Laon. Elle associe la gendarmerie, la police, la douane, la mutualité sociale agricole, l’agence régionale de santé… Le Comité contrôle chaque année en moyenne cent vingt sociétés employant 1 200 salariés. Elle lutte contre toutes formes de fraudes, à l’assurance maladie, aux allocations-chômage, à la Caisse primaire d’assurance maladie… Le bâtiment, la restauration, les travaux publics, le transport médicalisé sont passés au crible mais pas seulement.

«Nous nous efforçons d’intervenir dans des secteurs plus inattendus». Des contrôles ont ainsi été effectués cette année dans les salons de coiffure, les courtiers en assurance, des garages.

Une société de téléprospection, installée dans le Chaunois, va faire ainsi l’objet d’un redressement important. Elle avait demandé à ses douze salariés de démissionner pour les employer comme auto-entrepreneurs. Une façon de ne pas payer de charges sociales. Pour seulement deux employés, la somme à payer s’élève déjà à 2 400 euros. L’amende globale va donc être conséquente. Des condamnations devant le tribunal correctionnel sont aussi prononcées.

Deux restaurants, à Soissons et à Saint-Quentin ont aussi été obligés de fermer pour avoir embaucher des étrangers sans titre de travail. A l’URSSAF, le travail dissimulé coûte aussi cher, 5 000 euros au minimum. 

La mutualité sociale agricole veut récupérer 200 000 euros pour travail illégal à l’encontre de huit sociétés dans le bois et les tâches saisonnières.

Quand des délits sont constatés, avec des victimes blessées, la caisse primaire d’assurance maladie exige aussi des sommes. En 2013, celle-ci s’élève à huit millions d’euros. Les soins non dispensés ont permis de récupérer 850.000 euros. C’est dans ce domaine que les constations sont les plus loufoques : une dent a ainsi été soignée cinq fois, des soins ont été annoncés sur un membre amputé et sur une personne décédée. Un pharmacien a été contraint de fermer son officine. Un dentiste soignait des patients inexistants. Il doit s’acquitter de la somme de 700 000 euros. De quoi avoir une belle rage de dents !

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 09:41

Pas une remise en cause, mais un sacré coup de frein. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a invalidé hier un avenant qui organisait concrètement le groupement de coopération sanitaire (GCS) Ardenne Nord. Les différents comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail des établissements de Sedan et Charleville-Mézières n’ont en effet pas été consultés sur ce texte avant qu’il ne soit validé par l’agence régionale de santé (ARS) en septembre 2012. Intervenant trois mois à peine après la création de cette structure, inédite dans le paysage hospitalier français, ce document fixait les principes de mutualisation des personnels et la réorganisation des locaux et des activités médicales.

En découle, par exemple, le transfert de l’activité «soins de suite et réadaptation» ainsi qu’une partie de l’activité maison de retraite des hôpitaux à Orpéa et sa filiale Clinéa. Des structures privées qui ont d’ailleurs investi la polyclinique du Parc et la clinique de Villers-Semeuse l’année dernière.

Une véritable «réorganisation de l’offre de soins entre les membres du groupement et en particulier une réorganisation des personnels de santé», qui nécessitait la consultation des instances du personnel selon le tribunal administratif.

«On ne peut pas impunément bafouer les droits des représentants du personnel. C’est une très grande victoire pour le syndicat qui ne cesse de déplorer la violation permanente de ces textes par la direction du centre hospitalier».

Néanmoins, afin d’assurer la continuité des soins, le tribunal a fait valoir que l’annulation ne prendra effet qu’en mars 2015. De quoi laisser le temps à l’ARS et aux différentes structures de revoir leur copie. Une opportunité que la CGT compte aussi saisir pour tenter de modifier l’organisation qui prévalait jusqu’alors au sein du groupement.

«Concrètement, pour les patients, ça ne changera rien. Mais pour les personnels, il y a moyen de revoir certaines choses, comme la mise à disposition des personnels publics au profit du groupement qui, lui, est privé».

Reste le cas de la Mutualité des Ardennes qui grâce à cet avenant intégrait le groupement et se voyait confier l’hospitalisation à domicile.

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 09:37

Ne pas encourager les sans-abri à manger et à voler... C'est en quelque sorte le message adressé aux clients du Monoprix de Reims.

Pour pallier les problèmes «de vol et d'insécurité, causé en grande partie par les sans domicile» installés près de l'établissement, l'enseigne demande à ses clients, sur une affiche collée près des caisses, d'éviter de leur donner de l'argent ou à manger. Au passage, le magasin précise: «Ce que nous demandons n'est pas évident mais nécessaire».

Signé de la direction, le message a été retiré mercredi matin.

Monoprix Reims : pas de mendiants chez nous
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 21:46

La décision est tombée ce mardi matin : le tribunal administratif de Châlons a annulé l’homologation faite début mars par les services de l’État du Plan de sauvegarde de l’emploi de Bosal Le Rapide. Une première victoire pour les 58 ex-salariés du fabricant de galeries de toit de Beine-Nauroy liquidé le 25 février.

La Dirrecte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) – ou le mandataire – ont deux mois pour faire appel de cette décision.

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