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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 09:48

Une nouvelle page se tourne dans l’histoire industrielle de Revin. Lundi, Electrolux se retirera définitivement laissant la place à l’entreprise Selni, spécialisée dans la conception de moteurs électriques. Cette reprise s’accompagne d’un changement de direction du site de Revin.

Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) été signé par la direction, la CDFT et la CFE-CGC, quelques jours avant l’organisation d’élections professionnelles.

Cet accord prévoit le départ en préretraite des salariés volontaires nés en 1960 ou avant. Cela représente 130 personnes. Il prévoit également le départ d’une soixantaine de personnes dans le cadre de départs volontaires ou de licenciements économiques.

Selni conserve 186 salariés qui produiront des moteurs électriques : 98 postes pour la ligne de moteurs universels, 56 postes pour la ligne de moteurs BLDC et 32 postes en support. Dans cet accord, Selni s’engage aussi à ne faire aucun licenciement économique avant mars 2020.

Mais fin juin, après la tenue des élections professionnelles, le rapport de force entre les syndicats a été chamboulé. Force ouvrière, qui ne faisait pas partie de l’intersyndicale et qui n’a donc pas pris part aux négociations sur le PSE avec la direction, est devenu le syndicat majoritaire de l’usine. Le syndicat a lancé plusieurs actions en justice. «Nous avons lancé une assignation devant le tribunal administratif pour contrer le PSE».

Mi-juillet, une première procédure avait été menée auprès du tribunal de grande instance de Charleville-Mézières mais celui-ci s’était déclaré incompétent laissant ainsi le champ libre pour poursuivre la reprise de l’usine revinoise d’Electrolux par Selni qui sera donc effective lundi.

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 08:58

Fin juillet 2014, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A inscrits à Pôle emploi s’établit à 113 223 en Picardie, chiffre en hausse de + 0,3 % par rapport au mois précédent et en progression de +1,0% sur un an. Les départements de l’Aisne et de la Somme enregistrent une hausse respective de + 1,0 % et + 0,6 % (soit + 350 et + 206 personnes) alors que l’Oise connaît une baisse de - 0,5 % soit - 195 personnes.

La demande d’emploi augmente ce mois-ci chez les hommes (+ 0,4 %) alors que chez les femmes elle progresse de + 0,2 %, ce qui représente ces douze derniers mois un accroissement de +2,2% chez ces derniers, face à une diminution de - 0,4 % chez les femmes.

Les jeunes de moins de 25 ans, enregistrent la plus forte hausse mensuelle (+1,4%) contre + 0,1 % chez les 25-49 ans et les 50 ans et plus. Cela représente une diminution annuelle de - 5,9 % chez les moins de 25 ans et une augmentation respective de + 0,2 % et + 10,1 % chez les 25-49 ans et les 50 ans et plus.

Le nombre des demandeurs d’emploi inscrits en catégorie ABC s’établit dans la région à 169 516, soit en augmentation de + 0,8 % par rapport à juin dernier, et en progression de + 2,1 % en un an. L’ensemble des départements est concerné par cette hausse : + 0,5 % dans l’Oise, + 1,0 % dans l’Aisne et + 1,1 % dans la Somme.

L’accroissement de la demande d’emploi de catégorie ABC est de + 1,1 % chez les hommes et de + 0,5 % chez les femmes (annuellement + 3,2 % chez les premiers, et + 1,1 % les secondes). Cette tendance est présente quelque soit la tranche d’âge : chez les 50 ans et plus + 0,4 %, chez les 25-49 ans + 0,6 % et les jeunes de moins de 25 ans + 2,0 %.

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie ABC depuis un an et plus et ceux inscrits depuis moins d’un an augmente de manière similaire : + 0,8 % (soit respectivement + 610 et + 739 personnes) par rapport à juin dernier. Il augmente de + 5,9 % ces douze derniers mois chez les demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an et diminue de - 1,1 % chez ceux inscrits depuis moins d’un an.

On enregistre une diminution des inscriptions à Pôle emploi ces douze derniers mois (- 0,3 %), avec simultanément une baisse des sorties (- 0.2 %). Les inscriptions à Pole emploi fluctuent différemment selon les raisons de leur admission. La forte augmentation des sorties pour entrée en stage ne compense pas les baisses observées pour les autres motifs, en particulier celles pour cessation d’inscription pour défaut d’actualisation.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 17:27

Fin juillet 2014, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi de catégorie A s'établit à 75 076 en Champagne-Ardenne. Ce nombre augmente de 1,2 % par rapport à la fin juin 2014 (+ 919). Sur un an, il est en hausse de 6,6 %. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A, B, C s'établit à 111 185, fin juillet 2014. Ce nombre croît de 0,1 % (+ 75) au mois de juillet. Sur un an, il croît de 3,5%.

S'agissant de la catégorie A, par département, le nombre de demandeurs d'emploi varie en juillet 2014 par rapport à fin juin 2014 entre - 1,1 % et + 2,8 % : Ardennes (- 187 ; - 1,1 %), Aube ( 526 ; + 2,8 %), Marne (+ 665 ; + 2,2 %), Haute-Marne (- 85 ; - 1,0 %). S'agissant de la catégorie A, B, C par département, le nombre de demandeurs d'emploi varie en juillet 2014 par rapport à fin juin 2014 entre - 0,3 % et + 0,6 % : Ardennes (- 65 ; - 0,3 %), Aube (+ 153 ; + 0,6 %), Marne (- 44 ; - 0,1 %), Haute-Marne (+ 31 ; + 0,2 %).

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A augmente en juillet 2014 de 2,0 % pour les hommes (+ 7,1 % sur un an) et augmente de 0,4 % pour les femmes (+ 6,1 % sur un an). Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A de moins de 25 ans augmente de 1,2 % en juillet (- 1,1 % sur un an). Le nombre de ceux âgés de 25 à 49 ans augmente de 1,1 % (+ 6,0 % sur un an) et le nombre de ceux âgés de 50 ans et plus augmente de 1,6 % (+ 14,7 % sur un an).

Parmi l'ensemble des demandeurs d'emploi de catégorie A, B, C, le nombre d'hommes augmente de 0,3 % en juillet (+ 4,2 % en un an) et le nombre de femmes diminue de 0,2 % (+ 2,8 % sur un an). Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, B, C de moins de 25 ans augmente de 0,2 % en juillet (- 3,0 % sur un an). Le nombre de ceux de 25 à 49 ans reste stable (+ 3,1 % sur un an) et celui des 50 ans et plus augmente de 0,1 % (+ 10,2 % sur un an).

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, B, C depuis un an ou plus augmente de 9,1 % sur un an. Le nombre d'inscrits depuis moins d'un an diminue de 0,7 % sur un an.

Les entrées à Pôle emploi en catégorie A, B, C diminuent au cours des trois derniers mois de 3,3 % par rapport aux trois mois précédents. L'évolution des motifs d'entrée sur la même période est très variable : fins de contrats à durée déterminée (- 3,2 %), fins de mission d'intérim (- 5,5 %), licenciements économiques (- 2,4 %), autres licenciements (- 5,0 %), démissions (+ 2,2 %), premières entrées (- 8,8 %), reprises d'activité (- 4,8 %) et autres motifs (- 1,9 %). Parallèlement, les sorties de catégorie A, B, C diminuent au cours des trois derniers mois de 2,5 % par rapport aux trois mois précédents. L'évolution des motifs de sorties sur la même période fluctue : reprises d'emploi déclarées (- 6,2 %), entrées en stage (+ 4,1 %), arrêts de recherche (+ 2,3 %), cessation d'inscription pour défaut d'actualisation (- 1,0 %), radiations administratives (+ 0,9 %) et autres cas (- 16,0 %).

Le nombre de demandeurs inscrits en catégorie A et ayant un droit payable au Revenu de Solidarité Active (RSA) est de 18 509 (soit 25,5 % des demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, données brutes). Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, B, C et ayant un droit payable au RSA est de 22 617 (soit 20,6 % des demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, B, C, données brutes). Les entrées à Pôle emploi en catégorie A, B, C des bénéficiaires ayant un droit payable au RSA sont de 2 294 au mois de juillet 2014 (soit 19,2 % des entrées en catégorie A, B, C, données brutes). Les sorties de Pôle emploi en catégorie A, B, C des bénéficiaires ayant un droit payable au RSA sont de 2 091 (soit 22,7 % des sorties en catégorie A, B, C, données brutes).

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 10:05

«On est dans le flou total. On ne sait pas où en est le dossier et impossible d’avoir la moindre information sur son suivi». Les anciens salariés de l’entreprise Gascogne-Laminates (ex-Sopal) de Givet sont désabusés. Ils espéraient que le jugement rendu par la cour d’appel de Reims sonnerait la fin de leur combat. Une issue favorable, puisque le tribunal avait alors non seulement confirmé la décision rendue en première instance par le juge départiteur, mais il avait même augmenté le montant total des condamnations fixées au départ entre 3 000 et 30 000 euros selon l’ancienneté.

«À l’heure actuelle, les choses sont au point mort. Ça va faire six ans qu’on ne travaille plus et on n’a toujours pas touché la moindre indemnité. On a passé notre vie dans cette boîte. C’était notre deuxième maison. Et aujourd’hui, on n’a plus rien. Financièrement, beaucoup d’anciens Gascogne sont dans l’embarras. Hormis quelques jeunes, finalement peu de personnes ont retrouvé du travail par la suite, en tout cas un emploi stable». Et aujourd’hui, la plupart arrivent en fin de droit au chômage.

Le recours en cassation a été enregistré au début du mois de janvier de cette année, deux mois précisément – soit le délai maximum –, après la signification de l’arrêt d’appel. «On n’a pas de date, on n’a aucune nouvelle…» Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que leur ancien employeur ne leur ait toujours pas réglé les indemnités auxquelles ils ont «pourtant droit», ainsi que le salaire du mois d’octobre 2008, dont ils n’ont jamais vu la couleur. D’autant que «la décision d’appel est applicable, même en cas de pourvoi en Cassation», confirme l’avocat des anciens salariés, qui a demandé «il y a un temps certain» les fonds à la partie adverse sans obtenir de réponse. «On envisage deux choses : demander l’exécution de la décision de justice en envoyant un huissier, d’une part. Et d’autre part, de demander la radiation du pourvoi en cassation pour non-règlement des sommes». En espérant ainsi voir la situation se décanter courant septembre.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 10:02

Un piquet de grève a été installé par les agents des VNF au poste de commandement des 4 Cheminées à Givet. Une mobilisation qui paralyse la porte d’entrée sur le réseau fluvial national et au port de Givet. Et qui fait suite au projet de reconstruction des barrages manuels de la Meuse.

Le projet prévoit notamment le transfert au privé de la construction, la maintenance et l’exploitation des nouveaux barrages, parmi lesquels celui de Givet. Et ce que la CGT dénonce, c’est que «le manque d’effectif se fait d’ores et déjà sentir puisque VNF ne souhaite pas pour l’heure recruter en sachant qu’il faudra baisser les effectifs demain».

Elle met notamment le doigt sur «la dégradation des conditions de travail qui se constate par un doublement des situations de non-respect du temps de repos minimum entre deux périodes de travail», entre autres. C’est la raison pour laquelle elle a déposé un préavis de grève qui court jusqu’au 5 septembre à minuit.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 10:25

"Agents Tnex en colère", pouvait-on lire mardi matin sur la banderole tenue par quelques salariés devant la centrale nucléaire. Ces salariés, ce sont ceux de la société Tnex, un sous-traitant qui s’occupe du nettoyage industriel. Ils sont une vingtaine à y travailler et tous étaient en grève ce mardi. La raison ? des conditions de travail qui se dégradent mais surtout, et c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, des CDD payés plus que les CDI qu’ils remplacent.

Alors, plus déterminés que jamais, les employés ont décidé d’agir. Aux environs de 7 h 15 mardi matin, ils se sont postés devant l’entrée de la centrale nucléaire. Pendant que certains tenaient des banderoles, d’autres se sont postés de chaque côté de la rue pour stopper les voitures. Pour la plupart des salariés d’EDF ou de sous-traitant venant commencer leur journée de travail. «Et ça se passe bien, les gens sont compréhensifs».

 

Mouvement de grève des salariés de Tnex

«Sans Tnex, la centrale sera vite handicapée car c’est eux, entre autres, qui lavent les tenues en zones protégées du personnel. Au bout de deux jours, c’est déjà un problème pour le fonctionnement du site».

Concrètement, ils demandent une égalité de traitement dans les taux horaires à qualification égale, une revalorisation des frais kilométriques (actuellement à 13,26 € pour tous), la transformation de la prime d’avantage acquis en 13e mois (ce dernier ne peut pas être supprimé au contraire de la prime), ainsi que le remplacement des salariés en congés, l’embauche de personnel et l’organisation d’élections de délégué du personnel.

«Et puis, ils ont des salaires à la ramasse. L’ancienneté n’est presque pas prise en compte. L’une des employées est là depuis 20 ans et touche 10,02 € de l’heure !»

Pour le délégué syndical, les revendications vont encore plus loin. Il aimerait une convention collective de site, unique pour chaque employé, sous-traitant ou non. Un point sur lequel la direction du site n’a pas souhaité s’exprimer. Par contre, elle rappelle avoir mis en place en 2013 un cahier des charges social. «C’est une base commune pour mieux encadrer le recours à la sous-traitance. Elles ne pourront pas se voir attribuer un marché si elles ne respectent pas certaines conditions sociales comme la prise en compte de l’ancienneté par exemple».

Juste après leur mouvement, les salariés Tnex ont rencontré leur directeur. Il s’est engagé à vérifier leurs affirmations notamment concernant l’égalité et les grilles de salaires. La prime de transport est quant à elle conventionnelle et devra être négociée en novembre lors des négociations annuelles obligatoires. La direction s’est également engagée à une meilleure communication sur le site au travers du chef de site.

Ils attendent les réponses concernant les salaires. Elles devraient arriver lundi.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 10:17

Les salariés baralbins du fabricant de matelas, banquettes, clic-clac et canapés, n’ont reçu que 80 % de leur salaire en juillet. Vendredi dernier, la plupart ont perçu les 20 % manquants. Une nouvelle positive qui ne suffit pas à rassurer des salariés encore dans le flou : «On ne sait pas à quelle sauce nous allons être mangés».

Le groupe d’ameublement, qui emploie 1 800 personnes en France, dont près de 500 à Bar-sur-Aube, est plombé par une dette colossale. Le moratoire négocié avec l’État sur les dettes fiscales et sociales a été revu à plusieurs reprises pour permettre à l’entreprise d’honorer ses engagements. Fin juin, la direction du groupe a demandé un nouvel étalement.

Sauf que mi-juillet, les versements promis n’étaient pas au rendez-vous. Au total, les dettes fiscales et sociales atteignent à ce jour environ 40 millions d’euros. La Commission des chefs de services financiers de Seine-et-Marne (le siège de Cauval est à Torcy), organisme qui accorde aux entreprises rencontrant des difficultés financières des délais de paiement, a donc révoqué l’échéancier et demandé un paiement immédiat.

Une décision dénoncée par la direction du groupe d’ameublement qui a contre-attaqué en saisissant le tribunal administratif de Melun. Ce dernier a cependant débouté la société. Dans son ordonnance rendu le 14 août, il considère que «Cauval a bénéficié d’un plan de règlement des dettes fiscales et sociales et de l’assurance chômage le 26 juin 2014. Cette décision précisait que le plan de règlement serait dénoncé en cas d’absence de paiement avant le 17 juillet d’une somme de 7 828 849 €». Les versements n’ayant pas été effectués, le plan a donc été logiquement supprimé.

«La décision du tribunal administratif a remis les compteurs à zéro. On entre maintenant dans une nouvelle négociation. Une partie de billard à trois bandes entre la commission des chefs de services financiers, le ministère du Redressement productif et Gilles Silberman». Le vice-PDG du groupe espère une nouvelle fois décrocher un accord pour rééchelonner ses dettes, en jouant sur la perte d’emplois en cas de refus des pouvoirs publics.

Un coup de poker déjà vu qui ne fonctionnera pas éternellement sans un geste de bonne volonté, autrement dit, un apport financier de la direction : «Nous en avons marre de racheter nos emplois tous les six mois. Il faut arrêter de prendre l’Urssaf pour une banque et d’escroquer l’État. Plus personne n’est dupe. De toute façon, même si l’État autorise à nouveau un rééchelonnement de la dette du groupe, cela ne réglera pas la situation de fonds. Le groupe est trop endetté. Si nos dirigeants fortunés, Gilbert Wahnich, Gilles Silberman et Franck Ullman veulent vraiment sauver l’entreprise et les emplois, ils n’ont qu’à mettre de l’argent sur la table», taclent plusieurs salariés baralbins adhérents de la CGT.

Les négociations actuellement en cours devraient connaître leur épilogue avant la fin de la semaine.

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 11:35

Sans véritable surprise, ce mardi 12 août, le tribunal de commerce de Sedan a décidé de la poursuite de l’activité des boulangeries Huart (neuf enseignes à Charleville-Mézières, Flize, Gespunsart et Sedan) tout en prolongeant la période d’observation jusqu’au 11 septembre prochain. L’instance judiciaire réunie en chambre du conseil le mardi 5 août, avait exigé des garanties financières de la part de Pierre Huart. Le chef d’entreprise a pu présenter les 40 000 euros nécessaires à la continuité de l’activité.

Présents ce mardi à Sedan, certains salariés assurent qu’ils n’ont pas encore été payés. Aujourd’hui, ils exigent un dialogue de la part de leur patron.

Dans ce contexte, difficile donc pour l'avocat des employés de se montrer optimiste. «Ces 40 000 euros permettront tout juste à Monsieur Huart de régler les salaires de juin et de juillet», évoquant au passage les diverses procédures qui ont abouti aux Prud’hommes et pour lesquelles les assurances devront débourser près de 90 000 euros.

De son côté, Pierre Huart confiait qu’il allait prochainement s’adjoindre le renfort d’un associé et qu’il souhaitait la nomination d’un médiateur dans ce difficile dossier.

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 11:29

Selon des données publiées par Pôle Emploi le 11 août 2014, fin juin 2014, le nombre d’intérimaires s’établit à 612 600 en valeur corrigée des variations saisonnières. Il connait une hausse par rapport à fin mai 2014 (+ 0,9 %) et progresse de 7,0 % sur un an.

Le volume moyen journalier d’emplois intérimaires durant le mois de juin 2014 est de 414 400, en valeur corrigée des variations saisonnières. Ce volume évolue de + 0,1 % par rapport à mai 2014. En rythme annuel (juin 2013 à juin 2014), l'intérim en volume augmente de 9,5 %.

La répartition par secteur d'activité de l'emploi intérimaire diffère sensiblement de celle de l'emploi salarié total. En effet, l’emploi intérimaire est prépondérant dans l'industrie et la construction. L’industrie représente 17,7 % de l'emploi salarié total (près de 3,26 millions de salariés), mais emploie 45,6 % des intérimaires. La construction représente 19,4 % de l’emploi intérimaire contre 8,1 % de l’emploi salarié total (1,4 million). Inversement, 74,1 % des salariés travaillent dans le secteur tertiaire (19,35 millions) contre seulement 34,4 % des intérimaires.

Le taux de recours à l’intérim est de 9,0 % dans l’industrie, de 8,4 % dans la construction et de 1,8 % dans le secteur tertiaire. Le taux de recours moyen, tous secteurs confondus, est de 3,8 %.

En juin par rapport à mai, les effectifs intérimaires dans l’industrie sont en hausse (+ 2,4 %). L’emploi intérimaire augmente de 0,7 % dans le tertiaire. En revanche, l’emploi intérimaire baisse dans la construction (- 2,6 %).

Les intérimaires sont majoritairement des hommes (73,2 %). Par rapport à fin juin 2013, leur part baisse de 0,9 point. Sur un an, les effectifs intérimaires augmentent plus pour les femmes (+ 10,8 %) que pour les hommes (+5,8%). Contrairement à la tendance générale, les effectifs intérimaires masculins augmentent plus vite que ceux de leurs homologues féminins dans les secteurs du tertiaire (+ 10,7 % pour les femmes contre + 12,1 % pour les hommes). Même constat dans l’industrie où les effectifs masculins augmentent de 12,1 % alors que les effectifs féminins progressent de 11,5 %. Dans la construction, les effectifs intérimaires augmentent chez les femmes (+ 0,9 %) alors qu’ils baissent pour les hommes (- 9,3 %).

La population des intérimaires est relativement jeune : 46,6 % d’entre eux ont moins de 30 ans en juin 2014. Par rapport à fin juin 2013, les intérimaires de 20 à 40 ans ont vu leur part baisser (- 0,6 point). La part des intérimaires de 40 à 49 ans est stable. Les intérimaires de moins de 20 ans voient leur part augmenter.

Les emplois intérimaires sont très majoritairement des emplois d’ouvriers : 40,9 % pour les ouvriers qualifiés et 38,2 % pour les ouvriers non qualifiés. Sur un an par rapport à fin juin 2013, les parts des ouvriers non qualifiés (+ 2,8 points) et des employés (+ 0,2 point) progressent. La part des cadres et professions intermédiaires est stable. Les ouvriers qualifiés voient leur part baisser (- 3,0 points). Sur un an, seule la catégorie des ouvriers qualifiés voit ses effectifs baisser (- 0,3 %). Les autres catégories socioprofessionnelles voient leurs effectifs augmenter : + 15,4 % pour les ouvriers non qualifiés, + 9,2 % pour les employés et + 8,0 % pour les cadres et professions intermédiaires.

La répartition régionale de l’emploi intérimaire est relativement proche de celle de l’emploi salarié total. Cependant, les régions Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur font partie des régions qui possèdent les plus faibles taux de recours à l'intérim (respectivement 2,4 % et 2,9 %) en raison du faible poids de leur industrie. A l'opposé, les taux de recours les plus élevés se situent dans des régions plus industrialisées comme les régions Haute-Normandie (5,5 %), Pays de la Loire, Franche-Comté (5,4 % chacune), Centre (+5,3 %) et Picardie et Bretagne (5,1 % chacune).

En juin par rapport à mai, l’emploi intérimaire progresse dans 12 régions. Les régions Bretagne et Pays de la Loire enregistrent les plus fortes hausses (respectivement + 9,0 % et + 5,9 %). Elles sont suivies par les régions Champagne-Ardenne et Nord-Pas-de-Calais (respectivement + 5,5 % et + 4,3 %). Les plus fortes baisses des effectifs intérimaires s’observent dans les régions Basse-Normandie (- 2,6 %), Ile de France (- 3,4 %) et Midi-Pyrénées (- 4,9 %).

Dans la région Champagne-Ardenne, l'emploi intérimaire a bondi de 24.4% au cours des douze derniers mois. Elle constitue un record national puisque dans tout le pays, l'augmentation sur un an est de seulement 7%.

L'intérim est souvent considéré comme un indicateur précurseur des tendances sur le marché de l'emploi : cette progression pourrait donc amorcer une reprise du travail mais risque aussi d'être synonyme d'une plus grande précarité.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:13

«La sanction est rude, on a déjà fait des grèves plus dures que cela et nous n’avons jamais été sanctionnés plus que la perte de nos jours de grève». Les salariés visés par une procédure disciplinaire, pour la plupart contractuels, refusent de témoigner à visage découvert.

La réponse cinglante de la direction de La Poste à leur mouvement du 19 mai au centre de Laon les a laissés sans voix. De quinze jours à un mois de mise à pied, voilà ce qu’ils risquent pour avoir retardé d’un peu plus d’une heure le départ de véhicules postaux du centre de Laon.

«Aujourd’hui, cette sanction est pire que disproportionnée, elle n’a pas lieu d’être». Le secrétaire départemental de la CGT-Fapt en est persuadé, c’est l’action syndicale qui est menacée. «Cette sanction n’est pas anodine. Les grévistes sanctionnés, outre la perte de salaire, verront leur note annuelle impactée», poursuit le secrétaire fédéral, lui-même concerné par cette mesure disciplinaire.

Ce qui peut avoir des conséquences importantes pour la suite de leur carrière. Les deux hommes n’ont pas l’intention de baisser les bras, en plus de l’aide apportée à chacun individuellement, ils n’excluent pas des actions plus importantes lors des conseils de discipline prévus à Amiens, à partir du jeudi 28 août. Ils rappellent que leurs camarades n’ont «rien dégradé, ni brûlé la moindre palette» Les deux responsables syndicaux demandent maintenant que soient levées les sanctions. Ils refusent de croire que leur sévérité ait un lien avec les élections professionnelles prévues à la fin de l’année.

La direction de La Poste rappelle que : «Lors du mouvement du 19 mai à la Plate-forme de préparation et de distribution du courrier de Laon, 11 agents grévistes sur 20 recensés, ont bloqué l’entrée et la sortie des véhicules postaux. Malgré une information du directeur d’établissement sur les risques encourus liés au blocage d’un site, cette démarche a empêché 180 agents non-grévistes de partir en distribution. Cet acte illégal, constaté par un huissier, constitue une entrave à la liberté du travail des agents non-grévistes. Il est considéré comme une faute lourde». La Poste confirme qu’une procédure disciplinaire est en cours à l’encontre des grévistes qui ont bloqué la plate-forme.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:11

C’est la question que se posent les salariés baralbins du fabricant de matelas, banquettes, clic-clacs et canapés. Ils ont reçu, pour certains avec quelques jours d’avance, leur paie. Mais amputée de 20 %. Et elle ne provient pas de leur employeur habituel mais de Solis, une société qu’ils ont du mal à identifier dans l’organigramme du groupe ! La raison est simple, la trésorerie du groupe ne permet pas de verser la totalité des salaires immédiatement.

Le groupe d’ameublement français, qui emploie 1 800 personnes en France, est plombé par une dette colossale. Le moratoire négocié avec l’État sur les dettes fiscales et sociales a été revu à plusieurs reprises pour permettre à l’entreprise d’honorer ses engagements. Fin juin, la direction du groupe a demandé un nouvel étalement. Sauf que mi-juillet, les versements promis n’étaient pas au rendez-vous. Au total, les dettes fiscales et sociales atteignent à ce jour environ 40 millions d’ €

La commission des chefs de services financiers, l’organisme qui accorde aux entreprises qui rencontrent des difficultés financières des délais de paiement, a donc révoqué l’échéancier et demandé un paiement immédiat. D’où le blocage actuel. «Nous sommes dans une situation où, tout simplement, on ne peut pas payer les sommes qui nous sont réclamées. Nous sommes en négociation pour trouver un accord sur des modalités de remboursement des sommes dues», indiquait le vice-pdg du groupe. «Si nous ne trouvons pas de solution, le groupe sera dans une situation difficile dans les semaines à venir». En clair, le groupe, en tout ou en partie, s’acheminera vers une cessation de paiement et un retour devant le tribunal de commerce de Meaux. Une nouvelle fois, cela se traduirait par des licenciements. La stratégie du groupe va donc consister à forcer la main des pouvoirs publics pour obtenir des facilités de paiement en mettant dans la balance la sauvegarde des emplois. Une stratégie qui ressemble à une ficelle éculée !

Dans les rangs des salariés, les liquidations judiciaires et licenciements de 2013 sont encore bien présents dans les mémoires et cette situation est bien sûr source d’inquiétudes. «Des rumeurs circulaient à propos des mauvais résultats du groupe. Par exemple, on voit bien qu’il y a un souci avec la branche canapé qui est en dessous de ses objectifs». Pourtant, en comité de groupe, mi-juillet, la direction s’était voulue très rassurante. «Tout allait bien et aujourd’hui le groupe ne nous paie pas en totalité. Ils ont voulu nous endormir», déplorent des syndicalistes CGT.

Certains ouvriers partent en vacances avec 300 € en moins sur leur salaire ; sans savoir quand ils toucheront le reste, et surtout, dans quelle mesure leurs emplois sont menacés.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:10

Signe que décidément le bâtiment va mal, la société de construction et BTP Drujon, basée à Moussey et bien connue dans le paysage aubois, a été placée en redressement judiciaire mardi par le tribunal de commerce de Troyes. Constructeur dans le département de l’Aube depuis 1922, la société a été reprise en 2004.

C’est le P-DG de l’entreprise, qui a lui-même demandé que son entreprise soit placée en redressement judiciaire. Une mesure de sauvegarde prise à titre préventif. «Ça fait six mois que j’y pense et j’ai décidé de lancer la procédure il y a trois mois avant qu’il ne soit trop tard. C’est un acte de gestion réfléchi, posé et analysé afin d’éviter une catastrophe en décembre», explique le P-DG qui souhaite surtout éviter le plus possible la «casse sociale» et assurer le paiement des salaires pour juillet et août. Quant aux raisons qui l’ont poussé à prendre cette décision, il évoque la conjoncture difficile et la crise du bâtiment, des règlements qui n’entrent pas ou difficilement et, surtout, des banques qui ne suivent pas pour pallier les problèmes de trésorerie. Un paramètre d’autant plus terrible pour le chef d’entreprise qu’il ne manque pas de chantiers. «J’ai actuellement six chantiers en cours et on a une prise de commande à 3 millions d’euros. Je viens encore de signer un chantier cette semaine !».

Le cas de la société Drujon, qui emploie actuellement 53 personnes, n’est pas isolé dans le département, ni même dans le pays, qui accuse une crise dans le bâtiment depuis 2009.

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